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Obligataire, émergents , dividendes, or… Quelles sont les pistes d’investissement à prévilégier pour éviter les chausses- trappes ?

Obligataire, émergents , dividendes, or… Quelles sont les pistes d’investissement à prévilégier pour éviter les chausses- trappes ?

C’est ainsi que dans un point presse effectué le jeudi 14 octobre, Andreas Hoefert l’Economiste en Chef de UBS Wealth Management a dressé une liste de priorité.

PLUS DHOFERT ET DE QUELQUES AUTRES EN SUIVANT :

Andreas Höfert, Economiste en Chef de UBS Wealth Management, dresse sans surprise un panorama mitigé de l’économie mondiale. Reprenant les grandes questions du moment (Inflation ou déflation ? Vers un double plongeon américain ? L’euro a-t-il un avenir ?), il considère cependant qu’il est aujourd’hui possible de bénéficier de ce contexte en respectant quelques recommandations. Lesquelles ?

 Eviter les obligations gouvernementales, notamment américaines, européennes, britanniques et japonaises

Rester du côté court de la courbe des taux

Réduire le risque de taux en augmentant le risque de crédit au moyen des marchés émergents et des obligations corporates

S’exposer à des monnaies plus petites et plus exotiques, ainsi qu’à l’or

Privilégier les bons dividendes, les exportateurs allemands et les valeurs de grande consommation non-cycliques

Diversifier, diversifier, diversifier…

Andreas Hoefert, chef économiste de la banque UBS, estime que le parallèle entre le Japon des années 90 et l’Amérique actuelle, «n’a guère de sens»: le surendettement actuel de l’Amérique touche ses ménages, non ses entreprises; son déficit reste financé par des prêteurs étrangers, non par ses concitoyens. Jan Poser, son homologue au sein de la banque Sarasin, estime la comparaison «exagérée». Et rappelle que la Fed a réagi beaucoup plus vite – le Japon avait mis quatre ans à abaisser ses taux à zéro – et que les banques américaines «ont déjà effacé 85% des prêts irrécouvrables hérités de la crise immobilière, alors qu’il avait fallu pour cela treize ans à leurs homologues nipponnes».

D’où proviendrait la prochaine bulle spéculative?

La réponse de William André Nadeau Gestionnaire canadien de portefeuille

 

Est-ce la bulle de l’or ou celle des obligations gouvernementales et corporatives qui risquent d’éclater?

Dans toute l’histoire économique, il y a eu des bulles spéculatives. Au XVIIe siècle, il y a eu spéculation sur les tulipes : le prix montait en flèche. « La tulipomanie, souvent appelée « crise de la tulipe » en histoire économique, est le nom donné à l’augmentation démesurée puis l’effondrement des cours de l’oignon de tulipe dans le nord des Provinces-Unies au milieu du XVIIe siècle. Au plus fort de la tulipomanie, en février 1637, des promesses de vente pour un bulbe se négociaient pour un montant égal à vingt fois le salaire annuel d’un artisan spécialisé. Certains historiens ont qualifié cette crise de « première bulle spéculative » de l’histoire. » (source: Wikipédia.org)

Tant que l’Homme vit, il y aura des bulles. Les investisseurs ont la perception que lorsqu’une valeur ou un secteur d’investissement grimpe, c’est qu’il est la voie de l’avenir. Ils se précipitent vers ce placement, emportés par l’engouement collectif et adoptent un comportent « moutonnier ».

La formation des bulles est fréquente, comme la bulle du crédit, amorcée il y a 15 ans et qui a éclaté en 2007 et 2008. La bulle des technologies a été graduellement alimentée durant les années 90 et a éclaté en mars 2000. Les épargnants, à chaque fois, perdent une partie de leur capital. Après l’éclatement  de ces bulles, ils se réfugient dans des placements supposément sûrs tels que les actions de fiducie après la bulle techno et les obligations et l’or maintenant.

Les statistiques de l’IFIC (institut des fonds d’investissement canadien) démontrent clairement qu’actuellement, une importante vague d’achat des fonds obligataire se renforce. Les rendements de ces fonds ont été alléchants depuis 4 ans, dépassant largement les autres classes d’actifs. Ce qui est attrayant, du moins pour les rendements passés.

