1984

Trump : Reconquista en perspective ?

Trump semble bénéficier d’un meilleur alignement astral : les républicains viennent de gagner cinq élections partielles à la suite.

« Il semble que l’argent n’achète pas l’amour », disait une commentatrice dépitée de CNN, le soir de la (dernière) partielle de Géorgie. Les démocrates en avaient fait un référendum sur le président, injectant des fortunes dans la campagne.

La « résistance » continue, mais avec quelques couacs : licenciement publicisé pour propos haineux de deux professeurs d’université gauchistes, licenciement avec excuses officielles de trois journalistes de CNN pour avoir colporté des fake news sur un proche de Trump, caméra cachée piégeant CNN (un journaliste y reconnaît que la plupart des attaques ne sont que billevesées visant à augmenter les taux d’écoute) et reprise en main par la direction de CNN de la ligne éditoriale…

Un producteur de CNN avoue la publication de fausses nouvelles antirusses

By Or-argentor-argent.eu 

On vit dans un bien drôle de monde. Alors qu’une véritable chasse aux sorcières a lieu contre les sites d’information alternatifs accusée de véhiculer de « fausses nouvelles » (fake news), les médias dominants peuvent quant à eux lancer les accusations les plus fantaisistes, sans l’ombre d’une preuve et sans être inquiétés. CNN vient d’avouer qu’elle propage délibérément de fausses informations sur la Russie. Leur site va-t-il être catalogué dans la catégorie « fake news » par les différents pays qui ont décidé de déterminer ce qui est sérieux ou pas ? Nous avons hâte… voici en cas le compte-rendu de cette affaire quelque peu embarrassant pour le média américain (source SputnikNews) :

Dans une interview récente enregistrée par une caméra cachée, l’un des cadres de la chaîne américaine CNN, John Bonifield, a reconnu que le sujet préféré de la chaîne sur les liens Trump-Russie et la soi-disant ingérence russe dans la présidentielle US n’était que «des conneries» diffusées «pour l’audience».

«Surtout des conneries», «pas de preuve irréfutable», a déclaré le producteur-réalisateur de la chaîne de télévision américaine CNN John Bonifield, se confessant au sujet des liens entre Donald Trump et la Russie et la prétendue ingérence russe dans la présidentielle américaine, dans une vidéo publiée par l’organisation à but non lucratif Project Veritas.

«Je veux dire, c’est surtout des conneries», a lancé M.Bonifield. «Comme, nous n’avons pas de preuve flagrante.»

John Bonifield a également exprimé des doutes quant à l’existence de fondements aux allégations contre la Russie, pointant du doigt la réputation controversée de la CIA.

«Même si la Russie tentait de s’ingérer dans les élections, nous essayons de nous ingérer dans les leurs, notre CIA fait de la m**** tout le temps, nous essayons toujours de manipuler des gouvernements», a noté le responsable de CNN.

Il a aussi confirmé les soupçons selon lesquels le personnel de CNN serait politiquement opposé au Président Donald Trump, déclarant: «Je sais que beaucoup de gens ne l’aiment pas et qu’ils aimeraient qu’il soit viré…»

«Je pense que le Président est en son droit de dire, écoutez, vous avez lancé une chasse aux sorcières contre moi… vous n’avez aucune preuve réelle», a-t-il ajouté.

Mais pourquoi donc la chaîne continue-t-elle de promouvoir quotidiennement ce sujet? Selon M.Bonifield, toute cette exploitation de la rhétorique antirusse (la Russie a été mentionnée à l’antenne de CNN presque 16.000 fois, 15.694 pour être exact, nldr) est bon pour les indicateurs, lesquels, selon Project Veritas, ont apporté des «millions pour CNN».

«Nos audiences sont incroyables aujourd’hui», a raconté le représentant de CNN.

«Juste pour vous donner un exemple, le Président [Donald, ndlr] Trump s’est retiré des accords climatiques et pendant un jour et demi, nous avons couvert les accords climatiques. Et le PDG de CNN [Jeff Zucker, ndlr] a déclaré lors de notre réunion interne: bon travail, tout le monde a couvert les accords climatiques, mais nous en avons fini avec ça, revenons à la Russie», a-t-il fait savoir.

