Analyse Technique

L’Edito du Dimanche 16 Octobre : Après l’austérité budgétaire, l’austérité financière par Bruno Bertez

L’Edito du Dimanche 16 Octobre : Après l’austérité budgétaire, l’austérité financière par Bruno Bertez

Nous avons dans nos précédents articles évalué le potentiel technique de hausse de l’indice S & P 500 a 1235. Vendredi 14 on a fini à 1224,58. cela fait deux semaines que l’on clôture sur une hausse. … 

 

    La semaine au 7 on a monté de 2,1 % sous la conduite du Nasdaq. La reprise enregistrée à partir du 4 a donné un franc coup d’arrêt a la tendance qui menaçait de devenir baissière. On était, au moment du déclenchement de la reprise, sur un seuil technique de soutien qu’il valait mieux ne pas casser.  Le 4 Octobre on a eu ce que l’on appelle un key- reversal , configuration très explicite de retournement de marché en cours de séance. Certains attribuent ce retournement aux nouvelles sur le front de la crise des subprimes europeens.

source Financial Times

Nous préférons rester dans le domaine technique et souligner le fait que sur les chaînes des TV spécialisées américaines un gourou technique très suivi a diagnostique le point bas, le turning point  et  que sa réputation est telle que  cela a déclenché une vague de rachats du découvert. Et dieu sait si le découvert était important et nerveux. Ce gourou est suivi par les plus grands du Smart Money comme Soros par exemple.

 A noter que dans ce retournement, les technologiques ont été leaders, les bancaires étaient à  la traîne mais stabilisées. Le dollar index était encore ferme au dessus des 78. En revanche, les bonds étaient déjà très faibles. On peut dire que sans être déjà en ordre de marche le complexe du risk- on se mettait en position, se préparait.

La semaine au 14 a été euphorique. Le S & P 500 a fait un bond de 6%, le Russell de 8,6%, le Nasdaq de 7,7%. Les banques ont été co-leaders avec une avance de 7%. Tout le complexe du risk-on s’est mis en branle au fur et à mesure du développement du mouvement et du jeu des corrélations, hausse du CRB, rebond de l’or et du pétrole , chute aggravée des bonds, chute du dollar index  76,61.

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

Nous vous vous rappelons la règle du jeu du risk-on: la baisse du dollar est considérée comme le facteur déclenchant, permissif car elle indique l’abondance des liquidités, ces liquidités recherchent des performances sur les actions, les marchés de credit high yield, sur les commodities, sur l’énergie, l’or etc… en contrepartie on vend les refuges, les véhicules de flight to quality comme les fonds d’état.

Avec ce mouvement le marché des actions qui était sur le point de donner un signal très négatif il y deux semaines et même un signal de trou, ce même marché d’actions donne au contraire un signal positif, un signal   commercial  Les salesmen partout aux Etats-Unis font le forcing : « vous ne voudriez pas rater cela¨!

Le S &P 500 est   donc sur le point de donner une confirmation haussière majeure, mais le Nasdaq lui est en avance, précurseur, il a déjà donné son verdict, il a passé son propre test positivement. Or le Nasdaq est considèré comme un précurseur fiable en  matière de préférence pour le risque. Assez convaincant. En sens inverse, le Dow Jones global est lourd, à la traîne il n’est même pas encore sur sa zone de test, il patauge. C’est la faute aux émergents, leur baisse est stoppée mais ils n’ont pas encore convaincu.

Source Financial Times 

Voici quelques remarques :

  • Les volumes de transactions sont faibles, normalement insuffisants pour soutenir la hausse, mais depuis le début de la crise les volumes laissant toujours à désirer
  • -L’extension du mouvement est médiocre, même si elle va s’améliorant, Seuls 40% des titres qui composent l’indice ont donné un signal haussier. Les hausses sont sures quand on est dans la zone ou 50 à 75 % des titres participent.
  • -Au moment du déclenchement de la reprise les ventes à découvert aussi bien sur les actions que sur l’euro étaient a des sommets. Sur les 2 véhicules phares du risk-off, on était donc dans une extrême position de vulnérabilité: On a vu non seulement la hausse exceptionnelle des actions, mais aussi notez-le, la hausse tout aussi brutale et exceptionnelle de l’euro c’est dire symétriquement la baisse du dollar.

