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BIP, BIP ou la théorie boursière du parachute par Charles Gave

BIP, BIP ou la théorie boursière du parachute par Charles Gave

Dans le fond, depuis la nuit des temps, il y a trois façons de gagner de l’argent dans les marchés financiers, et seulement trois. 

1.     La première, celle de Warren Buffet, consiste à repérer des investissements « sous-évalués », c’est-à-dire des actifs qui produiront dans le futur un cash flow supérieur à ce à quoi s’attendent les marchés, et de les acheter en attendant tranquillement qu’ils remontent vers leur « vraie » valeur.  Cette méthode,  nous l’appellerons celle du « retour à la moyenne ». 

2.     La deuxième est celle du « momentum » illustrée par la vieille histoire du boursier sommeillant sur la plage, à qui son fils dit  « Papa, la marée monte » et qui répond « Achète ». L’idée est que si un mouvement est lancé qui parait durable, le plus simple est de le suivre, sans se poser trop de questions. 

3.     La troisième, qui est celle du « portage » est un peu plus sophistiquée. Si l’investisseur peut emprunter, mettons à 2 %  et investir dans un actif – qui bien sûr ne peut pas baisser –  et qui donne un rendement de 4 %, le risque ne semble pas bien grand. 

La plupart des gérants utilisent une combinaison de ces trois méthodes avec plus ou moins de discipline. Au bout d’un certain temps, dans un marché haussier, il est normal de trouver de moins en moins de valeurs « sous-évaluées » et donc les fins de marché haussier sont toujours caractérisées par la prééminence de gens suivant une stratégie de momentum combinée à des stratégies de portage, c’est-à-dire de stratégies où chacun s’endette pour acheter de plus en plus d’actifs qui montent de ce fait de façon vertigineuse, ce qui entraine plus d’achat et ainsi de suite. 

D’ou les bulles si caractéristiques des fins de hausse. Depuis six à neuf mois, nous avons eu de solides hausses sur de nombreux actifs et donc il devient de plus en plus difficile de trouver des investissements clairement sous-évalués. 

Il est donc très probable que ceux qui participent aux marchés de façon active aujourd’hui suivent soit des techniques liées au momentum, soit des stratégies de portage, soit les deux à la fois,  les « Buffetiens » étant passés en mode neutre. Lorsque ce phénomène se produit, les marchés deviennent soudain vulnérables à de violents mouvements de mauvaise humeur. Nous en avons eu quelques exemples depuis deux ou trois semaines. 

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13/06/2013 Publié par | Commentaire de Marché, Formation a la gestion de portefeuille, Hedge Funds, Private Equity..., Indicateur des Marchés, Marché Obligataire, Marchés Financiers et Boursiers Actions, Mon Banquier est Central, Monétarisme | | Poster un commentaire

Quand les rentiers capturent L’Etat par Charles Gave

Quand les rentiers capturent L’Etat par Charles Gave

Extraits des Mémoires de Guerre de Charles de Gaulle : 

« Enfin M. Albert Lebrun vint joindre à l’approbation générale celle du fantôme mélancolique de la IIIe République. Je le reçus le 13 octobre. « J’ai toujours été, je suis, me déclara le président, en plein accord avec ce que vous faites. Sans vous, tout était perdu. Grâce à vous, tout peut être sauvé. Personnellement, je ne saurais me manifester d’aucune manière, sauf toutefois par cette visite que je vous prie de faire publier. Il est vrai que, formellement, je n’ai jamais donné ma démission. A qui, d’ailleurs, l’aurais-je remise, puisqu’il n’existait plus d’Assemblée Nationale qualifiée pour me remplacer ? Mais je tiens à vous attester que je vous suis tout acquis » [...].  Le président Lebrun prit congé. Je lui serrai la main avec compassion et cordialité. Au fond, comme chef de l’Etat, deux choses lui avaient manqué : qu’il fût un chef ; qu’il y eût un Etat » 

Quelle phase terrifiante: Qu’il fut un chef, qu’il y eût un Etat…

Et pourtant le Président Lebrun était sorti premier de Polytechnique, tandis que le Général Gamelin, ex Chef d’Etat Major du vainqueur de 1918 le Marechal Foch, , était, lui,  sorti premier de Saint Cyr.Donc la France en 1940 était « dirigée » par celui qui était sorti premier de Polytechnique tandis que son armée l’était par celui qui était sorti premier de Saint Cyr. 

Le résultat ne se fit pas attendre: Un effondrement comme nous en avons peu connu dans notre Histoire. 

Je  soutiens que cela est normal, et je vais m’en expliquer en commençant par une petite anecdote. 

Il y a bien des années, alors que j’avais vingt sept ans, j’étais étudiant dans une « Business School » aux Etats-Unis tout en étant professeur assistant dans le département d’économie, pour payer mes études. 

Pendant un cours, l’un des professeurs les plus admirés nous posa cette question: « Pourquoi pensez vous que les sociétés qui vous interviewent en ce moment cherchent elles à vous embaucher? »Question idiote s’il en fut tant la réponse était évidente!  A l’évidence, pensions nous « in petto », parce que nous sommes les meilleurs? »La réponse du Professeur (à sa propre question) a changé ma vie. 

Ces sociétés  cherchent à  vous embaucher parce qu’à vingt sept ou trente ans, vous êtes encore en train d’étudier et que donc vous montrez que vous n’avez aucun caractère et qu’elles cherchent de la chair à canon.  Auriez vous le moindre caractère, vous auriez déjà créée votre propre entreprise il y a cinq ans au moins. Cette phrase me frappa comme si j’avais été touché par la foudre tant cette vérité me parut indiscutable. 

Nous étions tous des bons garçons (pas de femmes aà l’époque en Business School, en tout cas dans la mienne »), suivant de notre mieux un cursus universitaire solidement balisé et qui devait nous assurer à tous une vie à  tout le moins confortable jusqu’a notre retraite.Dans le fonds, nous détestions le risque et nous étions à  la recherche d’une « rente’.Nous voulions en fait profiter du Capitalisme sans en payer le prix, qui est la possibilité de connaitre l’échec. 

C’est en grande partie grâce à ce professeur que toute ma vie , j’ai essayé de créer (ou d’aider à créer) des entreprises, avec plus ou moins de bonheur. Ces tentatives de création se sont soldées par beaucoup d’échecs, fort douloureux, quelques succès encore plus inquiétants tant je savais à quel point ils étaient éphémères…Le destin de l’Entrepreneur est de vivre dans l’angoisse ou dans les regrets… 

Quel rapport avec la France me dira le lecteur. 

