1984

Le Prince Macron et sa Principauté post-française

Le Prince Macron et sa Principauté post-française

Michel Garroté  —  Pour celles et ceux qui ne s’en sont pas aperçus, les députés de « La République En Marche », sont en partie des apparatchiks du PS et en partie des apparatchiks de « Les Républicains », auxquels s’ajoutent divers centristes et indépendants. La Macronie, c’est cela. C’est le changement sans changement. Et c’est aussi le Prince Macron et sa Principauté post-française avec la présidence, le gouvernement, l’Assemblée nationale, les médias, les lobbies, les loges, les milieux associatifs et la finance ; oui, tout ça, c’est le Pouvoir absolu Macron. La dictature souriante. Le jeune pommadé et sa (plus très jeune compagne) Brigitte Vuitton.

Macron, Aron, Machiavel :

A ce propos, Marion Duvauchel, sur Le Salon Beige, écrit notamment, citant Raymond Aron et Machiavel (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Qu’est-ce que la France d’Emmanuel Macron sinon une modeste principauté européenne obtenue par la ruse, par le mensonge organisé, par une presse aux ordres, et par la formidable orchestration de la disqualification du principal adversaire en exploitant la crédulité populaire et surtout le désir du peuple d’avoir des gouvernants honnêtes. Emmanuel Macron a établi une légalité nouvelle. Il n’a pas eu besoin pour cela de briser les légitimités anciennes, elles étaient en pleine dissolution. Il s’appuie sur une certaine fraction de la société. Ce prince nouveau qui, possesseur d’une autorité arbitraire, se réclame des masses et se donne pour maître unique.

C’est un chef populaire, il a des complicités ou des alliances dans les élites, mais il a aussi et surtout une troupe populaire à sa dévotion. Nous assistons à l’émergence d’une tyrannie nouvelle. Elle ne saurait être moderne, ni non plus post-moderne. Cette tyrannie était déjà là et elle imposait un nouvel « ordre » par une alliance de ruse et de violence dans les écoles : un nouveau socle anthropologique imposé par une alliance de violence et de ruse – ce qu’on appelle le mensonge – une nouvelle éthique sexuelle, l’interdit pesant sur tout l’héritage culturel chrétien dans les programmes de l’école, une autoroute faite à l’islam. C’est une époque anti-chrétienne : il vaut mieux commettre l’injustice que la subir.

Il suffit de savoir que le harcèlement scolaire touche un enfant sur cinq dans les écoles de la République pour comprendre que les loups sont de plus en plus jeunes. Forcément, on ne leur a pas limé les dents. Une tyrannie nouvelle avec les chiens de garde d’une presse aux ordres et l’anthropologie nouvelle propagée dans le cinéma et les téléfilms de grande diffusion. C’était déjà là, et pourtant nous assistons à la liquidation de cet ancien régime : liquidation d’un corps politique installé dans le corps social comme des rats dans un fromage. On pourrait et on devrait s’en réjouir : quand les réformes sont impossibles, il n’y a plus qu’à liquider l’héritage. Ne le pleurons pas, il était vermoulu et il s’effondrait. Mais nous avons un Prince aux commandes. Donc, nous n’avons plus une République modérée mais une Principauté, ajoute Marion Duvauchel (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).

Les migrants ne sont pas des réfugiés sauvés des eaux :

De son côté, Renaud Camus, également sur Le Salon Beige, écrit notamment (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : La Vérité sort peut-être de son puit, mais force est de reconnaître qu’elle y met le temps. Il y a des avancées, certes. Mais dans le même temps, le pouvoir aussi se renforce, calfeutre toutes les issues et accentue la répression : voyez tous les procès dont nous sommes accablés. Par pouvoir, j’entends le remplacisme, celui qui veut et qui promeut et qui impose le Grand Remplacement.

Mais je parle aussi volontiers de remplacisme global, car je crois que le trait essentiel de la modernité postmoderne, si l’on peut dire, est le remplacement, la substitution : de l’original par le simili, de l’indigène par l’allogène, du réel par le fauxel, du vrai par le faux, du journalisme par l’info, de la littérature par le journalisme, de l’expérience de vivre par la sociologie, du regard par la statistique, de la lettre par le chiffre, des philosophes par les intellectuels, du malheur par la cellule psychologique, de la perte par le travail du deuil, de la mort par la disparition, du monde sensible par le site touristique, de Venise par Las Vegas, de Paris par Euro Disney, de la culture par le divertissement, de la pierre par le siporex, de la campagne par la banlieue, des Français par les « Français », des mères par les mères porteuses, de l’homme par la femme, de l’homme par l’homme, de l’homme par les robots, de l’homme par les tuyaux, de l’humanité par la Matière Humaine Indifférenciée (MHI).

