Art de la guerre monétaire et économique

Douce – France – Gilets jaunes : la faillite de l’État-providence

Gilets jaunes : la faillite de l’État-providence

Quand cessera-t-on de prendre les Français pour des idiots ?

Je me pose avec insistance cette question depuis que j’écoute les commentateurs politiques, les gouvernants, les leaders politiques et autres intervenants s’étendre en théories pour saisir le sens du mouvement des Gilets jaunes et tenter en vain d’y répondre ou de le récupérer.

Ras le bol fiscal, France périphérique en colère, perte de crédit du monde politique, pouvoir d’achat, mondialisation… derrière ces interprétations se cache avant tout la faillite d’un monde imaginaire qui maintient les Français dans un rêve éveillé depuis la fin de la guerre, voire même depuis la Révolution.

Le monde imaginaire de la démocratie providence.

Une illusion n’existe que si on y croit. C’est ce qui différencie la réalité de la fiction, cette dernière cesse d’exister lorsque l’on cesse d’y croire. Et cette fiction est entretenue depuis très longtemps suivant un seul principe : celui de prendre les Français pour des benêts qui croient tout ce qu’on leur raconte.

C’est cette fiction qui est en train de s’effondrer.

Le grand bal des illusions

Parce qu’il parait qu’ils y ont cru, les Français, au meilleur système social du monde. Ils se sont laissé aller à y croire.

Jusqu’au jour où ils ont passé 14 heures aux urgences au milieu des brancards. Jusqu’au jour où il leur a fallu une semaine pour trouver un médecin généraliste qui veuille bien les prendre dans leur clientèle. Jusqu’au jour où ils ont eu à se faire poser un implant dentaire. Jusqu’au jour où ils ont reçu une lettre de Pôle emploi les menaçant de radiation. Jusqu’au au jour où ils se sont fait écraser au tribunal de la Sécurité sociale parce qu’ils réclamaient ce qu’ils pensaient bien être leur droit. Jusqu’au jour où l’URSSAF leur a fait un contrôle de trop.

Jusqu’au jour où ils en ont eu complètement marre qu’on leur dise ce qu’il faut manger, ce qu’il faut boire, comment il faut s’habiller en hiver, comment il faut s’habiller en été, à quelle vitesse il faut rouler …

Jusqu’au jour où ils ont commencé à ne plus prendre au sérieux toutes ces histoires plus abracadabrantesques les unes que les autres que politiciens et journalistes leur servent en boucle.

Jusqu’au jour où ils ont fait le plein et se sont dit que ça commençait vraiment à bien faire.

A crédule, crédule et demi

Mais y ont-ils vraiment cru ? Ou ont-ils simplement décidé d’y croire, faute de mieux ?

Tant que les choses allaient bien, tant que chacun arrivait à trouver son petit avantage dans l’immense bazar de la démocratie providence, on laissait les media dire n’importe quoi et les politiciens sortir leur baratin. De toute façon, pourquoi perdre du temps avec tout cela : les journalistes comme les hommes politiques ont décidé qu’ils auront toujours raison et que rien ne les fera jamais changer d’avis.

De toute façon, plus personne ne vote vraiment. Mais est-ce que ce signal a été compris, voire même simplement entendu ?

Ce qui était drôle et faisait les choux gras des imitateurs et des parodistes : les petits travers, les petits détails qui relèvent régulièrement l’arrogance ou l’incompétence de ceux qui croient nous gouverner, les petites phrases, les polémiques ridicules, les tics de langage caricaturaux et les inepties manifestes… est devenu irritant, lassant pour finalement devenir inadmissible.

Cela fait pourtant des années qu’on leur répète qu’il faut cesser ce petit jeu, qu’il faut cesser de raconter des histoires en multipliant les contre-sens les plus évidents.

Comment peuvent-ils encore aujourd’hui, alors que Paris brûle chaque samedi, continuer à croire qu’ils trompent réellement quelqu’un ?

Miser sur l’ignorance

Une des dernières stratégies de communication trouvée par le gouvernement pour discréditer les Gilets jaunes et qui s’ajoute à la liste déjà peu reluisante que je listais dans mon dernier article, illustre parfaitement cette arrogance, dans un remake du populaire sophisme de la crémière, de la métaphore du beurre et du sourire :

Les Gilets jaunes sont un mouvement un peu contradictoire qui veut à la fois moins d’impôts et plus de services publics.

