A Chaud!!!!!

L’Edito du Vendredi 23 Décembre : La BCE, Canada Dry de la rigueur par Bruno Bertez

L’Edito du Vendredi 23  Décembre : La BCE, Canada Dry de la rigueur par Bruno Bertez

 A propos de l’article ou nous nous  sommes efforcées de montrer la différence entre l’or papier et l’or métal , un lecteur nous a interrogé sur les actifs réels et le degré de réalité des actions. nous avons répondu que les actions étaient encore du papier mais qu’ils recouvraient un droit sur des actifs et des cash flow réels, vivants, plus ou moins indexés et quà ce titre ils constituaient une protection satisfaisante…

« Les obligations sont du pur papier, une promesse de payer, un contrat. Donc là, pas d’équivoque, pas de doute sur ce que l’on a quand on détient une obligation.
Une action, vous en conviendrez c’est aussi un bout de papier, c’est une part d’entreprise, une part de l’actif net, une part des bénéfices, mais matérialisé, concrétisé par un morceau de papier. Maïs et c’est là où vous avez raison de le souligner, c’est déjà moins du vent, qu’une obligation puisque vous avez des droits sur des actifs réels. Réels, dont on peu supposer que si ils sont bien gérés et si l’entreprise a un vrai bon fonds de commerce qu’ils vont produire des cash flow profits et dividendes plus ou moins indexes.
Donc les actions, sous l’angle des droits qu’ils recouvrent, sont un peu plus réelles que les obligations.
Mais ce sont quand même des droits et il n’est pas toujours facile de les exercer. Les présidents et leurs conseils peuvent très bien décider de ne pas distribuer de dividendes, faire des investissements idiots et ruineux etc . Bref vous avez des droits, mais ils ne sont pas directs, manuels, j’allais écrire.

Les actions sont un peu plus réelles que les obligations . C’est la raison pour laquelle dès 2008, début des printings monétairesnous avons dit que nous étions maintenant fondamentalement haussier sur les actions, quoiqu’il advienne, en valeur nominale.Nous avons  ecrit que les actions connaîtraient ce quenous apellons une hausse de misère. La hausse de misère est celle qui découle non de la valorisation du sous jacent, mais de l’avilissement de la monnaie.

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Nous soutenons qu’à long terme les obligations seront détruites, qu’elles constituent une bulle et qu’elles ne pourront jamais être honorées. Il y aura des conversions forcées, des moratoires. Aucun Etat n’est capable de supporter le retour aux taux d’intérêts normaux d’avant la crise et encore d’avant la financiarisation. On dit que l’Italie est en difficulté avec des taux trop élevés, il est incroyable que personne ne relève que les taux Italiens de ce jour sont inférieurs a ce qu’ils étaient avant son entrée dans l’eurozone! »

Marc Faber, financier fondamentaliste et gourou , antifinanciarisation et défenseur de l’investissement réel, vient de livrer son opinion sur ce qu’il attend des prochaines années.

 Faber croit à l’échec de tous les plans aussi bien américains qu’européens : On ne résout pas les problèmes d’excès de dettes par l’injection de liquidités.

Il pense que la masse des dérivés sera détruite et que ce marché n’existera plus a cause de la prise de conscience que les contreparties ne peuvent pas assumer leurs engagements. La situation sur les dérivés européens, devenus douteux est un prélude.

Faber rappelle que de 1900  à maintenant : l’Allemagne a subi la première guerre mondiale, puis la crise d’hyperinflation et enfin la seconde guerre mondiale. Le cash, les obligations ont été détruits. Seules les actions ont permis de tirer son épingle du jeu.

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :  

Sans faire l’hypothèse d’une guerre ouverte notons la multiplication des conflits et la reconstitution de blocs antagoniques de plus en plus clairs; mais notre équivalent de la situation décrite par Faber, ce n’est pas le conflit ouvert mais le basculement du système. la prise en compte de la nouvelle situation globale.

Pour nous l’événement majeur a été la montée des émergents et l’ascension de la Chine. Cela provoque un changement dans les rapports de forces et aurait du provoquer un transfert des richesses; Les vieux pays ont reussi a s’opposer à ces deux phénomènes par le recours à l’endettement, mais les limites de cet endettement a , partout , été touché. Et ce que nous voyons, c’est le day of reckoning, l’heure des comptes.

