Art de la guerre monétaire et économique

L’Edito : Du cycle boursier au cycle de crédibilité par Bruno Bertez

 L’Edito : Du cycle boursier au cycle de crédibilité par Bruno Bertez

  L’indécision continue de prévaloir sur les marchés. Les haussiers sont sur la défensive; les baissiers attendent l’arme au pied qu’un signal clair de cassure soit donné.

  Nous nous garderons bien de tenter une anticipation. Tout est possible. Aussi bien la poursuite du petit rebond constaté en fin de semaine dernière, que la chute franche si ce rebond venait à avorter, enhardissant les attaquants.

La conjoncture boursière mérite que l’on s’y attarde car ici, elle s’articule étroitement au fondamental.

 

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

D’abord, le court terme, le très court terme.

La semaine au 27 mai a été positive. Positive pour tous les assets, ce qui est assez rare. On a monté sur le complexe du risque-on; on a monté sur le complexe du risque-off. Reprise sur les actions en cours de période, ce qui permet finalement aux indices de terminer quasi étal. La rotation du mois de mai en faveur des défensives semble stoppée. Les acheteurs se sont quelque peu rassérénés; ils sont revenus sur les valeurs moyennes, comme en témoigne la belle performance sur le Russell-2000 et les Mid-caps. A noter que les banques se sont stabilisées, ce qui a certainement favorisé la bonne tenue d’ensemble.

Tout le complexe du risque, avons-nous dit, a rebondi. Les commodities ont gagné en moyenne 1,4 à 1,5% selon les indices sous  la conduite de l’argent-métal, de l’or et de l’énergie. Les émergents ont été globalement bien orientés, même si la Chine a fait exception avec un recul sévère. Les spreads de risques ont varié dans d’étroites limites.

source Bespoke

Si le risque-on, si la prise de risque a connu un regain, le risque-off, la fuite devant le risque, a fait de même! Les taux d’intérêt ont baissé un peu partout, sous la conduite su 10 ans US (-7 points de base à 3,08%) et surtout allemand (-7 points de base à 2,98%). Le bund allemand repasse sous les 3% au plus bas de 4 mois.

http://www.gecodia.fr �Niveau fin de periode� Variation
Taux obligations d’Etat 2008 2009 2010 sept. mars 13/05 20/05 27/05 1er jan. Mars Hebdo
Etats-Unis %     %   %     En pb (100 pb = 1%)
Taux directeur (Fed Funds) 0.25 0.25 0.25 0.25 0.25 0.25 0.25 0.25 0.0 0.0 0.0
Taux 3 mois (Libor) 1.43 0.25 0.30 0.29 0.30 0.26 0.26 0.25 -4.9 -4.9 -0.4
Taux 2 ans 0.76 1.14 0.61 0.42 0.80 0.57 0.55 0.48 -13.0 -32.0 -7.0
Taux 10 ans 2.25 3.85 3.30 2.53 3.47 3.18 3.15 3.07 -23.0 -40.0 -8.0
Zone euro %         %     En pb (100 pb = 1%)
Taux directeur (Refi) 2.50 1.00 1.00 1.00 1.00 1.25 1.25 1.25 25.0 25.0 0.0
Taux 3 mois (Euribor) 2.89 0.70 1.01 0.89 1.24 1.43 1.44 1.43 42.4 19.1 -0.5
Taux 2 ans (Allemagne) 1.85 1.38 0.86 0.84 1.79 1.74 1.73 1.56 69.5 -22.8 -17.2
Taux 10 ans (Allemagne) 2.96 3.39 2.94 2.28 3.39 3.08 3.05 2.98 3.5 -41.5 -7.5
Royaume-Uni %         %     En pb (100 pb = 1%)
Taux directeur (Base rate) 2.00 0.50 0.50 0.50 0.50 0.50 0.50 0.50 0.0 0.0 0.0
Taux 3 mois (Libor) 2.77 0.61 0.76 0.73 0.82 0.82 0.82 0.83 6.9 0.8 0.2
Taux 2 ans 1.36 1.39 1.05 0.79 1.35 1.00 0.98 0.93 -11.9 -42.2 -4.9
Taux 10 ans 3.25 4.13 3.50 3.06 3.68 3.33 3.31 3.26 -24.2 -41.6 -5.1
Japon %         %     En pb (100 pb = 1%)
Taux directeur (Overnight call rate) 0.10 0.10 0.10 0.10 0.10 0.10 0.10 0.10 0.0 0.0 0.0
Taux 3 mois (Tibor) 0.74 0.46 0.34 0.36 0.34 0.34 0.34 0.34 0.0 0.0 0.0
Taux 2 ans 0.37 0.15 0.18 0.17 0.20 0.18 0.19 0.19 1.2 -0.9 0.2
Taux 10 ans 1.17 1.30 1.05 0.96 1.09 0.89 0.93 0.96 -9.0 -13.3 2.7
                       

