Analyse Technique

A Chaud!!!!! Le Jeudi 3 Novembre : Un peu d’AT pour les Croyants par Bruno Bertez

A Chaud!!!!!  Le Jeudi 3 Novembre : Un peu d’AT pour les Croyants par Bruno Bertez

Nous avons fait un peu d’analyse  technique ces derniers temps, comme nous y avons trempé les doigts et que le résultat n’a pas été mauvais, nous y prenons gout.

Rappel de notre position: la hausse d’Octobre, l’une des plus spectaculaires depuis 37 ans a Wall Street a poussé le SP 500 jusque des zones de résistance majeures. D’abord résistance des 1230 passée victorieusement, puis celles des 1280 , franchie certes, mais de façon moins convaincante.

 Un repli est ensuite intervenu sur des nouvelles grecques négatives. Le comportement du marché dans ce repli a été encourageant, en particulier pas de dégagements en cascade, pas de boule de neige comme cela se produit quand les marches sont vulnérables. La résistance à l’absence de nouvelle positive du coté de la FED est encourageante.

En bonne logique, il conviendrait d’attendre et de voir si les 1230, ancienne zone de résistance  à la hausse devient bien zone de support a la baisse. Si tel est le cas, un retour des haussiers, enhardis,  sur le marché  est probable.

Une hirondelle ne fait pas le printemps, surtout en ce début Novembre, mais nous trouvons le comportement de BNP Paribas ce jour a Paris encourageant.

BNP PARIBAS/3 NOV11

chart

La direction annonce un début de nettoyage, elle tente un peu de transparence et extériorise des résultats en forte baisse. Paribas donne l’impression d’anticiper le pire et suggère que maintenant elle y est préparée.

  cliquez sur les tableaux pour aggrandir 

La question en trading n’est de savoir si c’est vrai ou non , ce qui est important c’est de constater que ce choix est bien accueilli.  Apres une baisse initiale, le titre est recherché; malgré l’hypothèque sur le dividende, cela peut préfigurer ce qui peut se passer à plus grande échelle; L’inconnu est un épouvantail mais quand il est affronté, cela devient rassurant.

Compte tenu de l’ambiance, compte tenu du caractère phare du secteur bancaire, cette attitude de Paribas et la réaction du marché peuvent, pour les traders impénitents et incorrigibles  que vous êtes peut être , être interprétés comme un signal haussier!

BRUNO BERTEZ Le 3 Novembre2011

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5 réponses »

  1. Jeudi 3 novembre 2011 :

    Dette : l’Irlande réclame un allègement.

    L’Irlande voudrait voir le fardeau de sa dette allégé de 15 à 20 milliards d’euros par le biais d’une réduction du coût du renflouement du secteur bancaire, a déclaré jeudi le ministre des Finances.

    L’Irlande tente de négocier avec ses partenaires européens une diminution du coût de recapitalisation de deux établissements, Anglo Irish Bank et Irish Nationwide Building Society, en recourant aux prêts moins chers du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

    « Cela se fera, je vous le dis ; il y a un processus en cours qui pourrait aboutir à une réduction de la charge globale de la dette par le biais d’un certain mécanisme », a dit Michael Noonan.

    Le rapport de la dette irlandaise au PIB a quadruplé depuis le déclenchement d’un krach immobilier en 2007. Le pays a dû avoir recours à une aide conjointe de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI), tandis que Dublin a dû mobiliser 63 milliards d’euros pour recapitaliser ses banques.

    La dette publique irlandaise représentait 144,4 milliards d’euros, soit 93 % du PIB, fin 2010. Elle devrait culminer à 116 % du PIB environ en 2013.

    (Dépêche Reuters)

  2. Vendredi 4 novembre 2011 :

    Italie : le taux à 10 ans et l’écart avec l’Allemagne au plus haut historique.

