Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise

WSJ : La trésorerie sera l’élement clé des résultats des Entreprises US

La période des résultats a débuté cette semaine. Les entreprises américaines auront sans doute enregistré une solide croissance de leur bénéfice, notamment parce que les résultats du premier trimestre 2009 avaient été particulièrement mauvais, mais aussi parce qu’elles ont procédé à des réductions de coûts. Les analystes interrogés par Thomson Reuters s’attendent à que les résultats du premier trimestre des entreprises du S&P 500 ressortent en hausse d’environ 36% par rapport à l’an dernier.

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Une hausse des bénéfices implique une hausse de la trésorerie des entreprises. Au quatrième trimestre, les entreprises américaines, tous secteurs économiques confondus, disposaient d’une trésorerie disponible de 276 milliards de dollars, le montant le plus élevé jamais enregistré. La hausse de bénéfices attendue suggère que le flux de trésorerie a également continué à augmenter au premier trimestre. 

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Mais c’est la répartition de ces fonds qui déterminera la vigueur de la reprise. 

La trésorerie des entreprises peut être destinée au développement de la production – avec des investissements dans de nouveaux sites et des recrutements – ou à des objectifs financiers – dividendes, rachats d’actions ou acquisitions

WSJ : L’investissement repart dans les entreprises (cliquez sur le lien)

Pour l’instant, les entreprises se concentrent sur ce dernier point. S&P s’attend à ce que les versements de dividendes augmentent de 5,6% cette année et, de fait, des groupes tels que PepsiCo, CSX et Wal-Mart ont déjà augmenté les leurs.

Les rachats d’actions sont tout aussi prisés: TrimTabs Investment Research indique que depuis le début de l’année, les entreprises ont annoncé des plans de rachats d’actions de 106 milliards de dollars, contre 132,5 milliards de dollars pour l’ensemble de l’exercice 2009. 

Les entreprises s’intéressent également aux fusions et acquisitions. Le rappprochement entre United Airlines et US Airways en est l’une des dernières illustrations. Les opérations de fusions et acquisitions aux Etats-Unis ont atteint 220,3 milliards de dollars au dernier trimestre. Selon Dealogic, si ce montant est en baisse de 11% par rapport à la période correspondante de l’an dernier, il est toutefois en hausse à la fois par rapport au deuxième trimestre et au troisième trimestre 2009.

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Néanmoins, cette activité de fusions et acquisitions n’est pas nécessairement favorable à la reprise économique, comme l’ont montré plusieurs études. Des facteurs externes – des dirigeants à l’égo démesuré aux banquiers d’investissement avides de commissions – peuvent corrompre le processus. Cela explique que certaines opérations peu pertinentes soient toujours tentées ou que des entreprises paient le prix fort pour une acquisition. Autre inconvénient: dans l’optique de couvrir les frais de l’opération, la direction doit réduire les coûts, ce qui résulte invariablement en des suppressions de postes. 

Concernant les dividendes et les rachats d’actions, les bienfaits sont mitigés. Des dividendes plus élevés améliorent les revenus personnels, mais une bonne partie de ces dividendes finit dans des fonds de pension ou d’autres véhicules d’investissement qui ne permettent pas d’utiliser l’argent déposé pour réaliser des dépenses courantes. 

L’économie se porte mieux lorsque les entreprises utilisent leur trésorerie pour investir dans de nouvelles opérations et recruter de nouveaux salariés. 

Ces deux éléments se sont améliorés, mais seulement légèrement, en raison de l’ampleur des incertitudes concernant la reprise.

Kathleen Stephansen, d’Aladdin Capital, s’attend à ce que les créations d’emploi progressent d’environ 50.000 par mois au deuxième trimestre, puis de seulement 100.000 au second semestre 2010. Ce rythme est inférieur de 130.000 à celui attendu par les économistes interrogés par WSJ.com. Mais dans les deux cas, le taux de chômage, actuellement à 9,7%, ne diminuera pas beaucoup. 

Pendant la période des résultats, l’attention se porte toujours sur la comparaison entre les résultats publiés et les résultats qui étaient attendus. Mais pour l’économie en général, il serait plus intéressant de voir comment les entreprises utilisent leurs gains de trésorerie. Les annonces liées au développement des activités et aux recrutements seront à examiner de près. 

Kathleen Madigan Wall Street Journal  avril 10

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