Alt Right

La Radicalisation par le Meme ou le Mimétisme de la multitude !

Hier, à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, un Australien du nom de Brenton Tarrant, âgé de 28 ans, a ouvert le feu dans deux mosquées, tuant 49 personnes. Lattaquant a filmé son carnage, qui depuis tourne en boucle sur les réseaux sociaux, et laissé un manifeste de 74 pages.

Bien entendu, les similitudes avec Anders Breivik, seul autre terroriste d’extrême-droite de ces dernières années, sont frappantes, ce que n’aura pas manqué de rappeler la presse en brandissant à nouveau le spectre de la menace fasciste, Aude Lancelin, du Média, n’hésitant d’ailleurs pas sur Twitter à rejeter la faute sur Renaud Camus et Alain Finkielkraut…

Seulement, si similitude il y a, elle ne vient pas de l’idéologie prônée par les deux tueurs, mais de la façon dont ils y sont arrivés. Anders Breivik avait expliqué s’être entraîné à tuer sur World of Warcraft.

De son côté Brenton Tarrant a entamé sa tuerie en écoutant une chanson intitulée « Remove Kebab », et à continuer son œuvre au son de chansons « mèmiques » provenant de 4chan, 8chan et /pol/, des forums de discussions où l’humour noir est de mise, et son manifeste est rempli de blagues faites pour troller son lectorat.

Durant la vidéo, on peut aussi l’entendre crier « N’oubliez pas les filles, abonnez-vous à PewDiePie », citant un célèbre YouTubeur de jeux vidéo. Ces deux jeunes gens n’avaient sûrement rien lu de Julius Evola ou de Yukio Mishima, et rien des terroristes d’extrême-droite passés, tels que Massimo Carminati.

On assiste là à une nouvelle forme de radicalisation, la radicalisation par le meme. On ne tue plus vraiment au nom d’idées, mais au nom de l’humour. Imaginez Benito Mussolini marchant sur Rome en scandant « Abonnez-vous à Norman Fait Des Vidéos », et vous aurez une idée du tableau.

La propagande est en effet l’un des outils les plus efficaces pour rallier quelqu’un à une cause. Goebbels, Molotov, puis tous les services secrets du monde l’ont très bien compris.

L’on se souvient que le gouvernement américain, par exemple, subventionnait en sous-main le rock’n’roll et l’art contemporain qu’ils dénigraient officiellement pour se donner une image de pays libre et attirant face à l’URSS. Cependant, de nos jours, la communication de propagande n’est plus uniquement l’affaire des grandes-puissances.

L’avènement d’Internet a permis à tout un chacun de devenir un agent de propagande pour la cause qu’il choisit, et l’initiative individuelle parait plus efficace que les campagnes traditionnelles.

Pendant la dernière campagne présidentielle américaine, par exemple, les jeunes actifs pro-Trump ont redoublé d’efforts dans la création ou l’utilisation des memes en faveur de leur candidat, à tel point qu’une psychose s’est installée dans les médias.

Notamment autour du meme dit de « Pepe the Frog », une grenouille stylisée, de la réaction Facebook « wow », qui aurait été un symbole de ralliement secret des suprémacistes blancs (réfléchissez donc à deux fois avant de vous étonner sur le réseau social), ou encore du signe « Ok », d’ailleurs effectué par Brenton Tarrant lors de son inculpation.

Des chansons accompagnées de clips grandiloquents ont été réalisées par ces petites mains bénévoles, et l’un des memes les plus utilisés, celui du «God Emperor Trump », mêlant Warhammer 40k et Donald Trump a même été réalisé en char géant lors d’une parade en Italie.

En France, seul un député semble avoir compris l’intérêt du meme : Joachim Son-Forget, député dissident de La République en Marche, qui s’est fait un nom en utilisant à la perfection les codes du « lol » et de la pop-culture reine de notre époque.

