Immobilier

Immobilier : l’attrait irrationnel des épargnants par Henri Schwamm

Immobilier :  l’attrait irrationnel des épargnants par Henri SCHWAMM

Epargner pour la retraite….L’investissement immobilier a la faveur de la majorité des futurs rentiers. Une étude du groupe Ageon analyse cet attrait irrationnel.

PLUS/MOINS DIMMO EN SUIVANT :

En raison surtout de l’allongement de l’espérance de vie de leur population, les gouvernements européens sont tous obligés de réfléchir aux meilleures façons de lui assurer un revenu adéquat après la vie active. A ce propos, il faut savoir que les personnes qui ont des bas revenus dépendent pour l’essentiel dans leurs vieux jours des moyens que l’Etat met à leur disposition sous la forme d’une rente.

Ceux qui sont en mesure de préparer eux-mêmes leur retraite en constituant un capital obéissent à deux types opposés de motivation:

d’une part, ils souhaitent ardemment pouvoir assurer de manière contrôlée une retraite satisfaisante, et de l’autre ils font preuve d’un tout aussi fort manque de confiance dans l’industrie financière et le régime de retraite.

 En somme, ils espèrent à la fois réaliser leurs espoirs et même leurs rêves et éviter les pires cauchemars que beaucoup ont connus au plus fort de la crise financière.

Le groupe international de souche britannique Aegon (présent dans plus de vingt pays avec 27.000 employés et dont le siège central se trouve à Edinburgh) scrute depuis des années le comportement de ses nombreux clients dans le monde qui sont soucieux d’assurer leur avenir financier à long terme. Il fait part de ses observations les plus récentes dans la Think Piece n° 52 (mars 2011) du CII Group qui vient de paraître à Londres.

Ce qui frappe le plus, c’est l’attachement sans réserve – et sans discernement – de la plupart des gens à l’investissement immobilier. Ils le considèrent comme le placement le plus sûr, le plus simple et compréhensible, le plus facilement gérable et donc le plus digne de confiance. C’est pourtant là, estime Aegon, une idée préconçue de leur part puisqu’ils en ignorent en général systématiquement les risques potentiels ou en sont tout simplement inconscients. Ils font par exemple totalement abstraction des aspects fiscaux de ce type de placement.

Aegon identifie six principaux groupes de facteurs déclencheurs de l’épargne en vue de l’acquisition d’un bien immobilier:

taux d’intérêt,

prix du bien,

 montant limité des rentes d’Etat;

encouragements des parents, partenaires ou conseillers;

souci d’éviter le destin malheureux d’autrui, valeur de la rente d’Etat;

participation à un régime de retraite d’entreprise;

désir de pourvoir aux besoins des enfants;

possession d’une maison.

Et cinq barrières à cette épargne:

 perte de salaire,

circonstances personnelles changeantes,

taux d’intérêt;

crédit, culture de consommation; contraintes concurrentes (hypothèques, éducation des enfants);

méfiance à l’égard des institutions financières et politiques;

méconnaissance des options disponibles.

Un très grand nombre d’investisseurs considèrent la propriété d’un patrimoine immobilier comme la façon tangible, contrôlable et moderne d’épargner à moyen et long terme. Cette propriété leur confère, semble-t-il, autonomie et maîtrise de leur destin. A l’unisson, ils déclarent à qui veut l’entendre qu’en ces temps troublés, leur maison est leur rente. Il est toutefois évident que ce type de placement comporte aussi un coût et présente souvent bien des aléas. On ne comprend pas très bien, admet Aegon, pourquoi ceux qui le pratiquent ont trop souvent tendance à ne voir que le bon côté des choses.

Henri SCHWAMM  Université de Genève avril11

EN COMPLEMENT : Jean-Pierre Petit : le mythe de la société de propriétaire pas viable économiquement

 “Etre propriétaire à tou prix, cela n’a aucun sens ! Il faut améliorer ses conditions de logement, pas être propriétaire de son logement, quelque soit le cycle de vie des gens.” 

“Nous vivions dans une économie de bulle…” 

“Ce que vous gagnez au niveau fiscal vous le perdez au niveau des prix.” Depuis le temps qu’on le dit ! Evidemment ! 

“Cela fait 14 ans que l’immobilier progresse en France, c’est à ma connaissance le cycle le plus long.” 

“On a énormément construit en France.”

source c’àdire (france5 tv)

2 réponses »

  1. L’immobilier, parce que sa valeur ne subit pas des changements brusques, est le seul actif qui permet l’effet de levier par l’endettement.

    Certes l’immobilier est taxé à 10% à l’achat mais sur le long terme il finit par être remboursé par le locataire.

    Je considère l’immo comme un moyen « tortue » de se constituer un capital, mais en contrepartie relativement sûr. Il permet aux paniers percés de se constituer un capital en remboursant leur emprunt;

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  2. Reste le problème de la valeur fondamentale d’un bien immo : dilemme ou en immo on a souvent le choix historiquement avec des cycles relativement longs d’acheter un bien sous évalué mais à des taux d’emprunt hauts et c’est le prèteur qu’on nourrit ou entre acheter un bien surévalué avec des taux bas et c’est le rentier qu’on alimente…

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