Il faut vraiment être persuadé de l’inculture des Français pour penser que ceux-ci ne comprendraient pas ce que signifie la notion de gain de productivité. Il faut être bien perché sur son piédestal pour croire qu’ils ignorent ce qu’est le fordisme et comment on a pu, avec la mise en chaîne de la fabrication de la Ford T en 1908, faire que l’on ait à payer moins de dollars pour avoir davantage de voitures.

Il faut vraiment être déconnecté du monde réel pour ignorer que chaque ouvrier, chaque employé, chaque artisan, chaque commerçant se retrouve chaque jour, plusieurs fois par jour, devant cette double injonction : faire toujours plus, donner encore plus… mais toujours pour moins cher, pour plus vite et de meilleure qualité.

L’excuse de l’exception française

La dépense publique, c’est 1 291 milliards d’euros, 56,5 % du PIB. Record mondial.

Comment peut-on donc espérer nous faire croire qu’il soit impossible de faire quelques petites économies ? Cela fait des décennies, depuis la mise en place du modèle social du CNR juste après la guerre que l’on n’a fait aucune réforme. 73 ans à ne faire qu’augmenter les dépenses publiques sans jamais chercher une seule fois à les diminuer.

Comment peut-on espérer nous faire croire que nous serions les seuls au monde pour lesquels il serait impossible de payer moins d’impôts ? Nous faire croire que la disponibilité des services publics n’est qu’une question d’argent. Même pas de moyens, une simple question d’argent.

Qui irait voir son patron ou ses clients et oserait leur expliquer que s’il ne travaille pas plus, c’est simplement parce qu’il est Français ?

Démagogie

Comment peut-on également croire qu’on allait résoudre le problème en un claquement de doigts, en sortant du chapeau des solutions magiques, comme celle de réduire le salaire des députés ou les pensions des anciens Présidents. Même si le symbole est force d’exemple, ces dépenses ne sont rien dans l’océan de taxes, d’impôts et de déficit.

Un million d’euros, c’est le 0,0000007 ème des dépenses publiques, c’est un litre d’eau dans une piscine olympique.

La tranche supérieure de l’impôt sur le revenu, celle qui impose à 45 % ne représente que 0,7 % des dépenses publiques. Tout comme diminuer le salaire des députés, taxer les riches n’est qu’un argument démagogique qui ne résiste pas une seule seconde à l’analyse des chiffres.

Quel Français n’a pas autour de lui quelqu’un qui n’arrive pas à boucler ses fins de mois ? Combien de personnes sont parties de France, lasses de cette suspicion permanente du « riche » ?

Avec Internet, l’époque où les classes sociales vivaient à coté l’une de l’autre sans jamais se parler est révolue. Tout le monde a bien compris que les histoires de politique des riches ou de politiques des pauvres sont avant tout entretenues par les politiques, parce qu’elles ne servent en fin de compte qu’à jeter les gens les uns contre les autres, à diviser pour mieux régner.

Taxer pour ne pas réformer

Malgré les innombrables taxes en tout genre, la moitié de la dépense publique provient de 2 prélèvements principaux : la taxe sur la valeur ajoutée (203 Md€) et les charges sociales (488 Md€).

Le reste est principalement financé par l’impôt sur le revenu (78 Md€), l’impôt sur les sociétés (60 Md€), les impôts sur l’habitat – taxe d’habitation et impôt foncier (60 Md€) et le déficit (75 Md€).

Ces chiffres, comme tous les autres sont facilement disponibles en une simple recherche sur Internet. Comment peut-on nous faire croire que quelqu’un ignorerait l’état déplorable des finances publiques et le besoin impérieux pour l’État de trouver des solutions ?