Plus qu’il n’y parait 

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04/06/2013 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Douce France, Idées Courtes, Idées Fausses, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | | 3 Commentaires

Les Actions de l’EuroLand sont-elles « bon marché » vis à vis des actions US? par Charles Gave

Les Actions de l’EuroLand sont-elles « bon marché » vis à vis des actions US? par Charles Gave

Il est temps de revenir à nos moutons. Dans les derniers billets, je me suis laissé aller à des considérations économiques, politiques ou philosophiques et j’espère qu’elles auront su intéresser le lecteur, mais il est temps de revenir à la question essentielle qui sous-tend tous mes efforts, en tout cas d’après mes très nombreux détracteurs: comment gagner de l’argent sans « travailler » (la recherche du Graal pour tout financier digne de ce nom)?

Ou plus simplement peut- être: Comment la fourmi que je suis doit-elle investir son épargne pour ne pas finir dans la misère ?

Depuis fort longtemps, je soutiens qu’il faut privilégier l’achat et la détention d’actions aux USA (à dire vrai, j’ai eu une petite crise de découragement après la réélection de monsieur Obama, mais qui n’a pas duré ) et vendre les affaires situées en EuroLand.

J’ai ajouté à peu prés sans discontinuer que pour ceux qui devaient être investis en Europe, détenir des actions de sociétés cotées sur un marché du vieux continent mais ayant la majeure partie de leur chiffre d’affaires en dehors était une option tout à fait satisfaisante pour tourner les difficultés réglementaires. Enfin, je n’ai cessé de dire qu’il fallait éviter à tout prix toutes les valeurs financières en EuroLand tant l’Euro était un Frankenstein financier.

Les événements semblent m’avoir donné raison comme le montre le graphique ci dessous. Les actions US, en une seule monnaie (l’Euro) ont fait beaucoup mieux que les actions de l’EuroLand depuis au moins cinq ans. Dont acte. Cependant, en tant que financier, la question suivante doit immédiatement être posée : Les actions Européennes, compte tenu de cette sous performance, sont-elles devenues suffisamment peu chères pour que je procède à l’arbitrage « vendre les Etats-Unis, acheter l’Europe » comme je l’avais fait en 2000?

Eurovdollars

 La réponse à cette question est probablement non, et voici pourquoi.

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20/05/2013 Publié par | Changes et Devises, Commentaire de Marché, Etats-Unis, Europe, Marchés Financiers et Boursiers Actions | | Poster un commentaire

Réfléchissons un peu par Charles Gave

Réfléchissons un peu par Charles Gave

AVANT PROPOS DE BRUNO BERTEZ

Un paramètre fondamental, mais dont l’analyse est complexe.

  Charles Gave présente ci-dessous une analyse opportune.

D’abord parce que trop souvent négligée,

Ensuite parce que nous sommes peut-être à un point d’inflexion,

Ensuite parce la liquidité est au centre de la préoccupation des marchés.

C’est une évidence que le système monétaire international est idiot. Le professeur Triffin, l’a expliqué et démontré en son temps: faire dépendre le volume des liquidités internationales des déséquilibres d’un pays est une aberration intellectuelle et cette aberration sera, un jour source de catastrophe. 

Jusqu’à présent on s’est inquiété de l’excès de liquidités, c’est à dire de la surabondance de dollars produits par les déficits américains. Il y  aura un jour ou l’on s’inquiétera de l’inverse. 

Le monde global non seulement dépend du dollar comme base de ses réserves et de ses liquidités, mais il est vendeur colossal de dollars, il est short: A force de faire des emprunts en dollars, les firmes et les pays se retrouvent acheteurs potentiels de dollars pour pouvoir procéder aux remboursements. 

Les Etats-Unis ont déjà du à plusieurs reprises accorder des swaps en dollars afin d’éviter des catastrophes, en particulier aux banques européennes. C’est un avant-gout. 

L’évolution des statistiques de réserves internationales ne va pas, pour l’instant dans le sens de la pénurie de dollars, loin de là. Elles continuent de progresser bien au-delà de la croissance des GDP et de la production et circulation de richesse. 

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Les réserves internationales globales des banques centrales, sans tenir compte de l’or continuent de galoper. Elles sont à ce jour de 11.093 trillions en hausse de 6,1% sur 1 an. Ceci représente une hausse de 637 milliards, année sur année.

 Au cours des deux dernières années, les réserves internationales selon la même définition ont cru au rythme de 13%, ce qui représente un ajout de 1.315 trillion.

Faute de bien saisir ce que signifient maintenant les agrégats monétaires, nous préférons nous intéresser à la création de crédit, laquelle joue dans la théorie de Steve Keen le même rôle que les revenus pour comprendre l’évolution de l ‘agrégat « GDP+achats d’assets ». Cette façon de voir est bien plus opérationnelle que la théorie classique.

Le crédit aux Etats unis progresse fortement grâce au crédit gouvernemental et au crédit de la Fed. 

Le crédit est « vivant », tandis que la monnaie peut être morte, neutralisée, stérilisée. 

Enfin, en termes de changes, nous pensons qu’un passage possible du dollar index au-dessus des 84 sera un signal important à suivre et à interpréter. On est présentement autour des 82.

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Grâce aux déficits américains, les pays engrangent des réserves qui servent de base à leur propres agrégats monétaires. C’est grâce à ce phénomène que les émergents ont émergé, et à cause de ce phénomène qu’ils ont du après 2008,  mener des politiques anti-inflationnistes, les dollars crées par les Américains se déversant chez eux. 

Nous pensons qu’il faut prendre le papier de Charles Gave non comme une prévision, mais comme un cadre de réflexion. 

Pourquoi? 

-Parce que la chose monétaire est complexe et tout le monde improvise, s’adapte et invente sans référence historique, nous sommes dans la Great Experiment! Le recours colossal au leverage, les repos, la réhypothecation des collatéraux ont créé un monstre que personne ne connait. On ne sait plus ce que c’est que la monnaie. Et puis on la travaille avec des théories fausses. Personne ne comprend le rôle de la spéculation et de la machine infernale qui a été créé par l’hypertrophie des marchés. On ne sait plus vraiment ou se fait, concrètement la création monétaire, ou même de quelle façon. Les marchés ont pris une grande partie du pouvoir de créer de la monnaie, le rôle des banques centrales et des banques commerciales n’est plus vraiment clair. 

