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Abdeslam et la guerre d’Algérie : pourquoi il faut revisiter l’histoire Par Eric Verhaeghe

Abdeslam et la guerre d’Algérie : pourquoi il faut revisiter l’histoire

Le 19 mars est la date choisie par François Hollande pour « commémorer » la fin de la guerre d’Algérie. L’ironie de l’histoire veut que cette maladroite commémoration survienne le lendemain de l’arrestation de Salah Abdeslam à Molenbeek, après plusieurs mois de planques dans les réseaux islamistes ou musulmans qui gangrènent la capitale de l’Union, et le lendemain d’un accord avec la Turquie qui en dit long sur le désarroi européen face au fait migratoire. Plus les mois passent, et plus l’évidence s’impose: l’Histoire telle qu’elle nous est racontée depuis 1962 vise à justifier, sous des prétextes qui vont d’une culpabilité abusivement nourrie jusqu’à une haine de nous-mêmes, des situations où des innocents sont massacrés dans nos rues parce qu’ils assistent à des concerts, parce qu’ils boivent des bières en terrasse ou tout simplement parce qu’ils font la fête.

Pourquoi le story-telling de la guerre d’Algérie

Pour que les consciences françaises et européennes soient quasiment anesthésiées et presque consentantes face aux bouleversements critiques qui les menacent, il faut qu’elles aient été travaillées en profondeur depuis de nombreuses années. Ce travail de sape permet d’accepter comme des évidences défendables ce qui constitue des crimes inacceptables ou des complicités de crimes. Cette longue préparation des esprits a reposé sur une guerre idéologique visant à présenter l’histoire de l’Europe, et spécialement l’histoire de la France contemporaine, sous un jour qui justifie l’injustifiable.

Dans cet ensemble, la guerre d’Algérie occupe une place à part. Elle est l’élément-clé qui doit, chaque jour, rappeler l’ignominie des Français et les renvoyer à une culpabilité sans limite, à une haine de soi les contraignant à accepter aujourd’hui toutes les humiliations ou toutes les agressions sur la base d’un principe simple: le Français est coupable de tout, même lorsqu’il est victime.

Telle est la fonction idéologique de l’histoire de la colonisation: diaboliser la France pour justifier qu’elle soit chaque jour mise plus bas que terre et dans l’impossibilité morale de refuser le traitement qui lui est réservé. Ce type de réflexe historique est caractéristique des postures telles que celle de « l’historien » Benjamin Stora, qui entretient le mythe selon lequel tout attachement à la France procède d’une nostalgie colonialiste.

Dans cette logique, il est d’ailleurs intéressant de voir comment l’analyse historique est le faux nez d’une démarche purement idéologique. La vérité des faits n’en est pas l’enjeu. Le recours à l’histoire est une simple caution pour diffuser une vision du monde contemporain au service d’une cause qu’on ne puisse contester puisqu’habillée par une apparence scientifique: les Européens sont des méchants et leurs anciens colonisés sont des gentils.

Les bobards de l’Algérie algérienne

Dans cet ensemble, l’histoire idéologique sert donc une soupe extrêmement attendue et fixée une bonne fois pour toutes dans le marbre des croyances. On y lit que les Français ont opprimé les populations algériennes, que celles-ci se sont révoltées contre l’occupant, et que le bien a fini par triompher du mal. Mais comme le mal était profond, la colonisation française a durablement déstructuré la société algérienne, de telle sorte que tout ce qui va bien en Algérie aujourd’hui provient de l’indépendance, et tout ce qui ne va pas est une sorte d’atavisme de la période coloniale.

Dans cette histoire si simple à comprendre, la date du 19 mars relève du « compromis mémoriel ». Ce jour-là, le 19 mars 1962, la France a perdu la guerre d’Algérie et enclenché le processus de l’Algérie indépendante. Pour tous les adeptes de l’histoire idéologique, ce moment-là est heureux: la France est à terre et le combattant de la liberté triomphe.

Que le régime du FLN soit une dictature sans partage qui n’a rien à voir avec la démocratie est évidemment un fait à écarter. Je reprendrai ici volontiers l’interview de Benjamin Stora parMediapart en 2012:

<Question de Mediapart> Même si François Hollande a déjà appelé, il y a quelques mois, à davantage de démocratie en Algérie

C’est encore une autre question. Il y a aussi le problème des droits de l’homme et de la démocratie politique. Mais peut-on ouvrir tous les dossiers en même temps ? La tâche apparaît alors comme herculéenne. Si on ouvre tout en même temps, on ne résout rien vraiment. Le dossier qui, à mon sens, peut permettre de rejouer un très grand rôle, c’est d’abord celui de la mémoire. Il faut trouver des gestes d’apaisement mémoriel. Ce qui n’interdit pas d’ouvrir d’autres perspectives sur la géopolitique méditerranéenne ou la Françafrique.