Si certains peuvent y voir là une sorte de nivellement par le bas (à raison), on ne peut nier qu’à défaut d’être en avance sur son temps, il est par contre parfaitement de son époque, là où les politiciens de carrière échouent lamentablement à se mettre à la page.

On se souviendra avec émotion de l’hilarant lipdub de l’UMP, ou de la tentative de François Hollande de se créer un signe de ralliement avec son salut « le changement c’est maintenant »).

Qu’on le veuille ou non, le meme est l’avenir de la communication politique, et Joachim Son-Forget a eu l’intelligence de le comprendre.

Sur Internet, la guerre des memes est d’ailleurs sanglante. La droite et la gauche se renvoient la même accusation (« the left cant meme/the right can’t meme »), certains ayant plus raison que d’autres, et ici-meme, nous nous gaussons devant les créations de notre équipe, ou celles d’autres pages fort bien troussées.

L’Etat Islamique avait par exemple une armée de créateurs de memes, auxquels The Independent avait consacré un article. Il racontait parfaitement comment l’organisation terroriste recrutait sur Twitter à l’aide de mignonnes images de chats afin de normaliser ses idées, ou de memes plutôt violent.

Comme celui où l’on voit un combattant jovial de l’EI, avec comme légende« On allait commander une pizza, puis c’est parti en massacre de chiites direct ». Glaçant.

Si, comme on l’a dit précédemment, la propagande est un outil classique pour faire adhérer des gens à une idéologie, et qu’il est normal que le meme, qui est devenu en quelques années un outil de communication extrêmement puissant, fasse partie de cet arsenal.

Ce qui est intéressant est que de nos jours, beaucoup de ces faiseurs de memes n’adhèrent même pas particulièrement à l’idéologie que leurs productions défendent.

Beaucoup le font par recul, par ironie, par plaisir de choquer ou de se mettre dans les marges. On assiste donc à une génération qui se radicalise par ricanement, par détachement. Au moins, « la révolution qui vient »nous fera bien rire, entre deux échanges de tirs.

https://lincorrect.org/la-radicalisation-par-le-meme/

Utilisé dès 2015 par des figures de l’extrême-droite US, le symbole a ensuite été détourné, jusqu’à devenir un mème sur Internet.

Ce geste, nous l’avons tous sûrement déjà reproduit une fois dans notre vie. Index et pouce liés en un cercle, les autres doigts en l’air… On l’utilise pour signifier à quelqu’un qui ne peut pas nous entendre (en plongée sous-marine par exemple) que tout va bien, ou pour piéger ses amis au fameux « jeu du rond », qui consiste à taper l’épaule de celui ou celle qui a regardé notre main ainsi positionnée.

Mais depuis le début du mois de septembre, une autre facette de ce geste, à priori anodin, est médiatisée. Le « OK » serait en fait plus politique qu’il n’y paraît : il serait devenu le symbole de l’extrême-droite et des suprémacistes blancs.

Le geste « OK » devenu polémique

Deux vidéos ont fait polémique pour cette raison. Sur la première, qui date du 4 septembre, on aperçoit Zina Bash, une femme politique américaine membre des Républicains, faire un « OK » de la main. Elle est accusée d’avoir ainsi prouvé son appartenance à des mouvances d’extrême-droite et doit se défendre, comme l’explique le Wall Street Journal dans un article.

Sur la seconde, repostée sur Twitter le 14 septembre, on voit, en arrière-plan d’une interview réalisée pour une chaîne télévisée américaine, un garde-côte effectuer le même geste. Quelques heures plus tard, son employeur annonce publiquement sa mise à l’écart.

Dès 2015, plusieurs soutiens de Donald Trump utilisent le « OK ». 

Pour comprendre tout ceci, il faut remonter à 2015. A cette époque, plusieurs soutiens de Donald Trump, qui vient d’annoncer sa candidature aux primaires républicaines, ainsi que des figures d’extrême-droite, commencent à utiliser le « OK » lors de leurs apparitions publiques. Selon le site Know your meme, « Pizza party Ben », un conservateur pro-Trump qui s’est fait connaître grâce à des blagues sur Vine et Twitter, serait le premier à avoir lancé le mouvement.

