Carmignac Gestion

Carmignac Gestion : Compte rendu de la réunion trimestrielle du 21 octobre

Carmignac Gestion :  Compte rendu de la réunion trimestrielle du 21 octobre

Plus de 600 personnes au Pavillon Gabriel le jeudi 21 octobre pour la traditionnelle réunion trimestrielle.

  

PLUS DE CARMIGNAC EN SUIVANT :

Olivier Samain, Directeur Commercial chez Thema, a débuté la réunion en nous donnant quelques informations sur l’actualité de sa compagnie et a confirmé que Carmignac Patrimoine était toujours le fonds préféré des Conseillers en Gestion de Patrimoine Indépendants. 

Ariane Tardieu a enchainé en précisant que le fonds Carmignac Market Neutral, co-géré par Maxime Carmignac, était maintenant disponible sur les plateformes et a remercié les CGPI pour les 8.000 demandes de fiches commerciales.  

Frédéric Leroux gérant global et directeur de la gestion des risques  a quant à lui dressé les perspectives économiques

Il est revenu sur la première économie mondiale, les Etats Unis, pour relever actuellement des difficultés importantes. A savoir une faiblesse structurelle de l’emploi, un pessimisme des agents économiques et un marasme de l’immobilier 

 Le soufflé est il donc  quelque peu retombé ?

Par rapport au rendez-vous du printemps dernier, le discours tranche assez nettement. A l’époque, la reprise se confirmait outre-Atlantique, à la faveur des créations d’emplois et d’un redémarrage de l’investissement. Dans ce cadre, avec un investissement privé brut des entreprises en reprise, la question d’un nouveau cycle d’investissement se posait selon le stratège de Carmignac Gestion pour qui l’économie américaine retrouvait peu à peu de la compétitivité.  » Seul le comportement des ménages pouvait venir ternir le tableau, conséquence du rebond immobilier qui tardait à se confirmer et de l’évolution du taux de salaire horaire nominal en baisse » , mettait en garde Frédéric Leroux.

Désormais donc, l’environnement est plus délicat, ce qui conduit notamment la banque centrale américaine à lutter contre des effets déflationnistes et doit justifier, selon Frédéric Leroux, la mise en place de nouvelles politiques non conventionnelles. De celles-ci, on peut attendre l’initiation d’un cercle vertueux entre effet de richesse positif des ménages et augmentation de la demande pour peu que la transmission de la liquidité de la sphère financière vers la sphère réelle s’opère.

Le cas échéant, le redémarrage de l’activité américaine aggravera le déficit courant et ajoutera à l’affaiblissement du dollar, note le gérant qui relève également que dans la guerre des changes que se livrent les grandes puissances mondiales, l’Europe risque d’être la grande perdante. En effet, sur le vieux Continent, les positionnements sur le cycle économique sont très différents selon les pays, avec une Allemagne en bonne forme -avec une prévision du produit intérieur brut (PIB) à 3,3 % – tandis que la France affiche une prévision de 1,6 %, l’Espagne de -0,3 %, l’Italie de 1 % ou la Grèce de -4 %- En outre, la masse monétaire croît de nouveau dans la zone euro. Résultat,  » tant que le mandat d’inflation est respecté, la BCE ne changera pas de politique » , explique Frédéric Leroux,  » et l’euro devrait continuer à se renforcer jusqu’à ce que l’Allemagne en souffre » . 

A l’inverse, Frédéric Leroux reste toujours très positif sur les marchés émergents avec des prévisions de hausse du PIB pour 2010 et 2011 de 7,1 % et 6,4 % respectivement. La Chine dont les prévisions de croissance du PIB ressortent à 10,5 % pour 2010 et 9,6 % pour 2011, est l’un des thèmes favoris du moment. Tout en notant que les comptes publics sont plus favorables que dans les pays développés, Frédéric Leroux rappelle que les politiques monétaires émergentes permettent une croissance durable.

En resumé voici donc les grandes lignes de son intervention

– la FED affiche une ferme volonté de lutter contre le danger déflationniste, 

– la baisse du dollar impose une « guerre des changes » au reste du monde, 

– les monnaies émergentes dans leur ensemble seront tirées à la hausse, 

– tant que la compétitivité de l’Allemagne ne sera pas remise en cause, les pressions haussières sur l’euro sont susceptibles de perdurer, 

– la zone euro reste dans une situation délicate, 

– le différentiel de croissance entre les Etats-Unis, l’Europe et les pays Emergents se trouve conforté. 

Quelques précisions sur la stratégie d’investissement de Carmignac

– les actifs en dollars sont intégralement couverts, 

– le thème de l’élévation du niveau de vie dans les pays émergents a été renforcé, 

– augmentation des positions sur les ressources naturelles, 

– exposition au secteur aurifère maintenue, 

– maintien de l’allocation en emprunts privés (à + de 35%), 

– légère progression du poste emprunts d’Etat (8,6%), 

– les emprunts d’Etat émergents représentent 8,25% des actifs de Carmignac Patrimoine. 

Edouard Carmignac a pris la parole et a tout d’abord souligné les très bonnes performances de Carmignac Global Bonds, fonds géré par Charles Zerah, ancien membre de la prestigieuse équipe de Bruno Crastes (ex- gérant de la gamme « Var » et maintenant en charge de la société H²O). 

Il a ensuite expliqué humblement sa sous-performance : « le coût des couvertures est exorbitant  mais doit-on en rougir pour autant ? J’avoue ne pas avoir envisagé une économie allemande aussi vigoureuse mais nous continuons à jouer la volatilité le mieux possible. » 

Pas une seule fois, les membres de l’équipe n’ont évoqué l’encours impressionnant géré par le Groupe ni même celui de Carmignac Patrimoine qui pèse plus de 26 milliards d’euros. 

