Etats-Unis

The Beat goes on : With a little help of my FED

The Beat goes on :  With a little help of my FED

La banque centrale américaine (Fed) a levé le voile, mercredi 1er décembre, sur les programmes d’aide qu’elle a mis en œuvre pour aider l’économie américaine à traverser la crise. Répondant à une obligation contenue dans la loi de réforme de la finance votée en juillet, la Réserve fédérale a publié sur son site internet des données précises et chiffrées sur onze programmes spéciaux couvrant la période du 1er décembre 2007 au 21 juillet 2010  Les détails comprennent les noms des institutions, le montant et le collatéral.

PLUS DE FED EN SUIVANT :

Les grandes banques américaines comme Wells Fargo (WFC), Citigroup (C) Citibank et Bank of America (BAC) ont fréquemment participé au programme de prêts en urgence de la Réserve fédérale américaine, connue sous le nom de Term Auction Facility ou TAF, et ont reçu des milliards de dollars de prêts pendant la crise financière, a révélé la Fed mercredi.

Les statistiques communiquées par la Fed montrent que Bank of América a été le plus gros demandeur avec un montant total de 210 milliards de prêts octroyés au groupe.

« Ces programmes ont aidé nos clients comme les emprunteurs, les groupes automobiles, les déposants et les investisseurs des fonds monétaires à poursuivre leur activité en dépit d'un gel sans précédent des marchés financiers à cette période », a indiqué un porte-parole de Bank of America dans un communiqué.

« Nous avons remboursé, avec les intérêts, tous nos emprunts à l'exception de ceux qui ne sont pas encore arrivés à échéance », a-t-il ajouté.

Dans le cadre du TAF, Citibank a reçu 73 milliards de dollars de la Fed. Wells Fargo et Winston-Salem Wachovia ont obtenu 60 milliards de dollars chacun alors que JPMorgan Chase Bank NA a pour sa part sollicité 52 milliards de dollars de prêts.

Les banques commerciales et dinvestissement aux Etats-Unis se sont largement appuyées sur ces programmes pour sextraire de la crise. Citigroup Inc. (C) a eu recours 26 fois à des prêts en urgence alors que Bank of America Corp. (BAC) a sollicité 15 fois la Fed. J.P. Morgan Chase & Co. (JPM) a utilisé ce programme à sept reprises.

Les statistiques ont montré que Goldman Sachs avait utilisé 84 fois le programme de prêts en urgence de la Fed, baptisé TAF. Annoncé en mars 2008, ces facilités de crédit ont également été utilisées 212 fois par Morgan Stanley (MS) entre mars 2008 et mars 2009 et démontrent à quel point cette banque est passée proche de l’effondrement lors de la crise.

Le programme TAF avait été créé au début de la crise financière, en décembre 2007, et avait permis à la Fed de proposer des centaines de milliards de dollars de prêts pour fluidifier le système bancaire en échange de garanties.

La dernière émission du TAF date du 8 mars 2010.

Au pic de la crise, entre décembre 2007 et le printemps de cette année, ce dernier a porté le système financier américain à bout de bras au moyen de 21 000 transactions totalisant 1500 milliards de dollars.

C’est au moyen de prêts à court terme (d’un jour à trois mois) que la Fed est intervenue. En contrepartie de ces avances, elle prenait en gage des actifs de qualité parfois médiocre, par exemple selon la «term-auction facility» (TAF), qui fixe les taux d’intérêt selon un système d’enchères. C’est ainsi que l’institut américain d’émission s’est chargé de quantités énormes de prêts titrisés basés sur des hypothèques «subprime» ou de crédits commerciaux dont la valeur de marché s’était effondrée. De cette manière, il injectait suffisamment de liquidités dans le système financier pour assurer son fonctionnement et faciliter la relance de l’économie.

La Fed a affirmé que tous les prêts consentis par le biais de ce programme avaient été remboursés dans leur intégralité avec les intérêts s’y attachant.

