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Big Brother : La recherche chinoise en intelligence artificielle a augmenté de 400% depuis 2007, en Chine, on peut maintenant vous identifier grâce à votre façon de marcher

Selon des données de l’indice AI, plus de 87% de la recherche en matière d’intelligence artificielle dans le monde est issue du monde universitaire, rapporte Quartz.
Cette tendance s’observe depuis 20 ans. Cependant, les nouvelles initiatives chinoises dans ce domaine ont considérablement accru le volume des recherches directement associées au gouvernement chinois. Ainsi, la quantité de travaux associés au gouvernement chinois a augmenté de plus de 400% en 10 ans, passant de 188 études en 2007 à 957 études en 2017.

Etats-Unis et Europe

Durant la même période, aux Etats-Unis, la hausse des recherches attribuées au gouvernement s’est établie à 90%, passant de 351 à 670 études. En Europe, l’augmentation a été de 355%, passant de 953 à 1.481 études. En d’autres termes, cela signifie que même si la Chine a investi dans le domaine de l’intelligence artificielle au cours des dix années, ce pays n’a toujours pas atteint le niveau de production européen, indique l’indice AI. Toutefois, si la croissance chinoise se poursuit, la recherche gouvernementale européenne risque d’être bientôt dépassée.

Tencent et Alibaba

Le gouvernement chinois possède également un avantage car il collabore étroitement avec des sociétés technologiques telles que Tencent et Alibaba. Cela signifie que ces sociétés peuvent profiter des fonds et des données du gouvernement, tandis que ce dernier peut compter sur leurs capacités à transformer rapidement ces données en produits en rapport avec l’intelligence artificielle.

Les villes chinoises sont en train d’implémenter un nouveau logiciel de « reconnaissance de la démarche ». La Chine renforce de cette manière encore davantage la sécurité sur son territoire.

Le logiciel, développé par la société technologique chinoise Watrix, permet d’identifier les personnes sur base de leur silhouette et de leur façon de marcher même si leur visage est masqué. Cette technologie peut en outre reconnaître une personnes à 50 mètres de distance en analysant son comportement.

Bien que le logiciel ne comporte pas encore de fonctionnalité permettant la reconnaissance et la détection des personnes en temps réel, il serait possible de rechercher une séquence en dix minutes avec un taux de précision de 94%.

Contribution à la reconnaissance faciale

A long terme, cette technologie pourrait compléter la reconnaissance faciale, cette dernière s’appuyant sur des images haute résolution du visage d’une personne. La reconnaissance faciale est utilisée presque partout en Chine, dans des endroits tels que les rues, les gares ou encore les aéroports.

A Pékin et à Shanghai, le logiciel est déjà employé pour l’identification des suspects ou des piétons indisciplinés. Les autorités ont fait part de leur intention d’utiliser cet outil numérique dans la région de Xinjiang, à la frontière nord-ouest de la Chine. Dans cette zone, un million de personnes seraient détenues suite à une vague de répression contre les minorités musulmanes, selon l’ONU.

Surveillance biométrique

En Chine, les outils biométriques déterminent l’avenir de la haute technologie. Les développements en matière d’intelligence artificielle, souvent issus de recherches soutenues par le gouvernement, alimentent la création d’un vaste système national de surveillance. Ce projet baptisé « projet bouclier doré » doit permettre de surveiller les 1,4 milliard de citoyens chinois.

Au cours de la dernière décennie, les dépenses relevant de la sécurité intérieure en Chine ont triplé pour atteindre 1,24 milliard de yuans, soit 157 milliards d’euros.

Selon la Jamestown Fondation, un groupe de réflexion américain, rien qu’au Xinjiang, les constructions en rapport à la sécurité ont plus que doublé en 2017. Selon les autorités chinoises, ces avancées permettront d’augmenter la sécurité du pays et pourront également être utilisées à plusieurs fins.

Récemment, dans le cadre d’une campagne de lutte contre la fraude fiscale, un assureur chinois a développé un logiciel de reconnaissance faciale qui est capable d’analyser les micro-expressions des demandeurs de prêt. « La technologie de reconnaissance de la démarche pourrait également être utilisée pour repérer les intrus dans un logement », explique encore le quotidien britannique The Telegraph.

Atteinte à la vie privée

Selon les observateurs, il n’y a aucun débat en Chine sur le droit à la vie privée. Par ailleurs, le Parti communiste chinois au pouvoir risque d’abuser du recours à ces technologies.

« Les États ont l’obligation d’assurer la sécurité publique à leurs citoyens, mais pas au détriment des droits de l’homme fondamentaux », a déclaré au journal Sophie Richardson, directrice chinoise de Human Rights Watch.

« Ces outils collectent de nombreuses données sur les citoyens sans leur connaissance et leur consentement. Ces personnes ne sont pas en mesure de savoir comment ces technologies sont utilisées contre elles. Il n’existe aucun moyen efficace pour lutter contre cette tendance. »

À Jinan, la capitale de la province du Shandong dans l’est de la Chine, la municipalité a mis en place un système de permis à points… pour les propriétaires de chiens.
En effet, depuis l’année dernière, les maîtres sont pénalisés s’ils ne respectent pas un certain nombre de règles, par exemple s’ils ne ramassent pas les crottes de leurs chiens ou s’ils promènent leurs compagnons sans laisse.

Une politique de « crédit social » pour les possesseurs de chiens

Ce procédé n’est pas sans rappeler la politique de « crédit social »instaurée par le gouvernement chinois en 2014, un score qui note le comportement des citoyens à l’échelle nationale.

Parmi les consignes à respecter, on retrouve des règles qui relèvent du bon sens et du savoir-vivre, et d’autres qui sont plus strictes et moins évidentes. Par exemple, les propriétaires doivent être en mesure de présenter le permis qui les autorise à posséder un chien quand ils sont en public avec leur animal. Les canidés doivent être promenés en laisse d’une longueur maximale de 1,5 mètre, et ils doivent être supervisés sur la voie publique par une personne de plus 18 ans, mais certains endroits (comme les transports publics ou les hôtels) leur sont interdits.

Des sanctions qui peuvent aller jusqu’à la confiscation de l’animal

Les contrevenants s’exposent à une perte de points accompagnée d’amendes de 25 à 63 euros. Si le nombre de points tombe à zéro, les autorités peuvent confisquer l’animal. Pour récupérer leur compagnon et leurs points, les propriétaires doivent passer un questionnaire à choix multiple pour tester leurs connaissances concernant le règlement canin en vigueur.

Le système donne déjà des résultats positifs. Le nombre de plaintes concernant des animaux non tenus en laisse a baissé de 43% en 2017 par rapport à 2016. Sur cette même période, les autorités ont constaté une réduction de 65% des troubles et attaques liés aux chiens, selon le Beijing Youth Daily.

EN BANDE SON : 

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