Le nouvel équilibre, la recherche d’un nouvel équilibre ont été des sujets effleurés en 2008 et 2009, lorsque l’on a abordé la question de réformer les système monétaire international et contesté le rôle du dollar. Confère les déclarations de Sarkozy, des russes, des chinois, des brésiliens; Le sujet a été enterré depuis; Il ressortira.

The World’s Strongest Economies: 1870-2030

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Source The Atlantic 

Source:The Economist

La situation bilancielle des Etats Unis est encore plus mauvaise qu’en 2008.

En 2008 la dette fédérale US façon ENRON était de 10  trillions, a fin 2011 , elle est de 15 trillions.

Soit 50%  de plus! alors que le GDP réel, lui aussi façon ENRON est d’un peu plus de 13 trillions , le même qu’en 2008. Le déficit façon ENRON  de 2011 est de 1, 3 trillions soit 10 % du GDP.  la minuscule croissance, façon ENRON  de 2011 et la stabilisation du 3eme trimestre n’ont été obtenus que grâce a une création de crédit dans le système US  de 1,6 trillions dont l’essentiel est du crédit soit fédéral soit du crédit garanti par le fédéral. Le privé ne deleverage plus et repuise dans ses économies.

(cliquez sur le graphique pour l’aggrandir)

U.S. National Debt

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source The Atlantic 
Mandatory Spending Out of Control
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The Investment Drought Continues

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Si on excepte la manipulation des chiffres de l’emploi par le biais des corrections douteuses et le découragement des chômeurs, le sous emploi est resté dans les plus hauts, la durée moyenne du chômage est dans les records absolus

A Decade of Unemployment

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source Mish’s Global Economic

Pour revenir à Faber, notons qu’il rejoint notre analyse, les actions étant un asset vivant, elles bénéficient de ce que nous appelons la hausse de misère.

Faber pense que l’on se défendra avec:

Des propriétés à la campagne

De l’or

Des actions.

Il précise qu’il ne faut pas rêver, si on réussit à se protéger , ce sera déjà bien.

Il pense comme nous  que les gouvernements tenteront de confisquer l’or ou d’en prélever une partie.

Déjà on voit sous prétexte de justice des prélèvements sur les soi disant plus values immobilières en Europe.

On voit des prélèvements sur les retraites. En Irlande si nous ne trompons pas, et au Portugal les gouvernements ont pioché dans les fonds de retraites des salariés .

« Quand vous avez votre lingotin chez vous, il est à vous,vous en jouissez, il n’est  pas chez votre banquier vous en disposez et vous en  disposerez surtout dans les périodes troubles a venir comme vous l’entendrez. Votre lingotin vaut en lui même.
Bien sûr il y a des inconvénients,risque de cambriolage, liquidité un peu moins bonne que la fiat monnaie mais nous ne parlons pas de l’usage de votre lingotin pour acheter un poulet, nous parlons de réserve de valeur à l’échelle du temps, à échelle d’une famille.
Nous en profitons  pour le dire en passant, nous ne sommes pas des fanatiques de l’or, de la thésaurisation, nous sommes pour l’investissement, le progrès économique et social.

Mais quand des états prédateurs, gérés par des incompétents, capturés par la kleptocratie faillissent, il faut bien que les individus reprennent en main leur destin et se protègent. Ils accomplissent une mission, celle de la préservation de la richesse, du fonds d’investissement, lequel sera utile plus tard, de leur pays. 

Qui est le plus intelligent,le dirigeant anglais qui , il y quelques années a vendu l’essentiel du stock d’or de son pays à 300 dollars l’once ou bien le citoyen qui a conservé le sien? Qui va être le plus utile à son pays une fois la crise passée , quand la thésaurisation va rentrer dans le circuit pour reconstruire? Il est vrai que la Grande Bretagne est le pays roi, phare de la kleptocratie et pour cause, elle vit de la CITY. Avec un endettement réel total de 950% de son GDP , elle ferait bien pourtant de s’intéresser un peu plus à l’or métal!