Notre interprétation est la suivante. Les marchés sont traversés par des courants contraires qui traduisent

1) l’incertitude réelle propre à la situation

2) le caractère partagé des perceptions des opérateurs.

On a remonté sur le complexe du risque car on était survendu et on approchait de seuils critiques de soutien. On a progressé sur le complexe défensif parce que les signes de ralentissement de la croissance se multiplient, parce que les anticipations inflationnistes marquent une pause, parce que la rechute grecque et les maladresses européennes inquiètent.

  ...

...
Tout se passe comme si les marchés étaient dissociés, ne faisaient pas de synthèse, chaque camp,  bull ou bear, fait ses affaires dans son coin.

Sans prendre position, nous avons noté que les corrélations habituelles ont bien joué: la reprise du S&P500 et du complexe du risque a coïncidé avec un coup d’arrêt à la fermeté du dollar. Le Dollar Index a cessé de progressé. Il a perdu 1%, il est revenu sous les 75. Après un plus haut à mi-mai à 76, une tendance au repli se dessine, elle constitue un soutien pour le complexe du risque, lequel est, nous vous le rappelons, considéré comme véhicule anti-dollar.

Nous vous rappelons que notre position de neutralité positive sur le marché serait certainement modifiée, voire bousculée, en cas de confirmation de retour à une tendance baissière sur le dollar. Un test positif (à la baisse bien sûr) des 72,50-72 au Dollar Index nous rendrait très optimiste sur les actions.

Nous avons commencé par le court terme, voyons maintenant le plus long terme.

Notre manière de voir les choses est la suivante. Le cycle haussier dans lequel nous nous trouvons a débuté en juillet 2010. Le mois de juillet a été marqué par les achats d’initiés, par les achats de la grande communauté spéculative sur la rumeur souterraine d’un nouveau Quantitative Easing. Le QE2 a effectivement été officialisé par Bernanke en août. Sur le fait accompli de l’annonce, la communauté spéculative a pris partiellement ses profits: sur les 100 points gagnés par le S&P, 75 ont été reperdus. Le vrai décollage semble donc, donne l’apparence, de s’être produit en septembre. Le mouvement a duré près de cinq mois; cinq mois de hausse tranquille, rassurante, sans volatilité, cinq mois qui ont fait passer le S&P500 de 1.050 à 1.350. Niveau atteint dans la deuxième quinzaine de février. Nous pensons que le vrai top de ce cycle initié par le QE2 se trouve là, à 1.350 en février. Depuis cette date, on ne fait que des sommets marginaux, peu rémunérateurs, avec de la volatilité et des dents de scie difficiles à travailler.


 

Entre février et fin mai, on a en quelque sorte, dirons-nous, joué les prolongations. Des prolongations pour clôturer ce que nous appellerons le cycle de QE2. Nous étions à 1.350 en février, nous sommes à 1.330 maintenant, le top s’est donc construit sur trois mois. Notre analyse sera confirmée si l’on fait 1.280 ces prochaines semaines; elle sera évidente pour tout le monde a fortiori si l’on fait 1.250.

Pour nous, en tous les cas, la cause est entendue: le cycle provoqué par QE2 est terminé.

Ce n’est pas contradictoire avec l’idée qu’un nouveau cycle téléguidé, téléonomique, piloté, peut lui succéder. Simplement, ce cycle doit être préparé. Les conditions de ce nouveau cycle ne sont peut-être pas encore en place.

A moins que, à moins que, le nouveau cycle n’ait subrepticement débuté à la mi-avril. Car à la mi-avril, il s’est passé quelque chose: le rendement du 10 ans américain a atteint son top cyclique à 3,60%; depuis, la baisse a été forte et continue. On est revenu juste au-dessus des 3%! Dès la mi-avril, les plus doués parmi la communauté spéculative ont fait l’arbitrage, ils ont changé de monture, exit les actions, retour sur les bonds.