-Ensuite parce que les phénomènes monétaires sont articulés aux économies réelles , les deux inter-agissent de façon , là aussi complexe. Nous soutenons que la structure de l’économie américaine, de l’économie mondiale, les marges des entreprises, tout cela est, sans que l’on sache bien comment, complètement modifié par le système monétaire actuel, les déficits américains, la surabondance du dollar, l’absence de discipline internationale, et le comportement des pays mercantilistes. 

A ce jour l’écheveau est embrouillé et  … bien serré.

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Réfléchissons un peu par Charles Gave

Rien n’est plus pénible que de réfléchir tout seul dans son coin, surtout quand une période est aussi agitée que celle que nous traversons. La tentation dans ces moments là  est plutôt de réagir à tout événement, important ou pas, et avec violence, plutôt que de réfléchir… 

Or, plus  les événements apparaissent insensés, moins il faut réagir et plus il faut réfléchir. 

Mais qu’est que veut dire « réfléchir » en pratique? 

Une chose toute simple: Il faut s’efforcer de faire le tri entre le bruit et les tendances de fond, et pour y arriver, bien sur, il faut s’extraire de l’esclavage du quotidien. 

L’une des façons de procéder est de « repérer » une variable essentielle dans le système économique dont il est à peu prés certain qu’elle va connaitre des changements fondamentaux et d’essayer de comprendre  quelles seront les conséquences  logiques des changements qui vont l’affecter. 

Dans cet esprit, il me semble que le moment est venu de consacrer un article à l’une de ces variables, les comptes courants Américains. 

Qu’est que « les comptes courants », va me demander le non initié ? La réponse est simple: c’est tout simplement la différence comptable entre ce qu’un pays achète et  vend à l’étranger. Autrefois, cela s’appelait la balance commerciale. Et peu de choses ont autant d’impact sur le monde que l’évolution des comptes courants Américains, comme le démontre le graphique ci joint. 

Je vais d’abord expliquer la construction du graphique, puis les raisons qui en font un outil très important dans une politique de placement, pour terminer par un essai d’analyse de son évolution (probable) à venir. 

Commençons par la construction de notre graphique. 

i.            Je prends la statistique des comptes courants Américains telle qu’elle est publiée et je divise le chiffre par le PIB US pour calculer le déficit ou le surplus extérieur des Etats-Unis en pourcentage de la richesse créée chaque année dans ce pays, pour pouvoir comparer le déficit ou le surplus à   d’autres périodes dans l’histoire des 60 dernières années. 

ii.            Je calcule la variation de ce ratio sur les 12 derniers mois, en termes absolus. 

iii.            Je l’inverse, ce qui veut dire que si les comptes courants Américains se sont améliorés depuis un an de 1 % du PIB, le point correspondant sera à +1 % (en dessous de zéro) sur l’échelle de gauche, s’ils se sont détériorés nous serons à -1 (au dessus de zéro).

 graphique dette commerciale

 A ce point, la deuxième question que le lecteur doit se poser doit être : Mais pourquoi est-ce si important?

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07/05/2013 Publié par | Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Etats-Unis, Europe, Indicateur des Marchés, Matières Premières, Mon Banquier est Central, Monétarisme, Mondialisation, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Russie | , | 9 Commentaires

Mais où sont donc passés les Oints du Seigneur? par Charles Gave

Mais où sont donc passés les Oints du Seigneur? par Charles Gave

Les « Oints du Seigneur » sont ces gens qui se sentent appelés par une force supérieure à guider le Peuple, l’Europe, voir l’Humanité toute entière vers de lendemains qui chantent. Hélas, leur parcours vers la Gloire est en général accompagné de désastres inouïs. On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs me disent leur supporters. Ce à quoi je leur réponds que je vois beaucoup d’œufs cassés mais jamais une omelette.

Le concept, mis au point par le grand économiste Américain Thomas Sowell (noir, ancien marine et patriote en diable) explique que ces bienfaiteurs de l’humanité procèdent toujours de la même façon.

  • Tout  d’abord, ils « identifient » un problème (qui en général n’existe que dans leur imagination).
  • Ayant identifié le problème, ils proposent une solution.
  • La solution implique toujours un accroissement du rôle de l’Etat, et comme ils sont en général payés par ce même Etat, un  accroissement de leur pouvoir à eux… Voila qui n’est guère surprenant.
  • Apres moult campagnes de presse, leur solution est adoptée. Ceux qui s’opposent à cette solution sont traités de réactionnaires et de petits esprits      égoïstes. (Eux , ils sont généreux, avec l’argent des autres, bien sur…)
  • La situation, à chaque fois se dégrade très rapidement APRES L’ADOPTION DE LA  « SOLUTION ».
  • Qu’à cela ne tienne, nos oints du Seigneur ont déjà dans leurs cartons (j’ai      presque envie de dire dans leur boite à outils), une solution aux problèmes que la précédente solution a apporté…
  • Et on repart pour un tour…

L’exemple parfait de cette démarche peut se trouver dans l’Euro

Avant l’Euro, l’Europe allait tres bien.

Depuis nous vivons en plein cauchemar. Et on attend toujours l’acte de contrition des oints du Seigneur de l’époque et de leur chefs bien aimés les ineffables messieurs Delors et Trichet qui à eux deux ont été capables de ruiner leur pays en vingt ans.On ne peut qu’être admiratifs.Ruiner un pays aussi riche et talentueux que la France, en aussi peu de temps, requiert une intelligence exceptionnelle.

J’écrivais il ya 12 ans que l’Euro allait foutre en l’air l’Europe, nous y sommes.

Et la solution que propose monsieur Attali (oint du Seigneur entre tous, et depuis fort longtemps, il n’y a pas un désastre auquel il n’a pas participé activement depuis 1981) est de supprimer la Démocratie, en donnant le Pouvoir à un Conseil de Sages (dont il ferait partie, bien sur) ce qui est après tout le but ultime de toute cette Classe de sangsues: supprimer la Démocratie et créer des instances dirigeantes non soumises à l’élection (pouah!) pour rouler dans des voitures de fonction avec chauffeur sans jamais craindre de devoir prendre le Metro à nouveau.

Ils y sont arrivés à Bruxelles, pourquoi pas à Paris?