Mais attention! Cela fait 28 ans que les taux d’intérêt à long terme baissent, passant pour les obligations du Canada sur 10 ans à plus de 10% l’an à environ 2.5% aujourd’hui. À chaque baisse, les épargnants réalisent un gain en capital sur les obligations.

Pour que le rendement soit acceptable au cours des prochaines années, cela nécessiterait d’autres baisses de taux, ce qui est très peu probable, à moins de rentrer dans une ère de déflation.

À long terme, les obligations ont rapporté au moins 2% de plus que l’inflation.

Ce niveau d’inflation a été de 3.5% depuis 50 ans et de 2% depuis 20 ans.

Encore une fois, il est fort probable que les investisseurs qui ont boudé les actions pour se diriger vers les obligations, connaitraient un rendement très médiocre lors de l’éclatement de la bulle obligataire.

Je préfère de loin les titres boursiers de dividendes. Ils ont démontré qu’à long terme ils offrent une meilleure protection de capital malgré les corrections boursières.

Pour L’or, il faut rester prudent. l’or devrait bien se maintenir tant que le dollar américain connait des faiblesses. Toutefois, tout comme toute autre bulle, il est difficile pour les stratèges de prédire le moment de l’éclatement de la bulle de l’or. À l’apparition des premières faiblesses de l’or, mieux vaut se retirer graduellement.

Fièvre de l’or = peur du papier par Geert Noels

La semaine du Chercheur d’Or : le filon du 16 octobre

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Autre piste souvent évoquée les Marchés de Croissance dits émergents….Là encore se méfier des discours trop généreux

Alors Marchés Emergents Eldorado ou Miroir aux alouettes ?  La Réponse de la Société Générale Private Banking

Les Emergents pourraient ne pas offrir de performances à moyen terme

 « Les économies émergentes connaissent elles aussi une phase de ralentissement de l’activité. Du point de vue macroéconomique, ce ralentissement est bienvenu car il tempère le dynamisme d’économies qui étaient entrées en surchauffe. En Asie, en particulier, les tensions inflationnistes s’atténuent. La demande intérieure commence à constituer un relais de croissance pour beaucoup d’économies émergentes », souligne Société Générale Private Banking. Le gestionnaire avertit cependant que les marchés émergents pourraient ne pas offrir de performances significatives au cours des mois prochains.

« Cependant les indicateurs avancés soulignent la baisse des commandes venant d’Europe et des Etats-Unis qui vont se traduire par un tassement des exportations au cours des prochains mois. En revanche, la dynamique Sud-Sud demeure, avec une intégration des économies émergentes entre elles, qui constitue un facteur positif pour la croissance mondiale. »

« Les marchés émergents restent sensibles à la remontée de l’aversion au risque en raison notamment d’une faible base d’investisseurs institutionnels locaux. Au demeurant, si les valorisations sont revenues à leur moyenne de longue période, elles demeurent plus élevées que sur les marchés actions matures. Les performances sur ces marchés ont été aussi obtenues grƒce à l’appréciation des devises contre l’euro et plus encore contre le dollar. La persistance de tensions inflationnistes appelle un durcissement des politiques monétaires. En outre, de nouvelles mesures destinées à freiner les entrées de capitaux pourraient voir le jour. Ces éléments sont naturellement défavorables aux actions et les marchés émergents ne devraient pas offrir de performances significatives au cours des mois à venir. »

« Nous conservons un jugement favorable sur les actions des pays émergents dans une perspective de moyen-long terme. Néanmoins, le fléchissement de l’activité mondiale nourrit l’incertitude. De surcroît, nous sommes encore au début du cycle de resserrement monétaire qui réduira la liquidité sur ces marchés. Nous choisissons d’attendre pour revenir à l’achat sur des niveaux de cours inférieurs à ceux actuellement observés. Nous conservons une préférence pour le marché russe qui nous semble fortement sous-évalué et pour l’Asie au sein de laquelle nous privilégions Taiwan et la Corée du Sud. »