Beurk! Voilà comment fonctionne la machine idéologique. Les Français sont des méchants et cette seule question doit être abordée. Les violations des Droits de l’Homme et de la démocratie en Algérie depuis 1962 existent sans doute, mais c’est une affaire secondaire, un problème qui n’a pas besoin d’être évoqué tout de suite. Commençons par nous flageller pour des crimes commis il y a soixante ans, quatre-vingts ans, cent ans, et peut-être un jour pourrons-nous nous inquiéter des crimes commis aujourd’hui.

Dans cette grande mascarade pontifiante au nom du savoir universitaire, les massacres de harkis sont évidemment occultés ou remis en cause, et les massacres de masse à Oran en juillet 1962, perpétrés par le FLN contre des pieds noirs, sont passés sous silence. Les méchants, c’est nous! Il est donc forcément interdit, sous peine de nostalgie colonialiste, de rappeler que les « libérateurs » de l’Algérie ont pu, après le cessez-le-feu, massacrer à tour de bras des civils abandonnés par la France.

Le mythe de l’Algérie algérienne

Le corpus historique qui nous est proposé évite surtout la question qui fâche: de quelle colonisation parle-t-on quand on dénonce le colonialisme? Dans une histoire à courte vue, la version officielle explique en effet que de méchants Français ont colonisé la gentille Algérie à partir de 1830, en volant des terres et en déplaçant des centaines de milliers de paysans, au besoin en les massacrant massivement quand ils se rebellaient.

Bien entendu, cette histoire officielle fait l’impasse sur les multiples peuplements que l’Algérie a connus depuis deux mille ans. Dans cet immense brassage, les analyses génomiques montrent que les racines arabes représentent 20% de la population algérienne (moins de 10% au Maroc), et les racines « berbères » près de la moitié. Autrement dit, les Arabes sont autant des colons en Algérie que nous n’avons pu l’être.

Pourtant, les revendications berbères ont été systématiquement étouffées au sein du FLN, qui a falsifié l’histoire en faisant croire que l’Algérie était un pays arabe qui devait être placé sous culture arabe. Il a fallu attendre les années 90 pour que le gouvernement algérien commence à reconnaître l’existence d’une « minorité » berbère ne parlant pas l’arabe, à laquelle il fallait reconnaître des droits.

Autrement dit, la guerre d’Algérie n’a pas vu s’affronter un peuple et un colonisateur. Elle est plutôt la dispute entre deux colonisateurs rivaux: les Européens d’un côté, les Arabes de l’autre, qui se sont déchiré pour la maîtrise d’un territoire sur lequel leurs droits historiques étaient très contestables. Quand on examine le destin de l’Algérie depuis 1962, on peut évidemment se demander quelle est la colonisation la plus heureuse pour ce pays.

Abdeslam et le peuplement algérien en Europe

Ces questions prennent évidemment une signification particulière au regard des attentats de 2015, qui s’ajoutent à une série connue depuis l’émergence du FIS en Algérie. L’arrestation de Salah Abdeslam renforce même le sujet. Fils d’un Algérien installé en Belgique, il s’est caché pendant plusieurs mois dans une commune bruxelloise grâce à des soutiens au sein de la communauté maghrébine. La presse belge révèle que sa planque se situait dans un logement social de la commune de Molenbeek, loué par des proches.

Voici donc des populations immigrées qui sont reçues en Europe, qui sont accueillies, qui bénéficient d’un logement à bas prix financé par la communauté, et qui s’organisent pour soutenir des terroristes aveugles comme les habitants de la Casbah d’Alger pouvaient le faire dans les années 50. En ce jour de commémoration, il est évidemment impossible de ne pas faire le rapprochement entre les modes opératoires à travers notre histoire récente.

Cette permanence des modes opératoires n’est pas un problème en soi. Ce qui gêne, ce qui embarrasse, ce qui agace, c’est le message envoyé par les institutions de nos pays démocratiques à ceux qui préfèrent aider les bourreaux à se cacher plutôt qu’aider les victimes à obtenir justice. Là où il faudrait un message ferme, une ligne claire, sur la nécessité de choisir le bon camp, la commémoration du 19 mars brouille le message.