La Chine a compris que le système monétaire et financier actuel est condamné. Elle ne hâte pas la fin pour des raisons mercantilistes, elle a des gens a mettre ou maintenir au travail, mais elle sait que c’est le commencement de la fin. La Chine vient de transformer Hong Kong en grand centre international de transaction et de stockage de l’or. Elle fait des campagnes de publicité télévisée en faveur de l’achat d’or; pourquoi? parce qu’elle se dit que ce sera une richesse nationale sur laquelle s’appuyer quand le système monétaire actuel aura touché ses limites. »

S’agissant de l’Europe, autre versant de la crise globale, nous pensons que l’on évolue vers une situation de convergence avec les anglo-saxons. Nous pensons que la divergence est terminée, nous sommes au tournant de la convergence. 

(cliquez sur les graphiques pour les aggrandir et voir détails)  

source : BBC

Les marchés n’en ont pas pris conscience, ils restent sur les paradigmes anciens. Sur les corrélations anciennes. Ce n’est pas un hasard si tous les grands indices sont sur des seuils techniques critiques. On peut soit exploser vers le haut, soit casser les soutiens majeurs à la baisse. Les graphiques à surveiller ces prochains jours sont la parité euro/ dollar, l’or; le pétrole, le CRB, le 10 ans US, les Bunds,  le S&P et les corrélations entre toutes ces paires. 

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Source: Yahoo Finance

Notre hypothèse de travail est que les marchés vivent sur un  ordre ancien. ils n’ont pas pris la mesure de la nouvelle situation de convergence. 

L’instrument de cette convergence c’est la BCE; le pilote c’est Draghi, le moteur c’est la crise. Les policiers sur le bord de la route, ce sont les Allemands qui comme les politiciens Italiens qui voient passer une Ferrari à pleine vitesse et ferment les yeux pour ne pas avoir à sanctionner. 

Nous sommes persuadés que la BCE et les Allemands ont choisi et de ceci atteste la comédie du sommet euro présenté comme une réussite alors  qu’il n’a abouti à rien sauf à un feu vert pour Draghi. 

Les habillages, les tricks, sont l’hommage du vice de la facilité  à la vertu de la tradition monétaire allemande. Les protestations allemandes sont autant de leurres, dont le sens profond et la justification sont la situation réelle de faillite des banques allemandes dont l’une a encore un leverage de 50 fois. Suivez mon regard. 

Source Istockanalyst

source Wall Street Journal

La BCE, face à la crise, face aux débordements des govies augmente son bilan. A la japonaise, à l’anglo-saxonne. Et surtout, elle va continuer de l’augmenter. 

« Le débat sur le rachat des dettes publiques est relancé à la BCE

Lorenzo Bini Smaghi quitte la semaine prochaine la Banque centrale européenne. Dans une analyse critique de la politique actuelle de l’institution, il se dit en pointillé favorable à des rachats de dettes d’Etat.

C’est à la fois un testament et un message de bienvenue. A quelques jours de son départ du directoire de la Banque centrale européenne, Lorenzo Bini Smaghi a livré vendredi, dans le «Financial Times», son analyse de la stratégie de la BCE avec une liberté de ton inhabituelle pour un banquier central. Ce faisant, il ouvre clairement le débat sur l’opportunité de racheter de la dette des pays de la zone euro et de faire ouvertement du «quantitative easing». Ses déclarations seront certainement accueillies avec satisfaction par son successeur, le Français Benoît Coeuré, qui partage en grande partie cette idée et cherchera sans doute à convaincre ses homologues d’adopter une ligne plus souple.