Selon l’institut International Finance, les pays émergents devraient recevoir, en solde net, 825 milliards de dollars en 2010, contre 581 milliards en 2009. Sur ce total, l’Asie devrait recevoir environ 343 milliards cette année, contre 337 l’an dernier

S’agissant des valorisations des actions, le marché brésilien présente actuellement un PER de 12x les énéfices 2010 et de 2x le ratio cours/valeur comptable glissant, contre un PER de 10x et un ratio cours/valeur comptable de 2x en moyenne au cours des cinq dernières années. Par rapport à son historique de négociation, le Brésil semble mieux valorisé. Sa croissance bnéficiaire reste très soutenue et par rapport à plusieurs autres grands marchés émergents, le Brésil continue de présenter des multiples de valorisation inférieurs, en termes absolus. A titre d’exemple, la Chine présente actuellement un PER 2010 de 14x, alors que les valorisations du marché indien semblent plus tendues, présentant un multiple comparable supérieur à 19x.

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Passons maintenant à la Star du moment : le marché obligataire

La Réponse de Thorsten Polleit, économiste en chef auprès de Barclays Capital

 

Les États-Unis, en particulier, jouent le rôle de «leader de taux» (rate leadership) influençant les autres taux dans d’autres régions du globe. C’est encore plus prononcé depuis la crise du crédit, la Fed appliquant une politique exceptionnelle d’assouplissement monétaire à travers le rachat direct de dette gouvernementale et de papiers adossés à des hypothèques (MBS). Aujourd’hui, la zone euro, le Japon, ou encore le Royaume-Uni ont également recours à ce type de mesure.

Les États-Unis sont coutumiers de ce genre d’intervention, le financement militaire de la Seconde Guerre mondiale s’étant opéré, dès 1942, à travers l’alignement (peg) – ordonné à la Fed par l’Administration américaine – des taux des Treasuries de court-terme et de long-terme à, respectivement, 0,38% et 2,5%. Nous connaissons l’issue heureuse du conflit, mais pour les investisseurs, ce fut pure perte. «En effet, du fait des montants exorbitants utilisés par l’Administration US pour le rachat des obligations, l’offre de monnaie a fini par exploser et a entraîné une inflation excédant la progression des taux obligataires et, par conséquent, générant des rendements réels négatifs pour les détenteurs d’obligations», explique Thorsten Polleit, économiste en chef auprès de Barclays Capital, à Frankfort. Pour l’expert de Barclays Capital, la tentation à laquelle succombent certaines banques centrales dans leur effort de financer la demande intérieure par le crédit est susceptible de provoquer les mêmes effets aujourd’hui que dans les années 40-50.

Ce qui a lieu de susciter des inquiétudes réside dans le fait que l’approche préconisée par la Fed est suivie par les autres grands argentiers. De sorte que, aussitôt l’inflation revenue, les autres banques centrales seront aussi forcées de racheter de la dette sur le marché afin de maintenir les taux à des niveaux bas.

«Pour les épargnants, la poursuite d’une telle politique pourra s’avérer être une mauvaise nouvelle», insiste Thorsten Polleit. «Non seulement le contrôle artificiel des rendements obligataires accroît la menace d’allocations inadaptées de ressources rares, mais il annonce aussi des dépréciations monétaires qui, à moyen-terme, peuvent affecter de manière négative la croissance et l’emploi.» Avec ou sans contrôle direct des taux, le recours systématique de la presse à papier-monnaie par les banques centrales – considéré comme le moindre mal pour les autorités comme pour le public – prépare invariablement le terrain pour le retour d’une inflation suffisamment forte pour désillusionner les détenteurs d’obligations, en particulier les obligations souveraines. «Même si, à court terme, ce scénario n’est pas garanti, la vigilance quant à la dette obligataire doit être le crédo absolu», recommande Thorsten Polleit.

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Que reste t il alors de nos amours ? faute de grives faut il se replier sur le merle action

La Réponse de Jeannette WILLINER analyste indépendant : Le Dividende est il  un bon indicateur?

Les dividendes payés cette année ont été maintenus. Sur des cours généralement plus bas. Cela ne peut donner que des rendements plus élevés.