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01/05/2013 Publié par | Changes et Devises, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Douce France, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie | | 2 Commentaires

Mr Ayrault et son chauffeur par Charles Gave

Mr Ayrault et son chauffeur par Charles Gave

   Diffusez cette étude de Charles Gave, propagez le raisonnement, il est imparable. La question qu’il évoque, il l’a déjà évoquée d’ailleurs, est au cœur de l’injustice des retraites et des privilèges des fonctionnaires. On taxe et surtaxe la constitution du capital pour les citoyens privés, et on oublie le capital implicite qui sert à payer les retraites du public. Ces gens disposent d’un capital implicite considérable qui lui ne subit aucune taxation. Popularisez ce thème, faites circuler, nous sommes au cœur d’un problème d’équité, cette équité si chère aux socialistes.

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J’ai reçu par l’intermédiaire du net un petit calcul fait sur les retraites dont va bénéficier l’ineffable Monsieur Ayrault qui d’après la rumeur publique serait Premier Ministre en France (toutefois, cette information reste à vérifier et j’attends une confirmation de Médiapart sur cette question).

Je ne garantis en rien ces chiffres, que je n’ai pas vérifié, mais dans l’esprit de transparence totale dont le Président nous dit qu’il est essentiel, je vais les utiliser pour essayer de calculer la valeur du patrimoine qu’il me faudrait avoir pour que l’Etat me garantisse une retraite équivalente à celle de notre estimé premier ministre qui a fait don de sa personne à la France.

Commençons par le calcul des retraites que mon correspondant m’ a fourni. (En Italiques)

Selon ces calculs, Monsieur Ayrault percevra au minimum 2 000 euros par mois au titre d’ancien maire de Saint-Herblain et de Nantes, et à peu près autant comme ancien président du district de l’agglomération nantaise puis de la communauté urbaine, soit, pour commencer, 4 000 euros…

Mais n’oublions pas l’essentiel ! Le plus gros morceau, c’est bien sûr sa retraite d’ancien député : une pension « plein pot » de 6 630 euros par mois (en 2012), plus un gros bonus comme ancien président de groupe qui devrait lui rapporter, au bas mot, 2 500 euros supplémentaires.

En comptant serré (nous n’avons pas pu réussir à obtenir le montant officiel de sa retraite de conseiller général…), on peut estimer que Jean-Marc Ayrault a déjà cumulé, à ce stade, plus de 13 000 euros de pension retraite. Car, même s’il n’a enseigné que quelques années, on lit sur sa biographie officielle (publiée par les services du Premier ministre) qu’il est « professeur d’allemand, depuis 1973″ ! Grâce à cette « carrière », pour le moins fictive convenons-en, il peut donc prétendre à une pension de retraite d’enseignant : et voilà près de 1 800 euros par mois encore empochés…

Faites le calcul : on flirte avec la barre des 15 000 euros par mois.

Venons en au calcul de la richesse de monsieur Ayrault

Monsieur Ayrault touchera donc environ et au minimum 180000 euro par an et ce pendant une vingtaine d’années au moins compte tenu de l’espérance de vie que tout Français quand il a atteint l’âge de notre bien aimé bien qu’obscur Premier Ministre. S’il venait à décéder prématurément, épuisé par le travail qu’il a fourni, sa veuve continuerait à en percevoir une grande partie, ce qui contribuerait à atténuer un chagrin dont on ne doute pas qu’il serait immense.

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22/04/2013 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Douce France, Emploi, formation, qualification, salaire, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Les Tribulations de la Kleptocratie, Retraite, Démographie et Vieillissement | | 3 Commentaires

TIMBER! par Charles Gave

TIMBER! par Charles Gave 

Comme les lecteurs de l’Institut le savent, je ne suis pas un partisan inconditionnel de l’or.Il y a environ 18 mois, j’avais même consacré l’une de ces chroniques à la nécessité de vendre le métal jaune  alors que son cours était aux alentours de  $ 1800 par once.

 or aux usa 

Je devrais donc être satisfait de le voir baisser, et pourtant, je ne le suis pas, pour une raison très simple: Comme le graphique ci dessus le montre, chaque fois que l’or a baissé dans le passé (périodes hachurées en blanc sur le graphique), cela a correspondu à une baisse du taux d’inflation aux Etats-Unis. 

Quelques explications 

La ligne rouge, échelle de droite, correspond à la variation de l’indice des prix de détail aux USA sur les 12 derniers mois

 Le hachurage gris correspond aux moments où le cours de l’or fait mieux que le cash en dollar, ajusté pour les taux d’intérêts que l’on peut recevoir sur ce cash.

 Quand l’or fait mieux que le cash, cela veut dire en général que la politique monétaire Américaine est quelque peu « incontinente », ce qui dans le passé a toujours déclenché une hausse de l’inflation.

 Fort bien, mais va me demander le lecteur, mais qu’est qui vous ennuie en ce moment?

 Une chose: de l’avis général, la politique monétaire serait éminemment laxiste en ce moment  et donc l’or devrait monter, or il baisse, et à cela il y a deux explications.

 ■ Celle du grand complot international, à laquelle je ne prête pas d’attention.

 ■Celle d’un écroulement de la vélocité de la monnaie (trou noir financier) quelque part dans le système, qui m’ennuie beaucoup plus, et que je vais développer ci dessous

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15/04/2013 Publié par | Changes et Devises, Commentaire de Marché, Déflation, Etats-Unis, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, Le Graphique du Jour, Mon Banquier est Central, Monétarisme | | 2 Commentaires

Tartuffe, Saint patron des socialistes par Charles Gave

Tartuffe, Saint patron des socialistes par Charles Gave

Tout le monde se souvient du Tartuffe de Molière.

Donnant des leçons de morale à tout le monde, sur tous les sujets, »Cachez ce sein que je ne saurai voir« , il capture la confiance de celui qui l’avait hébergé (Orgon), et manœuvre pour que ce dernier lui donne tous ses biens, dépouillant ainsi toute sa famille. Seule une intervention du Roi, en fin de pièce, (à laquelle on ne croit guère) empêche l’horrible Tartuffe de jouir tranquillement des biens qu’ il avait volé.

Remplaçons Tartuffe par le Parti Socialiste et Orgon par la France et nous avons exactement le même scénario.

La Vérité Si Je Mens 4 - DéLiRiUs

Notre nouveau Tartuffe, le Parti Socialiste entend s’accaparer tous les biens produits par les Français depuis la nuit des temps, alors qu’aucun de ses membres n’a jamais rien fait de ses dix doigts. Comme le Tartuffe, ils se servent de la « Morale »….pour voler les autres.La Morale est utilisée par nos socialistes comme un instrument de domination sur les autres et non pas comme quelque chose qui doit être vécu intérieurement.

