Art de la guerre monétaire et économique

Jusqu’à quel point les Etats Unis sont-ils justement, ces jours-ci, un « pays de merde » ? Le gouvernement américain doit 2,85 trillions à sa caisse de la sécurité sociale !

Jusqu’à quel point les Etats Unis sont-ils justement, ces jours-ci, un « pays de merde » ?

Le président a chanté le chômage le plus bas depuis des décennies et les médias lobotomisés l’ont tout simplement avalé comme une boulette de pepperoni prémastiqué. Personne ne remarque les quelque 100 millions d’adultes qui ne travaillent pas. Est-ce qu’ils figurent même dans l’image statistique ? Il parle aussi du plus bas taux de chômage chez les Noirs et les Hispaniques. C’est une plaisanterie, n’est-ce pas ? Eh bien, nous faisons notre propre réalité. Karl Rove et Oprah sont d’accord là-dessus.

Jusqu’à quel point notre propre pays est justement, ces jours-ci, un « pays de merde » ? Je serais conduit à reconnaître, contrairement à la narration mollassonne des temps de la prospérité, que les États-Unis fonctionnent visiblement autour de cette sorte de canalisation dans à peu près tous les domaines qui comptent. Sauf pour les centres de financiarisation – New York, Washington, San Francisco – la plupart de nos villes sont des épaves laissées à la dérive ; même San Francisco d’ailleurs, dont les visiteurs courants vous diront que l’endroit est littéralement un « trou à merde » du fait notamment de l’armée des sans-abris qui occupent ses rues et qui, par définition, n’ont pas de salles de bains.

Nos banlieues effroyables, où tant d’anciens Américains de la classe moyenne sont maintenant abandonnés dans la dette, le désespoir et l’aliénation civique, n’ont plus aucune chance de figurer comme un environnement acceptable pour une vie normale. Elles ont été si mal conçues à l’origine que leur inéluctabilité pour conduire à la ruine ses habitants constitue une saga épique et tragique qui étonnera les historiens de l’avenir, rassemblés autour de feux de camp avec les opossums rodant autour d’eux.

Toutes les activités importantes dans ce pays ont été converties en rackets odieux, par lesquelles je veux désigner naïvement des escroqueries organisées, en particulier les deux secteurs qui se caractérisaient par le passé comme ne faisant aucun mal (la médecine) et cherchant la vérité (l’enseignement). Tout ce que nous faisons est infecté par le simulacre machiné et le mensonge, y compris les médias d’information ; la loi ; les banques ; le gouvernement ; le commerce de détail et j’en passe. Nous vivons dans une culture de fraude omniprésente, dans laquelle les autorités organisent des opérations de pillage et de dépouillement sans aucune retenue.

James Howard Kunstler

Le gouvernement américain doit 2,85 trillions à sa caisse de la sécurité sociale !

By Or-argent, or-argent.eu  janvier 31, 2018

On en apprend tous les jours… S’il n’est pas rare de voir des États puiser dans les caisses des retraites ou de la sécurité sociale pour mettre de la main sur de l’argent frais (cf. la Grèce), cela se passe souvent dans des situations d’urgence. Mais, aujourd’hui, nous apprenons qu’il s’agit d’une situation persistante aux États-Unis, où l’État fédéral doit la coquette somme de 2,85 trillions, puisée dans les réserves de sa propre caisse de la sécurité sociale. Voici ce que l’on apprend suite à une question posée sur le site Quora.com :

« Oui. Le gouvernement fédéral doit actuellement au Social Security Trust Fund 2,85 trillions de dollars.

Si le gouvernement fédéral a emprunté de l’argent à cette entité depuis sa création, en 1983, lorsque le président Ronald Reagan (républicain) et le président de la chambre des représentants Tipp O’Neall (démocrate) se mirent d’accord pour augmenter l’impôt sur le travail pour créer un excédent massif afin d’avoir les fonds nécessaires pour tenir les promesses de la sécurité sociale lorsque les baby-boomers prendraient leur retraite.

Malheureusement, les politiciens de Washington n’ont pas pu s’empêcher de mettre la main sur cet argent. Si républicains et démocrates furent prompts pour rejeter la faute sur l’autre à propos de ce raid sur l’argent de la sécurité sociale, les 2 parties partagent équitablement cette responsabilité. Chaque année, l’argent qui se trouve dans le Social Security Trust Fund est transféré au Trésor fédéral pour être remplacé par des obligations non-négociables qui sont stockées dans une armoire du Public Debt de Parkersburg, en Virginie occidentale. Les intérêts sur ces obligations sont « payés » via l’émission de nouvelles obligations.

Le gouvernement fédéral ne disposera des fonds nécessaires pour rembourser ses obligations que s’il augmente les impôts, ou baisse radicalement ses dépenses. Des propres mots du sénateur Mike Enzi : « Si les rentrées ne sont pas au rendez-vous (et elles ne risquent pas de l’être tant que le gouvernement continue d’enregistrer déficit sur déficit), alors le gouvernement fédéral devra augmenter les impôts ou baisser les dépenses de certains postes afin de financer les promesses de la sécurité sociale. Il s’agit d’une mauvaise gestion financière crasse. Les caisses ne disposent pas de suffisamment d’argent pour satisfaire les obligations du gouvernement. » (…)

Depuis sa création en 1983 jusqu’à la grande récession de 2009, la sécurité sociale a enregistré des excédents confortables. Cependant, le gouvernement américain dans son ensemble a commencé à enregistrer d’énormes déficits à partir de l’administration George W Bush. (…)

Au moment d’écrire ces lignes, le gouvernement américain a « emprunté » presque 18 % de sa dette totale via cette méthode d’investissement. Résultat des courses, la sécurité sociale américaine est l’un des plus gros porteurs de Treasuries.

https://or-argent.eu/le-gouvernement-americain-doit-285-trillions-a-sa-caisse-de-la-securite-sociale/

EN BANDE SON :

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1 réponse »

  1. Je suis surpris de l’étonnement de M. Kunstler. Disons les choses simplement: essayez de maintenir quelques millions de USD sur un compte bancaire (auprès de qui? Autre bonne question). Vous y arriverez peut-être. Puis passez à 60/100/150 Mios USD. Là, fin de la partie: vous serez obligé de « transformer » votre cash en T-Note ou T-Bond (si pas de volonté de l’investir en actions ou autres actifs). Pas le choix. Les « govies » US, c’est le Dollar. Qu’il soit en « digits », billets de banque, compte bancaire, postal, ou en obligations, c’est la même chose. Le Dollar C’EST LA DETTE EN DOLLAR.


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