Perf. YTD Carmignac Patrimoine : +4,83% 

Tout ceci conduit l’équipe de gestion à considérer désormais la période plus favorable pour les actions que pour le crédit – du côté des emprunts privés américains plus précisément – où  » le meilleur semble derrière nous » . Du côté des actions, le gérant note d’ailleurs un thème porteur actuellement : celui des fusions acquisitions compte tenu du cash en possession des entreprises ? notamment celles du S&P 500 estimées à 1 000 milliards de dollars.

Compte tenu de l’ensemble de ces données, il ressort que Carmignac Patrimoine a vu son taux d’exposition  » actions » porté à 44 % – soit un niveau en nette hausse et proche de son maximum (50 %). Autre point remarquable : les marchés émergents représentent désormais un tiers de la poche  » taux » du fonds-phare de la gamme avec un double effet positif relevé par la gestion : l’appréciation des monnaies émergentes contre le dollar qui, simultanément, réduit les anticipations de hausses des taux.

Le patrimoine géré de Carmignac Gestion est sur le point de passer la barre des 50 milliards d’ euros. Au 30 septembre, les actifs sous gestion s’ inscrivaient à 49,9 milliards d’ euros, le fonds phare Carmignac Patrimoine affichant un encours de 26,3 milliards d’ euros. La collecte nette des neuf premiers mois de l’ année s’ est établie à environ 13 milliards d’ euros. Sur l’ ensemble de 2009, la collecte avait atteint 15,5 milliards d’ euros pour un montant total des actifs sous gestion de 32,8 milliards d’euros. 

Selon Eric Helderlé, directeur général de Carmignac Gestion, la collecte a donné de bons résultats sur tous les marchés où la société de gestion est présente. L’ objectif est de figurer parmi les trois premiers collecteurs sur l’ ensemble des marchés où elle commercialise son offre. Carmignac Gestion s’ est lancée il y a quelques mois sur les pays scandinaves et envisage d’ investir le marché britannique en 2011. 

EN LIEN VIDEO : http://citywire.co.uk/global/video-exclusive-carmignac-star-leroux-speaks-out-on-qe2/a443998

Source agences/aof/h24 finances oct10

 EN COMPLEMENT : Quels rendements anticipez-vous des indices boursiers et obligataires pour les prochaines années ? par William André Nadeau

Historiquement les bourses des pays occidentaux ont obtenu un rendement de 11% depuis 40 ans, avec un taux d’inflation de 3.5%, et un rendement de de 8% depuis 20 ans avec un taux d’inflation de 2%.

Les quatre considérations pouvant influencer les anticipations du rendement des bourses

  1. Selon une étude d’Osam, http://www.osam.com/ les rendements des 5 années qui suivent d’importantes récessions sont légèrement supérieurs aux rendements historiques.
  • Ce qui diffère actuellement des cycles historiques c’est la faible croissance économique prévue pour les pays occidentaux. Au lieu d’évoluer à 3% de croissance réelle (après inflation), des pays occidentaux auront probablement un taux de croissance moyen autour de 2% l’an.
  • Un autre changement à considérer : l’enrichissement accéléré des pays émergents qui accaparent 72% de la croissance économique mondiale. 
  • Il y a eu, depuis le début du siècle, quelques grands cycles haussiers et baissiers de la Bourse. Le dernier s’est produit entre 1969 et 1975. Durant les 5 années qui ont suivi 1974, le marché boursier a progressé de 5% à 10% l’an, soit un peu moins que le rendement historique. Plusieurs stratèges trouvent une similitude entre ce cycle-là et les périodes entre 2000-2008 et 2008-2013.  Nos conclusionsNous partageons la même opinion que ces stratèges sur cette similitude.
    Si c’est concrètement le cas, les rendements des indices boursiers pourraient être plus faibles entre 2010 et 2013 et enregistrer entre 5% et 10% l’an. Ce qui est intéressant c’est que la sélection des titres pendant cette période occupe une place importante. Il était, en effet, assez facile pour un bon gestionnaire de dégager une valeur ajoutée importante sur les indices boursiers.
    Robert C. Krembill un grand gestionnaire canadien qui avait lancé les fonds Trimark en 1981, gérait les fonds Taurus et Bolton Tremblay Canada cumulative entre 1975 et 1981. Les rendements qu’il avait obtenus étaient impressionnants, malgré la faiblesse des rendements boursiers de l’époque. Les études d’Osam.com confirment également ce phénomène pour les méthodes dividendes et valeur en momemtum.

Les rendements anticipés moyens composés pour les cinq prochaines années 

  • pour les indices boursiers : 5% à 10%pour les indices boursiers nord- américains
  • +2% à +4% par année de plus que les indices boursiers, si excellent processus de sélection boursière fondamentale et directionnelle.
  • 10% à 15% pour les actions des pays émergents
  • 1% à 3% pour le marché obligataire
  • 7% à 12% pour les fonds de type Acheteur/Vendeur
  • Niveau d’inflation pour le Canada entre 2% et 3% 

Anticipation et gestion directionnelleComme gestionnaire directionnel, nous ajustons les portefeuilles de nos clients en « surfant » les nouvelles tendances et non en fonction des anticipations.  Les prévisions actuelles sont valides en fonction des tendances actuelles.

EN COMPLEMENTS INDISPENSABLES : Obligataire, émergents , dividendes, or… Quelles sont les pistes d’investissement à prévilégier pour éviter les chausses- trappes ?

Finances Comportementales : Les marchés évoluent selon l’humeur des investisseurs

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