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Déchets électroniques et plastique contre réchauffement climatique : l’écologie du tiroir-caisse

Déchets électroniques et plastique contre réchauffement climatique : l’écologie du tiroir-caisse

Un tiers du plastique finit dans la nature

En 2016, le monde a produit 310 millions de tonnes de déchets plastiques. Cela équivaut à 2 200 bouteilles d’eau en plastique ou à 53 kg de plastique par personne. C’est ce que l’on peut lire dans un rapport du World Wildlife Fund (WWF), basé sur de nombreuses études et données publiques.

Quelques observations remarquables :

Depuis 2010, les déchets plastiques ont augmenté de 4 % par an. D’ici 2030, on en ajoutera encore 40 % de plus.

Les pays riches produisent 10 fois plus de déchets plastiques que les pays pauvres (118 kg contre 11 kg par personne).

Les pays riches exportent entre 10 % et 25 % de leurs déchets plastiques. La majeure partie de cette quantité était jusqu’à présent expédiée en Chine, mais depuis que ce pays a réduit ses importations de 20 %, les exportations vers des pays tels que le Vietnam et la Malaisie ont été multipliées par cinq.

Un tiers de tout le plastique finit dans la nature.

75 % de tout le plastique qui a déjà été produit finit avec les déchets.

La production de plastique représente 6 % des émissions mondiales de CO2.

By Editoriauxwww.bvoltaire.fr mars 5, 2019 Jany Leroy

Seulement un objet électronique sur cinq est recyclé. 1 sur 5. Les autres ? Ben, les autres sont là. Ici, ailleurs, quelque part. Il y en aurait 48,5 millions de tonnes dont on ne sait que faire. Broyés, concassés, réduits en poudre, enterrés, entassés. Téléphones portables, téléviseurs, ordinateurs, frigos, imprimantes, sèche-cheveux. Combien étaient en état de marche lorsqu’ils furent jetés ? Sans doute beaucoup. Et même énormément. Et puis, il y a les défectueux qu’on ne se donne plus la peine de réparer. « Ah, c’est trop compliqué. Regardez, il y a le nouveau modèle. »

La société marchande est parvenue à instaurer l’idéologie du nouveau modèle. La dictature de la nouvelle version. Celle qui n’apporte rien de plus que la précédente mais dont le visuel différent place l’utilisateur dans la crainte d’être à la traîne du modernisme. Pour le constructeur, l’enjeu n’est plus d’apporter une réelle amélioration mais de mettre au point un objet à l’apparence modifiée et comportant quelques minuscules variantes de manière à faire passer l’ancien modèle pour complètement ringard. D’où les millions de tonnes dans la nature. En réalité, personne n’a besoin du dernier iPhone. Aucun automobiliste n’a jamais souffert de ne pas avoir d’essuie-glaces qui démarrent automatiquement lorsqu’il commence à pleuvoir. Pas un seul conducteur ne s’est plaint que les phares de sa voiture ne s’allument pas tout seuls lorsque la nuit tombe. À défaut d’une vraie innovation tous les quatre matins, l’industriel se torture les neurones pour offrir une illusion de nouveauté technologique. Parce qu’il faut vendre, faire du chiffre et vendre encore.

À ces montagnes de déchets électroniques, il faut ajouter les 300 millions de tonnes de plastique produites chaque année. Production qui pourrait augmenter de 40 % d’ici 2030. Des particules de micro-plastique ont été retrouvées dans les entrailles de poissons vivant dans les abysses. Avec le temps, ces matières seront réduites à l’état de nanoparticules et, donc, respirées et ingérées au quotidien par les générations à venir.

Si la responsabilité de l’homme est largement mise à mal dans les causes du fameux réchauffement climatique, la question de la pollution plastique et électronique ne fait, en revanche, aucun doute quant à son origine. Sur ce terrain, excepté quelques mesurettes comme le projet d’interdire certains objets à usage unique (pailles, gobelets, cotons-tiges, couverts), les forcenés des COP21, 22 et tutti quanti sont extrêmement silencieux. Nous n’avons guère entendu les Macron/Merkel, sauveurs de planète agréés, émettre le souhait d’établir des normes pour les emballages ou s’inquiéter du recyclage des portables et autres écrans plats. Le diesel présente le grave inconvénient de coûter moins cher que l’essence et le portable, l’énorme avantage de rimer avec rentable. C’est d’écologie du tiroir-caisse qu’il est question.

http://www.bvoltaire.fr/dechets-electroniques-et-plastique-contre-rechauffement-climatique-lecologie-du-tiroir-caisse/?mc_cid=89a687e2b7&mc_eid=b338f8bb5e

Coca-Cola produit 200 000 bouteilles de plastique … par minute

L’empreinte en matière d’emballages de Coca-Cola est égale à 108 milliards de bouteilles en plastique par an. Cela représente plus du cinquième de la contamination mondiale des bouteilles. Seulement 10 % de ces déchets sont recyclés dans le monde entier.

En Europe, cela représente « déjà » 30 %, mais ce chiffre est également relatif car l’Union européenne inclut également l’incinération de plastique dans les centrales électriques en cours de recyclage. Et les scientifiques s’interrogent de plus en plus sur l’effet de cette pratique.

Coca-Cola a pour la première fois fourni des chiffres sur son utilisation du plastique à la Fondation Ellen MacArthur , qui exhorte les grandes entreprises et les gouvernements à faire davantage pour lutter contre la pollution par les plastiques.

Coca-Cola semble produire 3 millions de tonnes d’emballages en plastique par an. Les chiffres – que la société refusait de divulguer par le passé – montrent la quantité d’emballages en plastique que Coca-Cola a produite en 2017.

Des chiffres qui donnent le vertige

La société n’a pas révélé l’ampleur exacte de sa production de bouteilles. Mais lorsque l’on traduit l’empreinte de l’emballage en bouteilles PET de 500 ml, on abouti à près de 108 milliards de bouteilles par an. Ce qui représente plus d’un cinquième de la production mondiale de bouteilles en PET, soit environ 500 milliards de bouteilles par an. Cela équivaut à 200 000 bouteilles en plastique d’un demi-litre … par minute.

Nestlé a également donné des chiffres. Elle dit qu’elle utilise 1,7 million de tonnes d’emballages en plastique chaque année. Unilever donne un chiffre de 610 000 tonnes et Danone, de 750 000 tonnes.

Dans le monde entier, à peine 10 % de ces déchets sont actuellement recyclés. Au moins 8 millions de tonnes d’emballages en plastique finissent dans la mer chaque année .

EN BANDE SON : 

2 réponses »

  1. 48,5 millions de tonnes d’objets électroniques en circulation, ce n’est effectivement pas anodin; mais que dire alors des 7,5 millions de tonnes de batteries qui auront envahi le marché d’ici 2030 pour équiper les 30 millions de voitures électriques attendues à cette échéance et dont on nous martèle que c’est LA solution écologique…?

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