Au fond, le 19 mars, François Hollande commémore notre conscience coupable de colon, et sa défaite face aux mouvements de « libération » dont l’exemple inspire les Abdeslam et consors. Car ne nous y trompons pas, les revendications de l’Etat Islamique pour justifier le terrorisme en Europe, et singulièrement en France, s’appuient toutes sur l’idée que nous sommes des « croisés » qui colonisent le monde islamique et que nous devons être punis de ce comportement.

Identité des logiques, identité des modes opératoires: la revendication arabo-musulmane contre les colons, les croisés, les Franj, les Roumis, a besoin d’être contrée, pour le peuplement algérien en Europe, par un discours sans ambiguïté. Et la célébration du 19 mars est tout sauf claire.

Le faux pas du sommet européen avec la Turquie

Le même jour, l’Union Européenne a elle-même envoyé un message d’ambiguïté à la Turquie et à ses partenaires islamistes lors du sommet portant sur l’accueil des « réfugiés ». Voici le texte sorti de la discussion:

Le Conseil européen prend note de la communication de la Commission intitulée « Prochaines étapes opérationnelles de la coopération UE-Turquie dans le domaine de la migration », en particulier pour ce qui est de la manière dont une demande d’asile émanant d’un migrant qui part de la Turquie pour gagner la Grèce peut être déclarée irrecevable, sur la base du concept du « premier pays d’asile » ou du « pays tiers sûr », conformément au droit européen et au droit international.

L’Europe a donc pris une non-décision hier sur les migrants! Elle a rappelé le non-accord du 7 mars et s’est au fond contenté de valider l’accord bilatéral entre la Grèce et la Turquie du mois de novembre 2015. Contrairement aux affirmations répandues dans la presse, le sommet a débouché sur un échec.

Les flux migratoires devraient continuer cette année, faute d’un arbitrage et d’une stratégie claire. Là encore, la paralysie européenne est dictée par l’absurdité allemande, qui veut imposer à l’Europe de porter un fardeau qui n’est pas le sien.

Ce message est désastreux. Il conforte les populations musulmanes d’Europe dans le sentiment qu’ils sont nos créanciers, que nous portons le poids d’une dette, et que s’ils ne savent plus très bien ils aident ceux nous frappent, nous, nous le savons forcément.

http://www.eric-verhaeghe.fr/guerre-dalgerie-faut-revisiter-lhistoire/

Belgique : les habitants de Molenbeek ont bel et bien protégé Salah Abdeslam

XVM30fce134-eec8-11e5-b87b-446394b446f4Les éléments que nous rapportions ce matin sur l’arrestation de Salah Abdeslam laissait déjà deviner d’importantes complicités locales.Il s’avère qu’en réalité tout le quartier savait où il se trouvait.(…) Un article dans le journal belge De Morgen indique que l’immigré-terroriste avait été hébergé à Bruxelles tout du long, alors que les « experts » en terrorisme croyaient qu’il avait fui l’Europe pour la Syrie. 

En réalité, révèle De Morgen, Abdeslam se « cachait dans son propre quartier à Bruxelles », à « distance de marche de ses parents, entouré par un type de réseau très différent de ce que tout le monde pensait.

Le « terroriste le plus recherché d’Europe » vivait dans une maison à seulement 500 mètres de celle de ses parents, et juste à côté du magasin qu’il tenait auparavant avec son frère.

« Ici dans le quartier, tout le monde a toujours su que Salah était encore là », a déclaré une femme à De Morgen. « Et pas seulement lui, mais Mohamed Abrini [le dernier des attaquants de Paris encore en liberté] était dans cette maison à côté de la pharmacie. Ils se baladaient ouvertement.« a-t-elle déclaré.

De plus, les deux immigrés-fugitifs se sont même baladés vers la station de police locale « juste pour s’amuser » ont déclaré des habitants locaux à De Morgen, précisant qu’il était clair qu’ils avaient « beaucoup de soutien ».

(…) Il s’est avéré, indique De Morgen, qu’Abdeslam a été ramené de Paris par deux amis à Molenbeek après qu’il les eut appelé depuis la capitale française, leur demandant de l’aide. Ils avaient roulé aller-retour jusqu’à Paris pour ramener le terroriste, et il a depuis vécu dans le quartier, alors que la police le cherchait dans tout les coins.

(…) Ce n’est que par chance que la police l’a découvert, après avoir détecté des appels téléphoniques et une livraison de pizza suspecte par son importance, indique De Morgen.