L’aide de la banque centrale a profité aux banques américaines, bien sûr, mais aussi pour une grande part à des établissements étrangers

Victimes collatérales de la chute de Lehman en 2007, plusieurs banques européennes, comme Deutsche Bank, BNP Paribas et UBS ont également largement profité des programmes de la Fed.

« Le plus surprenant sans doute est limportance des sommes accordés au renflouement de banques étrangères et dentreprises », a affirmé le sénateur américain Bernie Sanders qui a participé à lélaboration de lamemdement Dodd-Frank pour obliger la Fed à révéler ces chiffres.

Il a ajouté que léquivalent de la Cour des comptes aux États-Unis, la GAO, conduirait un audit sur ces mesures d'urgence de la Fed qui remontera jusqu'au début de la crise en 2007″

À la surprise générale, les noms de cinq banques canadiennes se trouvent sur la liste. Des sociétés américaines qu’on ne croyait pas en difficulté ont également reçu de l’aide. Même d’importantes banques centrales se sont prévalues du soutien de la Fed.

(cliquez sur le graphique pour aggrandir)

source zerohedge decembre10

 Les banques britanniques Barclays et Bank of Scotland apparaissent parmi les premières bénéficiaires de cette aide. Les Banques Canadiennes : La Banque de Montréal (BMO), la CIBC, la Banque Royale (RBC), la Banque TD et la Banque Scotia ont toutes reçu des prêts de la Fed dans le cadre du plan d’aide visant à faciliter l’accès au crédit pour les banques. La Fed a affirmé que plusieurs des établissements aidés étaient sains. Tous les prêts sont déjà remboursés.

En entrevue au Globe and Mail, un porte-parole de la RBC indique que son employeur n’a pas demandé de l’aide par nécessité, mais pour des raisons stratégiques. «Les conditions étaient bonnes, affirme-t-il. C’étaient les meilleures pour nos actionnaires à ce moment.»

Ainsi, rien qu’au travers de la facilité d’enchères à terme (TAF), mécanisme d’enchères de refinancement à faible coût, Barclays a emprunté plus de 200 milliards de dollars à la Fed, par l’intermédiaire de filiales américaines. BNP Paribas, Société générale, UBS, Dexia (France-Belgique), et Bayerische Landesbank, Dresdner Bank et Commerzbank ont eu recours fréquemment à cette aide au financement, comme la banque américaine Wells Fargo, indique le Wall Street Journal qui fournit un moteur de recherche indiquant quelle entreprise a eu recours aux mécanismes mis en place par la Fed.

EN LIEN :  http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703865004575649160241029520.html

UBS , la Banque suisse a ainsi reçu 65 milliards de dollars de la Fed .De mars 2008 à mars 2009, le géant a été l’un des principaux bénéficiaires du soutien de la banque centrale américaine. En plus des mesures de sauvetage lancées en octobre 2008 par la Confédération et la Banque nationale suisse (BNS), UBS a bénéficié d’un appui massif de la Fed. En un peu plus d’un an, la Banque centrale américaine a apporté quelque 65 milliards de dollars au géant zurichois alors aux prises avec des pertes massives dans les crédits immobiliers aux Etats-Unis, et sous le feu de Washington pour avoir organisé l’évasion fiscale de riches Américains

Le principal programme employé par UBS est le TAF. Il lui a permis d’emprunter 55 milliards de dollars de mars 2008 à mars 2009. Si les premiers emprunts mensuels s’élevaient à 5 milliards de dollars au printemps 2008, le pic a été atteint le 9 octobre 2008, lorsqu’elle a sollicité 8 milliards de dollars. Une semaine plus tard, le 16, la Confédération et la BNS annonçaient leur plan de sauvetage.  Quelques jours plus tôt, le 25 septembre, UBS empruntait 6,5 milliards de dollars à la Fed selon un programme d’aide destiné à financer le négoce de titres baptisé Primary Dealer Credit Facility (PDCF).

