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Taux d’impôt sur les sociétés à travers le monde : l’exemple de la Grande Bretagne

Taux d’impôt sur les sociétés à travers le monde : l’exemple de la Grande Bretagne  

 Les États-Unis et le Japon ont les taux les plus élevés de l’impôt des sociétés dans le monde.

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 Petites Réflexions et analyses  : En Grande-Bretagne, l’impôt des sociétés s’est établi à 52 pour cent de 1973 à 1981, mais il a depuis été réduit par les Conservateurs d’abord puis les gouvernements Travaillistes. Au cours de son premier ministère , Thatcher a réduit la taxe à 34 pour cent et Major l’a ramené à 31 pour cent. Dans son dernier budget en titre de Chancelier, Gordon Brown a réduit à nouveau la taxe à 28 pour cent, une réduction financée par la suppression malheureuse de la tranche d’imposition des 10%. Les plans  de George Osborne visent à réduire le taux global à 27 pour cent en avril et à 24 pour cent d’ici la fin de cette législature, un mouvement qui donnera pour la Grande-Bretagne le deuxième taux le plus bas au sein du G20 (a noté que la Turquie a un taux de 20 pour cent).L’Irlande conserve quant à elle son bien-aimé taux  de 12,5 pour cent de taux (le plus bas dans l’OCDE) mais l’offensive franco-allemande visant à supprimer la « distorsion » des taux fiscaux en Europe signifie que cela ne peut être plus le cas pour longtemps encore . Étonnamment, les pays avec les taux sur les sociétés les plus élevés au monde sont les États-Unis (39,25 pour cent) et le Japon (39,5 pour cent), classées respectivement  comme la plus grande et la troisième plus grande économie du monde. 

 1ère constatation :  Malgré la réduction de l’impôt sur les sociétés au Royaume-Uni de 52 pour cent à 28 pour cent, les recettes de de la taxe sur les sociétés sont  passée de 5,4 pour cent du total des taxes perçues  en 1979  à 7 pour cent en 2009. Alors, est-ce une apologie de la courbe de Laffer? Pas nécessairement au vu d’une progression des recettes de taxe qui reste modeste. Une explication plus pertinente de la hausse des recettes de la taxe  est la baisse en Grande Bretagne des salaires en proportion du PIB (de 64,5 pour cent en 1975 à 53,2 pour cent en 2008) et l’augmentation concomitante de profits des Sociétés. Ce qui pourrait signifier que  l’un des défis et une piste pour redynamiser  le capitalisme britannique serait de à recoupler la croissance et les salaires.

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