Analyse Technique

A chaud!!!!! Le Vendredi 21 Octobre : En Attendant l’Europe de Godot par Bruno Bertez

A chaud!!!!! Le Vendredi 21 Octobre : En Attendant l’Europe de Godot par Bruno Bertez 

Une petite mise a jour nous parait nécessaire alors que notre indice phare le S & P 500 vient de passer la résistance des 1235 et se trouve maintenant à 1238. 

   La résistance fixée a 1235 correspond a deux niveaux importants au plan technique 

1 – Le retracement à 50 % de la baisse de l’été après les plus hauts de juin ; nous raisonnons en Fibonachi 

2 – Les plus hauts de Aaoût et Septembre 

La zone etait difficile a franchir en raison de la juxtaposition de ces deux seuils. 

Elle semble être en cours de franchissement.  Cela donne en technique un signal positif de poursuite du mouvement pour un potentiel de 1260/1270. En effet, les deux supports actifs en Mars/ Juin deviennent classiquement  »résistance’’à la hausse. Une résistance qui semble confirmée par la présenceà  ce niveau de la moyenne mobile 200. 

Bien entendu tout cela n’est que de la technique à prendre avec des pincettes car les sponsors, si l’on peut les appeler ainsi, des marchés, connaissent la technique aussi bien que nous et lui font dire ce qui leur est utile. Mais ce serait une faute, pour ceux qui font du trading, de ne pas en tenir compte. 

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

Le comportement très résistant de Wall Street ces derniers temps dans l’imbroglio européen plaide en faveur de l’analyse technique positive développée ci dessus. Les analyses en termes de sentiment également.

Au plan fondamental américain nous remarquons une série de nouvelles économiques moins mauvaises que prévues, les indicateurs coincidants ne sont pas mauvais et ne vont pas dans le sens du catastrophisme que certains se plaisent à développer.

Des prévisionnistes de renom continuent de prédire une récession, les indicateurs avancés vont plutôt dans ce sens, mais en bourse tout est affaire calendrier et ces Cassandre tout en ayant raison sont peut-être un peu trop en avance.

Click to View
Click for a larger image

 

Par exemple,  le forcing pour un nouveau plan de soutien fiscal ne se dément pas, Hier Bernanke  a encore plaidé en ce sens .

Au plan monétaire il s’est montré très réservé, confirmant que la FED  ne pouvait pas faire grand chose de plus, mais des rumeurs font état d’examen de la possibilité de faire quelque chose pour le housing et la finance par le biais de rachats de créances hypothécaires type QE 3 OU 4 ..0 Les rumeurs suffisent quelquefois ..

source Wall Street Journal

source Business Insiders

Fed – Prête pour QE3

 Les Responsables de la Réserve fédérale commencent à monter un dossier pour préparer un nouveau programme d’achat de titres destinés  à stimuler l’économie en difficulté, au cas ou  celle-ci  semblerait  peu susceptible de s’améliorer rapidement. L’idée serait de cibler les nouveaux efforts de la banque centrale sur les parties de l’économie qui font le plus gravement obstacle à une reprise économique à savoir -l’immobilier et les marchés hypothécaires et ceci-en travaillant à faire baisser les taux hypothécaires. Cette  baisse des taux hypothécaires, à son tour, pourrait encourager l’achat de davantage  de propriétés immobilières et d’hypothèques de refinancement, et ainsi  aider l’économie en libérant des liquidités pour les consommateurs qui les  dépenseraient  sur d’autres biens et services. Les taux hypothécaires sont déjà très bas, mais certains responsables de la Fed pensent  qu’ils pourraient être poussés plus bas. WSJ

http://online.wsj.com/article/SB10001424052970203752604576643510352250474.html

  Daniel Tarullo, gouverneur de la Fed, a déclaré jeudi qu’une autre série d’achats de titres hypothécaires par la Fed pourrait aider l’économie en abaissant encore les taux d’intérêt, y compris les taux hypothécaires …. Les  remarques de Tarullo interviennent après qu’ Eric Rosengren, président de la Federal Reserve Bank de Boston, ait déclaré dans une interview publiée jeudi dans le Wall Street Journal qu’il croit que la Fed devrait envisager l’achat de plusieurs titres, y compris les titres hypothécaires. AP

http://old.news.yahoo.com/s/ap/20111021/ap_on_bi_ge/us_fed_tarullo

 Depuis que le QE2 s’est terminé, l’écart entre les taux hypothécaires et le taux des Bons du Trésor  à 10 ans a augmenté considérablement … Donc, il semblerait y avoir de la place pour que la Fed puisse intervenir en tant qu’acheteur de MBS, et comprimer ainsi  l’écart entre les taux hypothécaires et les rendements , même si les taux hypothécaires sont déjà super-bas

http://www.businessinsider.com/chart-of-the-night-heres-why-the-fed-might-start-buying-up-mortgages-2011-10