Tout le monde a bien compris que l’intérêt de la fiscalité écologique est avant tout comptable, qu’elle permet de créer une nouvelle entrée d’argent qui peut potentiellement atteindre le 50 ou 100 milliards d’euros dans quelques années, l’État étant quasiment à bout de ces capacités d’augmenter ses recettes sur ses 6 moyens de financement principaux (TVA, charges, IR, IS, foncier et déficit)

Les fonctionnaires de Bercy et les débats télévisés auront beau chercher une solution pour rééquilibrer les dépenses publiques en taxant davantage l’un et moins l’autre ou vice-versa et en faisant des plans sur la comète : il n’y en a pas. Il est évident que ce n’est pas du côté des recettes qu’il faut chercher la solution, mais bien du côté des dépenses.

La fable des taxes ciblées

Mais on continue à croire que les Français gobent toutes ces fariboles. Et comme cela ne suffisait pas, on y rajoute systématiquement une autre, encore plus énorme : celle qui consiste à prétendre que les impôts ou les taxes cibleraient une catégorie sociale particulière ou un élément économique particulier : les riches pour l’ISF, la pollution pour la taxe carbone etc.

Hé oui, on continue à penser que les Français sont suffisamment crédules pour croire que quand on taxe les carburants, on taxe la pollution, mais pas du tout l’essence qui permet d’aller au travail.

Une taxe finit toujours par se répercuter dans l’économie et par toucher tout le monde. Dans le prix d’une baguette de pain, il n’y a pas que la TVA, il y a aussi la taxe sur les carburants du tracteur qui a labouré la terre, de la moissonneuse, des camions qui ont acheminé le grain et la farine. Il y a les taxes sur l’électricité qui a fait tourner le moulin et chauffé le four. Il y a les charges sociales que payent l’agriculteur, le boulanger, le meunier. Les impôts fonciers de la boulangerie, du moulin, de l’exploitation agricole. Et toutes les taxes se retrouvent dans le prix de la baguette. Sans les taxes, une baguette ne coûterait pas 1 euro, mais quelques malheureux centimes.

On croirait que le pouvoir ne fait jamais ses courses, ne sait pas ce qu’est un hard-discount, qu’il n’a pas compris que le principal effet de la mondialisation est la chute des prix. Pense-t-il vraiment que les gens n’ont pas compris pourquoi les prix des produits étrangers sont aussi bas ? Qu’ils n’ont pas remarqué que la baisse des prix est bonne pour tous les produits… sauf bizarrement ceux que l’État réglemente, comme par les carburants, le gaz ou l’électricité.

Tout le monde paie les frais de l’incompétence et de l’arrogance

En fin de compte, c’est toujours le citoyen, chaque citoyen, tous les citoyens qui paient.

Cela fait 50 ans que le budget de l’État est en déficit. Ça fait 50 ans que l’État invente des histoires pour essayer de s’en sortir. Ça fait 50 ans que l’État fait la chasse à tout ce qui peut être imposé et invente de nouvelles taxes pour chasser l’argent dans tous les recoins de l’économie. Comme si des chanceux pouvaient être passés à travers les mailles du filet pendant 50 ans.

50 ans… voire même peut être 200 ans…

50 ans que l’État est en faillite. En faillite budgétaire, et en faillite politique.

Nous sommes tous logés à la même enseigne : nous sommes tous des contribuables que l’on prend pour des simplets qui gobent toutes les histoires qu’on leur raconte. Nous sommes tous des Gilets jaunes.

Par Olivier Maurice pour Contrepoint.org

https://www.contrepoints.org/2018/12/08/331926-gilets-jaunes-la-faillite-de-letat-providence

Celui qui prétendait ouvrir la France sur le monde actuel et rester maître de son agenda n’en fini pas de se prendre les pieds dans le tapis jaune.

Lorsqu’il publia son livre programme intitulé Révolution, il y a peu de chance qu’Emmanuel Macron prévoyait que deux ans plus tard, jour pour jour, il se retrouverait dans les chaussures de Louis XVI avec lequel il partage à la fois la prestance du gendre idéal, la passion pour les horloges et la totale déconnexion avec le monde qui l’entoure. Il y a peu de chances qu’il pensait se retrouver un jour barricadé dans son palais avec la garde essayant par tous les moyens de maintenir la colère populaire à distance.