Cette hypocrisie qui autorise une captation illégitime des biens que dans toutes les autres civilisations on a appelé « VOL » , voila qui toujours et partout a amené à un appauvrissement général, comme le décrit si bien Molière ( ou la parabole du Maitre et de la Vigne dans le nouveau Testament) et tel est le scenario qui se déroule sous nos yeux.

Comme Tartuffe, nos thuriféraires du « partage » (mot technique pour designer ce qui est en fait un vol) nous assurent qu’ils sont du bon coté de la Morale.Eux, ils sont « bons » leurs opposants sont « méchants ». (Voila une catégorie qui n’a RIEN à voir en Politique)

Eux, ils cherchent « le bien commun », tandis que leurs opposants ne cherchent qu’à s’enrichir personnellement. (voila une distinction qui n’a rien a voir avec l’économie)

La France, bonne fille (de l’Eglise Catholique, ou ce genre de discours a beaucoup sévi (NDLR ce qui est une remarque contre un certain clergé et non contre l’Eglise) ), convaincue de la pureté de leurs intentions leur a donc confié le Pouvoir politique, alors qu’ils exerçaient quasiment déjà tous les autres pouvoirs …

Hélas! Celui que la nouvelle Eglise avait mis en position de ruiner monsieur Orgon LEGALEMENT se découvre d’un seul coup être une crapule, sans aucune morale personnelle, qui ayant déjà dépouillé des gens dans un vie antérieure avait mis le produit de ses forfaits à l’abri des montagnes Helvètes. A moins qu’il ne s’agisse d’un lampiste, allez savoir avec ces grandes consciences…

Du coup, la grande confrérie des Tartuffes panique un bon coup et se met à crier « haro sur le baudet » qui a dévoilé le pot aux roses. (Un baudet qui dévoile le pot au roses, l’image est …hardie, mais rien ne me fait peur). Le danger pour tous nos Tartuffes est en fait que le voile ne se déchire et que les Français se rendent compte d’un seul coup et tous ensemble qu’ils sont gouvernés par des hypocrites malhonnêtes.

Le coup était déjà passé bien prés avec l’affaire ou les affaires DSK, mais voila qui commence à faire-un peu- désordre. Cahuzac+ DSK = Doute existentiel sur la qualité de nos élites, voila qui est dangereux.

Ils essayent donc d’expliquer qu’il s’agit là d’une faute « individuelle » , que cela n’a rien à voir avec eux que leurs intentions étaient et restent pures et qu’l ne faut pas oublier que le vrai ennemi n’est pas celui qui vole la richesse , mais celui qui la crée, la palme revenant à un article de Libération expliquant que le crime de monsieur Cahuzac trouvait sa source dans le Libéralisme ambiant…Las.

La France, comme chacun le sait a une Presse de qualité qui ne survivrait pas une seconde sans les subsides de l’Etat. D’ou la farouche indépendance dont elle fait preuve sans arrêt dans la recherche des vraies responsabilités.Mais est ce bien sur qu’il s’agit là d’un crime individuel?

Se pourrait-il que ce soit non pas la pratique du Socialisme par certains qui serait fautive, mais l’essence même de cette nouvelle religion qui soit pourrie?En toute honnêteté, je me contrefous de monsieur Cahuzac et de ses turpitudes. La réalité est que Socialisme , Tartufferie et Crime sont consubstantiels et qu’il ne peut pas en être autrement .

Revenons à la source de toute vraie corruption qui n’est jamais l’argent mais le Pouvoir. Le corrompu est TOUJOURS quelqu’un qui dispose d’un pouvoir POLITIQUE et qui se fait acheter. De nombreuses études ont été faites sur la corruption dans tous les pays du monde, des classements sont publiés chaque année, des think tanks se penchent sur ces problèmes en temps réel et les conclusions sont toujours les mêmes: ce qui crée la corruption, c’est l’accès sans contrôle par les détenteurs du pouvoir politique à de l’argent qu’ils n’ont pas gagné.

Mettez des hommes devant la possibilité de transformer de l’argent public dans de l’argent privé, et un certain nombre d’entre eux succomberont à la tentation. C’est ainsi , et cela se passera toujours ainsi. (Voir Zadig (si vous ne trouvez pas demandez à Monsieur Frédéric Lefebvre))En fait, dans tous les classements internationaux de la corruption, il existe une corrélation quasiment parfaite entre le poids de l’Etat dans l’économie et l’indice de corruption, et c’est bien normal , il ne peut pas en être autrement.

Et comme le poids de l’Etat ne cesse de monter dans notre économie (à cause des Socialistes, certes mais aussi hélas à cause d’une droite Française stupidement Etatiste), la France ne cesse de reculer dans tous ces classements pour se retrouver à des niveaux de pays assez peu réputés pour l’éthique de leur classe politique.Et le pire est que la population s’y habitue et trouve cela « normal ».

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09/04/2013 Publié par | Commentaire de Marché, Douce France, Droit, propriété, propriété intellectuelle, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Répression Financière, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires | | 7 Commentaires

« E pur si muove » et l’abjuration par Charles Gave

« E pur si muove » et l’abjuration par Charles Gave

L’une des choses les plus difficiles, pour un intellectuel a toujours été de reconnaitre ses erreurs. Mais quand il le faut, il le faut, c’est une question de principe. Ma compréhension de l’Economie était fausse, je viens de m’en rendre compte et il me faut donc reconnaitre mes torts.

 Je soumets donc au lecteur ce papier dans lequel je confesse mes fautes, en espérant contribuer ainsi à l’édification des jeunes générations. Voici la liste des leçons que j’ai apprises, durement, au cours des cinq dernières années.

Leçon # 1: Le Gouvernement sait bien mieux que le secteur privé comment allouer ce bien rare entre tous qu’est le capital. 

