Art de la guerre monétaire et économique

Combien de milliards pour les banques?

Combien de milliards pour les banques?

La recapitalisation des banques européennes, cela fait des semaines que l’on en parle. Depuis, la fin du mois d’août, plus précisément lorsque Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, a déclaré que les établissements de crédit avaient besoin de 200 milliards d’euros de fonds supplémentaires. Et cela principalement pour affronter sereinement les conséquences de la crise de la dette.

 

En attendant le sommet européen du 23 octobre et le G20 de Cannes début novembre, rendez-vous au cours desquels des décisions devraient être annoncées à ce sujet, le Crédit Suisse a fait ses petits calculs.

D’après ceux-ci, les 200 milliards d’euros évoqués par la remplaçante de DSK ne suffiront pas à mettre le secteur à l’abri d’un choc souverain.

La majorité des banques recalée

Le Crédit Suisse a fait passer un troisième stress-test aux banques européennes en se basant, cette fois sur un ratio de fonds propres de 9% -le chiffre qui est le plus régulièrement évoqué- contre les 5% pris en compte lors des tests de l’été dernier.

Bon, je suis le premier à le dire, à l’aune du fiasco Dexia, on sait que ce genre d’exercice est à prendre avec des pincettes. A défaut d’une grande pertinence, ils ont toutefois le mérite de chiffrer le challenge et d’alimenter le débat.

Résultats : 66 banques sur 89 échouent à ce test de résistance qui évalue le besoin total de cash frais à 220 milliards d’euros.

PLUS TOUJOURS PLUS EN SUIVANT : Royal Bank of Scotland est l’établissement qui nécessitera la plus grosse injection (19,4 milliards d’euros) suivi par la Deutsche Bank (13,6 milliards). Les banques françaises BNP Paribas et SocGen arrivent en 3e et 4e position avec des besoins respectifs de 13,5 milliards et 12,8 milliards d’euros. Selon ce scénario, le trou serait de 766 millions pour KBC et de 3,51 milliards pour Dexia.

CS 14 oct

Et voici, le résultat pour toutes les banques (voir l’avant-dernière colonne):

CS2
220 milliards ou 400 milliards?

Il y a un mois, la même banque a réalisé une simulation similaire en utilisant un ratio de fonds propres plus sévère encore : 11,5%. Dans cette hypothèse, le manque de capitaux atteindrait 400 milliards d’euros alors que la capitalisation du secteur s’élève à 541 milliards.

Sur ces 400 milliards, 165 sont prévus pour répondre aux exigences de Bâle et 213 milliards sont considérés comme des pertes dans le cadre d’un choc souverain.

Stéphane Wuille/Crack en Actions/Echo oct11

SOURCE ET REMERCIEMENTS : CRACK EN ACTIONS 

EN COMPLEMENT :  S&P dégrade BNP Paribas

L’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s (S&P) a abaissé d’un cran la note à long terme de BNP Paribas, et confirmé celle de quatre autres banques françaises, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel et Société Générale, selon un communiqué publié vendredi.

BNP Paribas est désormais notée «AA-», contre «AA» auparavant, mais reste classée parmi les «émetteurs de haute qualité». L’abaissement de la note de l’établissement traduit un affaiblissement de son profil financier, qui résulte de la perspective d’un contexte macroéconomique dégradé et de conditions de financement plus difficiles, selon S&P.

BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel et Société Générale restent pour leur part toutes notées «A+», une note qui les classe au rang «des émetteurs solides, mais susceptibles d’être affectés par des changements de la situation économique».

Pour l’ensemble des cinq établissements, Standard and Poor’s assortit sa note d’une perspective stable.

«Les profils de liquidité et de financement des cinq banques sont plus vulnérables que ce nous pensions», souligne toutefois l’agence américaine, qui s’attend à des bénéfices en baisse du fait de l’environnement économique «difficile» et des coûts de financement plus élevés. Depuis l’été, les banques françaises ont assisté au retrait partiel des fonds monétaires américains, grands pourvoyeurs de financements en dollars.

L’agence évoque également des «prévisions économiques plus faibles pour l’Europe, y compris les pays périphériques auxquels certaines banques françaises sont exposées de manière importante».

source afp oct11

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