Art de la guerre monétaire et économique

Charles Gave :  » la fin de la zone euro est inéluctable… et imminente ! « 

Vidéo rapide et synthétique où Charles Gave explique pourquoi et comment l’euro est condamné.

Nous ne devons pas nous laisser avoir par l’idée de croire qu’il faut rester dans l’euro. Il faut au contraire en préparer la sortie car l’explosion de la monnaie unique est inéluctable à relativement brève échéance parce que, tout simplement, elle ne peut pas fonctionner techniquement dans notre organisation actuelle.

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L’article édifiant… voire… carrément mensonger de Challenges, qui est un magazine qui nous a habitués à une meilleure qualité !

Le problème quand on veut être anti-FN systématiquement, c’est que l’on finit par en devenir totalement stupide, et c’est ce qui transpire dans cet article…

Pire : pour être sûr d’être bien anti-FN comme il se doit, on va aller jusqu’à dire que le gouverneur de la banque de France n’a pas été à la hauteur, qu’il n’a pas fait assez peur, que la sortie de l’euro c’est la fin du monde, et que la Terre cessera de tourner et le soleil de se lever… au moins sur la France !

Tout cela est totalement absurde, imbécile, et, disons-le, relève d’une volonté farouche non pas de faire de l’information mais de la propagande, ce à quoi, encore une fois, Challenges ne nous avait pas habitués.

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Reprenons l’essentiel de ce qui est dit par ce magazine.

  • Le vrai coût de la sortie de l’euro voulue par Marine Le Pen

« Le vrai coût de la sortie de l’euro prônée par Marine Le Pen n’est pas de 30 milliards d’euros, comme avancé prudemment par François Villeroy de Galhau sur France Inter, mais de 103 milliards. »

« Or la surprise vient plutôt de la modestie du calcul du gouverneur. La sortie de l’euro coûterait en réalité beaucoup plus cher à l’économie française, mais la Banque de France a choisi sciemment de ne pas présenter toute l’addition. Alors reprenons-là, en partant des fameux 30 milliards avancés à la radio, et confirmés par un document de la Banque de France. Cette somme correspond à l’écart de taux d’intérêt avec ceux pratiqués en Allemagne (ce que l’on nomme le « spread » dans le jargon économique), avant et après l’euro : ce spread était en moyenne de 1,9 % avant l’euro, et s’établit autour de 0,4 % depuis 1992, avec l’euro ; la différence étant de 1,5 %, et la dette s’établissant à 2 160 milliards d’euros, c’est donc plus de 30 milliards d’euros de charge supplémentaire d’intérêts dont il faudrait s’acquitter. »

« L’effet le plus massif serait lié à une dévaluation, sujet avec lequel la Banque de France se trouve par nature mal à l’aise. Qui imagine un banquier central parler de dévaluation ? Et pourtant, ce serait bien la conséquence immédiate que produirait le retour à une monnaie nationale. De quel niveau serait cette dévaluation ? La livre sterling a perdu 10 % depuis l’annonce du Brexit. Mais la comparaison la plus juste serait plutôt celle de la lire italienne, quand elle a quitté le Système monétaire européen en 1992 : plus de 20 % de chute de la monnaie en huit mois !

Si l’on retient ce chiffre, cela veut dire que la part de la dette française (libellée en euros) détenue par des étrangers gonfle immédiatement de 20 % : soit 260 milliards de plus pour la dette publique (à 60 % dans des mains étrangères) et 90 milliards pour la dette privée, ce qui se traduit par une charge supplémentaire de 13 milliards d’euros. L’économiste en chef de Natixis, Patrick Artus, rajoute quant à lui l’effet sur la dette interbancaire qu’il estime autour de 50 milliards ! Mais la Banque de France ne reprend pas dans ses schémas cet impact majeur.

Par contre, la dévaluation immédiate a un autre effet, considérable à terme, sur la consommation des ménages. Environ un quart de ce qu’ils achètent (1 200 milliards d’euros) est importé, soit au niveau global de la France un montant de 300 milliards d’euros par an. Ce serait donc 60 milliards.