 
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Source: Societe Generale

Dans l’anticipation de quoi?

D’un échec de la reprise auto-entretenue, d’un nouveau pourrissement des green-shoots, d’une menace de double ou triple-dip?Ou de nouvelles initiatives monétaires équivalentes à un Quantitative Easing? Ou d’une baisse appuyée du change?

Vous savez que c’est cette dernière hypothèse que nous privilégions et ceci mérite digression. Il nous faut en effet ajouter que notre thèse est confortée par la chute récente des rendements des valeurs du Trésor américain. La baisse du rendement des Treasuries préfigure la dépréciation du dollar.

Selon les travaux de Rudiger Dornbusch, connus, bien sûr, et commentés par Bernanke, l’équilibre des marchés de capitaux globaux requiert que le dollar se déprécie quand les taux d’intérêt réels US baissent relativement à ceux du reste du monde. Ceci afin de préparer une future appréciation du change qui compensera l’insuffisance de rendement. C’est la thèse de la parité des taux d’intérêt. Fermons cette parenthèse.

Vue de Sirius, la photo nous parait donc être la suivante

1) fin d’un cycle de hausse sur les actions et les anti-dollars

2) détente des anticipations inflationnistes, regain haussier sur les bonds et les Treasuries

 3) tassement des indicateurs économiques, ralentissement de la croissance

4) recrudescence de craintes sur le subprime souverain européen

 

5) conclusion: le financement américain n’est pas menacé, le statut de refuge du dollar étant conforté, les dirigeants américains, Fed en tête, ont à nouveau la situation en mains pour de nouvelles initiatives et un nouveau round de stimulation.

Nous en convenons, notre analyse et nos interprétations sont audacieuses. Elles équivalent à considérer

1) qu’il n’y a pas de vraie sortie de crise

2) que l’on a sans cesse besoin de « taper dans la boîte », « kick the can »

3) que toute la problématique américaine est de trouver les moyens de créer du crédit additionnel  et, et nous disons bien « et », en même temps de baisser le change, le tout sans créer de mouvement désordonné et sans déclencher de phénomène de boule de neige

4) que le cycle de crédibilité de la Fed est l’élément déterminant pour aller plus loin dans les stimulations. Pour créer du crédit, il faut de la crédibilité.

Le cycle de crédibilité est balisé par les anticipations inflationnistes, par les taux d’intérêt du 10 ans, et bien sûr par la propagande et la connivence du système financier et médiatique. Le cycle de crédibilité est vital, c’est lui qui redonne les marges de manœuvre et les possibilités d’action. Nous sommes, selon nous, dans cette phase de reconstitution.

Nous parlions de propagande, de manipulations et donc de climat. Les grandes manœuvres ont commencé. Dans le New York Times du 25 mai, le billet-phare du prix Nobel Paul Krugman est intitulé « Third depression watch ». Krugman se replace dans le cadre des longues dépressions du 19ème siècle et de la Grande Dépression du 20ème siècle. C’est un choix, vous en conviendrez. Et il nous dit: « nous sommes, je le crains, dans les premiers stades d’une troisième dépression. Cela ressemblera probablement plus à la Longue Dépression (du 19ème) qu’à la très sévère Grande Dépression (du 20ème). Et le coût pour l’économie mondiale et surtout pour les millions de vies gâchées par l’absence d’emplois sera cependant énorme ».

BRUNO BERTEZ le 29 mai 2011

BILLET PRECEDENT :

L’Edito : Deux ou trois choses que je sais d’elle Par Bruno Bertez

EN BANDE SON :

10 réponses »

  1. Wall Street : tout est truqué.

    Lisez cet article :

    Wall Street : arrachage des cours, pied de nez à la conjoncture.

    (CercleFinance.com) – La manipulation à outrance des indices boursiers par quelques très influentes firmes financières dotées de puissants outils informatiques ne cherche même plus à se faire discrète, ni même à s’abriter derrière quelques alibis un tant soit peu convaincants.

    Tout se fait désormais au grand jour, comme une démonstration de toute puissance et de mépris pour ‘mainstreet’ et ses difficultés bien concrètes, mises en évidence par les dernières statistiques concernant l’immobilier (avec une rechute des prix sur les niveaux planchers de mars 2009) ou la dégradation de la confiance des ménages.

