1984

« Ripoublique Bananière » – Grève en Guyane socialiste : et pourtant la France est une chance pour l’outre-mer(de) !

Grève en Guyane socialiste : et pourtant la France est une chance pour l’outre-mer !

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Le pont sur l’Oyapock

Plus fort qu’une pénurie de sable dans le Sahara, François Hollande réussit à provoquer une grève générale en Guyane, malgré les milliards que la France déverse sur l’outre-mer. Pas de chance pour celui qui se prétend au dessus de la mêlée politicienne.
 
C’est un pont, comme aime à en voir bâtir le pape François, sur un fleuve, très large, l’Oyapock, qui sépare au sud la Guyane française du Brésil comme le Saint Laurent la sépare au nord du Surinam. Un pont tout neuf en béton avec de beaux haubans. Sa construction a été lancée sur une idée commune à Chirac et Jospin en 1997, et terminée en 2011. Comme il n’y avait pas de route côté brésilien pour le raccorder, l’ouverture commerciale n’a eu lieu que voilà une semaine, le vingt mars 2017. Quel est le lien avec la grève générale qui commence aujourd’hui ? Le voici : le seul problème de la Guyane, c’est l’immigration, celle des Surinamais au nord, celle des Brésiliens au sud. C’est l’immigration qui cause le chômage et l’insécurité. Et le pont sur l’Oyapock est le symbole du choix des élites gouvernementales françaises en faveur de l’invasion, du chômage et de l’insécurité. En faveur de la grève générale.
 

L’immigration, malchance pour la Guyane et l’Outre-mer

 
La Guyane est riche : quatre-vingt-dix mille kilomètres carrés d’une forêt superbe, de l’or, des eaux poissonneuses, et la base de Kourou, d’où l’on lance Ariane. Elle est riche surtout, comme les Antilles, la Réunion, Mayotte où tous nos candidats à la présidentielle viennent se produire, des subventions que verse leur mère la France. Si la Guadeloupe et la Martinique excitent depuis les années soixante l’envie de leurs voisines devenues indépendantes, c’est à cause des milliards venus de métropole. Et si Mayotte a tenu à rester dans la république, ce n’est pas seulement par sentimentalisme, si les Comoriens viennent s’y échouer par dizaines de milliers non plus. La France est une chance irremplaçable pour l’outre-mer, et celui-ci l’a fort bien compris. Sauf que, sauf que, tant à Mayotte qu’en Guyane la doxa immigrationniste des élites françaises commence à inquiéter : les Mahorais et les Guyanais savent parfaitement, pour l’éprouver, que l’immigration est peut-être une chance pour la rhétorique gauchisante des bobos parisiens, mais une catastrophe pour eux.
 

Comment Christiane Taubira est devenue radicale socialiste

 
Christiane Taubira n’est pas complètement sotte. Elle a commencé indépendantiste, et même dans l’action clandestine, mais elle a bien vite compris qu’avec l’immigration galopante la petite bourgeoisie noire et créole ne pèserait pas bien lourd face aux Brésiliens avides venus du Nordeste et du Nord ou à la pègre venue du Surinam. Elle a donc inventé une variété locale du radicalisme de gauche couvée par la franc-maçonnerie, le Walwari. Elle a fait très sagement.
 
J’ai mis les pieds en Guyane, endroit vraiment beau et passionnant, voilà une grosse quinzaine d’années. Ce n’était pas une île comme le croit Emmanuel Macron mais cela restait un endroit préservé. Des Noirs marrons y sculptaient un peu le bois, des Chinois faisaient du commerce, les Hmongs s’occupaient de l’agriculture, produisant plus sur quelques hectares à Cacao que tout le reste de la population sur tout le reste du territoire, les métro tenaient l’administration, Kourou et la pêche, et pour le reste on se la coulait douce, sauf les clandestins brésiliens qui trimaient dans les petits boulots. Mais l’immigration déjà galopante commençait à rompre ce fragile équilibre. La criminalité enflait, tempérée de temps en temps d’un coup de fusil, et un corps tombait dans quelque marais perdu.
 

La France est une chance pour la forêt amazonienne

 
Déjà, sur ordre de Paris, les autorités fermaient les yeux sur les trafics et l’accroissement de l’insécurité. J’ai vu ainsi, sur le port de pêche de Cayenne, alors le septième de France, un administrateur maritime détourner les yeux et parler d’autre chose en voyant passer une bande de pillards surinamais qui revendaient le matériel volé sur les bateaux. Et cela ne s’est pas arrangé depuis.
 
Disons les choses simplement : si la forêt et les cours d’eau de Guyane, malgré quelques dégâts dus à l’orpaillage, régulièrement dénoncés et exagérés par nos médias, sont cent fois mieux défendus contre la surexploitation que ceux du Brésil, c’est grâce à la France. Si les populations ont vécu longtemps dans une paix et un bonheur relatif, c’est grâce à la France. C’est elle qui défend par exemple la ressource en poisson contre la surpêche sauvage qu’y mènent les chalutiers étrangers – à l’époque, c’étaient des Coréens, que les commandos de marine prenaient plaisir à arraisonner.
 

La trahison des élites se manifeste jusqu’en Guyane

 
Au terme de je ne sais quel accord secret ou tacite, le gouvernement français, depuis vingt ans, a décidé de larguer tout cela en échange d’un statu quo à Kourou, de laisser aller le mouvement de l’invasion, de l’accélérer même. Le pont sur l’Oyapock en est un signe, au détriment des populations. C’est Chirac, c’est Jospin, c’est Hollande, qui sont directement responsables de la grève générale de la Guyane. Parce qu’ils ont fabriqué la situation qui la rend inévitable. Et parce qu’ils ont cultivé une certaine mentalité qui pousse la population à s’y adonner. Sur tous les confettis de l’Empire, la distribution socialiste de  l’argent public assortie à l’enseignement débité par l’Education nationale apprennent aux populations d’outre-mer l’accoutumance à l’assistance, l’aigreur, la ratiocination ingrate, le revendication comminatoire et pédante.
 