Celui qui prétendait ouvrir la France sur le monde actuel et rester maître de son agenda n’en finit pas de se prendre les pieds dans le tapis jaune. Et ce n’est pas sa récente annonce de convoquer dans l’urgence des États Généraux pour discuter de la transition écologique qui lui permettra de reprendre la main sur le cours des événements.

Depuis quelques mois, Emmanuel Macron erre dans son propre pays. Complètement perdu, il semble chercher désespérément une issue, tout comme Louis XVI qui demandait sa route dans une auberge.

Désastre rue de Varenne

Je tire mon chapeau au Premier ministre et aux ministres qui doivent essayer de s’y retrouver dans cette communication qui change de stratégie toutes les semaines. Je n’aimerais pas me retrouver non plus à la place de l’un de ces députés de la majorité, dont c’est d’ailleurs pour beaucoup le premier mandat, quand il doit essayer d’expliquer ce qui se passe dans sa permanence.

Car non content de n’avoir toujours pas compris ce que veulent les Français : des actes (et surtout des sous) et non des discours, des trajectoires, des aspirations, des itinérances mémorielles ou de l’agitation parlementaire, la communication gouvernementale navigue entre un film des Charlots et un épisode de Jackass, en termes de records du nombre de gaffes par seconde.

Où est donc passé la startup nation ? Est-ce cela le nouveau monde ?

On en deviendrait complotiste par dépit, las de chercher en vain où Emmanuel Macron veut en venir : on se demanderait si la démission de Gérard Collomb ne serait rien d’autre que la fuite devant l’étendue d’un désastre annoncé, désastre qu’en fin politique celui-ci aurait deviné comme étant inéluctable.

On se creuse le crâne pour essayer de saisir un sens à chaque coup de billard politique à 37 bandes au moins, tant la subtilité de la manœuvre semble nous échapper.

Stratégie n°1 : l’échec individuel et collectif

Première stratégie de défense : si le pays va mal, c’est de la faute des Français, de ces Gaulois râleurs qui se plaignent sans arrêt et ne font même pas l’effort minimal de traverser la rue pour trouver du travail.

Quelle matière donner à cette accusation ? Quel objectif poursuit ici le chef de l’État ? (autre que celui de rejeter la faute sur le manque de passages cloutés).

Si il y a une logique, ce n’est surement pas celle affichée à la première page de son livre : « Le pays, lui, dans son ensemble, n’a pas échoué. Il le sait confusément, il le sent. De là naît ce « divorce » entre le peuple et ses gouvernants. » Ou comment dire une chose et deux ans plus tard son exact contraire. Comment tomber le plus rapidement possible dans le travers que l’on dénonce.

Stratégie n°2 : le retour des années 30

À la veille de la commémoration de la fin de la Première guerre mondiale, Emmanuel Macron se lançait dans une diatribe sur la paix, la guerre et l’entre-deux guerres, se perdant lui-même au passage en mélangeant traité de Versailles et traité de Paris. Il y dressait un tableau apocalyptique d’une Europe « divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique ».

Comment comparer la dépression de 29 à la situation économique actuelle où la plupart des grandes puissances affichent avec insolence des indicateurs économiques record (un taux de chômage de 4 % aux États-Unis et en Angleterre, de 3,4 % en Allemagne, une croissance de 4 % aux USA, de 7 % en Chine et en Inde etc.) ?

Le président ignore-t-il Internet et pense-t-il que les Français soient incapables de comprendre que la « crise économique » qui a bon dos depuis 9 ans est avant tout une exception française due à l’accumulation de taxes, d’inaction et d’incompétence ? Comment peut-on confondre ainsi la peur avec la colère et la frustration qui secouent le pays ?

Stratégie n°3 : la croisade verte

Après s’être mis à dos Nicolas Hulot, et tenté de convertir Donald Trump au bonheur de l’écologisme, il ne lui restait plus qu’à se fâcher avec Ségolène Royal. Ainsi le président aura fait le vide écologiste autour de lui et pourra se lancer tout seul, sans aucun appui, dans une croisade que l’on a vraiment du mal à voir autrement que comme une excuse de circonstance pour remplir les caisses désespérément vides de l’État.