    Il est assez stupéfiant de n’observer aucun commentaire de clôture qui mentionne seulement le spectaculaire arrachage des cours survenu durant la dernière demi-heure, sans aucun élément d’actualité pour le justifier, même partiellement (aucun mouvement corollaire du Dollar ou du pétrole ne vient étayer la thèse d’un surcroît d’appétit pour le risque en fin de séance).

    Ni les 60 points pris par le Dow Jones, ni les 0,5% supplémentaires du ‘S&P’ à l’approche du coup de cloche final ne suscitent le moindre étonnement : il n’y aurait donc là rien que de très banal.
    Si les cours montent, pourquoi se préoccuperait-on d’en chercher la cause ?
    Tout le monde aime voir Wall Street grimper, la hausse se suffit à elle-même : à cheval donné, on ne regarde pas les dents.

    Le but poursuivi en ce 31 mai saute au yeux : avec des gains de 1,05% sur le Dow Jones et le ‘S&P’, de +1,4% sur le Nasdaq – à l’imitation des places européennes -, la perte mensuelle se trouve ramenée à – 1,5%.

    Un écart totalement insignifiant… une absence de variation de cours qui anéantit la ‘valeur temps’, qui dévalue les dérivés ‘à date d’échéance rapprochée’, et qui assure la fortune des vendeurs disposant d’une couverture quasi-illimitée (par opposition aux acheteurs disposant d’une mise statistiquement faible).

    Mais la véritable finalité pourrait bien consister à ramener le ‘VIX’ (- 3,5% à 15,45 ce mardi) au contact du plancher historique des 15, assurant le succès des stratégies basées sur l’écrasement de la volatilité (pratiquement inaccessibles aux particuliers et qui ne profitent qu’aux institutionnels).
    Cette envolée du 31 mai est un anachronisme total compte tenu des chiffres du jour : l’ISM manufacturier de la région de Chicago a chuté lourdement qu’anticipé. L’indice de confiance des consommateurs du Conference Board pique du nez et le marché immobilier retombe au fond du gouffre.
    Les prix des logements, mesurés par l’enquête Standard and Poor’s/Case-Shiller, chutent de – 3,6% en rythme annuel : il s’agissait du neuvième mois de repli d’affilée !

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=60435d6528921b481b345bc20051ea77

  2. Les marches financiers sont à l’évidence manipulés c’est a dire faits à la main, pilotés. Qui s’en étonnerait alors que la crise des bilans, la balance sheet recession est la cause fondamentale de nos difficultés. Cette crise des bilans, des lors que l’on refuse l’euthanasie des dettes et du capital fictif ne laisse aux responsables de la conduite des affaires que deux possibilités

    1 MINORER LES PASSIFS c’est le extend and pretend
    2 SUREVALUER LES ACTIFS, gonfler nominalement la valeur des assets

    Les thèses conspirationnistes n’ont pas bonne presse et c’est l’un des plus grand succès des propagandes des gouvernements et de la kleptocratie que d’avoir réussi a discréditer les conspirationnistes.

    Mais cela n’a sur la durée aucune importance car a terme le réel finit toujours par s’imposer, le jeu sur les apparences , la manipulation des signes , des perceptions ne dure qu’un temps. Un temps de plus en plus bref.J’ai en son temps écrit que le problème de la Vérite c’est de comprendre pourquoi le Mensonge réussit si bien. j’ajoute que ce problème se résout de lui même dans le temps et de façon accéléré dans les crises,car la Verite se manifeste de plus en plus vite.

    Les Pouvoirs sont, c’est évident favorables a la hausse des assets papiers et a contrario la hausse des assets réels alternatifs. Ils manipulent le risque c’est a dire la volatilité sur les papiers dans le sens de la baisse et symétriquement ils font l’inverse sur les concurrents des papiers. Je suis persuadé que le VIX est réellement manipulé.

    MAIS IL SUFFIT DE REGARDER LES PRIX DES UNS ET DES AUTRES POUR VOIR QUE LE RESULTAT N’EST PAS A LA HAUTEUR DES ESPERANCES DES APPRENTIS SORCIERS ILLUSIONNISTES MANIPULATEURS.

    Le grand échec des régulateurs entre autres car il y en a beaucoup, c’est de ne pas avoir réussi a emballer les bourses au point d’obtenir que le public se sépare de son argent et vienne le donner au système financier pour qu il puisse se recapitaliser.La boule de neige ne s’est pas formée. Présenté autrement le Cartel entre la FED et WALL STREET n’a pas réussi , comme dans les années 30 lors du Cartel privé formé par les grandes banques à repasser le problème au public.
    Il n’y a pas besoin de faire appel aux thèses conspirationnistes pour comprendre cela , il s’agit d’alliances objectives et d’actions convergentes qui correspondent aux intérêts des uns c’est a dire a la spoliation des autres.