 

L’imbroglio européen est tel que tout commentaire se trouve démenti dans l’heure, les fuites et manipulations se multiplient de façon d’autant plus scandaleuses  qu’elles viennent d’en haut et sont impunies…Tout ce que l’on sait, c’est que tout cela ne joue pas dans le sens de la crédibilité et de la confiance. La somme des erreurs passées, des faux diagnostics et des solutions avortées sont telles que même le public a compris que les responsables ne maîtrisaient pas la situation. « Feignons de contrôler  ces marchés que nous ne comprenons pas! »

FESF: les “effet de leviers sont dangereux” prévient responsable Bundesbank

Les “effets de levier” à l’étude pour augmenter les capacités d’aide du fonds de sauvetage de la zone euro (FESF) sont problématiques et dangereux, a averti mercredi Andreas Dombret, membre du directoire de la Bundesbank allemande.

“La discussion actuelle sur un effet de levier pour le FESF” est un “problème” et le “FESF dispose depuis son récent élargissement des fonds suffisants”, soit 440 milliards d’euros apportés par les Etats membres, a estimé M. Dombret, selon le texte diffusé par la Bundesbank d’un discours prononcé à Berlin.

Les effets de levier, qui permettent à un agent économique de contracter une dette bien plus importante que ses capitaux disponibles, sont notamment à l’oeuvre dans le mécanisme des ventes à découvert qui ont joué un rôle dans la crise. Permettre au fonds d’augmenter sa puissance d’aide financière par divers effets de levier –notamment en transformant le FESF en banque, ou en assureur– est au centre de négociations fébriles entre Européens avant le sommet de dimanche, qu’ils veulent décisif pour sauver la zone euro.

“Les effets de levier augmentent les risques pour les contribuables – le rapport entre levier et risque est l’une des principales leçons de la dernière crise financière”, a expliqué M. Dombret. Le responsable de la Bundesbank, une institution très attachée à l’indépendance des banques centrales, rejette catégoriquement l’idée de donner une licence bancaire au FESF, défendue en France, qui lui permettrait d’emprunter auprès de la Banque centrale européenne.

Cela aboutirait à une création massive et incontrôlée de monnaie contraire aux traités européens, selon M. Dombret. M. Dombret met en garde également contre les effets pervers du FESF et de tout mécanisme d’aide, qui en soulageant les Etats en difficulté, les incite selon lui à ne pas entreprendre les réformes nécessaires.

La solution qui a la préférence de Berlin, à savoir permettre au FESF de garantir une part des titres de dette émis par les pays fragiles, afin d’inciter les autres investisseurs à en acheter. L’Allemagne privilégie donc un système de garantie sur la dette publique, qui toutefois pose de nombreux problèmes techniques et juridiques La France, mais aussi Rome et Madrid, redoutent que cela crée une différence entre des obligations garanties et des obligations non garanties, dont les taux s’envoleraient aussitôt

Pour notre part nous ne sommes pas pessimistes, nous considérons que la crise en tant que processus fait son travail  et qu’elle le fait  bien . En effet la fonction de la crise est de détruire du passé accumulé qui fait obstacle à la reprise et ceci est en cours

 Plus personne ne doute de la nécessité d’un  »debt jubilee » c’est à dire d’une réduction de la masse de dettes grecques, plus personne ne doute de la nécessité pour les banques de déprécier cet actif devenu fictif, plus personne ne doute de la future application de cette solution aux autres débiteurs souverains européens en difficulté, plus personne ne doute de la nécessité d’adosser les banques européennes d’une façon ou d’une autre au crédit des états, plus personne ne doute de l’obligation de réduire la taille des bilans des banques et de deleverager, plus personne ne doute de l’excès d’inégalités et des perversions de la financiarisation etc etc

La sous capitalisation manifeste des Banques Européennes

 

source Wall Street Journal

source Financial Times

Les processus suivent leur cours, les idées suivent leur chemin même si elles sont maladroitement incarnées dans  des manifestations primaires .

Nous avons considérablement progressé malgré l’action des gouvernements, des banques centrales et des medias main street lesquels s’efforcent de concert de lutter contre l’émergence de la Vérité ou des Vérités. Chaque jour un nouveau mensonge, une nouvelle vessie est dégonflée.

Contrairement à l’opinion dominante nous sommes de ceux qui considèrent que la crise est positive, elle fait son travail de mue et de correction du système,  des idées et théories qui ont permis que l’on en arrive là.