Conclusion, et même en laissant de côté l’hypothèse Artus, la véritable addition de la sortie de l’euro s’établit à 30 milliards d’euros (effet spread), auxquels il faut ajouter 13 milliards (effet dévaluation sur le montant de la dette) et 60 milliards (effet dévaluation sur les ménages). Total: 103 milliards d’euros, au débit du compte du Front national ! »

Bon reprenons la vérité et la réalité parce que l’explosion de l’euro est inéluctable si l’on ne fait pas immédiatement une Europe fédérale totale, et nous n’en prenons pas du tout le chemin, avec une union de transfert.

Quelle sera la réalité ?

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1/ Si la France sort de l’euro, il n’y aura plus probablement d’euro pour la simple et bonne raison que nous représentons la deuxième économie de la zone euro et que l’Allemagne ne va pas partager sa monnaie uniquement avec la Grèce et l’Italie !! Soyons sérieux !!

2/ Si l’euro n’existe plus, alors il n’existe plus, et certainement pas uniquement pour calculer la valeur d’obligations émises dans une monnaie qui n’a plus d’existence !!

3/ Il y a ce que l’on appelle évidemment la Lex Monetae, la loi monétaire.

Dans cet article, le Décodex du monde qui est censé donner la bonne parole et donc la source la plus fiable indique que :

« Le chiffre cité par Florian Philippot est proche de la réalité : 97 % de la dette publique française serait émise sous contrat de droit français, contre 3 % sous loi étrangère.

Il correspond à l’estimation faite par l’économiste danois Jens Nordvig, coauteur d’une étude de la banque japonaise Nomura qui s’est penchée début 2012 sur les conséquences d’une dissolution de la zone euro, régulièrement citée par Jacques Sapir. Un chiffre jugé « plausible » par une source du Trésor public dans les colonnes de Libération. »

En clair, 97 % de la dette française est émise en droit français. Par extension, la dette de notre pays est payable et remboursable dans la monnaie ayant cours légal en France !! L’euro aujourd’hui. Hier le franc. Demain, sans doute le nouveau franc !

Il ne faut donc pas confondre notre droit juridique à rembourser notre dette en futurs francs, ce qui est évidemment le cas et le fait que le faire soit apprécié des marchés ! Il est évident qu’ils ne seront pas contents, mais il ne faut pas se leurrer : avec l’euro et sans banque centrale, nous allons tout droit vers la faillite.

4/ La dévaluation par rapport à quoi ?

Encore une fois, si l’euro explose, on dévalue le nouveau par rapport à quoi ? À l’ancien euro ? Mais cela ne veut rien dire, l’euro n’existe plus ! On dévalue par rapport au futur nouveau Mark ? Mais il n’y a aucune honte à cela !!

Autrefois, la monnaie allemande valait plus chère que la monnaie française qui elle-même valait plus que la lire italienne ou la peseta espagnole… Et alors ? Tout allait très bien !!

Il n’y a aucune peur à avoir d’une dévaluation, c’est un phénomène normal d’ajustement des économies par les monnaies. Soyons clairs : mieux vaut une dévaluation qu’une faillite !

La réalité c’est que personne ne peut chiffrer le coût de l’explosion de l’euro !

Pourquoi ? Parce que, encore une fois, on ne maîtrise pas le scénario !! Est-ce que l’euro existe encore ou pas ? Est-ce qu’il explose brutalement ou pas ? Y-a-t-il une panique ou pas ? Fait-on faillite ou pas ? Comment iront les USA ? Bref, l’euro ne marche pas, mais personne ne sait comment faire pour en sortir !

Enfin, si l’on vous parle des coûts de sortie avec toutes les manipulations de rigueur, on s’abstient de vous parler du coût du maintien de l’euro.

Demandez aux Grecs ! Aux Chypriotes ! Aux Italiens, et prochainement à vous, à nous, les Français !!

Tout cela n’est que manipulation, mensonges et propagande !

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La vérité mes amis, c’est que nous sommes dans une situation inextricable, qu’il n’y a plus aucune bonne solution et indolore pour s’en sortir, que tout, oui tout sera douloureux. Rester dans l’euro, c’est la certitude d’une lente agonie à la grecque.

Sortir de l’euro, c’est la certitude de grands soubresauts et d’une crise énorme qui ne durera que le temps qu’un nouveau système monétaire ne trouve sa place.