Nous proposons l’interprétation suivante :

Dans un marché mûr pour une reprise technique, reprise souhaitable et souhaitée, les développements européens ont affolé les vendeurs sur l’euro/dollar, ils se sont rachetés en panique. Non seulement les développements de la semaine ont fragilisé leurs positions, mais en plus, ils ont été victime de l’espoir engendré par un calendrier de réunions clefs et des déclarations sinon fermes et cohérentes du moins tonitruantes. On allait voir ce que l’on allait voir. Et donc on a vu.

La mécanique peut être schématisée ainsi: il s’agit d’un enchaînement comme les aiment les algorithmes qui gouvernent les marchés :

  • -Euro fort
  • -Dollar faible
  • -Hausse des actions.
  • -Hausse des commodities, du pétrole, du high yield
  • -Baisse des bonds
  • -Anticipation de reprise économique avec regain d’inflation
  • -Les problèmes des banques vont être moins graves

Par ce schéma, les marchés non seulement montent mais aussi ils parlent, ils disent ce qu’ils doivent dire comme comme de bons perroquets des services de relations publiques et de communication des gouvernements et banques centrales. Les marchés montent parce que l’on a trouvé la solution à tous les problèmes et l’on a trouvé la solution à tous les problèmes puisque les marches montent.

Plus sérieusement, bien que nous soyons sérieux dans notre description des enchaînements, plus sérieusement,nous avons eu une conjonction d’éléments positifs :

  • -Marchés murs pour une reprise
  • -Bonnes nouvelles des sociétés en particulier les technologiques
  • -Calendrier de réunions internationales très serré pour parler de la crise
  • -Bonne gestion de la communication et des perceptions par les responsables, il faut le souligner car c’est un fait nouveau en Europe.

Nous pensons que l’on est encore allé plus loin que ce que nous décrivons habituellement comme mode de gestion de la crise ; la transformation des vessies en lanternes. Les responsables non seulement sont capables de faire prendre les vessies pour des lanternes, mais en plus ils franchissent une étape. Ils sont maintenant capables d’inverser la séquence des causes et des effets.

Regardez bien. Dans le vieux temps, les causes engendraient et donc précédaient les effets, ici les effets, c’est a dire la hausse des marchés, la reprise du risk-on produit les causes, ou ce qui est censé constituer les causes, les solutions à la crise, la reprise économique.

Nous sommes en plein dans le monde magique des démiurges qui ont réussi a transformer tout le monde en croyant:. à partir des effets , on remonte et on valide les causes.

Nous ferons remarquer que le phénomène permissif de tout cela , ou plutôt les 2 phénomènes permissifs de tout cela sont:

1 -Le fait que les responsables ont réussi à faire en sorte que le long terme n’existe plus, on a obligé les opérateurs et investisseurs à ne penser qu’ à court terme, Et comme les Pouvoirs ont des masses de manoeuvre énormes et qu’ils peuvent infliger des pertes considérables , plus personne n’ose leur  tenir tête. La masse de manoeuvre des marchés est bien plus grande que celle des responsables mais cette masse de manoeuvre n’est pas une véritable puissance de feu, il ne peuvent combattre et s’opposer car ils doivent rendre des comptes au jour le jour, au mois le mois et battre leurs benchmarks ou sortir des profits dans leurs books. Nous pensons que ceci est fondamental et que ceci explique pleinement le comportement des marchés, leur inefficacité réelle, leur volatilité, bref leur dysfonctionnement contraire à leur vocation économique et sociale.