C’est un fait: le rendement des actions est supérieur à celui des obligations. Ce n’est pas une nouvelle extraordinaire. Le stratégiste des crédits à la Deutsche Bank souligne que c’est un retour normal à la prise de risque qui est la conséquence de l’achat d’une action. D’autres experts insistent plutôt sur le fait que les achats de métaux précieux en général favorisés par les investisseurs aboutissent à la mise de côté des actions: leur prix baisse, leur rendement monte. Soros aurait investi massivement dans le métal jaune. Cependant il a un langage qui laisse entendre qu’il est avant tout flexible notamment lorsqu’il précise que l’or ne sera pas éternellement orienté à la hausse. Pourtant Soros, il l’a encore montré récemment, est l’un des plus ardents défenseurs de mesures de relance importantes. Paulson est encore plus déterminé: mettre un tiers de ses actifs dans un seul véhicule d’investissement est audacieux même lorsqu’il s’agit de métal jaune.

La vraie question n’est cependant pas là. Le fait que les dividendes soient si lourds dans la balance «rendement» signifie-t-il que les actions doivent être achetées absolument? D’autant plus que le rendement des obligations a fortement reculé suite à la progression de leur prix. Malgré quelques signes d’incohérence et de mollesse de l’économie, les dividendes payés cette année (au titre des résultats 2009 ou 2009-2010) ont été maintenus. Sur des cours généralement plus bas, cela ne peut donner que des rendements plus élevés. L’avenir sera peut-être différent.

Certains, se référant au passé, concluent que c’est un signe incontournable: le moment est venu d’acheter des actions. D’autant plus que pendant plus d’un demi-siècle (les années 1960 ayant constitué la charnière du passage d’un système à l’autre) la règle était que les actions rapportaient plus que les obligations. Ce n’était pas l’accroissement de la valeur qui comptait mais l’ampleur du dividende distribué. La nouvelle orthodoxie qui, elle-même allait durer environ cinquante ans, a affirmé le contraire: distribuer un dividende appauvrissait la société et n’enrichissait pas l’actionnaire qui devait payer un impôt sur le revenu. Les «baby boomers» ont soutenu ce raisonnement. A l’époque, ils étaient loin d’être à la retraite. Aujourd’hui ils regardent leurs revenus du coin de l’œil et considèrent leurs gains en capital durant les vingt dernières années avec perplexité.

A vrai dire, si la croissance doit rester faible pendant un certain temps et si le but reste d’éviter un nouveau trou d’air économique, il n’y aura pas d’autre solution que de payer les actionnaires pour le risque qu’ils prennent en investissant dans des sociétés luttant souvent très dur pour un simple statu quo. Récemment un «gourou» critiquait un «sorcier» par une phrase lapidaire: «on ne paye pas un gérant de hedge fund pour investir dans Coca-Cola». C’est pourtant bien à ce tournant qu’on arrive progressivement: pour avoir du rendement en matière d’actions on ne peut s’intéresser qu’à de l’excellente qualité durable: matières premières, biens de consommation et télécommunications par exemple. En matière d’obligations, c’est le contraire! La crise des subprimes en est un exemple.

La fin du culte des actions réduit l’espoir d’une croissance durable

Pour autant, se borner à ne regarder que le rendement serait également une erreur. Comment sont payés les dividendes? A partir de quel revenu? La couverture du dividende dépasse-t-elle le bénéfice réalisé? Les cas douteux existent. Celui de WWE (dont l’ancien patron fait campagne pour un siège au Sénat) paye depuis des années un dividende qu’elle ne gagne pas. C’est la substance, propriété de l’actionnaire qui se disperse à chaque paiement. A contrario VF Corp paye un dividende élevé justifié par un  bilan solide et la qualité de ses produits ainsi qu’une diversification géographique judicieuse.