Dans tous les cas, cela fera mal. Cela fera mal parce que nous avons 100 % de dettes, pas de croissance et que nous sommes en faillite virtuelle !

La décision de créer et l’euro était une décision politique.

La décision « d’exploser » l’euro sera aussi une décision politique.

La véritable question que tout le monde occulte n’est pas tant de savoir quels seraient les coûts d’une sortie de l’euro ou de son maintien. La véritable question est de savoir si nous sommes capable de réparer l’euro et de le rendre viable, car si nous en sommes incapables, alors il vaut mieux le quitter avant que lui ne nous quitte.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-l-article-edifiant-de-challenges-sur-les-vrais-couts-de-la-sortie-de-l-euro-pour-la-france-.aspx?contributor=Charles+Sannat&article=10431869322H11690&redirect=False

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7 réponses »

  1. il est de notre devoir de refuser une situation telle qu’actuellement où les politocrates kleptomanes nous distillent un lent poison pour que notre pays finisse comme la Grèce, qui n’est elle même quelque part qu’un laboratoire d’expérimentation en vue de ce qui nous attend ici.
    Si la « Stratégie du Choc »,
    voulue par certains candidats conservateurs (suivez mon regard) qui souhaitent imposer à la France les théories de Milton Friedman et de l’école de Chicago,
    était mise en place, ce serait alors très vite, sous 6 mois à 1 an, la situation de La Grèce « inside » ici même en France,
    Et à ceux qui m’opposeraient une diminution téhorique et supposée de la dette par la « Rigueur budgétaire »,
    je leur répliquerai que dans les faits, la « Dette » croissante actuelle
    (Dette qui est privée et qui est due aux Mafias bancaires et financières internationales) fut augmentée de 600 milliards d’euros entre 2007 et 2012 par ceux là meme qui souhaitent aujourd’hui nous appliquer en France une « Stratégie de Choc »,
    et cette « Dette » est actuellement irremboursable car exponentielle,
    et elle met, de par son inertie, tel un cancer, notre pays en récession avec une croissance nulle, voir négative.,
    Donc impossible à terme de rembourser quoi que ce soit, et faillite totale garantie, avec à terme la ruine finale du pays.
    En clair à terme ici en France, le scénario du Berlin des années 1920-1930 puisque la « Dette » à rembourser sera annuellement très supérieure au PIB.
    De fait il vaut mieux pour la France et pour sa survie, une sortie brutale mais ferme de la zone Euro, associée avecune vigileance et un encadrement très précis et calculés,
    afin de maintenir le cout et les contraintes à minima,
    plutôt qu’une ruine finale totale du pays voulue par une oligarchie mortifère dont les protagonistes sont sans aucun état d’ame.

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  2. Bonjour,

    Je tiens l’euro pour une magnifique idée politique (qui, objectivement, est contre le principe d’une monnaie identique au sein d’une structure politique commune comme l’Europe?) mais, au vu des résultats observés depuis son introduction, c’est avant tout une catastrophe économique. On objectera que la crise de 2008 est passée par là et que la monnaie unique en a fortement atténué les effets. Les mêmes nous disent que la violence de cette crise explique d’ailleurs à elle seule le marasme actuel, l’euro n’étant au mieux qu’un épiphénomène mais surtout pas une cause. Pourquoi les économies européennes divergent-elles donc tellement? (cas emblématique et dramatique: la France et l’Allemagne).
    Je suis néanmoins toujours surpris que ses thuriféraires utilisent principalement comme arguments pour sa défense la description de tous les malheurs qui s’abattraient sur les malheureux qui se risqueraient à quitter le navire. Je n’entends jamais, ou très rarement, des arguments positifs pour le maintien dans la zone euro. Il doit pourtant y en avoir puisque cette monnaie, lors de sa création devait nous guérir de toutes les écrouelles existantes ou à venir. D’ailleurs, on évoque toujours une sortie par le bas. Seuls les pays aux économies fragiles ou chancelantes sont considérés comme titulaire d’un bon de sortie. La vérité la plus probable est que personne ne sait réellement comment sortir du piège de la monnaie unique sauf à mettre à bas tout l’édifice politique édifié depuis 1945. Hier, aux Experts (21 février), Christian Saint-Etienne avançait une hypothèse audacieuse mais non-dénuée de pertinence: pour lui, ce serait les pays à l’économie la plus florissante, Allemagne en tête, qui pourraient quitter l’euro par le haut, la solidité de leur économie et de leur nouvelle monnaie les exemptant des déboires annoncées. L’euro actuel resterait alors la monnaie des autres pays qui du coup, ne subiraient pas les affres attachés à « l’Euroxit ».
    Une chose reste sûre, les mois à venir sont pleins d’incertitudes que ce soit en matière politique ou économique.
    « L’adaptation rapide est toujours pénible parce que, si l’homme transforme avec peine ses manières de vivre, il change plus difficilement encore ses façons de penser. » Gustave Le Bon