2-Le fait que les responsables en réalité ne le sont pas. Ils jouent avec l’argent des autres, des citoyens, avec leur protection sociale, avec l’avenir de leurs enfants etc. Ils font des paris avec les ressources, les économies, le travail des autres, des tiers, c ‘est le tiers payant généralisé et même institutionnalisé. Ils se réclament de Milton Friedman, mais ils font exactement ce que Friedman stigmatise, ils jouent avec les ressources des autres et ne supportent pas la responsabilité de leurs pertes, et de leurs errements. C’est pour cela que d’une certaine manière nous aimons les positions allemandes, ils sont allés moins loin que les autres dans la dérive, tout comme Trichet est allé moins loin dans la dérive que Bernanke.

Les responsables ont réussi à tuer le long terme, mais aussi à tuer la mémoire :

  • Qui se souvient qu’en 2008 ils ne juraient que par les déficits keynésiens alors qu’on leur disait : attention aux dettes, elles s’accumulent.
  • Qui se souvient qu’en 2009, ils voulaient pousser les banques à faire des prêts, à relancer le crédit, à augmenter leurs bilans , à repousser au maximum et même plus les limites des ratios de liquidité et de solvabilité
  • Qui a choisi comme voie de soi- disant sortie de crise de faire plus, encore plus de tout ce qui avait été fait avant et avait provoqué la crise?
  • Qui fait remarquer que maintenant on fait exactement le contraire de tout, on se dé juge après un gaspillage gigantesque et une fragilisation accrue du systeme?

Maintenant, on prône l’austérité, c’est a dire que l’on construit le ralentissement économique et le chômage

Maintenant on prône la recapitalisation des banques, l’augmentation des ratios de fonds propres, le dégraissage des bilans, le deleveraging bref tout le contraire de 2008/2009.

 Qui ne voit que dire aux banques, vous devez améliorer votre sécurité, votre solvabilité c’est les pousser à réduire leurs bilans, à vendre des assets, à en faire baisser les prix, c’est les inciter à réduire leur offre de prêts et à la limiter aux plus rentables et solvables. Prôner la recapitalisation des banques c’est pousser au crime déflationniste, obliger au deleveraging. Il y a un lien que tout le monde connaît entre taux de croissance économique, taux de croissance de la masse de dettes contenue dans le système et le total des bilans bancaires. Forcer les banques à recapitaliser dans les circonstances présentes de marché et de conjoncture c’est à jouter a l’austérité budgétaire, l’austérité financière.

source Wall Street Journal

source The Economist

Mais cela n’est pas fini et le sujet de la mauvaise gestion n’est pas épuisé.

Vous ne l’avez pas remarqué, mais pendant trois ans on a tout fait pour faire baisser les taux longs, y compris des Quantitative Easing et des operationsTWIST et en trois semaines avec les errements,  les taux du 10 ans ont monté de 1,85% a 2,25% aux Etats- Unis . La hausse a été la même en Allemagne. La hausse a été plus forte en France car il s’y ajoute une dégradation de l’appréciation sur sa solvabilité et un élargissement record des spreads couplé a une hausse des CDS . Ce qui soit dit en passant contredit et est incohérent avec la reprise de l’euro. Hausse des taux à long terme tout le contraire de ce dont les grands pays ont besoin, Gribouille n’aurait pas fait mieux. Pour lutter contre la crise du subprime européen qui renchérit les taux… on fait monter les taux du core, du coeur!

 

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Source Calculated Risk

Source CFR

On peut s’interroger sur la cause de ce renchérissement des taux. Nous proposons ceci : c’est la conséquence de la pression sur les banques à deleverager.

 Cela n’est  pas assuré mais cela est cohérent avec la hausse de l’euro, on vend des actifs étrangers, américains et émergents et on rapatrie. Phénomène signalé il faut le reconnaître par le FMI en fin de semaine.Le FMI évoque le risque d’un crédit crunch chez les émergents en particulier en ASIE.

source Financial Times

Cela fait du credit global en moins et cela fait une reprise de la monnaie européenne, Est ce que cela va dans la bonne direction? On peut en douter…

BRUNO BERTEZ Le 16 Octobre 2011

L’EDITO PRECEDENT : L’Edito du Dimanche 9 Octobre : Halloween, fausses peurs et vraies raisons d’être inquiet par Bruno Bertez

EN BANDE SON :

5 réponses »

  1. Lundi 17 octobre 2011 :

    Wall Street ouvre en baisse après l’avertissement de l’Allemagne.

