Art de la guerre monétaire et économique

Commentaire du 15 Septembre : Ya t il encore un Investisseur dans l’Avion ? pae Bruno Bertez

 Commentaire du 15 Septembre : Ya t il encore un Investisseur dans l’Avion ? par Bruno Bertez

La forte reprise constatée ce jour sur les marches résulte a notre avis d’un malentendu .
Nous étions dans une crise aigue de refinancement des banques euros et britanniques en dollars. C’est cette crise qui était importante pour le système.

 

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C’est à notre avis le phénomène important car réellement rassurant surtout le jour de l’anniversaire de Lehman!

La déclaration concertée européenne Merkel, Sarkozy n’apporte rien de nouveau pour les spécialistes car on sait que le défaut de la Grèce n’est pas incompatible avec son maintien dans la zone euro.

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source Bespoke

  Il reste que la liquidité va se reconstituer , le deleveraging peut devenir moins urgent, donc sur des bases relatives, la reprise des marchés n’est pas déraisonnable.

Pour une fois nous considérons que beaucoup de cours européens sont attrayants.en investissement. Mais y a t il encore des investisseurs?

Bruno Bertez Le 15 Septembre 2011

COMMENTAIRE PRECEDENT : Commentaire du 14 Septembre : Le Freudisme à l’épreuve du Behaviourisme par Bruno Bertez

4 réponses »

  1. Jeudi 15 septembre 2011 :

    Angela Merkel déclare qu’elle est contre les euro-obligations : « Les euro-obligations seraient une erreur absolue. Pour avoir des taux d’intérêt communs, il faut des niveaux de compétitivité similaires et des situations budgétaires similaires. On n’arrive pas à cela en mettant en commun des dettes. »

    http://www.latribune.fr/depeches/reuters/les-euro-obligations-seraient-une-erreur-absolue-dit-merkel.html

    Le Premier ministre autrichien Werner Faymann déclare qu’il est contre les euro-obligations : « Austrian Chancellor Werner Faymann joined Germany and France in rejecting common euro-area bonds and said a centralized economic government for the region is unrealistic because it would require a treaty change. »

    http://www.bloomberg.com/news/2011-08-23/austria-s-faymann-rejects-euro-bonds-echoing-merkel-criticism.html

    Le Premier ministre finlandais Jyri Katainen déclare qu’il est contre les euro-obligations : « Jyrki Katainen a par ailleurs répété l’opposition de son pays, qui bénéfice d’une notation triple-A, à la création d’euro-obligations. »

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE77M0R420110823?pageNumber=1&virtualBrandChannel=0

    Le Premier ministre des Pays-Bas Mark Nutte déclare qu’il est contre les euro-obligations : « Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a déclaré mardi 16 août 2011 ne pas être en faveur de l’idée d’euro-obligations («eurobonds») ou d’un renforcement du fonds de sauvetage européen, et préfère des sanctions automatiques contre les mauvais élèves de la zone euro. »

    Ces quatre exemples montrent une chose très importante : les Etats européens riches sont contre les euro-obligations, car les Etats européens riches ne veulent pas payer un taux d’intérêt supérieur au taux d’intérêt qu’ils paient aujourd’hui.

    Autrement dit : les Etats européens du Nord ne veulent pas payer pour sauver les Etats européens périphériques.

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  2. Les Français hostiles à l’augmentation de l’aide française à la Grèce : 68 % des Français la désapprouvent.

    Les Français désapprouvent largement (68 %) l’augmentation de la contribution financière de 15 milliards d’euros de la France dans le plan d’aide à la Grèce, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France.

    Si 30 % des personnes interrogées se déclarent « tout à fait » hostiles et 38 % « plutôt » hostiles à la décision de la France d’augmenter sa contribution financière, elles sont seulement 32 % à l’approuver, 5 % l’approuvant « tout à fait ».

    Les sympathisants de gauche sont plus nombreux à soutenir le nouveau plan d’aide (42 % contre 30 % des sympathisants de droite), alors que les proches du Front national se montrent les plus hostiles (90 %).

    Interrogés sur les conséquences de la crise grecque, les Français estiment toutefois à une écrasante majorité (84 %) que « si la dette grecque n’est pas sauvée, les difficultés de la zone euro vont s’accroître dangereusement ». D’autre part, ils sont 87 % à estimer que l’argent prêté à la Grèce est de l’argent perdu parce que la Grèce ne pourra jamais le rembourser.

    En mai 2010, deux tiers des Français s’étaient déclarés favorables à une aide française pour parer à la crise traversée par la Grèce au nom de la solidarité européenne (66 %), rappelle l’Ifop qui note « un revirement de l’opinion publique ».