On me demande souvent de résumer d’un mot ce que j’entends par remplacisme global et maintenant, par chance, je le puis : Macron. Emmanuel Macron est au carrefour exact des deux généalogies qui font cette idéologie : le second antiracisme, celui pour lequel il n’y pas de races, donc il faut les supprimer (par le métissage) ; et le financiarisme bancaire, celui où convergent les grands intérêts et la normalisation post-industrielle, l’hyperclasse hors-sol et Frederick Taylor, via l’effroyable Henry Ford. Ford, antisémite et pro-nazi, comme par hasard, avait eu l’idée de génie de vendre ses produits à ceux qui les produisaient. Le remplacisme global va plus loin et fait de l’homme même un produit, une matière, la MHI.

Les malheureux migrants ne sont pas des réfugiés sauvés des eaux, ce sont des producteurs-produits-consommateurs livrés et réceptionnés en mer. Pour le remplacisme global, le naufrage est devenu un moyen de transport comme un autre. Le point faible de ce mécanisme monstrueux, c’est qu’il a pour principe et pour point nodal le faux, le simili, l’imitation, le toc, la camelote, le low cost (dont il essaie bien sûr, non sans succès, de faire la norme, d’où la prolétarisation générale). Tombant par chance au bon endroit, un éclair de vérité pourrait faire s’effondrer d’un coup ce simili-monde, cette banlieue de l’être, comme avant lui l’univers soviétique, autre totalitarisme bâti sur le mensonge (mais moins habile, moins riche et moins séduisant) », ajoute Renaud Camus (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).

Raffarin-excès-de-surface-pondérale :

Jean-Pierre Raffarin (politicien de centre-gauche au sein de la « droite »…) quitte la politique, faute d’avoir été retenu pour un ministère. L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin annonce qu’il quitte la politique élective, dans une tribune publiée par la ‘Nouvelle République’ (et signalée par Le Salon Beige). « Le moment est venu de me retirer de la vie politique élective » (seulement la vie politique élective, mais pas les autres vies politiques souvent rémunératrices…). « Je renonce aux trois ans de mandat qu’il me reste à accomplir au Sénat car le moment est pertinent (ah ?). La jeune génération politique prend le pays en main et c’est heureux » (pfff…). L’homme de la fin du Lundi de Pentecôte annonce qu’il va créer ‘Leaders for Peace’, « une ONG internationale pour alerter contre les risques de guerre qui nous menacent » (foutaises, et, sources de bénéfices, peut-être ?…). Raffarin-excès-de-surface-pondérale affirme qu’il entend également poursuivre son « investissement au service de la coopération franco-chinoise » (ça pourrait rapporter combien ?).

L’Affaire Goulard :

Sylvie Goulard a été rémunérée pendant deux ans par un think tank américain européiste de gauche. Les raisons de la démission de Sylvie Goulard sont sonnantes et trébuchantes : elle a occupé un poste de « conseiller spécial » auprès de l’Institut Berggruen pour des revenus « supérieurs à 10.000 euros mensuels pendant deux ans, soit, au total, 300.000 dollars.

Michel Garroté pour Les Observateurs

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

http://lesobservateurs.ch/2017/06/27/prince-macron-principaute-post-francaise/

EN BANDE SON : 

1 réponse »

  1. oui, bon, un Zombi pour Zombiland
    réalité soviétique, Est-ce que le peuple peut vivre dans un autre type atmosphère ? Buonaparte
    avant d’envoyer les Français dans la mort inutile leurs disait ; « vous-voulez-la-gloire?,-je vais
    vous donner la gloooire
    Macron ne dise pas d’autre chose ;Vous voulez le mensonge? Je vais vous donner le mensonge
    Il est au diapason, = servir le peuple …enfin on n’en sait encore rien.

    Mais pendant ce temps le Grand Roue du Dharma continu a tourner.
    Est-ce que la France sera encore nécessaire au monde?

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