    Wall Street a ouvert en repli lundi après deux semaines de hausse, plombée par une déclaration du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble selon laquelle le prochain sommet européen ne produira pas de solution définitive à la crise de la dette.

    Dans les premiers échanges, le Dow Jones cédait 0,59% (56 points) à 11.575 points. Le Standard & Poor’s, plus large, reculait de 0,62% (7,5 points) à 1.217 points tandis que le composite du Nasdaq perdait 0,64% (17 points) à 2.650.

    L’Allemagne a mis en garde lundi contre le rêve « irréaliste » de voir le sommet européen du 23 octobre régler définitivement la crise de la dette dans la zone euro, en maintenant la pression sur les banques pour qu’elles concèdent une décote plus importante sur la dette grecque.

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE79G0JS20111017

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  2. vendredi 21
    Une petite mise a jour nous parait nécessaire alors que notre indice phare le S & P 500 vient de passer la résistance des 1235 et se trouve maintenant à1238.

    La résistance fixée a 1235 correspond a deux niveaux importants au plan technique

    1 – Le retracement à 50 % de la baisse de l’été après les plus hauts de juin ; nous raisonnons en Fibonachi

    2 – Les plus hauts de Aaoût et Septembre

    La zone etait difficile a franchir en raison de la juxtaposition de ces deux seuils.

    Elle semble être en cours de franchissement. Cela donne en technique un signal positif de poursuite du mouvement pour un potentiel de 1260/1270. En effet, les deux supports actifs en Mars/ Juin deviennent classiquement  »résistance’’à la hausse. Une résistance qui semble confirmée par la présenceà ce niveau de la moyenne mobile 200.

    Bien entendu tout cela n’est que de la technique à prendre avec des pincettes car les sponsors, si l’on peut les appeler ainsi, des marchés, connaissent la technique aussi bien que nous et lui font dire ce qui leur est utile. Mais ce serait une faute, pour ceux qui font du trading, de ne pas en tenir compte.

    Le comportement très résistant de Wall Street ces derniers temps dans l’imbroglio européen plaide en faveur de l’analyse technique positive développée ci dessus. Les analyses en termes de sentiment également.

    Au plan fondamental américain nous remarquons une série de nouvelles économiques moins mauvaises que prévues, les indicateurs coincidants ne sont pas mauvais et ne vont pas dans le sens du catastrophisme que certains se plaisent à développer.

    Des prévisionnistes de renom continuent de prédire une récession, les indicateurs avancés vont plutôt dans ce sens, mais en bourse tout est affaire calendrier et ces Cassandre tout en ayant raison sont peut-être un peu trop en avance.

    Par exemple, le forcing pour un nouveau plan de soutien fiscal ne se dément pas, Hier Bernanke a encore plaidé en ce sens .

    Au plan monétaire il s’est montré très réservé, confirmant que la FED ne pouvait pas faire grand chose de plus, mais des rumeurs font état d’examen de la possibilité de faire quelque chose pour le housing et la finance par le biais de rachats de créances hypothécaires type QE 3 OU 4 , Les rumeurs suffisent quelquefois ..

