Art de la guerre monétaire et économique

Notre synthèse sur les marchés

Notre synthèse sur les marchés

  • -Les marchés sont très près des records. L’alerte du mois d’Aout est oubliée.
  • -La publication des chiffres de l’emploi US a retourné les psychologies.
  • -On accorde 70% de chance pour que la Fed monte les taux en Décembre.
  • -On oublie les multiples petits signes convergents annonciateurs de détérioration de la conjoncture américaine.
  • -On néglige la révision en baisse des perspectives mondiales et la déflation des matières premières.

 

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Notre opinion:

Nous sommes sur des vagues psychologiques amplifiées par la technique des marchés : les ventes à découvert exacerbent la volatilité des marchés.

On passe sans transition d’une crainte de détérioration économique et financière globale à un optimisme sans nuance. Ce renversement n’est pas justifié par les indicateurs économiques eux même, lesquels pointent toujours dans le sens du ralentissement plutôt que de l’accélération.

Une poursuite du ralentissement accentuera la troisième phase, phase en cours, de dégonflement de la bulle. Nous vous rappelons ces trois phases :

1 phase américaine.

2 phase européenne.

3 phase des émergents et chine.

Nous pensons que les mesures qui ont été prises fin Aout pour stabiliser la situation chinoise et faire face à l’éclatement de sa bulle sont déterminantes. Ce sont elles qui sont importantes. D’autant qu’elles ont servi de prétexte à la BCE pour tenter de dissimuler l’échec de sa politique monétaire et relancer la spéculation sur un nouveau round de mesures non conventionnelles.

Au lieu de rasséréner les marchés, la fin de l’incertitude sur les taux US leur pose de nouveaux problèmes comme par exemple, le regain de fermeté du dollar . Celle-ci a des effets négatifs multiples :

  • -Elle est un vent contraire pour la croissance américaine et les profits des entreprises.
  • -Elle renforce la pression déflationniste sur les commodities.
  • -Elle inquiète les marchés en raison des 9 trillions de carry-trade en dollars crées depuis la crise.
  • -Elle déstabilise encore plus les économies, les monnaies et les marchés de dettes des émergents.

Bref la hausse du dollar va dans le sens du risk-off sur une partie du monde global. Le risk-off sur une partie  du monde global peut entrainer, symétriquement, des bouffées de risk-on sur d’autres parties. C’est à dire des divergences significatives. Ces divergences viendront s’ajouter à celles que l’on constate à l’intérieur des grands marchés et contribueront à fissurer les bases, le socle de la tendance à la hausse.

Voici les 18 chiffres qui montrent qu’une récession mondiale particulièrement brutale nous frappe déjà

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# 1 Selon la plus grande banque du monde occidental, le géant bancaire britannique HSBC, le monde est déjà en ” récession“. Le PIB mondial exprimé en dollars américains, est en baisse de 3,4 % jusqu’à maintenant en 2015, et le commerce mondial total a plongé de 8,4 %.

# 2 En Septembre, les exportations chinoises ont baissé de 3,7 % par rapport à l’année précédente, et les importations chinoises ont plongé de 20,4 % par rapport à il y a un an.

# 3 La demande d’acier chinois est en baisse de 8,9 % par rapport à il y a un an.

# 4 Le volume de fret ferroviaire en Chine est en baisse de 10,1 % par rapport à l’année dernière.

# 5 En Octobre, les exportations sud-coréennes étaient en baisse de 15,8 % par rapport à l’année précédente.

# 6 Selon l’indice du gouvernement néerlandais, il y a un an, le commerce mondial des produits primaires se situait à un niveau de 150, mais dorénavant, il est tombé à 114. Cela signifie que moins de produits sont échangés à travers le monde, et c’est un signe très clair que l’activité économique mondiale ralentit vraiment.

# 7 Les exportations américaines sont en baisse de 11 % pour le moment sur l’année en cours. Les seules autres fois où elles ont chuté de manière aussi spectaculaire depuis le début du siècle étaient au cours des deux dernières récessions.

# 8 Depuis Mars, la quantité de choses expédiées par camion, par voie ferroviaire et par voie aérienne à l’intérieur des États-Unis a diminué chaque mois par rapport à l’année précédente. Si moins de choses sont transportées à travers le pays, cela signifie-t-il que l’activité économique est en croissance ou en déclin ? La réponse est une évidence, bien sûr.

# 9 L’indice manufacturier ISM , qui est la mesure la plus importante de l’activité manufacturière américaine, a baissé pendant quatre mois d’affilée.

# 10 Les perspectives manufacturières de la Fed de Dallas, ont chutépendant 10 mois d’affilée.

# 11 Les ventes au détail aux États-Unis ont chuté à leur plus bas niveaudepuis la dernière récession.

# 12 Le ratio des stocks aux ventes a augmenté au plus haut niveau depuis la dernière récession. Cela signifie qu’il y a beaucoup de stocks d’invendus qui restent dormir et qui ne sont pas vendus.