Lorenzo Bini Smaghi dit en effet douter de la bonne application de la politique monétaire par la BCE. Pour lui, cette dernière ne devrait pas négliger l’écart actuel de taux d’intérêt entre les différents Etats membres de la zone euro, ce qui fait partie de son mandat. « Dès lors qu’il s’agit d’un problème de liquidité -et non de solvabilité -, alors la BCE a de la marge de manoeuvre -on pourrait même dire qu’elle a un devoir d’agir – pour s’assurer qu’elle applique bien une politique monétaire unique.» Interrogé sur la raison pour laquelle la BCE ne fait pas de «quantitative easing», Lorenzo Bini Smaghi ironise d’abord sur les « discussions quasi religieuses à propos de l’assouplissement quantitatif » en Europe. Il explique que si cet instrument est utilisé par la Réserve fédérale américaine et par la Banque d’Angleterre, c’est parce que ces dernières considèrent qu’il existe dans ces deux pays des risques de déflation et que les taux directeurs ont déjà atteint le niveau zéro. « Ce n’est pas le cas dans la zone euro, où la BCE ne voit pas de risque de déflation », souligne Lorenzo Bini Smaghi, avant d’ajouter : « Si les conditions changeaient et que la nécessité se faisait jour d’augmenter les liquidités, alors je ne verrais aucune raison de ne pas utiliser un tel instrument. »

Lorenzo Bini Smaghi écrit enfin que l’une des leçons a retirer de la crise, que l’on soit banquier central ou dirigeant politique, c’est qu’il ne faut pas « se soustraire à ses responsabilités en ne prenant pas de décision». « Ne rien décider ou reporter les décisions mène à empirer les choses. » Une pierre de plus dans le jardin de son compatriote Mario Draghi, le président de la BCE »  source Les Echos 

 La question de la monétisation ne s’est jamais réellement posée, même pour Trichet. On monétise et on monétisera  de plus en plus avec la récession, avec la complicité allemande. La seule question est celle qui reste en suspens, à savoir qui prend à sa charge le risque de pertes sur les dettes gouvernementales, qui accepte le rôle de poubelle de dernier ressort.

Source Wall Street Journal 

Source Financial Times

 La BCE avec l’aide des Allemands fait passer les choses pour ce qu’elle ne sont pas, elle maquille, camoufle, trouble les esprits, oblitère les jugements. La baisse de l’or est le signe de l’habilité de la manoeuvre, ils ont réussi à le faire chuter alors qu’il aurait du exploser! 

La vraie raison du choix de Draghi et de son poisson-pilote Smaghi, et là: sa comptétence quasi américaine dans l’usage de la langue de bois façon Banques Centrales. Draghi est du sérail, il est compris du Smart Money . Il est capable de louvoyer entre le non-dit qui suggère et la Contre vérité flagrante. Draghi parle subliminal de la Grande finance, he speaks Bernanke.

 De la même manière que les think tanks américains financés par les TBTF avaient choisi Bernanke , grand spécialiste de la crise de 1929, partisan définitif des voies monétaires pour traiter la crise avant même  qu’elle n’éclate,  en Europe on a choisi Draghi , l’homme de la situation , l’homme des marchés. 

Depuis Juillet 2011, la BCE explose son bilan avec toutes sortes de faux -nez , de créations de liquidités, d’achats de Covered Bonds,   d’achats de bonds govies, de pseudo LTRO à 3  » ans, etc. La BCE a fait passer son bilan de 1,9 trillions à 2,5  en 5 mois! Elle vient de décider d’un cadeau potentiel de 20 milliards aux banques, bien entendu renouvelable ! Encore un effort et le bilan de la FED est en vue. Il est de 2,8 trillions et déclinant ; celui de la BCE est de 2,5 et augmentant. 

« BCE: le ratio de levier de la banque centrale semble en bonne voie pour dépasser son niveau record de 30x. Le total des actifs de la BCE a atteint 246 milliards d’euros, propulsant le ratio capital/réserves au-dessus des niveaux réalisés pendant la crise financière de 2008 »

La chute de la valeur extérieure de l’Euro depuis Juillet n’est pas un hasard, elle coïncide avec le tournant de la BCE et la perspective de Draghi aux commandes. Elle coïncide aussi avec une position record vendeur a découvert sur la monnaie européenne. Un cadeau tombé du ciel qu’à notre connaissance personne n’a envie de confisquer. La parité Euro/ dollar exprime le mouvement relatif des bilans de la FED et de la BCE. Le fait que l’Euro ait cassé récemment le seuil des 1,3120 est significative, si nous ne trompons pas et si les USA ne font pas rapidement un QE 3 ou 4 attendez vous à ce que l’on attaque bientôt les 1,30. 