La Guyane fait grève pour ne pas devenir l’Amapa

 
C’est dommage. La Guyane était belle, tenue par les forces françaises. Je vous conseille de remonter l’Aproague en pirogue. Les bords en sont touffus, le toucan bruyant sur sa branche, l’anaconda somnolant sur la sienne, et tout à coup, au tournant du fleuve, paraissent un carré d’herbe taillée, des parterres de bégonias, les trois couleurs : c’est le camp de la légion. Et c’est ce qui maintenait la Guyane à l’abri des convoitises de ses millions de voisins. La capacité de s’opposer victorieusement au désordre naturel, à la jungle. Hollande, comme avant lui Chirac, s’en fiche. Taubira se tait, du moins jusqu’à présent. Pourtant, si l’on pratique en Guyane comme on le fait en métropole le libre échange intégral et l’ouverture des frontières, le lissage, l’homogénéisation, se feront d’eux-mêmes : la Guyane deviendra pareille à ses voisins. Elle ne sera plus un département (et une région, s’il vous plaît !) d’outre-mer, mais un bout du sous-secteur de la province du nord du Brésil, l’Amapa, une excroissance du Surinam. Pas de chance pour les Guyanais. Mais ils n’avaient qu’à ne pas voter socialiste. 

http://reinformation.tv/greve-guyane-socialiste-france-chance-outre-mer-mille-67975-2/

Guyane : un territoire abandonné et sinistré

Il n’est pas exagéré d’affirmer que la Guyane est un territoire sinistré. Les chiffres de la criminalité y sont éloquents : 3 vols avec arme pour 1.000 habitants pour l’année 2016, soit 13 fois plus qu’en France métropolitaine ; plus de 23 faits de violence pour 1.000 habitants, c’est-à-dire 5 de plus qu’en Seine-Saint-Denis ; 42 homicides pour 280.000 habitants, record de France ; sans compter la culture du viol et les trafics en tous genres… À l’image du reste de l’Amérique du Sud, la Guyane est pourrie par la violence aveugle, les gangs, la toxicomanie et la misère sociale.

Malheureusement, son sort ne semble jamais vraiment intéresser le pouvoir exécutif. L’an passé, Georges Patient, sénateur socialiste de Guyane, alertait ainsi sa propre formation politique en demandant des moyens policiers supplémentaires pour faire face à la délinquance. Il indiquait, par ailleurs, que le renforcement de l’appareil répressif ne serait pas suffisant sans de meilleurs contrôles aux frontières et une lutte spécifique contre les bandes organisées… Sa missive est restée lettre morte, ne lui attirant que le mépris.

Les Guyanais sont désespérés, persuadés d’avoir été abandonnés par l’État français. Ils ont sûrement raison. Ce territoire, grand comme l’Occitanie, est difficile à administrer. Loin de nos yeux, la Guyane est aussi, bien souvent, loin du cœur de la classe politique. Elle présente, pourtant, un intérêt stratégique majeur, nous rendant frontaliers du grand Brésil sur une distance de 730,4 kilomètres, c’est-à-dire plus que la frontière entre la France et l’Espagne ! Au large de ses côtes, nous pourrions même un jour trouver et exploiter du pétrole…

Toutefois, avant toute chose, il faudra remettre de l’ordre.

D’abord, en finir avec l’immigration qui submerge la région. Si les statistiques sur le sujet sont aussi peu nombreuses que lacunaires, il est certain que les immigrés, légaux et illégaux, venus du Brésil ou du Suriname, posent d’immenses problèmes aux locaux. Ils charrient avec eux la violence, la drogue et le trafic d’êtres humains.En sus de ses difficultés sécuritaires, la Guyane accumule d’immenses déficits économiques et socio-culturels. Le taux d’alphabétisation est très largement inférieur à celui de la métropole et le chômage y est endémique. Ces raisons expliquent la grève générale qui a été décidée par des groupes d’activistes guyanais, entraînant des images trop habituelles en France ultramarine : commerces assiégés, aéroport arrêté ou bien encore suspension du lancement de la fusée Ariane… À cette occasion, le grand public a découvert le groupe des 500 frères, pères de familles musclés aux visages couverts de cagoules noires. Que réclament-ils ? Pardi, la sécurité et l’arrêt de l’immigration, comme nous le faisons en métropole !

Ericka Bareigts, ministre de l’Outre-mer, refuse même de se rendre en Guyane, craignant probablement d’y être enfermée à la manière de ce qu’Yves Jégo avait subi en Guadeloupe en 2009. Une attitude lâche qui fait mauvais genre à un mois du premier tour de l’élection présidentielle. Que faire pour la Guyane ? Lui donner suffisamment d’autonomie pour qu’elle puisse se développer dans sa région, tout en maintenant le lien qui l’unit à la France. Voilà une équation bien complexe…

http://www.bvoltaire.fr/guyane-territoire-abandonne-sinistre/?mc_cid=6d0b541170&mc_eid=b338f8bb5e

EN BANDE SON : 

2 réponses »

  1. La gréve générale est une forme de resistance passive, si seulement tous les départements se permettraient d’interpeller nos politiques, aurions nous une réaction?

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