Même les écologistes les plus convaincus qui n’en sont pas à une entourloupe près (comme augmenter les bouchons et faire tourner les moteurs à l’arrêt pendant des heures pour faire augmenter la pollution) ont trouvé la ficelle trop grosse.

Emmanuel Macron a-t-il vraiment cru qu’il serait crédible en Don Quichotte sauvant la planète après s’être fait élire sur un programme où il prétendait sauver la France ?

Stratégie n°4 : la 5° colonne

Nouveau bouc émissaire, nouvelle leçon de stratégie morale et politique délivrée aux gilets jaunes : ceux-ci vont se faire manipuler, ils vont se faire récupérer.

Comme si Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon attendaient sagement l’autorisation du chef de l’État pour avoir leur avis et le crier haut et fort. Pendant toute une semaine la question a donné lieu à une gigantesque tartufferie de la part des chaines d’info dont la première question à n’importe quel homme politique était invariablement : « allez-vous tenter de récupérer le mouvement des Gilets jaunes ? »

Au cas où Emmanuel Macron l’aurait oublié, la démocratie repose sur l’existence de partis politiques sensés agréger et porter (c’est-à-dire récupérer) les opinions des électeurs.

Stratégie n°5 : le putsch d’extrême droite

Voyant sans doute que les explications précédentes n’avaient pas marché, voici que ressort la vieille ficelle usée jusqu’à la corde du danger de l’extrême-droite et de l’action violente de son bras armé rebaptisé pour l’occasion ultra-droite (serait-ce pour ne pas stigmatiser les 10 millions de personnes qui n’ont pas voté pour lui le 7 mai 2017 ?)

Heureusement que la « vraie » extrême-alt-ultra-droite (celle d’Anders Breivik – 77 morts et 151 blessés, de Barush Goldstein – 29 morts et 125 blessés, de David Copeland – 1 mort et 111 blessés, d’Alexandre Bissonnette – 6 morts et 8 blessés, du massacre de Bologne – 85 morts et 200 blessés, de Gundolf Köhler – 13 morts, 211 blessés, etc…) ne devait pas regarder la télé ce jour-là, ou tout du moins n’a-t-elle pas répondu à l’invitation.

Stratégie n° 6 : la pédagogie

Si les Français sont contre la politique d’Emmanuel Macron, c’est parce qu’il ne l’ont pas comprise. Il faut donc redoubler de pédagogie. Il faut donc que dorénavant les Français remplissent leur réservoir avec de la pédagogie…

Stratégie n° 271 : parler pour ne rien dire

Après avoir essayé de tourner autour du pot dans toutes les directions possibles, Emmanuel Macron a finalement dû renoncer au nouveau monde. Il a été contraint de reprendre la seule stratégie de communication que semblent maîtriser les présidents de la République depuis des années : celle qui consiste à noyer le poisson, à abreuver l’audience sous un flot de mots vides de sens et d’actes de contrition : « je vous ai entendu, je vous ai compris, je prends la mesure des événements… »

La France de Macron et la France

Le divorce entre le peuple et les gouvernants est consommé. Emmanuel Macron en a été l’ultime artisan. Le Frexit a eu lieu : la France des Gilets jaunes et la France des Vélibs ont fait sécession.

Le pays parle désormais deux langues différentes, celle d’Emmanuel Macron et celle de ceux qui en ont marre de payer des impôts pour moins de services publics, pour des fonctionnaires à l’autre bout du pays, pour un maquis de subventions et d’assistanat, marre du chômage et des prix qui ne font qu’augmenter, marre d’un pays à la traîne dans un monde en pleine croissance, marre qu’on leur promette la lune et que l’on fasse mine de les écouter sans jamais les comprendre, marre qu’on leur pose toujours la même question sans jamais écouter leurs réponses : « Mais qui est John Galt ? »

https://www.contrepoints.org/2018/11/29/331313-communication-la-strategie-de-lechec-demmanuel-macron

2 réponses »

  1. celle de réduire le salaire des députés ou les pensions des anciens Présidents. Même si le symbole est force d’exemple, ces dépenses ne sont rien dans l’océan de taxes, d’impôts et de déficit.
    laisser couler le robinet goutte a goutte dans la baignoire et a la fin de l’année elle est pleine a raz bord

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