Un geste imité par des soutiens de Donald Trump

En avril, PizzaPartyBen poste une vidéo dans laquelle il dit « on devrait se détendre ». Il aurait écrit en-dessous « Les hommes blancs sont comme ça ». De cette vidéo qui n’est plus en ligne, on ne retrouve que des traces, à savoir des captures d’écran. Mais « Pizza Party Ben » reproduira plus tard le même geste, seul dans des vidéos…

… ou accompagné de son ami Milo Yiannopoulos , lors de rassemblements en soutien à Donald Trump, comme ici sur cette photo.

Des vineurs comme Mike Ma, des écrivains rompus aux théories du complot comme Mike Cernovichle suprémaciste blanc Richard Spencerou encore Malik Obama, le demi-frère de l’ancien président des Etats-Unis qui a toujours affiché son soutien à Donald Trump, ont ensuite suivi le mouvement.

Jim Hoft et Lucian Wintrich, du média d’extrême-droite The Gateway Pundit, se sont même payés le luxe de le hisser jusqu’à la Maison blanche, dans la salle de presse de cette dernière.

À force de voir ce symbole réutilisé par des figures d’extrême-droite américaines, le geste « OK » a fini par porter à confusion. Pour certains, il est clairement devenu un symbole de haine. Pour d’autres, il s’agirait avant tout… d’une vaste « blague ».

« Operation O-KKK » : quand 4Chan a fait du « OK » un mème

Sur le forum 4Chan, des internautes se moquent des médias et des anonymes qui selon eux, sur-interprètent le signe. Ils lancent « l’operation O-KKK » qui consiste, expliquent-ils, à « inonder Twitter et les autres médias sociaux avec des spams, déclarant que le signe OK fait avec la main est un symbole de la suprématie blanche. » « Faites de faux comptes avec des noms basiques de filles blanches et écrivez des merdes comme : oh mon dieu c’est si vraiiiii », conseille en anglais l’instigateur du mouvement, avant d’ajouter : « Ce serait bien aussi pour nous d’associer le signe OK à un symbole de suprémacistes blancs parce que Mel Gibson l’a utilisé. Des points bonus si votre photo de profil est en rapport avec le fait de soutenir le féminisme. »

Avec le hashtag  #PowerHandPrivilege (littéralement, le privilège de la main du pouvoir), la campagne prend de l’ampleur. Certains exhument des photos ou vidéos de multiples artistes et personnalités le reproduisant, demandant ironiquement s’ils sont devenus eux aussi des suprémacistes blancs. Un mème est né.

Entre l’extrême-droite et leurs adversaires, pas de consensus sur le sens du « OK »

devenu un geste populaire utilisé par des personnes appartenant à différents segments de la droite et l’extrême-droite – y compris des suprémacistes blancs

En septembre 2017, une vidéaste, auteure de la chaîne éducative ContraPoints, expliquait que les droites et extrêmes-droites avaient toujours aimé détourner des symboles qui au départ, étaient tout à fait innocents. Ce fut le cas de la Croix de fer, décoration militaire devenue synonyme sous le IIIème Reich, ou, dans une toute autre mesure, de Pepe the frog, une grenouille verte passée de personnage de bande-dessinée à mascotte politisée.

La vidéaste explique que selon elle, utiliser des symboles innocents n’est pas un hasard, car cela participe à la décrédibilisation de ses adversaires : on se moque d’eux  parce qu’ils pensent voir dans un simple « OK » le signe d’un quelconque extrémisme, et ne comprennent, en gros, rien à rien.

Crédit photo de la une : Numerama

https://www.numerama.com/politique/418855-le-geste-ok-est-il-devenu-un-symbole-dappartenance-a-lextreme-droite.html

Le tueur néo-zélandais a inscrit ses sources d’inspiration sur ses armes : des assassins d’extrême droite, un symbole nazi slave, des personnages historiques slaves et d’Europe centrale, et les viols de jeunes filles blanches par des musulmans.