Durant cette période assez morose, se laisser prendre par ce seul constat de dividende élevé serait faux voire dangereux. Il est évident que plus les prix des actions vont reculer après un mois de septembre les ayant soufflés un peu trop, plus certains rendements vont paraître attrayants. L’or est coûteux en frais financiers, quant au rendement obligataire l’annonce de Bernanke, quant aux «hélicoptères» prêts à distribuer des liquidités si la crise devenait trop rude, a enlevé les derniers doutes. Restent les actions. Dommage pour les jeunes pousses entrepreneuriales bien gérées qui ne distribueront rien. A moins que des besoins urgents d’expansion, les poussent à sacrifier des liquidités. Le dividende bonus est loin d’être une habitude. Il est important de vérifier que les dividendes distribués ne proviennent pas de la vente d’un pan d’affaires doté d’une rentabilité insuffisante. Dès lors, l’actionnaire touche une part de son capital. De même l’addition au dividende d’un surplus de rendement pour des affaires ayant dépassé les prévisions doit être prise prudemment. Ce surplus peut disparaître rapidement.  Malheureusement, la lecture d’un seul chiffre ne suffit plus. Son analyse revient à la mode d’autant plus que dans quantité de pays les aspects fiscaux vont ou pourraient évoluer en 2011. Comment les actionnaires percevront-ils les changements éventuels? Le dividende est donc loin d’être un signe aussi positif qu’on veut bien le faire croire. Cette affirmation rejoint au panthéon des certitudes celle qui veut que les marchés des pays nouvellement industrialisés voient leur prix exploser alors que le reste de la planète s’effondre.

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Alors Tea ou Coffee ?  Faites vos jeux les paris sont ouverts

La Réponse de Charles Gave

Elections US et marchés financiers Article paru dans le JDF

Une plaisanterie court les Etats-Unis en ce moment : le mandat de monsieur Obama serait le deuxième mandat que les Américains ont refusé à l’ex Président Carter. Derrière la cruauté du bon mot une triste réalité : l’administration Obama  est en train de faire exactement les mêmes erreurs que la très regrettable et très peu regrettée administration Carter en son temps.

Outre de troublantes similitudes dans les domaines de la politique militaire ou de la diplomatie (que je ne suis pas assez compétent pour traiter ici), il existe un incroyable parallèle à établir dans les domaines économiques mais surtout monétaire. Que le lecteur en juge : comme à l’époque, l’administration Obama croit que sans croissance de l’Etat, il ne peut y avoir de croissance économique.

Comme à l’époque, il faut à tout prix faire baisser le taux de change de la monnaie US pour relancer la croissance par les exportations, sinistre canard de tous les mercantilistes obtus dans l’histoire.

Comme a l’époque, le problème est « l’excès d’épargne » et il faut donc procéder de toute urgence à l’euthanasie du rentier, chère a ce bon monsieur Keynes, qui a permis à tous les Marxistes de ce monde de se recycler après la chute du mur de Berlin, à la place de partir à la retraite.

Qu’au début du XXI siècle , il y ait encore des gens qui pensent que l’Etat soit en mesure de créer la croissance (en embauchant des fonctionnaires ?), de susciter une hausse d’une niveau de vie en faisant baisser le taux de change de leur monnaie, de créer la prospérité en ruinant l’épargne (en maintenant des taux réels négatifs sur les bons du trésor à 3 mois), est une vraie victoire de la pensée religieuse sur la pensée scientifique.

Que cette pensée soit soutenue par un grand nombre de prix Nobel d’économie montre simplement que cette distinction donnée par les Norvégiens et non pas par les Suédois a été attribuée récemment beaucoup plus en fonction de critères politiques que de n’importe quoi d’autre, ce qui est embarrassant pour les Norvégiens, mais fait sourire les Suédois.

La réalité cependant est que le peuple Américain est ivre de rage contre Washington, et que le parti Démocrate va sans doute ramasser la plus grande raclée de son histoire lors des élections du 2 Novembre prochain  (c’est ma conviction après 6 semaines aux USA)

Si le « Tea Party », sous son avatar Républicain,  arrive en force au congrès et au Sénat, cela voudra dire une chose et une seule : les Etats-Unis sont- ENFIN- en train de revenir à leurs racines anti-étatiques et les dépenses de ce même Etat vont être coupées sauvagement et tout sera fait pour que le dollar retrouve son statut de réserve de valeur.