« La pression spéculative sur l’euro-dollar (EUR/USD) atteint un nouveau record à la baisse. Les positions prises par les Hedge Funds américains* sont massivement « short », les spéculateurs pariant sur une baisse de l’euro face à la devise américaine. Avec des positions nettes à -116 457 contrats la semaine dernière (plus de paris à la baisse qu’à la hausse) contre -95 814 contrats précédemment, le solde des positions spéculatives prises aux Etats-Unis dépasse le record de mi-2010. On ne considère ici que les positions dites spéculatives, soit selon la classification usuelle les positions non-commerciales et futures only. Les positions peuvent être shorts (à la vente) ou longues (à l’achat). La différence longues-shorts donne la position nette. »source GEODIA.FR

La politique de la BCE est plus complexe que ce qu’elle laisse entendre. Elle assure les liquidités en toute quantité et à des prix de plus en plus bas, elle ferme les yeux sur l’explosion des déséquilibres dans le système des paiements européens – Target 2- elle traite le problème des collatéraux, elle fait la contrepartie sur le marché secondaire des emprunts gouvernementaux pour dégager la voie des émissions nouvelles , elle travaille la durée moyenne de la dette européenne pour augmenter sa maturité.

source Financial Times

« Les dépôts au jour le jour des banques de la zone euro auprès de la Banque centrale européenne (BCE) ont atteint un nouveau record depuis 18 mois, selon des chiffres publiés vendredi, signe que les dysfonctionnements persistent malgré l’aide massive de la BCE. Les banques de la zone euro ont déposé 347 milliards d’euros auprès de la BCE entre jeudi et vendredi. Soit un nouveau record depuis juin 2010, qui dépasse d’une courte tête le niveau atteint il y a dix jours (346,3 milliards d’euros). Ce nouveau pic des dépôts sur 24 heures intervient alors que la BCE a réalisé mercredi sa première opération de prêts sur trois ans, qui était censée apaiser les tensions des banques concernant leurs liquidités. L’opération a attiré une demande record de 489 milliards d’euros par 523 instituts de crédit. Cela montre encore une fois que les banques restent très prudentes. Plutôt que d’allouer des crédits ou acheter des obligations d’Etat –comme certains aimeraient qu’elles le fassent– elles préfèrent parquer leur argent au cas où », a commenté pour l’AFP Jennifer McKeown de Capital Economics. »

Bref, elle fait tout, comme une bonne petite banque centrale anglo-saxonne . Peut être commence -t -elle comme son maître, la Banque d’Angleterre, à préparer le terrain, en étendant la maturité de la dette, à une bonne petite fournée d’inflation qui mettrait de l’huile dans les rouages de l’économie nominale. 

«L’imposante somme accordée en prêts par la Banque centrale européenne aux banques de la zone euro est révélatrice de la faiblesse du secteur bancaire et montre à quel point le marché du prêt interbacaire a gelé», commente David Rosenberg, chez Gluskin Sheff.

«Même si les contraintes de financement sont devenues un peu moins importantes avec les ajustements apportés à la politique de la BCE, les ennuis financiers des gouvernements n’ont pas été réglés simplement parce que les probabilités d’une catastrophe ont sensiblement diminué. La réalité est la suivante: les banques vont continuer leur phase de désendettement pour un bon moment encore, ce qui veut dire que les efforts vont se concentrer sur une réduction des bilans et non pas vers une expansion.»

Nous répétons qu’à moins de nouvelle terrible sur une prise de conscience de la situation réelle des Etats_Unis et de la Grande Bretagne, nous ne sommes pas catastrophistes à court terme. Il y a encore non pas des marges de manœuvres, mais des possibilités de repousser les échéances et d’alimenter, de donner du grain à moudre à la spéculation

Un mot sur l’inflation  .Il est évident que l’inflation réelle est forte et que les indices officiels ne rendent pas compte de la réalité. Les officiels croient que le biaisage des chiffres est efficace, ils se trompent comme toujours, ils croient à leur propres manipulations des perceptions. La réalité de la hausse des prix se traduit dans la baisse réelle du pouvoir d’achat des gens. Soit il réduisent leur train de vie et cela pèse sur l’activité , soit ils s’endettent et/ou désépargnent. L’inflation réelle dissimulée finit toujours par produire ses conséquences.On dira que c’est une conséquence non vloulues, n’est ce pas!