«Ces chiffres sont considérables mais, en comparaison d’autres sources de financement utilisées par la banque, ils demeurent relativement modérés», a expliqué jeudi un porte-parole. La comparaison avec les aides ­extraordinaires accordées par d’autres banques centrales, comme la BNS et la Banque centrale européenne, n’est pas possible. Les données ne sont pas publiques.

Credit Suisse autre banque helvètique a aussi a bénéficié du soutien de la Fed. Le 18 décembre 2008, il empruntait 5 milliards de dollars pour une durée d’un mois selon le programme TAF. Son directeur général, Brady Dougan, a cependant affirmé que la banque n’avait jamais bénéficié d’aides gouvernementales durant la crise. «Le rôle de la banque dans ce programme a eu pour seul but de soutenir la liquidité du marché», a indiqué jeudi un porte-parole.

Les statistiques montrent aussi qu’outre les banques américaines et étrangères, de grands emprunteurs traditionnels comme Chrysler Financial Services, American International Group Inc. (AIG) ou GMAC LLC ont également massivement sollicité la Fed mais autre surprise , des sociétés américaines qu’on n’associait pas à la crise ont également reçu aussi l’aide de la Fed dans le cadre d’un autre programme. Au sommet de la crise, le marché était dans un piètre état pour les obligations à court terme. C’est pour cette raison que Caterpillar,McDonald’s, General Electric, Harley-Davidson, Verizon et Toyota, notamment, ont obtenu un coup de pouce de la banque centrale.Le New York Times remarque que des patrons comme Michael Dell — créateur du constructeur d’ordinateurs Dell — en ont aussi profité.

Même les banques centrales d’autres pays ont obtenu des prêts. La Banque centrale européenne et les banques centrales de l’Australie, du Royaume-Uni, du Danemark, du Japon, du Mexique, de la Norvège, de la Corée du Sud, de la Suède et de la Suisse ont toutes reçu des liquidités.

 ECB [European Central Bank] – 271 borrowings for gross rolling total of just over $8 trillion.
* SNB [Swiss National Bank] – 114 borrowings, for a gross rolling total of $465 billion
* BOE [Bank of England] – 81 borrowings for a gross rolling total of $918 billion

Et même des fonds d’investissement comme Pimco ou Calpers :

This includes $7.1 billion borrowed by the massive bond fund PIMCO, run by veteran investor Bill Gross.
Looking at the TALF data, we see that the biggest borrower by subscription is Calpers, with a total of about $5.4 billion
 

Au total, la Fed a effectué plus de 21 000 prêts pour un montant de 3 trillions $US.

Avec le New York Times et le Globe and Mail/Wall Street Journal /Le Temps dec10

EN LIEN : http://www.nytimes.com/2010/12/02/business/economy/02fed.html?_r=1

Les 35 Banques étrangères aidées par la FED :

Dexia SA
BNP Paribas
Barclays PLC
Royal Bank of Scotland Group
Commerzbank AG
Danske Bank A/S
ING Groep NV
WestLB
Handelsbanken
Deutsche Post AG
Erste Group Bank AG
NordLB
Free State of Bavaria
KBC
HSH Nordbank AG
Unicredit
HSBC Holdings PLC
DZ Bank AG
Republic of Korea
Rabobank
Sumitomo Mitsui Banking Corporation
Banco Espirito Santo SA
Bank of Nova Scotia
Mizuho Corporate Bank, Ltd.
Syngenta AG
Mitsui & Co Ltd
Bank of Montreal
Caixa Geral de Depósitos
Mitsubishi UFJ Financial Group
Shinhan Financial Group Co Ltd
Mitsubishi Corp
Aegon NV
Royal Bank of Canada
Sumitomo Corp

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Pro Publica via The Big Picture tient à jour  une liste des differents bénéficiaires des sauvetages gouvernementaux, en gros la mise à jour du montant prêté par rapport à ce qui a été remboursé.

Jusqu’à présent, 938 bénéficiaires ont eu dollars 607822512238 $ engagés pour eux, avec 553 918 968 267 $ versés. De ce 554b de dollars versés, moins de moitié-220782546084 $ – a été retourné.