    VOUS SAVEZ QUE JE SOUTIENS L’IDEE QUE LA SPOLIATION DU PUBLIC EST INCLUSE, FAIT PARTIE INTEGRANTE DES THEORIES UTILISEES POUR VALORISER LES ASSETS, THEORIES DES MARCHES EFFICACES, THEORIES DU RISQUE MODELE DE LA FED ETC .

    Les paradigmes aussi sont crées pour spolier le public c’est le cas du grand paradigme a la mode du risk-on risk-off
    la manipulation la plus claire étant dans le classement des assets entre ces deux categories. Pas besoin de concertation formelle entre les participants du Cartel le seul fait de faire ce qui est de leur intérets les fait converger aussi bien et efficacement que s’ils se concertaient.

    Le public n’a que deux allies
    1 le réel qui se charge de démystifier régulièrement les démiurges cf ce qui se passe avec les fausses solutions sur le subprime souverain en Europe
    2 le bon sens même si les medias Main Street cherchent a lui faire prendre des vessies pour les lanternes

    c’est pour cela qu’il faut encourager simuler les medias alternatifs, blogs , les paroles non convenues et non conventionnelles
    Il faut que ces medias ne se trompent pas de cible. Au lieu de vouloir se situer sur le même terrain que les medias Main Street et de s’adresser aux Pouvoirs, ils faut qu’ils fassent le choix de s’adresser au public, citoyens etc….

  3. je souhaiterais ajouter au commentaire ci-dessus que la prochaine étape après la propagande, le recours aux mensonges, les manipulations, la prochaine étape sera celle de la répression financière
    si les marchés ne font pas ce que l’on voudrait qu’ils fassent alors au lieu de se contenter des influencer on utilisera la répression

    la répression cela consiste en rupture des contrats

    modifications unilatérales

    contrôles des mouvements de capitaux et des opérations

    prélèvements sur les assets non politiquement corrects

    bref toute la panoplie utilisée en cas de guerre

    cette évolution sera justifiée par la situation sociale et bien sur le pseudo intéret général

    beaucoup de mesures vont dans le sens de la répression et en posent les bases des maintenant nous y reviendrons

  4. Bonjour. Merci pour cet article de qualité.

    La poursuite des mesures non conventionnelles par les USA me parait inévitable. Le but non avoué est de créer de l’inflation. J’ai été conforté dans cette idée hier par les stats US :

    Non-Farm Employment Change

    54K effectif
    161K anticipé

    Unemployment Rate

    9.1% effectif
    9.0% anticipé

    Average Hourly Earnings m/m

    0.3% effectif
    0.2% anticipé

    Le chômage monte mais les salaires au lieu de baisse, montent aussi. C’est un effet de second tour typique d’une économie stagflationniste. Elle se matérialisera vraiment lors du prochain cycle de création monétaire.

  5. je vous remercie de votre commentaire et des prolongements que vous y donnez

    Les travaux académiques de Bernanke sont explicites, il considère que la hausse des prix et la baisse du change font partie des remèdes indispensables dans la situation présente d’excès de dette et de préférence pour la liquidité . Cela ne marche pas car l’argent sort du système.
    C’est un jeu dangereux quand on ouvre la boite de Pandore de l’inflation on ne sait pas ce qui va en sortir…Le génie qui sort de la bouteille n’est pas toujours contrôlable et l’histoire montre que les risques de la non linéarité de la hausse des prix sont considérables…considérables et brutaux car à partir d’un certain stade ce ne sont plus les prix qui montent mais la confiance dans la monnaie qui chute.

    Bernanke est obsédé par la crise de 1929 il a passé une grande partie de sa vie a l’étudier et pense tout savoir sur cette question.
    Au lieu étudier le réel actuel et de remettre en question ses travaux et conclusions il persévère dans la même ligne. Sa réflexion est une réflexion sur les travaux sur la crise et sur ses propres travaux , il escamote le réel présent hic et nunc de la crise de 2008.