Nous considérons que l’action des responsables ne vise qu’à retarder ce processus, à défendre l’ordre ancien qui est en réalité un désordre et que pour le faire ils sont obligés de se réfugier derrière un pseudo intérêt général qui se trouve peu a peu démystifié.

 La maladresse des gouvernants est si l’on peut dire, sans cynisme, la garantie que finalement les processus engagés iront a leur  terme. Le neuf sortira du vieux, malgré eux. L’ennui avec ces actions de retardement est que cela finit par coûter de plus en cher en termes de destructions de richesses et de souffrance.

BRUNO BERTEZ Le 21 Octobre 2011

A CHAUD PRECEDENT :  A chaud !!!!! Le Jeudi 13 Octobre : Du moins ça va au plus c’est mieux !!!! par Bruno Bertez

  EN LIEN : L’Edito du Dimanche 16 Octobre : Après l’austérité budgétaire, l’austérité financière par Bruno Bertez

EN BANDE SON :

3 réponses »

  1. Les pays de la zone euro planchent en parallèle sur un chantier beaucoup plus vaste : une participation nettement plus importante que prévu des banques dans le cadre du second plan d’aide à la Grèce, décidé dans son principe en juillet et portant sur des prêts publics de 109 milliards d’euros.

    Selon un rapport de la troïka des créanciers de la Grèce (UE, FMI et BCE) remis aux ministres, dont l’AFP a obtenu copie, il faudra que les banques acceptent une dépréciation (décote) de 60 % de leur créances si l’on veut que le montant de 109 milliards d’euros reste inchangé.

    Avec une décote à 50 %, le FMI et les Européens et le FMI devront augmenter leurs financements à 114 milliards d’euros, selon les calculs du rapport.

    Et selon une source diplomatique, les ministres des Finances ont de facto entériné les conclusions. « Au moins 50 % sont nécessaires » pour la décote, a-t-elle souligné. C’est sur cette base que se tiennent désormais les négociations avec les représentants du secteur bancaire, censées aboutir au plus tard lors d’un sommet décisif de la zone euro le 26 octobre.

    Reste à savoir si les banques accepteront volontairement de subir ces nouvelles pertes de grande ampleur. En juillet, leur « effort » avait été fixé à seulement 21 %.

    http://www.romandie.com/news/n/Les_banques_doivent_se_preparer_a_de_lourdes_pertes_sur_la_Grece221020110110.asp

  2. Dimanche 23

    Les nouvelles en provenance des réunions européennes sur les  »solutions définitives  » à la crise du Subprime Européen ne sont pas bonnes, mais elles ont le mérite d’être surprenantes.

    Si l’on s’en tient aux sources les plus crédibles, Bloomberg et le Spiegel allemand, les Allemands et les Français ne se sont pas mis d’accord sur les moyens et la technique pour augmenter la puissance.d’intervention et de dissuasion de l’EFSF, en gros sur la façon de faire croire qu’il dispose de plus d’argent qu’il n’en a en réalité.

    Les Français semblaient croire à la possibilité de le leverager, c’est à dire d’endetter l’EFSF en lui donnant une licence bancaire; sorte de faux nez pour une création monétaire pure et simple auprès de la BCE; les Allemands acceptant plus ou moins une augmentation faciale de son pouvoir de dissuasion en lui conférant une sorte de statut d’assurance, de bonificateur de crédit. La position allemande semble,nous disons bien semble; inspirée par le plan d’Allianz, en vertu duquel l’EFSF sous son statut d’assureur prendrait en charge les premières pertes éventuelles enregistrées par les porteurs de titres souverains, ceci évidemment augmenterait un peu leur attrait. Comme on dit le diable est dans les détails et comme ceux ci ne sont pas connus il est inutile d’élucubrer par avance.

    Les pressions sur les Allemands sont très vives y compris de la part des Américains, mais les pressions internes , domestiques sur Merkel pour qu’elle tienne bon sont au moins aussi fortes et légitimes

    Aux dernières nouvelles, vraies ou fausses, on dit que l’idée de donner le statut de banque au EFSF serait abandonnée.

    Par ailleurs sur la question de la révision du haircut grec, c’est a dire en clair sur la question de l’abandon de créance, les discussions continuent sous la houlette d’un responsable … Italien. Les 21% du plan précèdent avorté sont abandonnés, on serait sur un haircut de 50à 60%.

    Il est vrai que la maintenant célèbre Troika a juste révisé ses prévisions de ratios de dettes pour fin 2013 et que l’on serait sur des horreurs du genre de plus de 180%. En gros tout ce qui est économisé par l’austérité est contrebalancé par la chute du PIB, ce que tout le monde avait prévu sauf.. la Troika.

    Disons le tout de suite ce sera peu ou prou la même chose pour les autres pays qui croient résoudre leur problème de surendettement et de rating par les méthodes type FMI, y compris pour la France bien sur.