L’Australien Brenton Tarrant, 28 ans, a tué au moins 49 personnes et en a blessé 48 autres après avoir mené une attaque terroriste contre des mosquées en Nouvelle-Zélande. Dans les vidéos qu’il a filmé, on peut voir des inscriptions en blanc sur ses armes.

L’examen des texte révèle une obsession pour les personnages historiques qui ont combattu l’Empire ottoman – la superpuissance islamique de l’époque – et le scandale des abus sexuels de Rotherham.

Ils brossent un tableau troublant d’un esprit torturé, dérangé, derrière l’attentat terroriste le plus meurtrier de Nouvelle-Zélande….

  1. David Soslan – Roi géorgien des XIIe et XIIIe siècles, connu pour son succès militaire dans les guerres contre les pays musulmans voisins.
  2. David IV de Géorgie – Aussi connu sous le nom de David The Builder, il est considéré comme le plus grand dirigeant de l’histoire géorgienne. Il chassa les forces turques du pays lors de la bataille de Didgori en 1121 avant de placer la majeure partie du Caucase sous son contrôle, inaugurant l’âge d’or géorgien.
  3. Dmitry Senyavin – Amiral russe, a mené des campagnes contre les Turcs, y compris la guerre russo-turque (1787-92) et la guerre russo-turque (1806-12).
  4. Serban Cantacuzino – Ancien prince roumain qui avait prévu d’attaquer et saccager Constantinople et de chasser les Ottomans (Turcs) d’Europe.
  5. Marko Miljanov (mal orthographié sur l’arme) – Un général monténégrin qui a mené plusieurs campagnes contre les Ottomans et s’est distingué comme leader influent.
  6. Stefan Lazarević – Prince serbe qui a servi de vassaux aux Ottomans avant de libérer son pays de leur domination et de créer un Etat indépendant.
  7. Edward Codrington – Amiral britannique et plus tard commandant en chef qui a combattu dans les guerres napoléoniennes. Il a également combattu les Turcs et les Égyptiens pendant la guerre d’indépendance grecque, aidant les Grecs à obtenir leur indépendance des Ottomans.
  8. Marco Antonio Bragadin – Officier de la République de Venise, a dirigé la résistance vénitienne lorsque les Turcs ont attaqué Chypre. Il a été tué par le général turc après s’être rendu avec tous les chrétiens restant dans la ville.
  9. Ernst Rüdiger von Starhemberg – Gouverneur militaire de Vienne qui a défendu la ville contre les Ottomans à la bataille de Vienne en 1683. Des références à cette bataille sont gravées à plusieurs endroits sur les armes du tueur.
  1. Pour Rotherham – Une référence au scandale des viols à grande échelle d’enfants de Rotherham, dans lequel un gang d’hommes musulmans pakistanais britanniques a abusé sexuellement de jeunes filles britanniques blanches vulnérables pendant des décennies et a été largement ignoré par la police.
  2. Alexandre Bissonnette – Auteur de la fusillade de la mosquée de Québec en janvier 2017. Six personnes ont été tués et 19 blessés après avoir ouvert le feu à la fin de la prière du vendredi. Bissonnette purge actuellement une peine d’emprisonnement à perpétuité.
  3. Luca Traini – Extrémiste italien qui a tiré sur six migrants africains dans la ville de Macerata en février 2017. Il a été arrêté alors qu’il faisait un salut hitlérien avec un drapeau italien sur les épaules. Il a été condamné à 12 ans de prison et s’est ensuite excusé pour ses actes.
  4. Bataille de Kagul 1770 – La bataille pivot de la guerre russo-turque, 1768-1774, qui a opposé environ 40.000 soldats russes et 75.000 Ottomans. Les Russes ont remporté la victoire, ne perdant qu’environ 1.000 hommes contre 20.000 musulmans.