Publié dans la nuit du 26 au 27 juin, la vidéo s’est tout de suite fait remarquer sur Internet. Ainsi, le secteur russophone a lancé le hashtag #МИДзнал, à savoir «le ministère russe des Affaires étrangères le savait».

La confession, en fait, succède au départ de trois journalistes de la chaîne à cause d’un article sur les «liens» de l’équipe de Donald Trump avec un fonds russe que le média avait effacé peu après la publication.

Auparavant, CNN a supprimé de son site une récente publication sur les «liens» entre le haut conseiller du Président Trump Anthony Scaramucci et le PDG du Fonds russe des investissements directs (RDIF), Kirill Dmitriev, sous prétexte qu’elle ne répondait pas à la politique rédactionnelle de la chaîne.

L’article en question affirmait que le comité sénatorial du renseignement américain avait ouvert une enquête pour savoir si Anthony Scaramucci aurait pu promettre au chef du RDIF Kirill Dmitriev de lever les sanctions antirusses lors du 46e Forum économique mondial de Davos, à la veille de l’investiture de Donald Trump.

Source : SputnikNews

Puis vient la décision, lundi, de la Cour suprême sur le gel temporaire aux frontières des ressortissants de pays à risque du Proche-Orient. La Cour, unanimement (!), confirme l’autorité présidentielle en matière d’immigration et de politique étrangère, le temps de juger sur le fond en octobre. Dans une autre décision, elle réimpose un financement public à une école pénalisée pour appartenance religieuse…

Immigration : victoire pour Trump à la Cour suprême

A peine dégagé sur ce front, Trump vient d’apprendre une autre bonne nouvelle. La Cour suprême, au préalable rééquilibrée, vient de valider partiellement le décret pris par Donald Trump pour limiter l’immigration en provenance de six pays musulmans touchés par le terrorisme et que divers juges avaient interdits. Il s’agit d’une décision de compromis qui n’est qu’une demi victoire pour Trump, mais constitue cependant une grande avancée sur le plan des principes, ce qui a fortement atteint le moral des groupes de pression qui travaillent à une immigration sans frein. Cette décision de la Cour suprême en préfigure d’autres à l’avenir, et la nomination du juge Neil Gorsuch par Donald Trump commence à porter ses fruits.

Mais voici maintenant que Trump renvoie le problème russe sur Obama, suivi par plusieurs démocrates, tous accusant Obama de n’avoir rien fait sur des « ingérences russes » dont il était au courant depuis des lustres, et exigeant plus de transparence de sa part.

Interrogé le 26 juin par Tucker Carlson (Fox News), Victor D. Hanson (de la Hoover Institution, un think tank de l’université Stanford), explique :

« On assiste à un déplacement culturel : succès sur le gel aux frontières, progrès enregistrés dans la réforme du système de santé et la réforme fiscale, économie en forme, chômage au plus bas, Bourse dramatiquement haussière, glissement tectonique vers l’indépendance énergétique, réussite des élections partielles… tout cela crée une impression de dynamique qui peut-être calmera les critiques. Mais, surtout, nous avons tous sous-estimé le témoignage au Sénat de James Comey [le directeur du FBI], qui a ouvert une boîte de Pandore, libérant une multitude de démons que nous n’avons pas encore digérés… »

Hanson rappelle la bombe Comey sur Loretta Lynch (ministre de la Justice sous Obama), qui réveille le spectre de la rencontre « secrète » entre le ministre et Bill Clinton sur un tarmac d’aéroport… avant l’interview de sa femme par le FBI. Autre bombe : « Comey qui nous dit lui-même avoir fuité une lettre pour provoquer la désignation d’un procureur spécial, son meilleur ami… » Vice de forme ?

Sans oublier l’effet boomerang sur les proches d’Obama : Lynch, Rice (ex-conseillère à la Sécurité nationale), Brennan (ex-CIA) et Power (ex-ambassadrice à l’ONU). Résultat : « Les gens regardent l’affaire russe d’un nouvel œil, revenant à la complaisance chronique d’Obama à l’égard de Poutine, laquelle remonte à 2012 [sa promesse à Medvedev de « flexibilité], comme à celle de Hillary. »

Après un inventaire de la « résistance », la conclusion tombe : Trump est un personnage nietzschéen : plus on l’attaque, plus il se renforce. Quand on veut chasser le roi, on le chasse! Ils n’ont pas pu… les gens se fatiguant de ce rituel shakespearien quotidien rejouant le meurtre de Trump.