Nous sommes-ENFIN!- dans un monde ou le marché ne décide plus du niveau des taux d’intérêts courts ou longs ou des taux de change. Cette nouvelle situation a commencé en 2000 avec l’arrivée de l’Euro (qui nous protège tous, comme on le voit à Chypre) et s’est renforcée avec l’arrivée des taux d’intérêts négatifs aux USA à partir de 2002. Compte tenu des succès gigantesques enregistrés par cette politique, les gouvernements ont décidé de l’étendre à d’autres prix, en commençant par les salaires (salaire minimum,maximum mis aux bonus etc.), en taxant les rémunérations excessives (tout ce qui est supérieur au salaire minimum, sauf les émoluments des fonctionnaires bien sur) et en faisant passer des réglementations qui forcent l’épargne à être investie en priorité en obligations d’Etat (Bale 3, Solvency 2). De ce fait, les obligations d’Etat, depuis 12 ans font beaucoup mieux qu’un portefeuille d’actions et cela devrait continuer dans le futur, surtout si les autorités interdisent comme elles devraient le faire l’achat d’or qui est un investissement stérile entre tous. Déjà, le contrôle des changes a été rétabli à Chypre et il faut s’attendre à ce que cette mesure soit prise dans notre beau pays le plus vite possible, accompagnée si possible d’un contrôle généralisé des prix. Ces mesures nécessiteront d’embaucher de multiples fonctionnaires, ce qui bien sur fera baisser le chômage.

Leçon # 2; Les banques centrales devraient empêcher le prix des actifs de baisser

Le problème du capitalisme, qui comme chacun le sait ne marche pas puisqu’il va de crise en crise, est que le prix des actifs gigote dans tous les sens en fonction de ce que le spécialistes appellent la rentabilité escomptée du capital. Les banques centrales devraient arrêter une fois pour toute cette anarchie afin que les gens sérieux puissent enfin prendre des décisions sans aucune incertitude. Les banques centrales doivent donc garantir que les prix des actifs ne baisseront jamais et qu’ils ne feront donc que monter. Ce phénomène déclenchera un heureux « effet de richesse », ce qui relancera la consommation et l’emprunt. Comme le risque disparaitra des marchés, cela permettra de taxer le capital plus que le travail, ce qui contribuera à la disparition des déficits budgétaires chroniques dont la France souffre depuis trop longtemps. La France, comme toujours à l’avant garde des progrès sociaux s’est déjà vigoureusement engagée dans cette voie, ce dont on ne peut que se féliciter.

Leçon # 3 Darwin et Schumpeter ont tort, les créationnistes ont raison et les repas gratuits, ça existe.

J’ai longtemps pensé que la croissance économique était créée par le processus de « création destructrice » telle qu’elle a été décrite par un charlatan, Schumpeter, mais bien sur , je me rends compte maintenant de mon erreur.  Richesse, Emploi et Croissance économique sont de fait crées ex nihilo par un Dieu tutélaire et bon qui s’appelle l’Etat dont le rôle consiste à créer a partir de rien des biens et des services dont personne n’a besoin avec de l’argent qui n’existe pas. Ce processus enclenche bien sur une hausse perpétuelle du niveau de vie, en particulier de ceux qui travaillent à l’intérieur de l’Etat. Cette réalité a été révélée aux anciens élèves de l’ENA par un prophète, Keynes, ce qui a permis le développement foudroyant d’une nouvelle Eglise et d’un nouveau clergé (sous le nom incompréhensible de Parti Socialiste), dont le cout, fort important, est amplement justifiée par le soin qu’il porte à nos intérêts.

Leçon # 4 Vers une nouvelle orthopraxie

L’orthopraxie consiste à suivre les règles édictées par les Eglises et à penser que ce conformisme va nous assurer le bonheur sur terre.  Mais comment le nouveau clergé sait-il, lui,  que Dieu l’a entendu? En vérifiant que quelque chose qui s’appelle le PIB monte continuellement. C’est là le point central du Keynésianisme. On additionne la valeur ajoutée créée par le secteur privé au travers de transactions qui sont toutes volontaires aux couts encourus par le secteur public, toute embauche de fonctionnaires déclenchant une hausse du PIB et bien sur, on ne prend pas en compte la détérioration du bilan du pays engendré par ces embauches . Rien de mal ne peut arriver à  un pays si le PIB monte, telle est le signe de l’élection Divine    .

Leçon  # 5 Les moyens d’assurer cette croissance du PIB.

Le nouveau clergé utilise deux instruments miraculeux pour créer cette croissance ininterrompue. Il imprime de l’argent et cet argent est utilisé pour acheter ces biens et ces services dont personne ne veut. Ce qui veut dire que le pouvoir politique, (contre son gré bien sur), a du prendre le contrôle de la banque centrale, ce qui rend ivre de fureur les partisans de l’ancienne religion centrée autour d’un fondamentalisme désastreux, celui qui adore le veau d’or sous le nom de « marché libre ». Je pense ici a la Bundesbank qui fort heureusement a perdu tout pouvoir, ce que la situation Chypriote montre amplement.

Leçon # 6 Comment financer tout cela?

C’est bien sur la que le miracle a lieu. Prenons l’exemple des USA. Le nouveau chef de cette religion Heli (copter) I , ex Ben Bernanke demande à  l’Etat d’émettre un montant illimité de dette pour « soutenir la demande et le prix des actifs« . Les politiques, enchantés, obtempèrent. Et notre Heli I met alors les taux d’intérêts à  zero, ce qui veut dire que le cout du service de la dette tombe aussi à zéro! La malédiction qui nous accompagne depuis que nous sommes sortis du jardin d’Eden est enfin brisée. Je me demande pourquoi personne n’y avait jamais pensé jusqu’à la ? Heli I est vraiment un grand homme et le fait que toutes les prévisions économiques qu’il a faites depuis de années se soient révélées erronées et que toutes les décisions qu’il a prises ont eu des effets désastreux ne doit en rien entamer l’admiration que l’on doit lui porter. Voila enfin un banquier central qui fait preuve d’une vraie fibre sociale.

 Pour me résumer, voici mes nouvelles convictions.

1.     Le gouvernement est mieux à même d’allouer le capital que le secteur privé et doit donc manipuler les taux d’intérêts, les taux de change, les prix , les salaires les impôts etc. en fonction de l’Intérêt général qu’il est seul à comprendre et à défendre.

2.     Le rôle de la Banque Centrale est de financer les déficits budgétaires.

3.     La monnaie appartient au gouvernement et à personne d’autre et surtout pas aux déposants dans les banques, comme l’exemple de Chypre le prouve.

4.    Le droit de propriété est une foutaise (voir Chypre à nouveau ).

5.    Les actifs vont continuer à monter jusqu’ à la fin des temps puisque les banques centrales impriment de l’argent (85 milliards de dollar par mois aux USA).