    L’imbroglio européen est tel que tout commentaire se trouve démenti dans l’heure, les fuites et manipulations se multiplient de façon d’autant plus scandaleuses qu’elles viennent d’en haut et sont impunies…Tout ce que l’on sait, c’est que tout cela ne joue pas dans le sens de la crédibilité et de la confiance. La somme des erreurs passées, des faux diagnostics et des solutions avortées sont telles que même le public a compris que les responsables ne maîtrisaient pas la situation. « Feignons de contrôler ces marchés que nous ne comprenons pas! »

    Pour notre part nous ne sommes pas pessimistes, nous considérons que la crise en tant que processus fait son travail et qu’elle le fait bien . En effet la fonction de la crise est de détruire du passé accumulé qui fait obstacle a la reprise et ceci est en cours

    Plus personne ne doute de la nécessité d’un  »debt jubilee » c’est à dire d’une réduction de la masse de dettes grecques, plus personne ne doute de la nécessité pour les banques de déprécier cet actif devenu fictif, plus personne ne doute de la future application de cette solution aux autres débiteurs souverains européens en difficulté, plus personne ne doute de la nécessité d’adosser les banques européennes d’une façon ou d’une autre au crédit des états, plus personne ne doute de l’obligation de réduire la taille des bilans des banques et de deleverager, plus personne ne doute de l’excès d’inégalités et des perversions de la financiarisation etc etc

    Les processus suivent leur cours, les idées suivent leur chemin même si elles sont maladroitement incarnées dans des manifestations primaires .

    Nous avons considérablement progressé malgré l’action des gouvernements, des banques centrales et des medias main street lesquels s’efforcent de concert de lutter contre l’émergence de la Vérité ou des Vérités. Chaque jour un nouveau mensonge, une nouvelle vessie est dégonflée.

    Contrairement à l’opinion dominante nous sommes de ceux qui considèrent que la crise est positive, elle fait son travail de mue et de correction du système, des idées et théories qui ont permis que l’on en arrive là.

    Nous considérons que l’action des responsables ne vise qu’à retarder ce processus, à défendre l’ordre ancien qui est en réalité un désordre et que pour le faire ils sont obligés de se réfugier derrière un pseudo intérêt général qui se trouve peu a peu démystifié.

    La maladresse des gouvernants est si l’on peut dire, sans cynisme, la garantie que finalement les processus engagés iront a leur terme. Le neuf sortira du vieux, malgré eux. L’ennui avec ces actions de retardement est que cela finit par coûter de plus en cher en termes de destructions de richesses et de souffrance.

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  3. L’Union européenne au bord de la crise de nerfs.

    La crise de la dette met à rude épreuve la cohésion de l’Union européenne, avec non seulement des divisions croissantes entre pays latins et nordiques sur la marche à suivre, mais aussi un vif mécontentement des pays de l’UE non membres de l’Union monétaire, tenus pour quantité négligeable.

    Nerfs à fleur de peau et phrases assassines en bouche, les dirigeants de l’Union européenne sont au bord de la rupture et le double sommet convoqué à Bruxelles pour tenter de sauver l’euro s’annonce mouvementé, selon plusieurs diplomates.

    Deux clans s’affrontent : les « Latins » qui affichent les dettes les plus élevées et les « Nordiques », riches et peu enclins à payer.

    Le premier réunit les Italiens et les Espagnols, rangés derrière la France.

    Le second unit les Pays-Bas et la Finlande, ralliés à la cause de l’Allemagne.
    http://www.boursorama.com/actualites/l-union-europeenne-au-bord-de-la-crise-de-nerfs-0aed0c5d850666538a692bf9df4867cb

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  4. Lundi 31 octobre 2011 :

    Italie : la Bourse de Milan clôture sur une chute de 3,82 %.

    L’indice vedette de la Bourse de Milan, le FTSE Mib, a chuté de 3,82 % à 16.017 points lundi à la clôture, plombé notamment par les valeurs bancaires en raison des inquiétudes persistantes sur la situation financière de l’Italie.

    Parmi les banques, Intesa Sanpaolo a lâché 7,39 % à 1,291 euro, Banca Monte dei Paschi di Siena a perdu 6,16 % à 0,3383 euro, et UniCredit 5,67 % à 0,848 euro.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___La_Bourse_de_Milan_cloture_sur_une_chute_de_382311020111710.asp

    Italie : taux des obligations à 10 ans : 6,093 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

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