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WSJ : Dur retour à la réalité pour Goldman

WSJ : Dur retour à la réalité pour Goldman

Goldman Sachs Group Inc. a enregistré un pourcentage de retour sur capitaux à un seul chiffre au titre du deuxième trimestre 2010; une performance plus digne d’une petite banque provinciale que d’un géant de Wall Street.

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Evolution du business mix de GS sur les 5 dernières années /l’essentiel des revenus (80%)  provient des activités de marché/trading pour compte propre(15% des activités de trading) ou pour les clients (90% des activités de trading)

Le groupe avait pourtant habitué ses actionnaires à des rendements de plus de 20%, voire de plus de 30% pendant le boom du crédit. En fait, si l’on exclut les deux derniers trimestre de 2008, où la crise financière était à son paroxysme, jamais depuis son introduction en Bourse en 1999, Goldman n’avait enregistré un rendement inférieur à 10%, selon Capital IQ.

Cette méforme peut s’expliquer par une baisse de l’activité de trading, qui a fait reculer de 35% le chiffre d’affaires de la division obligataire changes et matières premières, à 4,39 milliards de dollars. Par ailleurs, le chiffre d’affaires du trading d’actions a souffert de la volatilité des marchés.

Toutefois, les investisseurs doivent s’inquiéter de l’approche d’un changement plus fondamental. Le durcissement de la réglementation, avec des exigences de capitaux plus élevées et un contexte politique plus menaçant oblige déjà Goldman à réduire son appétit pour le risque pour une durée qui risque de s’étendre bien au-delà d’un trimestre. Cela signifie que les rendements à venir du groupe bancaire pourraient s’établir à environ 15%, contre un objectif de 20%.

JPMorgan Chase & Co. a publié un retour sur capitaux de 12% et Goldman, de 7,9%. Si l’on exclut la charge exceptionnelle de 550 millions de dollars liée à l’accord visant à mettre un terme aux poursuites lancées par la Securities and Exchange Commission, ainsi que la charge de 600 millions de dollars liée à l’impôt britannique sur les bonus, le retour sur capitaux atteint 9,5%.

Ce qui est frappant, c’est que Goldman n’a pas tenté d’accroître son rendement en augmentant son endettement, comme l’a fait JPMorgan.

Certes, Goldman est confronté à des problèmes juridiques et politiques spécifiques, qui l’ont amené à éviter les risques. Cependant, les chiffres inhabituels publiés par le groupe devraient rappeler aux investisseurs que même un géant tel que Goldman n’est pas invulnérable.

-David Reilly, Wall Street Journal juil10

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