  5. Bajo Pivljanin – Né sous la domination ottomane, il changea de camp pendant la cinquième guerre vénitienne ottomane (1645-1669) pour combattre ses anciens dirigeants et fut finalement tué au combat. Il était considéré comme l’un des plus grands hajduks – une infanterie paysanne.
  6. Bataille de Bulair, 1913 – La bataille oppose les forces bulgares à une force turque beaucoup plus importante, qui tente de briser le blocus bulgare d’une de leurs forteresses. Les Bulgares ont remporté la victoire, ne perdant que quelques centaines de soldats contre des milliers du côté turc.
  7. Prince Fruzhin – Un noble bulgare qui a lutté contre la conquête ottomane du Second Empire bulgare.
  8. Sebastiano Venier – Doge de Venise qui a combattu les Turcs pendant la quatrième guerre ottomane vénitienne (1570-1573). En tant que membre de la Ligue chrétienne, il a vaincu les Turcs à la bataille de Lépante.
  9. Col Shipka – Référence à la bataille qui a été menée dans le cadre de la guerre russo-ottomane (1877-1878). En août 1877, un groupe de 5 000 Bulgares et de 2 500 Russes a vaincu une armée turque de 40 000 hommes.
  10. Novak Vujosevic – Combattant de la bataille de Fundina pour la Principauté du Monténégro contre les Turcs ottomans. Il tua 28 musulmans et reçut plus tard une récompense de l’empereur russe.
  1. Konstantin II Asen – Constantin II de Bulgarie, un noble bulgare et allié de Stefan Lazarević, qui est mentionné sur une autre arme de Tarrant. Il a mené une rébellion contre les Ottomans qui a duré une demi-décennie mais qui s’est terminée par une défaite.
  2. Horogszegi Szilágyi Mihály – Micheal Szilagyi, général hongrois qui était capitaine de la forteresse de Belgrade quand elle fut assiégée par les Ottomans en 1456. La bataille s’est terminée par une victoire pour les Hongrois.
  3. Bohémond I d’Antioche – A fondé la monarchie normande à Antioche et a dirigé la première croisade ordonnée par le pape Urbain II pour reprendre la Terre Sainte aux forces turques entre 1095 et 1099. Elle a conduit à la reconquête de Jérusalem et à l’établissement du Royaume de Jérusalem.
  4. Gaston IV du Béarn – Un participant de la Première Croisade qui fut le premier à entrer à Jérusalem après que les murs de défense eurent été percés.
  5. Pelayu – Pélage des Asturies, un noble wisigoth qui a fondé le royaume des Asturies. Il est crédité d’avoir commencé la Reconquista qui a duré de 711 à 1491, et a vu les chrétiens reprendre la péninsule ibérique aux Maures.
  6. Charles Martel – Un homme d’État franc qui a vaincu les forces mauresques lors de la bataille de Tours en 732 après J.-C. et est crédité d’avoir mis fin à la dernière invasion arabe de la France.
  7. « 14 » – En référence aux 14 Mots, un slogan suprémaciste blanc dérivé du Mein Kampf d’Hitler.
  1. Josué Estébanez – Un néo-nazi espagnol qui a mortellement poignardé Carlos Palomino, un antifasciste de 16 ans, alors qu’il se rendait à Madrid en 2007 pour participer à une manifestation contre l’immigration. Il purge actuellement une peine de 26 ans de prison.
  2. Miloš Obilić – Un chevalier au service du Prince Lazar, mentionné ailleurs sur les armes de Tarrant, qui a combattu les Ottomans pendant l’invasion de l’Empire ottoman. On lui attribue l’assassinat du sultan Murad Ier pendant la bataille de Kosovo, en 1389.
  3. Sigismond de Luxembourg – Noble européen devenu empereur romain, il a mené la croisade de Nicopolis contre les Ottomans en 1396. La campagne a été un désastre et s’est terminée par une défaite, avec l’effondrement du Second Empire bulgare.