Comment Trump gérera-t-il la question du procureur spécial?

http://www.bvoltaire.fr/trump-reconquista-perspective/

Même les Démocrates commencent à s’en rendre compte après plusieurs défaites de suite face aux candidats républicains lors d’élections partielles : le sujet des liens supposés de l’entourage de Donald Trump avec la Russie pendant la campagne présidentielle ne fait pas recette auprès d’électeurs plus préoccupés par leurs problèmes locaux. « Nous ne pouvons pas parler uniquement de la Russie, parce que les gens dans l’Ohio ne parlent pas tant que cela de la Russie, ni de Poutine ou de Michael Flynn », a ainsi affirmé jeudi le représentant démocrate Tim Ryan sur MSNBC. Et il n’est pas seul à penser ici : d’autres membres de la Chambre des représentants tirent eux aussi la sonnette d’alarme après la défaite de mardi dernier en Géorgie. Jeudi dernier, la chaîne CNN, que Donald Trump appelle la chaîne des très fausses nouvelles, retirait en catastrophe de son site un article informant d’une enquête de la Commission du renseignement du Sénat sur un fonds d’investissement russe avec lequel un des proches de Donald aurait eu des discussions. CNN suggérait que les discussions auraient pu porter sur la levée des sanctions contre la banque russe Vnesheconombank censée être propriétaire du fonds. Le problème, c’est que l’enquête mentionnée par CNN est pure invention, que le fonds russe mis en cause n’est pas liée à la Vnesheconombank et n’est pas lui-même concerné par les sanctions. Après cette nouvelle bévue, CNN a publié des excuses et a aussi décidé d’adopter (enfin !) des règles journalistiques plus strictes en ce qui concerne les articles avec la Russie en toile de fond. 

Le dossier sur les liens entre Donald Trump et la Russie de plus en plus gênant pour ses promoteurs

Parallèlement, une autre histoire commence à revenir en boomerang à ses promoteurs. Il s’agit du « dossier Donald Trump-Russie » rédigé par un ancien agent du renseignement britannique, Christopher Steele, pour le compte d’une entreprise privée de renseignement, Fusion GPS, fondée par trois anciens journalistes d’investigation du Wall Street Journal. On avait parlé de ce dossier dans les médias après les élections, en janvier dernier, et une information sur son existence avait été transmise par les services américains au président sortant Barack Obama et au président élu Donald Trump. Le dossier préparé par l’ancien agent du MI6 faisait état d’informations compromettantes sur Donald Trump entre les mains de Moscou et de toutes sortes de contacts entre la Russie et des proches de Trump. Le problème, c’est que les informations contenues dans ce dossier n’ont pas été confirmées, que Christopher Reel reconnaît lui-même les avoir obtenues de sources indirectes et que les associés de la société Fusions GPS ont donné de l’argent en la faveur de la campagne de Hillary Clinton et avaient des intérêts économiques à la victoire de la candidate démocrate. 

Donald Trump et la Russie, un sujet qui ne fait pas recette auprès des Américains

En fait d’enquête, la Commission de la justice du Sénat américain cherche aujourd’hui à savoir si le FBI a commis l’erreur de s’appuyer sur ce dossier anti-Trump. Le FBI avait en effet reçu en août 2016 une copie de ce dossier financé par le Parti démocrate et il aurait lui-même versé un complément de 50.000 dollars à Christopher Steel, en plus des 250.000 dollars versés par Fusion GPS, pour faire confirmer les informations compromettantes pour Donald Trump. Il se trouve que l’épouse du vice-directeur du FBI qui a négocié avec Steel était aussi une militante du Parti démocrate. Egalement visée par l’enquête du Sénat, l’ancien procureur général Loretta Lynch faisait déjà l’objet d’une enquête du Congrès pour une possible obstruction de l’enquête sur l’affaire des e-mails de Hillary Clinton. Il vaudrait peut-être effectivement mieux pour les Démocrates qu’ils se mettent à parler un peu d’autre chose à leurs électeurs… 

Olivier Bault

http://reinformation.tv/liens-donald-trump-russie-bault-71876-2/

EN BANDE SON : 

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