6.     Imprimer de l’argent crée de la richesse.

7.     Les biens et services achetés avec de l’argent qui n’existe pas vont faire monter le PNB, ce qui est la seule chose qui compte.

8.     Les services ou les biens produits par l’Etat ont une valeur MORALE supérieure à ceux produits par le secteur privé comme la comparaison entre une infirmière et un trader dans une banque le prouve. Seule la notion « d’utilité sociale » mise en lumière par Staline et Lénine et reprise avec enthousiasme par monsieur Melenchon doit être retenue dans les choix  à effectuer.Le Président , dans sa dernière allocation télévisé a fortement rappelé tous ces principes essentiels qui tous guident son action et j’en suis très heureux.

Le moindre doute n’est plus permis.La croissance va repartir et le chômage baisser.

Envisager le contraire serait se mettre en position d’hérétique et tout le monde sait ce qui arrive à ces malfaisants quand une pensée unique domine une Société.Ils sont brulés en place publique.Donc, je suis un nouveau croyant et demande mon admission dans la nouvelle Eglise, en confessant bien sur toutes mes fautes passées, tout en murmurant “e pur si muove”.  

SOURCE ET REMERCIEMENTS: INSTITUT DES LIBERTES     

     http://institutdeslibertes.org/e-pur-si-muove-et-labjuration/

01/04/2013 Publié par | Commentaire de Marché | | 4 Commentaires

Petite Leçon d’Economie appliquée à Chypre par Charles Gave

Petite Leçon d’Economie appliquée à Chypre par Charles Gave

Une monnaie a deux prix, un prix extérieur (le taux de change) et un prix intérieur (le taux d’intérêt).

 Si le pouvoir politique bloque le taux de change avec un deuxième pays « plus productif », alors le commerce extérieur du pays le moins productif va commencer à se dégrader avec le temps et l’on assistera à une chute de ce qu’il est convenu d’appeler le taux de couverture des importations par les exportations. Dans une situation « normale » où le premier pays aura conservé sa souveraineté monétaire, on assiste à chaque fois à une lente montée des taux d’intérêts dans le pays le moins efficace, cette hausse du taux de l’argent anticipant en quelque sorte l’inévitable dévaluation qui clôt le processus et remet les pendules à l’heure, ce qui se serait passé si Chypre avait conservé sa souveraineté.

Euro zone unemployment 

Au lieu de cela, comme rien de tout cela n’est possible dans l’Euro, le pays le moins efficace voit son activité ralentir structurellement, mais ne peut rien faire pour corriger les déséquilibres. 

Activité en baisse veut dire déficit budgétaire en hausse (plus de dépenses, moins de rentrées, conséquences inéluctables de la perte de compétitivité). Ces déficits toujours croissants se financent sans difficultés, au moins au début, sur les marchés financiers. 

Malheureusement, les déficits accumulés se transforment petit à petit en dettes, et il arrive toujours un moment ou les marchés commencent à prendre peur sur la capacité de l’Etat du pays faible à rembourser sa dette dans ce qui est en fait la monnaie du pays fort. De ce fait, l’ajustement nécessaire ne se fait plus par la dévaluation, mais plus brutalement par la faillite de l’Etat qui a collé son système économique dans une situation d’infériorité. En Economie, comme le disait Bastiat, le meilleur économiste que la France ait eu, il y a ce que vous voyez, la possibilité de se balader en Europe et de payer partout avec les mêmes billets, et ce que vous ne voyez pas, l’inéluctable faillite des Etats Chypriotes, Italiens, Espagnols, Portugais que cette possibilité entraine.

L’étape suivante est très facile à décrire. Tout le monde va se rendre compte qu’un Euro dans une banque Chypriote ne vaut pas un Euro dans une banque Allemande et tout un chacun va se précipiter pour transférer tous ses Euros des banques Chypriotes vers les banques Allemandes. En termes techniques, cela s’appelle une crise bancaire ou en Anglais, un « bank run » Ce mouvement est marqué par une chute rapide des dépôts bancaires dans les pays faibles et bien entendu par une hausse extravagante des taux d’intérêts dans ces mêmes pays faibles, l’argent devenant rare devient fort normalement hors de prix

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30/03/2013 Publié par | Changes et Devises, Chypre, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Déflation, Emploi, formation, qualification, salaire, Europe, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Le Graphique du Jour, Les Tribulations de la Kleptocratie, Reuters, Risques géopolitiques, sociaux, environnementaux et sanitaires, Trappe à Dettes | , | Poster un commentaire

Schumpeter et Tocqueville par Charles Gave

Schumpeter et Tocqueville par Charles Gave 

Schumpeter, au début des années 20 était dans un café à Vienne avec un ami; entre Max Weber, le grand, l’immense sociologue, et tous les trois de commencer à discuter sur ce qui se passait à ce moment la en Russie, avec la prise de pouvoir par les communistes. Schumpeter, très calmement annonce que l’expérience va échouer et qu’elle sera a l’origine de dizaines voir de centaines de million de morts d’abord en Russie, et ensuite dans le monde entier. Plus Schumpeter développe ses arguments, plus Max Weber devient agité et plus il se met à hurler qu’il est absolument intolérable de prévoir de telles horreurs et de ne rien faire pour les empêcher. Le ton continue à  monter au point que Schumpeter se croit obligé de reprendre son manteau pour sortir. Une fois dehors, son ami (qui a rapporte cette  altercation) demande a Schumpeter ce qu’il pensait de cette discussion.

Très calme, notre héros lui dit :  »Je ne comprends pas comment un homme aussi bien élevé peut crier aussi fort dans un café. »     

Il y a dans cette anecdote tout ce que j’aime chez Schumpeter.

  1. Une capacité incroyable à analyser une situation et à en tirer une conclusion logique sans que ses préférences personnelles influent en quoi que ce soit sur son analyse. Von Mises ou Hayek auront aussi cette capacité, mais il sera toujours possible de leur opposer que leurs conclusions sont douteuses parce qu’entachées par leurs préférences politiques personnelles. Pas Schumpeter. Il analyse froidement la situation, et en tire les conclusions qui lui semblent s’imposer tout en faisant abstraction de tout à priori normatif. C’est ce qu’il appelait avoir l’esprit « scientifique ».
  2. Il avait un humour incroyable que seuls Bastiat, Milton Friedman  ou Keynes ont approché, tant il est vrai que la plupart des économistes sont d’un ennui foudroyant. Il disait qu’il avait trois buts dans la vie, être le meilleur économiste de tous les temps, mais aussi le meilleur amant et le meilleur cavalier. Ensuite, il ajoutait « et pour ce qui est des chevaux, j’ai encore des progrès à faire  »
  3. Il parlait toutes les langues, était d’une culture incroyable (voir son histoire des idées économiques) et il est mort en lisant les tragédies d’Eschyle dans le texte en Grec ancien.  Il était aussi a l’aise en sociologie (son analyse de la sociologie de Karl Marx est un classique) qu’en économie ou en économétrie…Bref, un géant de la pensée, un vrai.