  4. Feliks Kazimierz Potocki – Un noble polonais et chef militaire connu pour avoir mené de nombreuses campagnes contre les Turcs et les Tatars, notamment pendant la Grande Guerre turque. En 1698, il vainquit une force de 14 000 Tatars avec 6 000 hommes à la bataille de Podhajce.
  5. Iosif Gurko – Maréchal de campagne russe qui a combattu les Turcs dans le cadre de la guerre russo-turque (1877-1878). Il a dirigé les troupes à la bataille du col de Shipka, qui est mentionné ailleurs sur les armes de Tarrant.
  6. Vienne 1683 – Une référence à la bataille de Vienne qui a marqué la première fois que le Saint Empire romain a coopéré militairement contre les Ottomans. Ils ont été victorieux, marquant le début de la fin des conquêtes ottomanes en Europe.
  7. Acre 1189 – Une référence au siège d’Acre qui a duré de 1189 à 1191, et a opposé le roi Guy de Jérusalem au souverain ottoman Saladin, qui tentait de reprendre la Terre Sainte aux croisés. Elle s’est terminée par la victoire du roi Guy et faisait partie de la Troisième Croisade.
  1. Voici votre contrat de migration ! – Une référence au Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière proposé par l’ONU après l’arrivée en Europe de millions de migrants du Moyen-Orient en 2016. Il engage notamment les signataires à lutter contre la discrimination à l’égard des migrants.
  2. John Hunyadi – Figure militaire hongroise de premier plan du XVe siècle, il était chargé de protéger les régions frontalières du sud du pays contre les attaques des Ottomans.
  3. « 14 Words » – Une référence à un slogan suprémaciste blanc dérivé du Mein Kampf d’Hitler. Le chiffre ’14’ apparaît à plusieurs endroits sur les armes de Tarrant.
  4. Tours 732 – Une référence à la bataille de Tours en 732 qui mit fin à la dernière invasion arabe de la France. Il a été gagné par Charles Mantel, qui est mentionné ailleurs sur les armes de Tarrant.
  5. Turkofagos – Une phrase qui signifie « mangeur de turc » en grec, c’était le surnom de Nikitas Stamatelopoulos, un révolutionnaire dans la guerre d’indépendance grecque qui a été menée contre les Ottomans entre 1784-1849.
  1. Kolovrat – swastika des nazis slave. Sue le gilet pare-balles, le symbole, qui a vu le jour dans les anciennes cultures scandinave et celtique, a été adopté par les nazis puis les néo-nazis comme symbole d’une race blanche pure.
  2. Porte-clefs – A gauche, la version suprématiste blanche de la croix celtique, qui est l’un des symboles des suprématistes blancs les plus couramment utilisés. L’autre, à droite, est un autre dessin du Kolovrat.
  3. Sebastiano Venier – Doge de Venise qui a combattu les Turcs pendant la quatrième guerre ottomane vénitienne. Il est mentionné sur une autre arme de Tarrant.
  4. Marcantonio Colonna – Un aristocrate italien qui fut amiral de la flotte papale à la bataille de Lepante, en 1571. La bataille a vu une flotte de la Sainte Ligue – une alliance de nations chrétiennes – infliger une défaite majeure aux Ottomans.
Image tirée d’une vidéo diffusée sur les médias sociaux, apparemment prise par un homme armé et affichée en ligne en direct pendant que l’attaque se déroulait. L’homme entre dans une mosquée à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, le 15 mars 2019. 
Dans les premières minutes de la vidéo, le tueur dit : « Souvenez-vous les gars, abonnez-vous à Pewdiepie », une chaîne YouTube suédoise populaire spécialisée dans les insultes raciales et les commentaires antisémites sur sa chaîne. 

© Christian Larnet pour Dreuz.info.

https://www.dreuz.info/2019/03/16/decodage-que-revelent-les-inscriptions-sur-les-armes-du-tueur-de-nouvelle-zelande/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29

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