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Du grand remplacement (bureaucratique) à la Martinique

Du grand remplacement (bureaucratique) à la Martinique

Nicolas Bonnal Le 29/08/2019

Le penseur libertarien John Whitehead a récemment dénoncé cet Etat US devenu fou, qui déclare la guerre à sa population et à la planète toute entière : celui qui ronchonne en Amérique sera décrété terroriste et poursuivi par le FBI, avec ou sans la bénédiction du Donald et des marionnettes élues. Et le reste de cette planète sera bombardé ou sanctionné.

L’Etat bureaucratique/hypnotique moderne menace et massacre, mais il peut aussi épuiser, infantiliser, vampiriser.

En Martinique certains voient ce gros temps venir et dénoncent – moins la pression autoritaire que la médiocrité festive, celle que décrivait Taine dans l’Ancien Régime, et qui avait anesthésié l’aristocratie.

Un journaliste de la radio martiniquaise note récemment :

« Sur les réseaux sociaux, certains ont tenté de comparer la faible mobilisation contre la violence samedi dernier en Martinique, aux manifestations à succès (Baccha Festival 20 000 personnes, Royal Color Run plus de 4 000 personnes, Mercury Beach plus de 6 000 personnes et la marche contre la violence, 50 personnes…). »

Et Joseph Nodin d’interroger l’étonnant sociologue martiniquais André Lucrèce qui répondait :

 « Non seulement cette affaire évoque l’immense attractivité des rassemblements dédiés au divertissement, mais elle montre comment l’essentiel est toujours menacé par l’insignifiance ou la frivolité. L’essentiel étant ici la menace que constitue le développement de la violence dans notre pays. »

Lucrèce enfonce une porte non plus ouverte mais jadis ouverte :

« Beaucoup de gens n’ont pas compris qu’aucune société ne peut se construire sans recours à l’éthique et à la morale. Un exemple : certaines, je dis bien certaines, manifestations relevant du divertissement drainent avec elles des fléaux comme la drogue, la violence et la prostitution. Quand des gens soulignent cela, on leur oppose des arguments économiques qui pour eux constituent la marque d’une société moderne. C’est à ce titre que depuis les avertissements que nous avions lancés dès la fin des années 1980, notre société connaît une dégénérescence en matière de civilisation des mœurs. »

Ce courageux sociologue de souligner enfin, à la Tocqueville :

«  L’Etat, l’argent de l’Etat, les subventions de l’Etat, la prise en charge de l’Etat en matière de catastrophes naturelles, jusqu’à la météo de l’Etat, sont là pour nous aider et nous dire ce qu’il faut faire. Cela va à l’encontre de la responsabilité et cela, surtout, est aux antipodes de la responsabilité qu’assumaient nos parents et nos ancêtres. »

Il est là le grand remplacement, et pas ailleurs. Le citoyen a été remplacé, comme les parents ou la patrie. On a cité Tocqueville, on va citer Nietzsche :

« Un peu de poison de-ci de-là, pour se procurer des rêves agréables. Et beaucoup de poisons enfin, pour mourir agréablement. On travaille encore, car le travail est une distraction. Mais l’on veille à ce que la distraction ne débilite point. On ne devient plus ni pauvre ni riche : ce sont deux choses trop pénibles. Qui voudrait encore gouverner ? Qui voudrait obéir encore ? Ce sont deux choses trop pénibles. »

Nicolas BONNAL

EN BANDE SON : 

EN LIEN : https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/notre-societe-connait-degenerescence-matiere-civilisation-moeurs-constate-sociologue-andre-lucrece-740067.html

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