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Trappe à Dettes : Le rendement des obligations grecques à 10 ans est repassé mercredi au-dessus de 10%

Trappe à Dettes :  Le rendement des obligations grecques à 10 ans est repassé mercredi au-dessus de 10%,

Enfoncées par le déclassement de la dette grecque et des rumeurs de rachats massifs de la part de la BCE, les obligations grecques à 10 ans ont vu leur taux repasser au-dessus de la barre des 10%  un niveau plus vu depuis mi-mai, les investisseurs se délestant de ces titres classés en catégorie spéculative.

PLUS/MOINS DE JUNK BOND 007 EN SUIVANT :

A 18H00 (16H00 GMT), le taux à 10 ans grimpait à 10,373% contre 9,774% mardi soir et celui à deux ans était à 9,953%, signe de l’inquiétude, à court terme, des investisseurs sur la solvabilité de la Grèce.

Le différentiel (« spread ») avec le Bund allemand qui sert de référence sur le marché obligataire européen s’écartait pour atteindre 773 points de base. Il était monté à plus de 800 points de base au plus fort de la crise grecque.

Les CDS grecs ont également renoué avec leurs niveaux de début mai, à plus de 900 points, ce qui signifie que le coût pour s’assurer contre un risque de défaut de la Grèce augmente nettement.

Ce regain de tension sur les obligations grecques résulte d’une combinaison de facteurs: la dette grecque est d’abord classée en catégorie spéculative (« junk bond ») par les trois grande agences de notation, elle n’est donc plus éligible à l’indice iBoxx, qui rassemble plusieurs emprunts d’Etat.

Cette sortie de l’indice de référence sur le marché européen étant prévue pour fin juin, les investisseurs accélèrent la vente de titres grecs.

WSJ: La baisse de la note obligataire grecque porte à conséquence (cliquez sur le lien)

Mais le marché est également animé par des rumeurs laissant entendre que la Banque Centrale Européenne (BCE) rachète massivement et presque exclusivement des emprunts grecs.

Les banques grecques ne parviennent plus à se refinancer sur le marché, ni auprès des autres banques étrangères, en raison des difficultés économiques du pays et de la mauvaise signature (qualité, ndlr) de la dette du pays.

Pour aider les pays de la zone euro en difficulté budgétaire, la BCE a donc lancé un programme d’achat d’obligations, une mesure censée lutter contre la spéculation sur les titres de dettes grecs, portugais ou espagnols.

Mais l’élargissement du « spread » entre la Grèce et l’Allemagne est également lié aux statistiques publiées en zone euro qui ont refroidi les investisseurs, alimentant les craintes sur la croissance.

L’indice PMI des directeurs d’achats, qui synthétise l’activité dans les services et l’industrie, a reculé pour le deuxième mois consécutif en juin.

Cet ensemble de mauvaises nouvelles a donc pesé sur la dette grecque, la plus fragile de la zone euro, mais a également touché les emprunts des autres pays périphériques (fragiles au sein de la zone euro, ndlr).

Le rendement portugais à 10 ans est monté à 5,678% contre 5.606% mardi, après une émission à 5 ans qui s’est faite à des taux élevés mais a été très demandée. Le taux espagnol à 10 ans est lui monté à 4,516% contre 4,507%.

Du côté des pays solides de la zone euro, le Bund allemand reculait à 2,641% contre 2,687% mardi tandis que l’OAT (France)était quasi-stable à 3,069% contre 3,064% mardi.

Le Gilt britannique reculait à 3,430% contre 3,451% mardi soir.

Aux Etats-Unis, le rendement du bon du Trésor à 10 ans était en baisse à 3,108% contre 3,166% mardi soir et celui du bon à 30 ans à 4,050% contre 4,099% la veille. Les taux à échéances courtes étaient stables 0,12% comme la veille.

Sur le marché interbancaire, l’Euribor à trois mois est monté à 0,739% contre 0,737% mardi. Le Libor à trois mois exprimé en dollars est resté stable à 0,538% ce qui témoigne de l’aversion des Banques à se préter entre elles

source AFP juin10

EN COMPLEMENT : BCE: les banques portugaises ont doublé leurs emprunts

Les banques portugaises ont doublé le mois dernier leurs emprunts à la Banque centrale européenne (BCE) à près de 36 milliards d’euros,selon des données publiées mercredi par la Banque du Portugal (BdP). D’après le bulletin mensuel de juin de la BdP, les banques portugaises ont emprunté à la BCE 35,8 milliards d’euros en mai, contre 17,7 milliards en avril.

«C’est une hausse énorme, mais qui n’est pas vraiment surprenante. Cela confirme que les banques portugaises ont des difficultés à émettre de la dette, surtoutà l’étranger», a déclaré à l’AFP Joao Pereira Leite de la Banco Carregosa. Selon cet analyste, le système financier portugais est fortement pénalisé par la hausse des taux de rendement de la dette souveraine portugaise, en raison de la détérioration des finances publiques du pays.

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