Lorsque vous entendez la prononciation de combien d’argent le TARP a rapporté , revenez à et regardez cette liste. Il montre le TARP est profondément déficitaire

(cliquez sur le tableau pour aggrandir)

From Pro Publica’s interactive department: Which Banks Got Emergency Loans from the Fed During the Financial Meltdown?

click for interactive table

(cliquez sur le tableau pour aggrandir)

source The Big Picture/Propublica dec10

EN COMPLEMENT :  Les banques ont déjà reçu 4.589 milliards d’euros d’aides publiques

La Commission européenne a calculé que les banques européennes ont reçu au total 4.589 milliards d’aides publiques depuis octobre 2008. Environ la moitié de ces aides ont été effectivement utilisées en 2008 et 2009.

Au total 4.589 milliards d’euros d’aides publiques ont été mises à disposition du secteur financier européen depuis octobre 2008 et le début de la crise bancaire, selon un état des lieux publié mercredi par la Commission européenne. Ce chiffre correspond aux aides auxquelles la Commission, gardienne de la concurrence en Europe, a donné son feu vert.

Il recouvre non seulement des injections de liquidités ou des prêts préférentiels accordés à des banques à titre individuel, mais aussi des plans nationaux d’aide mis à disposition du secteur mais pas forcément activés, une bonne part de garanties intervenant seulement en cas de défaut… Les sommes effectivement dépensées sont donc inférieures.

Bruxelles précise que les aides utilisées ont atteint 957 milliards en 2008 et 1.107 milliard en 2009, dont 76% pour des garanties. Elle ne donne pas de chiffre pour 2010.

A titre de comparaison, les aides spéciales autorisées dans le contexte de la crise à d’autres secteurs plombés par le resserrement des conditions du crédit atteignent 82,5 milliards d’euros depuis décembre 2008, et les aides publiques « traditionnelles » (pour la recherche, l’emploi, les industries vertes…) pour la seule année 2009 ont représenté 73,2 milliards d’euros.

« La crise financière a poussé les Etats membres à octroyer des montants considérables afin de préserver la stabilité financière », a commenté le commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia.

Le Royaume-Uni est le pays le plus généreux (850,3 milliards d’euros), suivi par l’Irlande (723,31 milliards), le Danemark (599,66 milliards), l’Allemagne (592,23 milliards), la France (351,1 milliards), l’Espagne (334,27 milliards), les Pays-Bas (323,6 milliards) et la Belgique (328,59 milliards).

Suite à la crise financière, Bruxelles avait assoupli fin 2008-début 2009 les règles conditionnant l’octroi d’aides publiques en Europe.

Elle a décidé mercredi de prolonger d’un an, jusque fin 2011, ce régime provisoire, mais avec des conditions plus dures: à compter du 1er janvier, toutes les banques ayant besoin d’une aide publique pour se recapitaliser ou gérer la détérioration de leurs actifs devront être restructurées.

Bruxelles a déjà exigé d’importantes restructurations d’une série de banques aidées, mais épargnait jusqu’ici celles qu’elle jugeait fondamentalement saines mais victimes de difficultés passagères à cause de la situation des marchés. «Après deux ans de crise, continuer à faire cette distinction a peu de sens», a commenté Joaquin Almunia.

Ce n’est pas la première fois que Bruxelles durcit les conditions des aides aux banques: depuis l’été dernier, elles doivent aussi payer plus cher pour obtenir des garanties publiques.

«Les banques doivent se préparer pour un retour à des mécanismes de marché normaux, sans aide publique. Les nouvelles règles sont aussi une incitation à accélérer les restructurations nécessaires», a noté Joaquin Almunia.

Tout en espérant qu’il soit possible en 2012, le commissaire s’est bien gardé de donner une date pour ce retour à la normale. «Je ne peux pas anticiper, car personne ne peut assurer que les conditions normales seront complètement rétablies sur les marchés financiers avant la fin de l’année prochaine».

source afp decembre10

EN BANDE SON :

Special QE1

ET LE REMIX QE2 DE BOB SINCLAR

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