    Les différences avec le passé sont énormes a savoir le monde est global, l’excès d’épargne mondiale se situe en dehors du pouvoir des régulateurs américains, les émergents ne sont pas passifs ils se défendent de la hausse de leur change, enfin les salaires us ne sont pas directeurs car ils subissent l’arbitrage international du travail etc.

    Ma conviction est que la solution par la fuite en avant c’est a dire en marchant est le produit d’une erreur intellectuelle.

    La stagflation est l’issue la plus probable, mais elle n’est pas fatale à condition d’accepter : une destruction restructuration du capital le plus fictif ,une augmentation de la part des revenus salariaux dans la valeur ajoutée pour augmenter les cash flows des consommateurs et les solvabiliser.
    Mais l’expérience de ce qui a été tenté par Hoover et Ford dans les années 30 avec la hausse unilatérale des salaires qui a précipité les faillites et augmenté le chômage , cette expérience fait peur.
    Elle fait peur à juste titre mais mon avis est que si elle a échoué c’est parce qu’elle ne s’est pas insérée dans un plan et une analyse globale cohérents
    En fait a cette époque les Etats Unis ont tout tenté mais dans le désordre et sans bonne analyse théorique ce qui fait qu’ils ont tout gâché même les bonnes mesures.

    En fait le plan complet passe par :

    Destruction de capital moratoire restructuration

    Inflation monétaire et quantitative easing pour euthanasier le capital et faciliter le financement des déficits keynésiens.

    Enclenchement de l’échelle de perroquet des prix et des salaires

    Dévaluation significative du change.

    Réforme fiscale pour réduire les inégalités et favoriser l’emploi et investissement productif.

    Mais on ne peut trop demander a Obama qui est maintenant ‘captured’ comme on dit…

  6. Jeudi 9 juin 2011 :

    Le PIB grec dévisse au 1er trimestre : – 5,5 % sur un an.

    L’économie grecque s’est contractée beaucoup plus qu’attendu au premier trimestre, ce qui devrait rendre encore plus douloureuses pour le pays les mesures d’austérité supplémentaires réclamées à Athènes par l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI).

    Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de – 5,5 % sur un an sur la période janvier-mars, selon des chiffres préliminaires publiés jeudi par l’agence grecque de la statistique Elstat, soit davantage que la contraction de – 4,8 % annoncée en estimation flash.

    D’un trimestre sur l’autre, l’économie grecque affiche une croissance de 0,2 % sur les trois premiers mois de l’année, contre + 0,8 % en estimation flash.

    Pour Emilie Gay, économiste chez Capital Economics, cela augure mal des efforts de la Grèce pour atteindre les objectifs de réduction du déficit prescrits par ses bailleurs de fonds internationaux.

    « Nous prévoyons que l’économie se contractera de 5 % cette année. Pour nous, cela signifie que la Grèce ne parviendra pas à atteindre ses objectifs, comme l’an dernier », juge-t-elle.

    http://www.latribune.fr/depeches/reuters/le-pib-grec-devisse-au-1er-trimestre-la-rigueur-va-peser.html

  7. Jeudi 9 juin 2011 :

    Le Portugal est obligé d’emprunter à des taux records.

    Les taux des obligations portugaises à 10 ans ont dépassé ce jeudi les 10 % pour la première fois depuis la création de la zone euro, alors que les divergences au sein des instances européennes sur la Grèce font craindre des risques de contagion à d’autres pays. A 18h30, les taux à dix ans s’inscrivaient à 10,026 %, contre 9,855 % mercredi à la clôture.

    «Il y a de plus en plus de cacophonie sur la Grèce entre ceux qui prônent une restructuration et ceux qui y sont farouchement opposés, cela a pesé sur les pays fragiles de la zone euro, et en premier lieu sur le Portugal», a souligné René Defossez, stratégiste obligataire chez Natixis. Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a réaffirmé que son institution était toujours catégoriquement opposée à toute forme de restructuration de la dette hellénique, y compris à celle proposée par l’Allemagne.

    Berlin veut faire participer les créanciers privés, banques et fonds d’investissement, au nouveau sauvetage de la Grèce par le biais d’une restructuration «douce» qui passerait par un échange des titres en circulation contre des obligations d’une maturité allongée de sept ans.

    Mais l’institution de Francfort craint qu’une telle opération ne soit interprétée par les marchés comme «un défaut» d’Athènes et que la panique ne les gagne concernant d’autres pays en difficulté de la zone euro, le Portugal et l’Espagne notamment.

    http://www.20minutes.fr/ledirect/738811/portugal-oblige-emprunter-taux-records

  8. Grèce : la zone euro vers un rééchelonnement de la dette.

    Berlin, qui veut faire participer les créanciers privés au deuxième plan d’aide à Athènes, semble en voie d’avoir gain de cause.

