1984

Douce France – Macron et ses Maitres de la City : Suivez les conseils de David Rothschild , votez Macron, mieux, aidez le en toute discrétion…

Aucune entreprise n’a financé le mouvement [En marche!, NDLR], aucune structure juridique, se défendait Emmanuel Macron sur BFM TV le 24 février.

Certes. Mais il semblerait que ses anciens patrons sponsorisent tout de même l’enfant de la “maison” en toute discrétion.

En témoigne ce texto envoyé il y a quelques mois par la direction de Rothschild à un listing très sélect de banquiers d’affaires de la place parisienne : « Chers amis, un cocktail dînatoire de levée de fonds est organisé pour Emmanuel Macron le 27 septembre à 20 heures à la Terrasse Martini, 50 avenue des Champs-Élysées. À cette occasion, Emmanuel vous fera part de sa vision et de ses propositions, cela sera aussi l’occasion de discuter avec lui de façon informelle. Si vous souhaitez vous joindre à nous, pourriez-vous le confirmer en répondant à ce SMS, en indiquant si vous serez accompagné. Pour des raisons de confidentialité, nous vous demandons une très grande discrétion autour de cet événement. »

Selon En marche!, 6,5 millions d’euros de dons ont été récoltés auprès d’environ 20 000 particuliers. Seulement 3 % de ces dons seraient supérieurs à 5 000 euros.

RAPPEL : On est en 2012 !

Un ex-Rothschild à l’Elysée

Avril 2011. David de Rothschild suit avec toujours autant d’attention et d’intérêt la vie politique française. Il s’interroge : « Et qui voyez-vous comme candidat socialiste à la présidentielle ? » La question surprend. Depuis des semaines, la candidature de Dominique Strauss-Kahn s’impose dans tous les sondages. Les primaires socialistes seront pour lui une formalité, assure-t-on. Pourtant, David de Rothschild n’y croit pas. Il y a, chez DSK, ce je-ne-sais-quoi, cette réticence à se jeter dans le combat pour le pouvoir qui le gêne. « François Hollande, n’est-ce pas ? » poursuit-il. Dans la maison, Emmanuel Macron, le plus jeune associé gérant de la banque, a déjà rejoint l’équipe du futur candidat socialiste et travaille d’arrache-pied pour lui fournir des notes sur les sujets les plus divers.

Tous se doutaient que ce brillant et atypique banquier d’affaires serait aspiré par le pouvoir. Quand il était arrivé à la banque, à 31 ans, en 2008, il avait déjà eu trois vies : étudiant en philosophie, il avait été assistant de Paul Ricoeur, avait commencé une thèse, avant de s’apercevoir que tout cela n’était pas pour lui. (…) Alors, il bifurqua vers la haute fonction publique (Sciences po, Ena) pour terminer, comme il se devait, dans la botte de l’Inspection des finances. A peine sorti de ses études, il est tenté par une troisième vie : la politique. Il s’embarqua pour faire de la politique locale chez les socialistes du Pas-de-Calais. Mais entre le jeune inspecteur des finances et les caciques de Liévin, le courant ne passe vraiment pas.

Retour, donc, à l’Inspection des finances à temps plein. Il refuse d’intégrer un cabinet ministériel du gouvernement Sarkozy et reste à Bercy. C’est là que Jacques Attali le repère et l’appelle pour devenir rapporteur de sa commission sur la croissance. Les travaux de celle-ci ont connu le sort de toutes les précédentes : ils ont été enterrés dans les oubliettes de l’Histoire au premier obstacle, en l’occurrence la réforme des taxis parisiens !

Mais entre-temps, sur les conseils de Serge Weinberg et les recommandations de Jacques Attali, Emmanuel Macron avait rejoint la Banque Rothschild. « J’ai eu de la chance, dit-il. J’avais un parcours très peu intelligible. Personne ne pouvait le comprendre ailleurs que chez Rothschild. » Tout en découvrant le métier de banquier d’affaires, les affaires internationales, il planchait sur le programme économique de François Hollande. Car cette vie de vif-argent, pour lui, ne pouvait avoir qu’un temps. Mi-avril 2012, tout en conseillant, en tant qu’associé de la banque, le groupe Nestlé pour le rachat – pour 11,9 milliards de dollars tout de même – de l’activité de nutrition infantile de Pfizer, face à Danone, il continuait à s’entretenir quotidiennement avec les proches du futur président, à les abreuver de notes et de réflexions sur la crise, la macroéconomie, les banques et autres. Jusqu’à ce qu’on l’appelle à l’Elysée.

« Rothschild, une banque au pouvoir », de Martine Orange (Albin Michel, 360 p., 20 E). A paraître le 14 septembre.

http://www.lepoint.fr/economie/david-de-rothschild-un-banquier-si-puissant-13-09-2012-1696271_28.php

2 réponses »

  1. Bonjour, en complément des informations de Lupus, nous vous proposons avec son autorisation notre Revue de presse quotidienne :

    Revue de presse du jour comprenant l’actualité nationale et internationale de ce vendredi 10 mars 2017

    Est disponible dans la section Revue de presse de Crashdebug.fr
    https://www.crashdebug.fr/revue-de-presse

    Et toujours des documentaires exclusif en intégralité :

    François Fillon et la « stratégie du choc »
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/13102-francois-fillon-et-la-strategie-du-choc

    Merci Lupus,

    Amicalement,

    f.

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