    Bonne journée

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    • Comme souvent l’arbre économique cache la foret politique. L’Euro c’est le symbole parfait de la reddition de la France face à l’Allemagne, c’est l’équivaillent du Traité de Versailles de 1920 pour les Allemands mais cette fois appliqués aux Français…Pour résumer c’est le lourd tribut des Français apporté à l’Allemagne pour sa réunification dans un premier temps puis pour son épanouissement au sein d’un 4ème Reich dans un deuxième temps : Un mercantilisme redoutable au service d’un Pangermanisme flamboyant qui s’étendrait de la mer Egée jusqu’à l’Oural…Car avec la fin de l’Union soviétique le nouvel empire allemand aurait du englober la Russie mais cela c’était sans compter avec ce diable de Poutine et son amour de la Mère Patrie—-Ainsi la nouvelle campagne de Russie est en train de s’enliser en Ukraine et malgré l’appui et les armes des néocons et associés US…Ces derniers étant en perte de vitesse mais désormais relayés par des Mondialistes plus agressifs que jamais c’est par une immigration sauvage et incontrôlée que l’Allemagne entend soumettre l’ensemble des Peuples européens…

      Quid de l’Euro dans ce cauchemar européen qui n’a jamais existé que dans les délires des constructivistes socialistes : l’EURO c’est un Deutschemark amélioré c’est-à-dire tout à la gloire de L’Allemagne et sans l’avantage pour tous ceux qui s’y associe des changes flottants, sans la dévaluation salutaire qui vous permet de rembourser vos dettes à moindre cout et sans permettre de dévaluation compétitive…Pour ceux qui succombent aux charmes discrets de la bourgeoisie allemande ne reste alors que les yeux pour pleurer car voyez vous , à l’Euro qui s’y frotte s’y pique : dans un premier temps on vous prête, dans un 2eme on vous vous prend et si cela ne suffit pas on vous pique jusqu’à ce que mort s’en suive…Voir l’exemple grec pour ceux que cela intéresse encore….Face ce guêpier machiavélique et mortifère un seul échappatoire pour la France : en sortir le plus vite possible… Mieux vaut une fin terrifiante qu’une terreur sans fin…

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  3. Le problème au niveau du front national c’est qu’il ce donne 6 mois pour finaliser une sortie en douceur avec referendum à l’issue. Je ne pense pas que cela soit viable à mon avis il faut aller le plus vite possible sinon les notes sur la France vont nous flinguer avec une hausse vertigineuse des taux d’intérêts on tiendra pas 6 mois je pense que l’économie est dans un situation bien plus grave que l’on veut nous faire croire ça va faire mal !….

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  4. N’étant pas un économiste distingué , je ne comprends pas le dilemme , car enfin , pour ma perception , sortir de l’Euro , c’est changer de monnaie , la nouvelle et l’ancienne étant par essence une abstraction , n’ayant pas de valeur propre , qu’est ce qui cloche à changer du papier contre du papier différent ?

    Cela équivaut , pour moi , a une simple dévaluation , dans le cas de la France .
    Chose que l’on a fait mainte et mainte fois au court du temps , alors où est le problème ???

    J’avoues que je ne le distingue pas vraiment , car bien sur ,dévaluer comporte des avantages et des inconvénients , mais je pense qu’il faudrait le faire par surprise , comme ça a été toujours le cas pour les annonces des dévaluations , et surtout très vite , car la meilleur période n’est elle pas maintenant , là où les matières premières sont assez basses ???

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