    Bruxelles a annoncé vendredi 10 juin que la zone euro étudiait l’option d’un rééchelonnement de la dette grecque, sur une base volontaire de la part des créanciers, en précisant bien qu’il ne s’agissait pas d’une restructuration.

    « Nous avons discuté ces derniers jours d’une initiative du style de celle de Vienne », a reconnu Amadeu Altafaj, le porte-parole du commissaire aux Affaires économiques Olli Rehn. En 2009 dans la capitale autrichienne, les banques créancières de la Roumanie, alors en grave crise, s’étaient engagées en 2009 à maintenir leurs prêts arrivant à échéance.

    « Dans ce contexte, nous avons aussi examiné la faisabilité d’une rééchelonnement volontaire de la dette ou reprofilage » de la dette, a-t-il poursuivi.

    Il a toutefois insisté sur le fait que cela s’entendait « bien sûr à la condition, extrêmement importante, que ceci ne crée pas un événement de crédit », à savoir « une restructuration de dette » susceptible de créer la panique sur les marchés.

    D’après l’hebdomadaire allemand « Der Spiegel », la zone euro veut faire participer les créanciers privés de la Grèce à hauteur de 20 à 35 milliards d’euros, suivant ainsi la volonté allemande.

    Selon le magazine, les ministres des Finances européens seraient prêts à considérer un échange d’obligations contre des titres à maturité plus éloignée.

    C’est la solution prônée par le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, qui veut un allongement de sept ans des maturités pour toutes les obligations en circulation.

    La Banque centrale européenne (BCE) est catégoriquement opposée à toute action sur la dette qui s’apparenterait à un défaut de paiement, mais pourrait consentir à une solution de « rollover » qui verrait les créanciers réinvestir dans de la dette grecque quand leurs titres arrivent à maturité.

    Selon un porte-parole du ministère allemand des Finances vendredi, quelque 80 à 90 milliards d’euros de dette grecque arrivent à maturité d’ici à 2014.

    http://www.challenges.fr/actualites/monde/20110610.CHA6614/grece__la_zone_euro_vers_un_reechelonnement_de_la_dette.html

  9. Obligations : les taux longs des pays fragiles à des niveaux records.

    La cacophonie qui règne sur le dossier grec avec les divergences entre les positions de la BCE et de l’Allemagne sur le rôle des banques se sont traduites par une envolée des taux des pays jugés fragiles qui ont atteint des records, témoignant de l’inquiétude des opérateurs.

    A 18H30 (16H30 GMT), les taux portugais à dix ans s’inscrivaient à 10,026 %, contre 9,855 % jeudi à la clôture, tandis que les taux grecs sur la même échéance montaient à 16,444 % contre 15,950 % la veille, et ceux de l’Irlande montaient à 11,00 % contre 10,853 %.

    « On a atteint des sommets sur les taux longs de ces trois pays, tout comme sur les spreads » (écarts de taux) avec le rendement allemand, référence en Europe, a souligné Jean-François Robin, stratégiste obligataire chez Natixis.

    « La cacophonie sur le dossier grec ne cesse de s’amplifier, et les positions divergentes entre deux acteurs majeurs l’Allemagne et la BCE créent un surcroît d’inquiétude », a-t-il poursuivi.

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=4c9712ba5b84f4fb672c76292e8d8421

  10. Comment parler du défaut de paiement de la Grèce sans prononcer le mot tabou « défaut de paiement » ?

    Réponse : il faut dire à la place « restructuration douce » !

    Samedi 11 juin 2011 :

    Grèce : Juncker pour « une restructuration douce » de la dette.

    Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a prôné samedi sur une radio allemande « une restructuration douce » de la dette grecque, avec une participation volontaire des créanciers privés, comme le demande l’Allemagne.

    « Il n’y aura pas de restructuration totale, là-dessus les gouvernements sont d’accord, l’appui de la BCE à une telle option ne pourrait être obtenu », a dit M. Juncker.

    « Il va falloir qu’il y ait une restructuration douce et volontaire », a-t-il ajouté.

    http://actu.orange.fr/une/grece-juncker-pour-une-restructuration-douce-de-la-dette_146484.html

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