    Or donc il n’y a pas d’accord sur le statut et la puissance de feu de l’EFSF , il n’y a pas d’accord sur la remise dettes à la Grèce mais on nous annonce un accord sur la recapitalisation des banques européennes laquelle est fixée, nous disons fixée, par les démiurges souverains à un peu plus de 100 milliards! Comment peut-on fixer les besoins de recapitalisation des banques alors que les paramètres majeurs susceptibles de permettre de calculer ces besoins sont incertains et en cours de discussion ? Mystère. Il semble que l’on prenne en compte les valeurs de marché des actifs détenus par les banques, nous disons bien il semble car les calculs des spécialistes sur ces bases ne donnent vraiment pas les mêmes chiffres, de très loin.. La réalité est qu’une fois de plus on marche sur la tête, on met la charrue avant les boeufs et pour faire croire que l’on avance on prend le risque de dire n’importe quoi sans se rendre compte que cela est contreproductif.

    Les marchés se moquent des ratios du type core tier one à 9% ou autres, ils vont vu ce que cela donnait avec Dexia chouchou des stress tests façon EBA! Le problème des banques c’est la confiance, laquelle se manifeste sur le marché de gros du refinancement par l’attitude des confrères, ils prêtent ou ne prêtent pas. C’est là que cela se passe comme on dit .

    La seule démarche susceptible d’apporter une évolution positive durable à la question de la dette souveraine subprime européenne est une démarche logique, cohérente, fondée sur l’acceptation de la Vérité. Tout le contraire d’une démarche politique en somme.
    Les problèmes de la dette subprime européenne sont réels, ils partent du réel et non des abstractions mathématiques, idéologiques ou politiques. Ce sont des problèmes en partie fiscaux, en partie de balance de paiements, en partie de redistribution excessive à crédit, en partie de spécialisation internationale, en partie d’erreurs de régulation etc.
    Plus fondamentalement le problème du surendettement européen est similaire, au sens mathématique de similitude , de celui du monde global.

    Il faut concevoir l’européanisation, la constitution d’un ensemble européen de la même façon que la globalisation c’est à dire la constitution de l’ensemble global mondial. La globalisation a été fondée sur les déséquilibres entre créditeurs et débiteurs , déséquilibres compensés temporairement par les recyclages de l’épargne des uns, allemands et français en particulier, vers le financement des déficits des autres, les PIIGS.
    C’est le même schéma qu’au niveau mondial fondé sur ce que l »on a appelé le système Brettons Woods numero 2 , dont on a voulu croire qu’il était stable. Le recyclage européen a buté sur le stock de dettes, le surendettement, , c’est la crise du subprime européen, le système global butera de la même manière sur le stock de dettes américain , le surendettement des Etats-Unis. L’Europe n’est que précurseur de l’effondrement d’un modèle fondé prioritairement non pas sur la vraie globalisation de l’économie réelle , mais sur la globalisation de la sphère financière, selon les critères de la finance de type Wall Street laquelle est radicalement différente de la vraie finance , celle qui est fondée sur l’épargne et l’investissement.
    L’effondrement en cours du modèle de la globalisation européenne fondée sur les déséquilibres et le recyclage des capitaux est une étape, une étape essentielle des mutations en cours dans le grand système mis en place dans les années 80 sous la houlette américaine. On comprend que les Américains s’inquiètent des craquements européens et qu’ils veuillent ralentir les processus en cours ;

  3. Bonjour,

    Merci beaucoup à Bruno Bertez pour les schémas ci dessus. Il y a beaucoup d’informations essentielles et très intéressantes : le mécanisme de l’assurance du FESF et la relation QE avec le marché action, le T note 10 years yield et l’approche technique du sens du marché.

    Avec le FESF et cet imbroglio financier, on se demande quel système exact peut créer un effet de levier sur un crédit, et pourquoi a-t-on interdit à la BCE de créer de la monnaie comme la FED. Même si cela n’est pas souhaitable et peu utile (échec au Japon), la question se pose quand même.
    Pour ce qui est de la relation des actions et des 10 year yield sur bons du trésor, nous pouvons donc en déduire que si la Fed tente de faire baisser les taux longs, le marché action devrait alors aller dans le même sens ?
    Pourrait on en conclure que le S&P nous fait un petit bull trap mais pourrait malheureusement finir par simplement se cogner sur la ligne de cou long terme de Mars 11 et juin 11 ? les 50% de retracement de Fibonacci arrive à 1235 mais la ligne de cou est en clôture le 16 juin à 1267 points. Ce serait intéressant d’obtenir une réponse complémentaire sur cette question d’analyse technique.

Laisser un commentaire