Abdeslam avait été hébergé par une famille qui a été entièrement arrêtée. Ses membres sont identifiés sous les noms de « Abid A. », « Sihane A. » et « Djemila A. », alors que le dernier détenu est actuellement nommé « Amine Choukri ». Ce dernier nom est celui trouvé sur la fausse carte d’identité belge obtenue lors d’une intervention à Forest – autre commune de Bruxelles – plus tôt cette semaine, et n’est donc certainement pas son vrai nom.

Le faux passeport syrien aussi trouvé dans la dernière intervention est au nom de « Monir Ahmed Alaaj » et a été de manière évidente utilisé à un moment par un « réfugié » venant en Europe.

De Morgen a aussi révélé – sans surprise – que l’appartement où les immigrés arrêtés hébergeaient Abdeslam était un « hébergement social » – c’est à dire, qu’ils étaient subsidiés par les contribuables belges pour vivre dans la ville.

Le niveau de soutien pour Abdeslam à Molenbeek a aussi été révélé par des évènements qui ont immédiatement suivi son arrestation.

Une camionnette de la BBC attaquée par les locaux à Molenbeek alors qu’elle arrivait pour couvrir l’arrestation d’Abdeslam.

Selon De Morgen, la nouvelle de l’arrestation d’Abdeslam s’est répandue comme « une traînée de poudre dans les rues », et rapidement la zone était « remplie de jeunes gens qui harcelaient la police et les médias ».

Des bouteilles et d’autres projectiles ont été jetés contre la police par la foule soutenant Abdeslam, et les véhicules des médias ont été attaqué, la camionnette de la BBC supportant le gros de la violence.

« C’est notre quartier », a crié un des jeunes au journaliste de De Morgen, qui a ensuite écrit : « Et c’est vrai. C’est leur quartier. »

Ces développement sont peut-être les meilleurs indicateurs du fait que l’immigration massive n’a nullement engendré « intégration, paix et prospérité », comme l’a toujours affirmé la gauche libérale (…)

Ici, je rappelerais brièvement la couverture médiatique de la presse francophone, que j’avais notée lors de mon article sur l’arrestation d’Abdeslam. Selon la RTBF, il y avait seulement eu des tensions. D’autres médias admettaient discrètement les jets de projectile. Selon tous, cependant, c’était lié au fait que les habitants ne pouvaient pas rentrer chez eux, comme si c’était réllement le facteur déterminant !

Enfin selon le journal La Meuse, « lors de sa planque à Forest, rue du Dries, où a eu lieu une fusillade la semaine dernière, Salah Abdeslam ne serait pas resté constamment caché. Deux témoins ne se connaissant pas entre eux l’auraient vu venir se ravitailler à deux reprises au moins à la friterie voisine de la place Saint-Denis. Les gérants, quant à eux, nous nous ont déclaré ne pas avoir remarqué la présence de l’énnemi public numéro 1. »

No comment !

http://civilwarineurope.com/2016/03/21/belgique-les-habitants-de-molenbeek-ont-bel-et-bien-protege-salah-abdeslam/

Abdeslam: petit bréviaire de la complaisance

L’arrestation d’Abdeslam au coeur de Molenbeek a donné lieu à un nouvel étalage de complaisance ahurissante selon le bon principe du deux poids deux mesures. Pour tous ceux qui aujourd’hui ajoutent leur voix, souvent de bonne foi, à un concert de passivité ou de sympathie face à la montée de la radicalisation quotidienne dans les quartiers, je me devais de passer en revue quelques-unes de ces impressionnantes déclarations.

La France est-elle coupable?

Bien entendu, le premier point à souligner est celui de l’obligatoire responsabilité de la France dans les malheurs qui la frappent. Forcément: les victimes ont toujours quelque chose à se reprocher. L’avocat d’Abdeslam, Sven Mary, ne dit pas autre chose à la presse belge:

Quelle était l’attitude de la juge ?

Elle a été comme une juge doit l’être : à charge et à décharge, humaine dans des circonstances difficiles. Et surtout, sans se laisser mener, que ce soit par le parquet fédéral ou sous la pression que la France met sur ce dossier. À un moment, il faut arrêter de s’agenouiller, de vivre sur ce sentiment de culpabilité qu’on semble avoir en Belgique, vis-à-vis de la France, depuis les attentats. On a l’impression qu’il suffit qu’elle claque des doigts… Il faut d’abord balayer sur son propre trottoir avant d’aller sur celui d’un autre.

On se demande même pourquoi on reproche des crimes terroristes à Abdeslam… On devrait plutôt commencer par instruire le procès de la France.