Son  grand livre s’intitule » Capitalisme, Socialisme et Démocratie » et c’est dans ce livre qu’il introduit la notion de « création destructrice » qui seule permet la croissance économique, mais ce grand livre est incroyablement pessimiste.

Sa thèse, grossièrement résumée est la suivante.

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11/03/2013 Publié par | Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Commentaire de Marché, Cycle Economique et Financier, Europe, Innovation Technologique, scientifique ou financière, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie | , | 2 Commentaires

Elections Italiennes ou quand les Oints du Seigneur ramassent un raclée par Charles Gave

Elections Italiennes ou quand les Oints du Seigneur ramassent un raclée par Charles Gave

Pour faire simple, il y a trois sortes de personnes dans la vie

  1. Ceux qui veulent se débrouiller tout seul, s’occuper de leurs affaires et qu’on les laisse tranquilles.  De façon générale, quand ils prennent des risques, ils en assument les conséquences. C’est dans cette catégorie que l’on peut ranger les « entrepreneurs », et c’est d’eux et d’eux seuls que dépend la croissance économique puisqu’ils sont responsables de la « destruction créatrice » de ce cher Schumpeter sans laquelle aucune croissance n’a jamais eu lieu, nulle part.
  2. Ceux qui veulent que l’on s’occupe d’eux. Catégorie parfaitement honorable, mais qui ne cultive pas un amour exagéré du risque. On y trouve les fonctionnaires, les salariés des très grandes entreprises, les rentiers, les retraités…Vivre dans l’incertitude leur est difficile, leur but étant de voir leur vie s’écouler comme un long fleuve tranquille.
  3. Ceux qui veulent s’occuper des autres sans vraiment travailler, probablement parce que leur maman ne les a pas assez aimé quand ils étaient petits. On les trouve aujourd’hui dans la politique ou dans les « media ». Leur processus intellectuel est toujours le même: « Ils » diagnostiquent un problème, » ils » offrent une solution (qui en général passe par un accroissement des pouvoirs de l’Etat – et donc de leurs pouvoirs à eux), la solution échoue (comme toujours quand l’Etat se mêle de quelque chose en dehors des domaines Régaliens), ce qui ne les gène en rien puisqu’ils ont une « nouvelle » solution pour régler les problèmes  qui n’existaient pas et qu’ils ont créé de toutes pièces, et surprise, surprise, cela suppose à nouveau un rôle accru de l’Etat ( et donc de leurs pouvoirs).Ils veulent en général laisser leur nom dans l’Histoire.   Thomas Sowell les appelle les « Oints du Seigneur  (ou ODS)  (annointed en Anglais) pour bien montrer la nature religieuse  et non scientifique de leur discours.. L’idée est toujours que nos « élites « vont  intercéder pour nous avec la Divinité, mais que pour que ca marche, il faut que nous les payions constamment et fort cher. Rien de neuf donc, la base de  tout charlatanisme ayant toujours été l’infinie crédulité des victimes. (Voir « le Devin » chez Astérix et Obélix, ou le programme de monsieur Hollande à la dernière élection pour plus de détails)

Le schéma théorique tel que décrit par Sowell s’est déroulé dans la pratique de façon impeccable avec l’Euro.

Chaque pays était géré selon son pacte social et disposait de sa propre monnaie. Si un pays était bien géré, sa monnaie montait, s’il était mal géré, sa monnaie baissait, ce qui fait que tous les entrepreneurs européens étaient sur un pied d’égalité, les dévaluations et réévaluations ajustant pour les différences d’efficacité des systèmes politiques. Ce n’était pas tres élégant, mais ca marchait plutôt bien. Tout allait donc bien en Europe et la croissance était la même à peu prés partout la même puisque tous les entrepreneurs étaient sur un pied d’égalité.  .

Pour nos ODS ,tout cela était au contraire, très, très mal car l’on ne faisait jamais appel à  leur services et cela voulait dire que le Marché (et non pas eux) déterminait le taux de change et le taux d’intérêt qui s’appliquaient  à chaque pays. Si la politique suivie était stupide, le taux de change baissait et le taux d’intérêt montait, ce qui est insupportable si vous êtes sorti premier de l’école et que vous êtes à l’origine de cette politique stupide..Pour eux, il allait falloir remplacer tous ces systèmes inefficaces par un bon gros Etat central qui saurait gérer l’Europe au bénéfice de tout le monde et surtout cacher leurs erreurs le plus longtemps possible.

Et qui gérerait ce nouveau monstre?

Quelle question! Nos ODS bien sur! Qui d’autre?

La première étape vers la création de cet état Européen se fera par la monnaie, nous dirent ils et  de ce fait nous aurons une merveilleuse convergence des économies sur tout le vieux continent. L’Euro est créé dans l’enthousiasme général pour améliorer des choses qui n’en avaient guère besoin, mais soit….

Attali, Minc, BHL Rocard, Juppé, Sapin, Adler, etc… tous sauf Philippe Seguin dont il faut relire le discours sur l’Euro, nous annoncent une longue période de croissances ininterrompue, accompagnée par une baisse du chômage et une convergence des niveaux de vie partout en Europe. (Relire les déclarations de tous ces Oints du Seigneur aujourd’hui est irrésistible).Bien plus,  nous assurent les mêmes, politiquement, l’Euro permettra de contrôler l’Allemagne, bien trop puissante après sa réunification et donc contribuera à  la bonne entente entre tous.

Douze ans après, où en sommes nous?

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05/03/2013 Publié par | Art de la guerre monétaire et économique, Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise, Behaviorisme et Finance Comportementale, Commentaire de Marché, Douce France, Italie, L'Etat dans tous ses états, ses impots et Nous, l'hérésie keynésienne, Les Tribulations de la Kleptocratie, Mondialisation, Répression Financière, Trappe à Dettes | | 2 Commentaires

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