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Syrie : Qué pasa, Vladimir ?

Qué pasa, Vladimir ?

15 Mars 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus Chroniques du Grand Jeu

En annonçant le retrait d’une partie des forces russes de Syrie, Poutine vient encore de prendre tout le monde par surprise. Et déjà affleurent les commentaires étonnés, médusés ou cyniques.

Certains de se demander « pourquoi et pourquoi maintenant ? », alors que la Russie et ses alliés sont en plein momentum comme on dirait en rugby, en plein élan victorieux. Certes, l’intervention russe a considérablement changé la donne sur et autour du terrain, et rarement autant aura été achevé avec aussi peu (moins de 50 avions, une broutille). Mais tout de même, pourquoi s’arrêter en si bon chemin, pourquoi ne pas en remettre une petite couche supplémentaire ?

Il est vrai que l’explication officielle – « les objectifs ont été globalement remplis » et cela « stimulera le processus de paix » – ne convainc qu’à moitié.

Passons sur les « La Russie est ruinée » ou « Poutine abandonne Assad » qui prêtent à sourire. Plus intéressantes sont les tentatives d’explication faisant état d’un accord avec les Etats-Unis chargés, en contrepartie, de mettre leur véto à toute velléité d’intervention turque ou saoudienne. Voire un accord secret avec Riyad : J’arrête de bombarder tes rebelles, tu diminues ta production de pétrole pour faire remonter les prix. Mais là encore, le doute subsiste : les Saoudo-turcs ne pouvaient de toute façon pas intervenir sous peine d’une guerre ouverte avec la Russie qui aurait très mal tourné pour eux.

Au-delà de placer la Russie au centre des négociations de paix, il y a peut-être (mais allez savoir avec ce diable d’homme) une explication beaucoup plus simple à la décision de Poutine. Le choix des mots est à étudier ici avec soin : « le retrait de la majeure partie des forces russes de Syrie » + « les bases navales et aériennes russes près de Lattaquié et à Tartous continueront à opérer normalement ».

Numériquement, le gros des troupes est constitué du bataillon d’infanterie qui protège la base aérienne ainsi que des conseillers militaires et sans doute des forces spéciales russes présentes sur le terrain. Toutes tâches qui peuvent, maintenant que la situation militaire s’est retournée et que la province de Lattaquié a été sécurisée, être assurées par l’armée syrienne ou les milices alliées. Mais les avions, les navires et les systèmes de défense anti-aérienne resteront, ce qui est évidemment la seule chose qui compte sur le plan militaire. L’annonce du président russe serait donc un non-événement, destiné à l’opinion russe mais ne changeant rien à l’état des forces sur le terrain.

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/03/que-pasa-vladimir.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Syrie : les unités d’élite du Hezbollah annoncent leur retrait

Après l’annonce de Moscou de la fin de la mission des forces aérospatiales russes en Syrie, le Hezbollah libanais vient d’entamer le retrait de ses unités d’élite en Syrie.

Le mouvement libanais a acquis une grande expérience dans le conflit syrien.

Jadis confiné au Liban-Sud, le Hezbollah libanais a appris à gérer les fronts étalés d’un conflit de grande envergure puisque ses unités ont participé à des centaines d’opérations en Syrie occidentale et septentrionale ainsi qu’en Irak tout en se déployant au Golan.

http://strategika51.com/2016/03/15/syrie-les-unites-delite-du-hezbollah-annoncent-leur-retrait/

EN BANDE SON 

5 réponses »

  1. Et le Hezbollah aussi « quitte le terrain » en même temps? … oh oh… Est-ce bien innocent, cette coïncidence ? Et si c’était fait pour mettre « la coalition occidentale » (celle qui a envahi cette partie du monde il y a des lustres sous des prétextes divers) devant ses engagements qui n’étaient que des alibis : « apporter paix et démocratie » .
    Coquin, ce Poutine !

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    • Pour le hezbollah, je pense surtout que s’est à cause des tension au Liban qui reprennent, qu’ils ont décidé de se retiré, avec toute l’expérience.

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  2. (lol F242)

    une hypothese cela va peter:

    ce qui compte est l’entrée en guerre
    avec son lot d’operations tordues

    =>Poutine se dégage de la zone pour ne pas être tenu responsable

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      • Le taux d’endettement de la Russie doit être de l’ordre de 13% du PIB contre plus de 100 % pour notre pays.
        A un moment où les taux de rendement des nouvelles obligations des Etats occidentaux sont nuls voire négatifs, la Russie peut proposer du 7, du 8 ou du 10 % de rendement, ce que les sociétés financières occidentales recherchent de manière désespérée pour ne pas crever (malgré les demandes des gouvernements à la solde des USA de ne pas souscrire à celle-ci).
        Si quelqu’un a un problème, ce n’est pas la Russie.

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