Art de la guerre monétaire et économique

La Suisse pays le plus compétitif au monde

La Suisse pays le plus compétitif au monde

Global Competitiveness Index 2010-2011

La Confédération n’affiche pratiquement aucun point faible dans le classement annuel du World Economic Forum. Les Etats-Unis régressent en revanche de deux rangs

PLUS DE COMPETITIVITE EN SUIVANT ;

La Suisse consolide son statut de pays le plus compétitif du monde – décroché en 2009 – dans le classement annuel du World Economic Forum (WEF). Délogés l’an dernier du premier rang qu’ils occupaient sans interruption depuis 2004, les Etats-Unis chutent encore de deux positions, régressant à la quatrième place, a indiqué l’organisation genevoise dans son «Global Competitiveness Report 2010-11» publié ce jeudi. La Suède se hisse au deuxième rang (+2) devant Singapour (inchangé). Puis l’Allemagne pointe cinquième, devant le Japon, sixième (+2), et la Finlande, septième (-1).Ces résultats soulignent l’importance croissante d’institutions solides comme facteurs favorables en termes de compétitivité. .

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Le secret helvétique?

D’excellentes notes attribuées par plus de 13500 décideurs économiques interviewés de par le monde ainsi que par des batteries de statistiques passées au peigne fin par les experts du WEF. «Les institutions publiques suisses sont perçues comme parmi les plus transparentes au monde, pointant au septième rang. La Suisse est sixième pour les infrastructures et cinquième pour l’environnement macro-économique. Sur les douze critères que nous analysons, elle figure pratiquement chaque fois dans le top 10», commente Thierry Geiger, économiste et co-auteur du rapport sur la compétitivité 2010, contacté par Le Temps» .

La Suisse continue d’être caractérisée par une excellente capacité d’innovation, des instituts de recherche parmi les meilleurs du monde, une forte collaboration entre les milieux académiques et économiques et des dépenses élevées des entreprises en recherche et développement, expliquent les économistes du WEF.

Ses institutions publiques sont parmi les plus efficaces et les plus transparentes du monde. La compétitivité de l’économie suisse est également stimulée par d’excellentes infrastructures, un marché performant, notamment dans le domaine financier. Le marché du travail est l’un des plus efficaces, juste derrière Singapour. Le WEF relève également que l’environnement macro-économique de la Suisse est l’un des plus stables au monde, avec un net rebond de la croissance économique cette année, après son recul de l’an dernier.

Le rapport souligne comme l’an dernier un point faible: l’accès aux universités (avec un taux de 49,4%). «Des efforts doivent être réalisés pour encourager l’éducation supérieure afin que suffisamment de talents contribuent sur le plan national à l’amélioration de la productivité», affirme le WEF . «Mais il y a là un biais statistiques, car les hautes écoles helvétiques ne sont pas encore toutes reconnues comme étant de rang universitaire. L’Allemagne souffre aussi de ce phénomène», relativise Thierry Geiger

Etats-Unis sur la pente descendante

Grands perdants du classement, les Etats-Unis.Après avoir perdu la première place l’an dernier, ils tombent cette année au 4e rang. Ils conservent de sérieux atouts, mais le WEF s’inquiète de «faiblesses croissantes». L’évaluation des institutions publiques des Etats-Unis décline, alors que la santé de leur système financier continue d’inquiéter. «Les Américains ne montrent pas un niveau élevé de confiance envers leurs politiciens et les milieux d’affaires considèrent que le gouvernement gaspille ses ressources», a expliqué Margareta Drzeniek Hanouz, économiste en chef au WEF. Les déséquilibres macro-économiques des Etats-Unis s’accentuent, avec des déficits publics conduisant à des niveaux d’endettement alarmants

 Comme l’avait déjà révélé en mai dernier le rapport concurrent de l’école lausannoise de management IMD, la capacité concurrentielle de la plus grande économie du monde subit de plein fouet l’impact de la dérive de leur finances publiques. Le gouvernement n’est plus perçu comme capable «de gérer son budget sans gaspiller», souligne aujourd’hui le WEF dans son rapport. Pire encore, le problème ne s’arrête pas à l’Etat et à ses déséquilibres: les décideurs interrogés estiment que le reporting des entreprises américaines s’est dégradé, tout comme la compétitivité de Wall Street.  Une confiance réduite dans les institutions et un système de soins de santé et d’éducation affaibli ont également contribué à la perte de compétitivité du pays. L’accès au financement reste la principale difficulté rencontrée par les entrepreneurs. Les lourdeurs administratives demeurent également une préoccupation forte

Au final, il semble que les Etats-Unis doivent surtout de conserver une place dans les cinq premiers à leur capacité d’innovation, leur «excellent système universitaire» et leur marché du travail très flexible.

Vainqueurs et perdants émergent

Le Vieux Continent affiche de son côté des résultats contrastés. «La crise a commencé à opérer un certain tri et l’on observe cette année à l’émergence des gagnants et des perdants», note Thierry Geiger. Parmi les premiers figurent au premier rang l’Allemagne, qui pointe au cinquième rang des nations les plus compétitives (+2), mais également les Pays-Bas (10e/+2). S’ils régressent quelque peu, Finlande et Danemark restent parmi les dix premiers. Côté perdants, pas de surprise: la Grèce – qui a frôlé l’insolvabilité ce printemps – plonge de 12 rangs à la 83 place tandis que l’Espagne glisse de neuf places à la 42e. L’Italie reste stable, mais au 48 rang. Quant à la France (15e/+1) et à la Grande-Bretagne (12e/+1), elles évoluent entre ces deux eaux.

Dernière observation: les bonds en avant des grands pays émergents ont désormais cessé. Des quatre pays dits BRIC, seule la Chine a gagné deux rangs (27e/+2). Surtout grâce à une plus grande libéralisation du secteur financier, selon le WEF. L’Inde a cédé deux places (51e) tandis que la Russie (63e) et le Brésil (58e) ont stagné.

EN LIEN : Le rapport du WEF

source : le temps+agences sep10

1 réponse »

  1. La Suisse no 1, c’est bien.
    Pourtant même en Suisse, plane l’incertitude …
    Alors même que les français défilent dans les rues pour sauver leurs retraites,
    Les gérants des caisses de retraites suisses avouent leurs inquiétudes.
    Si rien ne change, les futurs retraités ont des soucis à se faire.
    Pour voir la vidéo (1 minute 50’’ en français) cliquer ici:
    http://mieux-investir.blogspot.com/2010/09/investir-actions-obligations-immobilier.html

    Cordialement
    Yves Belmont

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