Voici quelques hausses dans le secteur alimentaire applicables par les centrales d’achat au 1er janvier:

  • Boissons sucrées en moyenne 4 à 6 %
  • Bière ordinaire 6%
  • Bières de luxe8 a10%
  • Produits Danone5 a9 %
  • Jus de fruits4 a20%
  • Eaux minérales 4%
  • Café 13%
  • Les fournitures pour boulangerie avaient été augmentées de 12% en moyenne a la rentrée, la hausse n’est pas encore totalement répercutée.

Source le Telegram.com

Ce n’est pas un hasard si l’opinion se généralise qu’en France, les prix en Euros sont devenus équivalents aux prix en Francs!  Un tel jugement, même si il est exagéré, correspond à un vécu et un jour ou l’autre il se traduira dans les comportements…

BRUNO BERTEZ Le 22 Décembre 2011

EN LIEN : A Chaud!!!!! du Mardi/Mercredi 20/21 Décembre : Mario règle ses comptes “au leurre espagnol” par Bruno Bertez

EDITO PRECEDENT : L’Édito du Dimanche 18 Décembre 2011 : L’irrésistible retour de l’or par Bruno Bertez

EN BANDE SON :

16 réponses »

  1. que représente vraiment le bilan d’une banque centrale?s’ils peuvent imprimer a l’infini pour racheter de la dette pourrie,leur bilan devrait etre totalement négatif si l’on ajuste les valeurs des obligations d’etat.cela ne semble gener personne puisqu’elles peuvent imprimer a nouveau pour se renflouer.le seul perdant est le citoyen qui voit la valeur de sa monnaie se dévaluer a l’infini.quant aux recommandations de faber envers les actions,je suis sceptique:certes on peut considérer que le prix des actions augmente avec la baisse de valeur des monnaies,mais les bilans des entreprises sont bien plus tronqués qu’au siècle dernier.la faute en revenant au système de stocks options qui poussent les dirigeants a gonfler artificiellement leurs profits pour gonfler leur propre rémunération.

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  2. Comment pourrais-t-on avoir une mesure correcte de l’inflation réelle ?
    Car les prix augmentent, mais le SMIC aussi.
    Je me suis fait des séries temporelles depuis 1800 jusqu’au 2011 de tout ce que j’ai pu trouver : or/oil/SMIC/dollar vs Euro ou Franc/loyer/prix du m2/PIB/Dette/Population

    Je pencherais pour un calcul du temps de travail pour payer les charges fixes (nourriture/loyer-crédit/déplacement/chauffage) de la « survie »…

    Par rapport au revenu disponible,on est stable a 60% pour les charges fixes.

    Mais par contre comparé au SMIC, on voit bien la paupérisation, mais toute relative : 25% d’inflation sur 25 ans ! C’est pas non plus si terrible.
    Les prix des loyers suivent le SMIC (en moyenne, bien sur a Paris, c’est une autre paire de manche)

    Ou bien on se base sur l’or ?
    La on a une inflation de 100% sur 5 ans (ration OR/SMIC)

    On voit aussi l’explosion de l’endettement pour l’achat immobilier : ca a double en rapport au PIB depuis l’an 2000.

    Le prix du baril de pétrole exprimé en SMIC a plus que doublé depuis la bulle internet. Mais n’avait cessé de baisser de puis le choc pétrolier de 1979. Mais on voit aussi que le gouvernement nous protège de la hausse du prix du pétrole !!!

    Il faut voir aussi qu’on paye le confort qu’on a acquis …

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    • Oula, je déraille moi, évidement les charges fixes ne sont pas une mesure de l’inflation.
      Tiens, je proposes autre chose : prix de la protéine … rapporté au SMIC.
      Combien ca coute réellement d’apporter les nutriments a son corps en temps de travail.

