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Trappes à Dettes : Dette et découvert grecs revus à la hausse

Trappes à Dettes : Dette et découvert grecs revus à la hausse

Un responsable du Ministère des finances avait déjà reconnu que le déficit budgétaire du pays pour 2009 risquait de dépasser le seuil de 14% du PIB.

L’Office européen des statistiques va revoir en «nette hausse» les chiffres de déficit public et de dette de la Grèce pour les dernières années, en particulier ceux de 2009, a prévenu mercredi un porte-parole de la Commission européenne.

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«Il y aura une nette correction des chiffres de déficit et de la dette grecques», a déclaré le porte-parole de l’exécutif européen pour les questions économiques, Amadeu Altafaj, lors d’un point de presse.

«Cela couvre la période 2006-2009», a-t-il ajouté. L’annonce doit être faite par l’office des statistiques (Eurostat) dans le courant du mois d’octobre.

En avril, Eurostat avait déjà dit avoir des doutes sur les chiffres passés annoncés par la Grèce et indiqué que le chiffre de déficit 2009 (13,6% du PIB) pourrait encore augmenter d’environ 0,4 point de pourcentage, une fois intégrées les pertes de divers organismes publics déficitaires, dont les Chemins de fer.

Depuis, l’office a mené des enquêtes approfondies, mettant en oeuvre des nouveaux pouvoirs d’investigation dans les statistiques nationales des différents pays de l’UE qui lui ont été conférés à la suite de la crise en Grèce.

Ce travail a à présent abouti. Le porte-parole n’a pas pu être plus précis sur l’ampleur de la correction attendue. Dans ce contexte, les autorités européennes ont décidé de renforcer leurs moyens humains en Grèce pour faire le ménage dans les comptes publics grecs, considérés depuis longtemps déjà comme douteux.

La crise financière et de confiance qui frappe la Grèce depuis le début de l’année a été déclenchée par la révision en forte hausse fin 2009 des chiffres du déficit du pays, à la suite d’un changement de gouvernement et à l’arrivée au pouvoir des socialistes. Le pays a reçu un plan de soutien de 110 milliards d’euros sur trois ans mais la crise a fait vaciller l’ensemble de la zone euro, toujours pas tirée d’affaire.

Après la dernière visite en date des experts d’Eurostat, «il est apparu évident que certaines erreurs et incertitudes persistaient» dans les comptes publics grecs, a dit mercredi le porte-parole de la Commission.

«C’est la raison pour laquelle le commissaire (aux Affaires économiques) Olli Rehn a donné instruction lundi à Eurostat de renforcer ses moyens sur le terrain en Grèce afin de clarifier de manière urgente les comptes publics grecs», a ajouté Amadeu Altafaj.

«Tous les efforts vont être entrepris pour résoudre la situation d’ici au 22 octobre», date à laquelle les nouveaux chiffres révisés devraient être publiés, a-t-il précisé.

«Chaque pierre devra être retournée» en Grèce, a-t-il encore prévenu.

source afp oct10

Source NYT 2010

2 réponses »

  1. Mais il n’y a pas que la Grèce !

    C’est toute la zone euro qui est ensablée (sauf l’Allemagne) !

    Prévisions du FMI pour l’année 2011 : la Chine est en tête. Ensuite, l’Inde. Quant à la zone euro, elle est dernière, avec le Japon.

    – Chine : croissance de + 9,6 %.

    – Inde : croissance de + 8,4 %.

    – Afrique subsaharienne : croissance de + 5,5 %.

    – ASEAN (Indonésie, Malaisie, Philippines, Thaïlande et Vietnam) : croissance de + 5,4 %.

    – Moyen-Orient et Afrique du Nord : croissance de + 5,1 %.

    – Nouvelles économies industrielles d’Asie : croissance de + 4,5 %.

    – Russie : croissance de + 4,3 %.

    – Production mondiale : croissance de + 4,2 %.

    – Brésil : croissance de + 4,1 %.

    – Mexique : croissance de + 3,9 %.

    – Canada : croissance de + 2,7 %.

    – Etats-Unis : croissance de + 2,3 %.

    – Royaume-Uni : croissance de + 2 %.

    – Japon : croissance de + 1,5 %.

    – Zone euro : croissance de + 1,5 %.

    http://www.imf.org/external/french/pubs/ft/weo/2010/02/pdf/textf.pdf

    Vous vous rappelez ce que les ouistes nous répétaient depuis 1992 ?

    Depuis 1992, les ouistes nous répétaient :

    « La zone euro, c’est la prospérité. La zone euro, c’est la croissance économique. Et patati, et patata. »

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