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WSJ : Le problème épineux des produits dérivés

WSJ :   Le problème épineux des produits dérivés

Les législateurs qui planchent actuellement sur le projet de loi de refonte du système financier américain doivent garder à l’esprit lorsqu’ils parachèveront les pans de la législation visant à sécuriser les opérations sur dérivés des banques qu’il ne suffit pas simplement de déplacer un problème encombrant pour qu’il disparaisse.

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Dans l’immédiat, les banques américaines – principalement une poignée de poids lourds – détiennent 276.000 milliards de dollars de dérivés négociés de gré à gré, ce qui signifie que ces opérations ne transitent pas par le marché organisé.

 La plupart de ces instruments dérivés sont conservés auprès de filiales de banque commerciale qui jouissent du dispositif de garantie fédérale sur les dépôts bancaires.

Par conséquent, ces banques bénéficient dans les faits d’une aide publique qui est susceptible de fausser les prix et qui leur permet de ne pas détenir trop de fonds propres par rapport aux dérivés.

Un amendement dont l’initiative revient à la sénatrice de l’Arkansas Blanche Lincoln, auquel se sont opposées les banques et qui a néanmoins réussi à entrer dans le projet de loi du Sénat, prévoyait de contraindre les banques à transférer la plupart de leurs opérations de dérivés vers de nouvelles sociétés affiliées, séparées des filiales bancaires qui bénéficient d’une garantie fédérale.

Mais cela pourrait ne pas suffire à résoudre le problème de l’aide publique, dans la mesure où les principales banques détenant des dérivés sont encore si grandes qu’il est peu probable que le gouvernement ne vienne pas à leur secours – et à celui de leurs filiales des dérivés – en cas de faillite de ces établissements.

Nicole Gelinas, du Manhattan Institute, estime qu’il y a un meilleur moyen de réduire le risque lié aux dérivés négociés de gré à gré, en obligeant la quasi-totalité de ces opérations à transiter par la Bourse, les banques étant alors contraintes de détenir plus de liquidités pour assurer leurs transactions.

Certes, les dispositions visant à accroître les opérations sur dérivés négociés en Bourse sont incluses dans la législation. Mais en pratique, leur efficacité peut dépendre du degré des sévérité des régulateurs. C’est pourquoi l’idée de Blanche Lincoln de transférer les dérivés vers des sociétés affiliées mérite d’être retenue. Si ce projet débouche sur la création d’une structure distincte qui divulgue des informations sur les fonds propres et d’autres éléments clés, le marché sera peut-être enfin en mesure de faire la police.

Peter Eavis, The Wall Street Journal JUIN10

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