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  3. Mercredi 21 décembre, le matin : la BCE prête 489,191 milliards d’euros aux banques privées européennes.

    Question : avec ces milliards d’euros, est-ce que les banques privées ont racheté des obligations des Etats européens ?

    Prenons deux exemples : les obligations de l’Etat espagnol, et les obligations de l’Etat italien.

    Espagne : taux des obligations à 10 ans :
    Mardi 20 décembre : 5,069 %.
    Mercredi 21 décembre : 5,275 %.
    Jeudi 22 décembre : 5,363 %.
    Vendredi 23 décembre : 5,377 %.

    Conclusion : avec ces milliards d’euros, les banques privées espagnoles n’ont pas racheté des obligations de l’Etat espagnol.

    Italie : taux des obligations à 10 ans :
    Mardi 20 décembre : 6,613 %.
    Mercredi 21 décembre : 6,788 %.
    Jeudi 22 décembre : 6,917 %.
    Vendredi 23 décembre : 6,981 %.

    Conclusion : avec ces milliards d’euros, les banques privées italiennes n’ont pas racheté des obligations de l’Etat italien.

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  4. Mercredi 21 décembre 2011 :

    La Banque centrale européenne (BCE) a alloué mercredi 489,191 milliards à 523 banques de la zone euro lors d’une opération inédite de prêt à trois ans, a-t-elle annoncé sur son site internet.

    Mardi 27 décembre 2011 :

    Les dépôts au jour le jour des banques de la zone euro auprès de la Banque centrale européenne (BCE) ont atteint un nouveau record, selon des chiffres publiés mardi, signe que les dysfonctionnements persistent sur le marché inter-bancaire.

    Les banques ont déposé 411,81 milliards d’euros auprès de la BCE entre lundi et mardi, soit un nouveau record.

    Le record jusqu’ici remontait à juin 2010, avec 384,3 milliards d’euros.

    Ce nouveau pic des dépôts sur 24 heures intervient alors que l’institution monétaire de Francfort a réalisé mercredi sa première opération de prêts sur trois ans, qui était censée apaiser les tensions des banques concernant leurs liquidités.

    L’opération a attiré une demande record de 489 milliards d’euros par 523 instituts de crédit.

    Cette tendance montre que les banques préfèrent garder leurs liquidités en surplus au cas où, plutôt que de les prêter à d’autres établissements financiers qui en auraient besoin, dans un contexte où l’évolution de la crise de la dette reste incertaine.

    Le graphique ci-dessous montre que le record historique a été pulvérisé :

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=ECBLDEPO:IND

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  5. Mercredi 28 décembre 2011 :

    Banques de la zone euro : nouveau record des dépôts au jour le jour : 452 milliards d’euros.

    Les dépôts au jour le jour des banques auprès de la Banque centrale européenne (BCE) ont franchi un nouveau record, après celui atteint la veille, selon des chiffres publiés mercredi par la BCE sur son site internet.

    Les banques ont déposé 452 milliards d’euros auprès de l’institution monétaire de Francfort entre mardi et mercredi contre 411,81 milliards d’euros la veille, des niveaux jamais atteints jusqu’ici et qui témoignent des dysfonctionnements sur le marché inter-bancaire.

    Le précédent record remonte à juin 2010, avec 384,3 milliards d’euros de dépôts. Les dépôts avaient ensuite progressivement diminué avant de connaître de nouveaux pics depuis l’été et l’aggravation de la crise de la dette en zone euro.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=ECBLDEPO:IND

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  6. L’Eurosystème est une institution européenne, qui regroupe la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales (BCN) des États membres de l’Union européenne ayant adopté l’euro.

    Au vendredi 23 décembre 2011, le capital et les réserves sont de 81,481 milliards d’euros.

    Les soi-disant « actifs » de l’Eurosystème sont de 2733,235 milliards d’euros.

    En clair : le capital et les réserves de l’Eurosystème constituent seulement 2,98 % des « actifs » de l’Eurosystème.

    Sur ces soi-disant 2733 milliards d’euros d’ « actifs », combien de dizaines de milliards sont en réalité des actifs pourris ?