    En décembre 2010, 69 % des Français avaient approuvé l’aide financière à la Grèce et à l’Irlande et en juin 2011, ils étaient 59 % à approuver l’aide financière à la Grèce, selon la même source.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/09/17/les-francais-hostiles-a-l-augmentation-de-l-aide-francaise-a-la-grece_1573849_3214.html#ens_id=1268560

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  3. Vendredi 16 septembre 2011 :

    66 % des Allemands sont contre l’aide à la Grèce et aux autres Etats surendettés.

    60 % des Allemands pensent que l’Allemagne n’a plus rien à gagner à rester dans l’Union Européenne.

    http://www.faz.net/artikel/C30638/europas-schuldenkrise-82-prozent-halten-merkels-rettungspolitik-fuer-falsch-30687564.html

    Zwei Drittel der Deutschen (66 Prozent) sprechen sich gegen Hilfen für Griechenland oder andere Staaten in der Schuldenkrise aus. Nur 34 Prozent bejahten die Frage, ob es richtig sei, Griechenland und anderen Ländern mit dem Euro-Rettungsfonds zu helfen.

    Nur 40 Prozent sind zudem der Ansicht, dass Deutschland trotz aller Risiken nach wie vor von der Europäischen Union (EU) profitiert. 60 Prozent sehen das anders.

    Deux tiers des Allemands (66 pour cent) se sont prononcés contre l’aide à la Grèce et aux autres pays subissant une crise de la dette. Seulement 34 pour cent ont répondu qu’ils étaient pour aider la Grèce et d’autres pays en utilisant le fonds de sauvetage européen.

    Seuls 40 pour cent des Allemands pensent que l’Allemagne, malgré les risques, gagne à rester dans l’Union européenne (UE). 60 pour cent pensent le contraire.

    Samedi 17 septembre 2011 :

    Les Français hostiles à l’augmentation de l’aide française à la Grèce : 68 % des Français la désapprouvent.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/09/17/les-francais-hostiles-a-l-augmentation-de-l-aide-francaise-a-la-grece_1573849_3214.html#ens_id=1268560

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  4. Dimanche 18 commentaire: Vers une dose de vérité

    Le rallye enregistré sur les marchés d’actions la semaine dernière contraste singulièrement avec la situation des économies. Ralentissement confirmé, chômage, logement déprimé, confiance faible, crises de la dette, dislocation financière , médiocre crédibilité des responsables sont en effet les dominantes.

    Le S&P 500 fait pourtant un bond de 5,4% sous la conduite des banques qui elles progressent de 6 à 7 %. Le DAX allemand fait mieux, il monte de 7,4% .

    Les fonds d’état perdent du terrain. Le rendement 10 ans US repasse au
    dessus des 2% à 2,05 soit un renchérissement de 13 pbs; le Bund allemand finit à 1,89% une hausse 9pbs.

    L’or abandonne 2,4% , le pétrole est stable, les métaux sont en nette baisse alors que les céréales sont en chute.

    Ce n’est pas tout à fait le retour du risk-on puisque le complexe marche en ordre dispersé et que les marchés de crédit trainent la patte, c’est plutôt une vague s’euphorie sur les actions .

    On peut proposer plusieurs raisons, ou justifications:

    1 Echéance des 4 sorcières aux Etats Unis, les vendeurs de hedges avaient impérativement besoin d’une hausse car sinon ils auraient du couvrir leurs positions en dynamic hedging ce qui aurait fait boule de neige et pris des allures de catastrophe. La manipulation des marchés
    dans ces cas là est monnaie courante et on comprend que ceux qui surveillent la Bourse cherchent à éviter de tels enchainements.

    2 On comprend aussi que l’on cherche à produire de bonnes nouvelles afin de renforcer les interventions: ainsi on a choisi d’annoncer des accords de fourniture de liquidités en dollars en toute quantité , ces accords d’une part préexistaient et d’autre part avaient été confirmés
    lors du récent G7. Le contenu informationnel des pseudo nouvelles était donc faible et peu surprenant. A moins que ces accords sur les fournitures de liquidités en dollar ne visent à anticiper ce qui va se passer dans quelque temps:

    On peut par exemple préparer la fin de l’année dans la perspective d’un liquidity squeeze,
    on peut préparer un défaut grec, on peut préparer d’autres annonces perturbantes et vouloir s’assurer qu’il n’y aura pas d’accident sur le refinancement du système bancaire.

    Le sentiment des investisseurs et des opérateurs est tres bas, beaucoup d’argent semble sur les side line, la situation technique se prête à tous les retournements.