# 13 Il semble qu’ne nouvelle crise du logement est en train d’émerger aux Etats-Unis. Les ventes de maisons existantes ont chuté de 2,3 % en Septembre.

# 14 Les ventes de logements neufs aux États-Unis ont plongé de 11,5 % en Septembre.

# 15 Wal-Mart a récemment annoncé que son bénéfice par action est attendu en baisse de 6 à 12% pour l’exercice 2017.

# 16 Selon John Williams, de shadowstats.com, si le gouvernement des Etats-Unis donnait les véritables chiffres du taux de chômage aujourd’hui, ce taux ne serait pas de 5 % mais de de 22,8 %.

# 17 Selon Challenger Gray, les licenciements dans les grandes entreprises ont augmenté à un niveau que nous n’avons pas vu depuis 2009.

# 18 Le nombre d’offres d’emploi aux États-Unis a diminué de 5,3 % au cours du mois d’Août. Ce fut un très grand plongeon pour un mois seulement.

http://www.businessbourse.com/2015/11/08/les-18-chiffres-qui-montrent-quune-recession-mondiale-particulierement-brutale-frappe-deja/

Vous avez dit… récession mondiale ?

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importations mondiales

Le mot récession apparaît dans l’analyse de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) diffusée en ce début de semaine sur l’état de l’économie mondiale. Au rythme actuel, la croissance du commerce planétaire en 2015 touche des niveaux qu’on considérait, dans le passé, comme étant « associés à une récession internationale ».

Plusieurs experts considèrent qu’en bas de 3 % de croissance, le monde est en récession ou se trouve dans un contexte économique qui ressemble à une récession. On associe généralement une croissance du PIB mondial qui se situe entre 3 et 3,5 % à un fléchissement des matières premières.

Or, l’OCDE révise sa prévision pour 2015 de 3 à 2,9 % seulement. Et pour 2016, de 3,6 % à 3,3 %. Pourquoi? Parce que la Chine ne cesse de décélérer. Ses importations dégringolent. L’OCDE prévoit une hausse du PIB cette année de 6,8 %, l’an prochain, de 6,5 % et en 2017, de 6,2 %. Vous comprenez que la croissance de la Chine demeure forte, mais le ralentissement de sa croissance a un impact marqué sur l’économie mondiale.

Des pays exportateurs, comme le Canada, sont particulièrement ébranlés par ce qui se passe en Chine. Plusieurs pays qui ont des liens importants avec la Chine demeurent en récession. C’est le cas de plusieurs pays émergents comme la Russie et le Brésil. C’est le cas aussi de la Grèce. Dans ces trois cas, il n’est pas prévu qu’une reprise se pointe avant 2017.

La croissance est faible au Canada : 1,2 % cette année et 2 % l’an prochain. Elle demeure assez faible aux États-Unis à environ 2,5 %. Il y a tout lieu de croire que la Réserve fédérale va encore se montrer hésitante avant de relever son taux directeur, malgré les bonnes données récentes sur l’emploi.

chine

 

importations mondiales

exportations

https://resistanceauthentique.wordpress.com/2015/11/10/vous-avez-dit-recession-mondiale/

Remarque: 

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Les officiels européens ne croient pas l’économie de marché. Ils ne croient pas que les autorités ont pour rôle d’éclairer l’avenir et de fournir les informations nécessaires aux agents économiques pour gérer leurs affaires  au mieux.

Pour eux, ce qui compte c’est la diffusion de la propagande qu’ils croient, dans leur ignorance, utile. La propagande consiste à faire croire depuis 2010 que la croissance est là et que l’on va voir ce que l’on va voir. Aucun scrupule, ils s’en fichent de planter les décideurs économiques, « si ils se trompent, ils n’ont qu’à s’endetter pour compenser » avons-nous un jour entendu au plus haut niveau.

Il y a quelques semaines les élites européennes ont minimisé l’impact économique de la crise Chinoise. Sapin qui n’en rate jamais une a chaussé leurs patins affirmant sans rire que la Chine n’avait aucune importance. Nous avons tiqué, mais comme nous n’avions pas de chiffre sérieux nous n’avons pas relevé.

Comme on le voit l’impact est considérable, surtout pour un ensemble économique européen déjà en stagnation.

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EN BANDE SON : 

1 réponse »

  1. Est si la socialisation du monde était en marche ? Au final se seront les états qui prendront tout se qui aura été perdu par les autres, même les banques. Laisser les banques aller jusqu’au crash c’est aussi une excellent moyen de ne pas a avoir rembourser ses dettes. Est ce que nos politicien sont si subtile que cela ? mais c’est une solution de l’équation.
    Pousser les banques et autres a la faillite pour ensuite tout nationaliser. Si cela n’est pas du socialisme fasciste alors je ne sais pas se qu’est le socialisme fasciste qui se met en place en occident. M’enfin je ne fait que pousser la réflexion jusqu’au bout. Mais en tout cas cela en prends le chemin. Et puis pour sauver leur peaux il pourront toujours pendre les banquiers 🙂 🙂

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