    L’Italie subissait une défiance grandissante sur les marchés vendredi, avec un plus haut historique atteint à la fois par les taux à 10 ans du pays et le « spread », ou écart de taux, avec l’Allemagne, au moment où Rome est placé sous la surveillance du FMI.

    A 16H08 (15H08 GMT), le taux à 10 ans des obligations italiennes s’élevait à 6,362 % (contre 6,194 % jeudi à la clôture). Il avait atteint quelques minutes auparavant le record de 6,404 %, effaçant son plus haut de la veille à 6,402 %.

    Le pays se finance désormais à des taux excessivement élevés et difficilement conciliables avec une croissance qui tourne au ralenti, de l’avis de la plupart des analystes.

    L’Italie doit s’acquitter d’un taux à 10 ans environ 450 points de base (4,50%) plus élevé que celui de l’Allemagne, un niveau historiquement haut.

    Le « spread », ou écart de taux, s’établissait exactement à 453,2 points de base, peu de temps après avoir frôlé les 460 points de base (459,9), un record.

    Les investisseurs se ruaient pendant ce temps sur la dette allemande qui fait office de valeur refuge en cas de craintes sur la zone euro. Le taux allemand à 10 ans baissait à 1,831% (contre 1,913%).

    L’Italie, troisième économie de la zone euro et quatrième emprunteur dans le monde, est dans la ligne de mire des marchés qui craignent que le cas de la Grèce ne fasse tache d’huile et que la crise de la dette ne s’étende à d’autres pays très endettés.

    Le pays est également au centre de la réunion du G20 qui se termine vendredi à Cannes. Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a confirmé avoir fait appel au Fonds monétaire international (FMI) pour « surveiller » et « certifier » la mise en oeuvre des mesures anti-crise du pays.

    Il a ajouté avoir reçu, et refusé, une proposition d’aide financière du FMI, qui « n’est pas nécessaire ».

    http://www.boursorama.com/actualites/italie-le-taux-a-10-ans-et-l-ecart-avec-l-allemagne-au-plus-haut-historique-b852f40ccb61ab8129ac2794579e65d3

  3. Vendredi 4 novembre 2011 :

    Italie : taux des obligations à 10 ans : 6,370 %. Record historique battu.

    Les investisseurs internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Italie à rembourser ses dettes.

    Le graphique des taux de l’Italie montre que le quatrième domino va bientôt tomber.

    Après la Grèce, après l’Irlande, après le Portugal, c’est maintenant le domino italien qui va tomber.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

  4. Tiens, j’ai trouvé un résumé court mais … bref,
    en marge de la « rognon » du G 20 ! (hic)

    CUL DE SAC et VICE ET VERSA ! A.C

  5. Dimanche 6 novembre.

    Un marché c’est un lieu ou s’change des biens, des services, du capital, des dettes etc. Sur ce marché se forment, se déterminent, se découvrent des prix. Et ces prix plaisent de moins en moins aux Pouvoirs politiques et monétaires. Alors ils interviennent, ils les faussent, ils les manipulent. Cela leur est facile, ils ont à leur disposition la possibilité de creuser des déficits, si cela ne suffit pas ils ont la printing press. Ils ont aussi bien sur la propagande et la communication.

    La semaine dernière, on a frôlé la catastrophe sur la dette Italienne. Selon le FT, c’était le trou, pas de contrepartie aux ventes, pas d’acheteurs, pas de prix. Cela ne s’était jamais vu sur un marché de cette importance. La dette italienne n’est pas un petit marché local étroit, elle est de 1,8 trillions d’Euros.

    Il a fallu que la BCE dirigée maintenant par un italien, ancien de chez Goldman Sachs, baisse ses taux en catastrophe, malgré l’inflation évidente de cette fin d’année et qu’elle fasse la contre partie sur les marchés pour pouvoir afficher un cours, un prix.