Les jeunes qui caillassent la police ont besoin de moyens

Conforme à son habitude, Libération nous a servi la soupe habituelle sur la responsabilité des institutions dans les quartiers, faute de moyens suffisants pour prévenir la radicalisation. Cette fois, le crachoir est tenu par une élue de Molenbeek, présentée comme « islamologue », qui affirme:

Beaucoup de jeunes ont une expérience négative du contact avec la police. Aujourd’hui, ils ont tous des téléphones. Dès qu’il se passe quelque chose, ils s’envoient des messages. Des petits, des moins de 15 ans, arrivent de partout.Vendredi soir, ils ont fait comme ils font parfois : ils ont provoqué la police, balancé des bouteilles et autre. Tout de suite, les petits se sont fait rosser par les plus grands.

Ces tensions sont nées au moment où la police installait le périmètre. C’était presque une guerre de territoire. (…)

La tranche d’âge 20-25 ans est abandonnée dans les politiques de la jeunesse classiques. Il faut aller chercher ces jeunes et pour ça, on a besoin de renforcer les équipes.

On rappellera juste que l’un des frères Abdeslam est employé municipal à Molenbeek, et que sa famille habite un logement social au coeur de cette commune. Voilà une belle preuve d’abandon par les pouvoirs publics.

Le début d’une longue série?

On se donne rendez-vous dans les jours à venir pour suivre le grand délire qui va commencer. Sur le fond, notre problème est simple: l’intégration est manifestement en panne et nos sociétés démocratiques devront tôt ou tard prendre position pour la défense de leurs valeurs fondamentales face à des revendications politiques qui les menacent.

L’apathie démocratique s’explique aujourd’hui de façon simple par la confusion victimaire: les victimes du colonialisme ne peuvent pas se montrer dangereuses pour leurs anciens colonisateurs. Reste que, dans la vie quotidienne des quartiers, il est évident que la République est en danger. Le danger est d’autant plus grand que le déni de cette réalité est grand.

http://www.eric-verhaeghe.fr/abdeslam-petit-breviaire-de-complaisance/

EN BANDE SON 

3 réponses »

  1. SALAMI ABDESLAM…LE CHARCUTIER DU BATACLAN..C’est un PORC

    13O français y sont morts
    Qu’ en disent leurs familles,
    Vont elles voir leur député,leur sénateur pour demander des comptes?
    Prennent-elles des mesures ?
    Il s’agit d’un millier de personnes ….de quoi remplir une vingtaine de bus
    Se demandent -elles s il faut faire confiance à cette justice ou la rendre soi-même ?
    Combien de bus à remplir avec les familles des blessés?….50 bus?
    (Aujourd ‘hui à Bruxelles une femme a eu les 2 jambes coupées par l’ explosion de verres)
    Puisque l ‘horreur ne dérange pas nos politiciens,vu que les invasions s ‘accélèrent et que les Belges nous renvoient leurs émigrés
    Pourquoi ces bus ne se tourneraient-ils pas vers les lieux où vivent ces députés,ces sénateurs complaisants?
    Qu’est ce qui les empêcherait de demander des explications ,des comptes?
    Combien de bus solidaires les accompagneraient?
    1000…10 000 …100 000…,?

    Quel anesthésiant serait assez puissant pour que ces victimes de Salami Abdislam ne montent pas dans ces bus
    LE 31 MARS pour une explication

    Quant aux Belges
    ils peuvent aller demander des comptes directement à JUNKIE ET DRAGHULA
    COMMISSION DE L UNION EUROPEENNE BRUXELLES

    Pourquoi voulez vous à ce prix ,continuer à alimenter l ‘invasion des émigrés?
    Les morts d aujour’hui sont la consécration de ces ILLUMINATIS
    Bras armés et commanditaires
    Voilà au moins des gens heureux

    POSITIVONS…C’est nous qui choisissons nos élus
    c ‘est nous qui choisissons nos prisons

    • « POSITIVONS…C’est nous qui choisissons nos élus
      c ‘est nous qui choisissons nos prisons » : n’est-ce point une définition de la dégénérescence du sens contemporain de « démocratie » ?

  2.  » La Valise ou le Cercueil  »
    Pour ceux qui veulent prendre un peu de recul, voici un documentaire qui retrace l’histoire de l’Algérie Francaise de 1830 à 1962
    Quelque soit vos convictions, vous serez surpris !

    cela dure 1h30 en version courte : https://www.youtube.com/watch?v=lghZQSfhDWY

    Salutations

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