    Des observateurs de qualité comme Rosenberg, lequel a correctement anticipé les derniers mouvements, avancent l’idée que Bernanke va chercher à surprendre les marché positivement et annoncer ces jours prochains des mesures qui iront bien au delà des opérations TWIST déjà prévues par les spécialistes; il pense que Bernanke va chercher l’effet de surprise pour embarquer les marchés et déclencher une vague d’achats porteuse d’effets de richesse. Pourquoi pas, dans le domaine du cynisme et de l’aventure tout est possible; On peut imaginer la création artificielle d’effets de richesse par achats d’actifs, alors que pendant ce temps Obama prépare la supertax sur les millionnaires! On réinvente un nouveau Ponzi fiscal cette fois : la Fed fait monter les assets, des plus values artificielles se forment et Obama n’a plus qu’à se baisser pour les ramasser; Et même on peut imaginer que dans la malhonnêteté l’Europe pourrait imiter les Etats Unis, pourquoi ne pas en faire autant?

    Plus sérieusement nous pensons que ces derniers jours se caractérisent par une sorte d’étape, de petit pas vers une dose de vérité en Europe bien entendu , pas aux Etats Unis.

    D »abord nous constatons que le sujet du défaut de la Grèce n’est plus tabou; on s’habitue à cette idée, on en débat même si c’est pour démentir. Le défaut serait positif en ceci qu’il permettrait de détruire une partie importante de la dette, de rendre les plans de sauvetage
    crédibles et le fardeau supportable pour la population. Ensuite, il permettrait la reconnaissance de la valeur des créances détenues par le système bancaire, de chiffrer les besoins de recapitalisation, de mesurer l’ampleur des liquidités qui manquent.
    Prendre les pertes, amènerait la discussion là ou elle doit être ,à savoir comment faire face à un déficit de vrais fonds propres et assurer la sécurité pendant la période intermédiaire avant les recapitalisations. Enfin selon toute vraisemblance on s’acheminerait vers des mesures
    temporaires du type TALF ou TARP américains de 2008 dans lesquels les banques insuffisamment capitalisées seraient adossées et pourvues en liquidités.

    Des petits pas vers la vérités, à condition qu’ils soient encadrés par des béquilles de sécurité permettraient en outre de changer de politique économique et de cesser de compter sur l’austérité pour résoudre les problèmes de surendettement. On voit de plus en clairement que
    l’austérité ne mène nulle par sauf à l’aggravation des ratios de dettes et que si on persiste dans cette voie on va finir par se retrouver avec l’Italie sur les bras. Et c’est un gros morceau, avec un besoin de refinancement court considérable.

    Dans le cadre de la recherche d’une dose de vérité nous ne résistons au plaisir de vous citer Gordon Brown lequel s’est exprimé au WEF en Chine. Ce que disent les gens qui ne sont plus aux affaires est toujours passionnant. Voici ce qu’il dit:

    -la crise européenne est plus dangereuse que celle de Lehman
    -l’euro ne peut survivre dans sa forme actuelle
    -la crise euro est à la racine une crise bancaire pas une crise de la dette souveraine ; les banques européennes sont dans leur ensemble sous capitalisées, elles ont des passifs supérieurs aux banques US
    -la crise est plus garve qu’en 2008 car les gouvernements n’ont plus les moyens d’intervenir
    -l’EFSFest trop petit , il faut l’augmenter substantiellement
    -il faut une extension du FMI pour soutenir l’euro
    -les problèmes des banques, de la croissance, des déficits fiscaux doivent être traites en même temps.

    Osborne qui lui est en place n’a pas dit autre chose même si c’est beaucoup plus diplomatiquement.

    Perfide Albion , dommage que personne n’ait fait remarquer aux leaders britanniques que la situation des banques anglaises est bien pire que celle des établissement européens, ceci aussi bien absolu qu’en relatif. Quant aux déficits et à l’aventurisme inflationniste monétaire les
    deux situations sont sans comparaison, l’Angleterre est loin devant dans la dégradation.

    L a réalité est que les Anglo saxons ne supportent pas que les européens ne se rallient pas à leur inflationniste et qu’ils tentent de préserver tant bien que mal encore un peu de santé et d’hygiène monétaire; La spécificité européenne sous la conduite des allemands est perçue comme un obstacle, un empêcheur d’inflater et dévaloriser la monnaie en rond.

    L’intervention de Geithner qui s’est fait renvoyer dans ses cordes la semaine dernière en Europe lorsqu’il a voulu donner des leçons, procède
    de ce même état d’esprit des Anglo saxons: ils veulent , ils ont besoin que nous nous alignions.

    Dommage que les responsables européens n’aient pas eu de véritable esprit de répartie. Ils auraient pu faire observer qu’en tant qu’ensemble l’Europe est dans une bien meilleure situation que les Etats-Unis et la Grande Bretagne, les dettes européennes sont en majeure
    partie intra-européennes alors que leurs dettes sont extérieures. Il suffirait d’un peu d’audace, un peu de compétence et un peu d’imagination pour que cette soit disant montagne de dettes nominales, une fois fécondée par l’innovation et le bon sens n’accouche que d’une souris.

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