Dans ce cas la, toute la sphère financière sera bouleversée de fond en comble et il faudra ajuster brutalement sa politique d’investissement.

Par exemple :

Aujourd’hui, le coût marginal d’extraction d’une once d’or est de 600 dollars par once. Le prix d’une once d’or est de  $ 1300

Dans le cours d’une once d’or aujourd’hui il y a donc une position a découvert implicite de $ 700 par once sur monsieur Obama et ses équipes Démocrates.

Nous avons aussi sans doute $ au moins $ 30 dollars par baril de pétrole,  50% sur ma maison de Hong-Kong ou sur l’immobilier a Paris, 30 % sur l’euro ou le Franc Suisse etc.… Bref, quand le gouvernement qui contrôle la monnaie de réserve cherche à détruire la fonction de réserve de valeur que chaque monnaie doit avoir pour être une monnaie, toute une série de prix sont  FAUX simplement parce que ce gouvernement fausse le prix de l’étalon de mesure qui sert à mesurer toutes ces valeurs, c’est-à-dire cherche à manipuler la monnaie, bien commun entre nous.

Que certains croient que la croissance et le retour  la prospérité puissent suivre une telle manipulation est quelque chose que je ne comprendrais jamais.

Tout cela pour dire une seule chose : si comme je le pense, le citoyen Américain de base  est ulcéré par cette politique qui fait baisser le prestige des Etats-Unis tout en l’appauvrissant lui le citoyen de base, alors il va renvoyer toutes ces équipes qu’il a élu il y a deux ans à leurs chères études à Harvard (curieux de voir comme les plus intelligents se barrent déjà a toute allure, Curieux de voir aussi que cette administration est celle ou il y le plus petit nombre d’hommes d’affaires dans l’histoire des gouvernements US)  et nous allons nous retrouver dans une situation similaire à celle qu’ont connu les USA quand Mr Volcker a remplacé l’incompétent Monsieur Miller à la tète de la Fed : En cinq ans, l’or est passé de $ 800 /once à $ 250 , le pétrole de $ 30 baril à $ 10, le franc français de 5 ff par dollar à 10ff par dollar, tandis que l’immobilier et l’Amérique Latine sautaient sus le poids d’une dette devenue insupportable.

Mon conseil est donc simple pour les lecteurs du JDF ; si le 3 Novembre au matin, vous apprenez que les démocrates ont perdu le sénat, ce qui serait un tremblement de terre sans précédents dans l’histoire politique des Etats-Unis, vendez tout votre or, votre immobilier, œuvres d’art, obligations européennes et empruntez en Euro ou en FS pour acheter des actions aux USA.

Si j’ai tort et que les Démocrates font beaucoup mieux que prévu, nous rentrons dans des temps troublés ou les Etats-Unis à l’évidence ne veulent plus assurer le rôle qui est le leur, et donc nous rentrons dans des temps difficiles.

Dans ce cas les risques de dislocation financière sont très grands  et la plus grande prudence s’imposera. Comme le dit l’un de mes amis, grand gérant devant l’eternel : les optimistes achèteront de l’or, les pessimistes des fusils.

Bref, le 3 Novembre au matin, soit nous rentrerons dans une nouvelle ère de croissance et de confiance et monsieur Obama pourra jouer en golf pendant les 2 ans qui lui restent soit le monde deviendra beaucoup plus dangereux.

Pour mon compte, j’ai acheté des options d’achat « out of the Money » sur le dollar,  et des calls « out of the money » aussi sur le S$P 500, échéance fin février 2011

Au moins je sais déjà ce que je peux perdre, et si j’ai raison, je vais gagner beaucoup, beaucoup d’argent.

Si non, et bien j’en perdrai un peu.

Ce ne sera pas la première fois… 

charlesgave@gmail.com

LE SITE DE CHARLES GAVE : http://lafaillitedeletat.com/

2 réponses »

  1. Etant donné le montant de la dette fédérale et la situation du marché du crédit immobilier, il est très peu probable que la FED soit à même de relever ses taux quelle que soit la couleur politique du Sénat.

    L’électeur américain vote, les politiques s’adaptent.

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