    Et quel prix ! Un prix en forte baisse qui a fait ressortir un rendement de 6,35%, un bond de 16 points de base. Le spread sur les Bunds allemands de référence s’est envolé de 69points de base, à 453. Si le benchmark servant a mesurer les seuils d’appels de marge sur les souverains n’était pas truque, on aurait déclenché la spirale des couvertures. Heureusement elle l’est et ce ne sont pas les Bunds allemands qui servent de benchmark mais une moyenne qui inclut encore la France. Dans la semaine, le spread de l’OAT Francaise est passé à 122 points de base.

    Au point où nous en sommes, la question Grecque n’a plus beaucoup d’importance, d’ailleurs on ne se gène plus pour évoquer une sortie de la zone Euro. Il y a 6 mois, on jurait que cela était impensable. C’est vrai qu’il y a 6 mois il n’y avait pas de plan B et l’on est quasi à la fin de l’alphabet.

    La Grèce n’a plus d’importance, elle en avait dans le cadre ancien quand les politiques et banques centrales croyaient a la thèse de la contagion et voulait par conséquent se servir de la Grèce comme d’un pare feu.
    Mais la thèse de la contagion a fait long feu, ce qui se passe sur les marchés n’est ni psychologique ni émotionnel, mais mathématique, probabiliste, statistique.

    Ce sont les chiffres qui parlent et qui précipitent les événements, avec le coup de pouce il est vrai des politiques qui ont encore redoublé d’erreurs en menaçant les banques. Ils les ont menacés de recapitalisation forcée, d’intervention étatique, que sais-je encore, ce que faisant elles ont réagi normalement, elles réduisent leur bilan et comme de juste elles vendent les emprunts subprimes europeens.

    Les banques européennes n’ont qu’un objectif sortir de leur bilan tout ce qui est douteux, tout ce qui est risqué, tout ce qui est artificiellement soutenu et n’est pas à son prix. Les  »runs » en cours sur les établissements (voir Jefferies par exemple) dont les spécialistes savent qu’ils sont engagés sur le subprime europeen accélèrent le phénomène.

    Nous ne sommes pas dans la contagion, nous sommes dans la gestion, la bonne gestion de père famille qui consiste à fuir le risque tant qu’il n’est pas encore a son prix grâce au soutien artificiel des Etats et des Banques Centrales. Les prix surevalués incitent à la vente avant la baisse future .

    C’est un processus terrible que celui qui est enclenché.

    Les marchés n’ont sauve la face , ne sauvent la face depuis quelque temps que grâce soit aux interventions, soit aux promesses d’interventions. Le mot  »promesse » d’ailleurs en l’occurrence pourrait être remplacé sans que le sens change par le mot  »menace ».

    C’est un processus terrible que celui qui est enclenche en Europe.
    La situation américaine n’est pas notre sujet aujourd’hui.

    L’austérité provoque le ralentissement économique, les chiffres de ces derniers jours sont formels.
    La maladresse et les erreurs d’analyse incitent les détenteurs de dettes subprime a s’en débarrasser.
    Le soutien des prix par la BCE donne l’opportunité de s’en défaire.

    Tout concourt a ce que l’ardoise finale soit colossale, au delà des possibilités de solvabilité du core europeen, ce qui va déboucher très vite, plus vite que prévu sur la question de la monétisation par la BCE.
    Il ne faut pas oublier qu’aux ventes de dettes anciennes s’ajoute le chiffre énorme de la masse de dettes à échéance et dont il faudrait assurer le roll over.

    De la même manière que l’euro monte alors qu’il est affaibli, ne vous étonnez pas si les marchés financiers eux aussi vous surprennent et adoptent des comportements paradoxaux. Nous les attendons très volatils, au gré des déclarations, des annonces ou rumeurs. Il est évident que ce qui est en jeu maintenant, c’est la mise en place de nouveaux dispositifs d’intervention des banques centrales destinés, comme l’on dit pudiquement, à augmenter la taille de leur bilan. Le nouveau patron de la BCE a donne un aperçu de ce dont il était capable la semaine dernière, celui de la Fed devient de plus en précis dans ses insinuations d’achats de mortgage backed securities.

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