    Regardez la rubrique « Titres détenus à des fins de politique monétaire » : 273,041 milliards d’euros !

    http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2011/html/fs111228.fr.html

    Aujourd’hui, l’Eurosystème est devenu une gigantesque fosse à merde.

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  7. Quand les anciennes monnaies de la zone euro refont surface.

    Tandis qu’économistes et banquiers planchent sur ce qui faisait figure, il y a quelques semaines encore, de scénario catastrophe, d’autres expérimentent déjà la disparition de la monnaie unique.

    Ainsi aux Pays-Bas, profitant de la tempête qui s’est abattue sur la zone euro et la vague montante d’eurosceptiques, le safari park Beekse Bergen, installé près de la ville de Tilburg, a restauré, le temps d’un week-end, l’ancien florin. Des dizaines de Néerlandais ont fait les fonds de tiroirs pour s’offrir la visite. De surcroît, au taux attractif de un euro pour un florin, alors que l’ancienne parité était de 0,45 euro. Histoire d’insister sur le sentiment général que le passage à la monnaie unique a fait valser les étiquettes.

    Mêmes causes, mêmes effets, à 2000 kilomètres de là, plein sud. Nous sommes en Galice, dans le petit village frontalier de Salvaterra de Mino. Là, l’expérience est menée à plus grande échelle et sur une plus longue période : cinquante commerçants sur 78 au total acceptent depuis début octobre le paiement en pesetas.

    L’opération se terminera le 31 décembre 2011 et devrait dépasser le million de pesetas, soit quelque 6000 euros. Une aubaine, à la veille des fêtes de Noël, qui permet aux habitants de financer les cadeaux à moindres frais et réveille une certaine nostalgie. Selon la Banque d’Espagne, l’équivalent de 1,7 milliard d’euros dort encore dans les chaumières.

    Grèce : alors que la crainte d’une exclusion de la Grèce de l’euro est vive, les drachmes refont surface.

    «Nous n’aurons bientôt plus une drachme dans nos portefeuilles.» Cette expression est courante pour les Grecs, pour dire leur crainte d’être ruinés si la crise perdure. D’actualité, cette formule relate aussi l’attachement des Grecs à leur monnaie nationale, datant de l’Antiquité et qui a vécu jusqu’en 2001.

    Aujourd’hui, la crainte d’une exclusion de la Grèce de l’euro est si vive que des drachmes se retrouvent en vente sur les marchés aux puces du centre d’Athènes et que certains ressortent billets et pièces enfouis dans leurs caves. Des commerçants affichent à nouveau, près de leurs caisses, un tableau de conversion drachme-euro.

    http://www.lefigaro.fr/tauxetdevises/2011/12/21/04004-20111221ARTFIG00321-quand-les-anciennes-monnaies-de-la-zone-euro-refont-surface.php

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  8. Bonjour Bruno,

    j’ai essayé de retrouver le ECB Balance Sheet à la source, mais je ne suis pas certain d’avoir trouvé la bonne courbe :
    http://sdw.ecb.europa.eu/browseChart.do?node=bbn137&BS_ITEM=L60&BS_ITEM=T00&sfl3=4&DATASET=0&SERIES_KEY=117.BSI.M.U2.N.C.L60.X.1.Z5.0000.Z01.E&SERIES_KEY=117.BSI.M.U2.N.C.T00.A.1.Z5.0000.Z01.E
    c’est étrange parce que c’est exactement la même courbe qu’ici : http://blogs.ft.com/gavyndavies/2011/12/21/ecb-balance-sheet-sucked-further-into-the-crisis/#axzz1i7TeKw9K
    mais les valeurs ne sont pas les mêmes …

    sinon j’ai farfouillé ici et la mais je ne suis pas sur de tout bien comprendre a quoi ca correspond, c’est un peu criptique sans formation financière :
    http://sdw.ecb.europa.eu/browseChart.do?node=bbn137&BS_ITEM=L60&BS_ITEM=L10&BS_ITEM=T00&SERIES_KEY=117.BSI.M.U2.N.A.L10.X.1.Z5.0000.Z01.E&SERIES_KEY=117.BSI.M.U2.N.A.L60.X.1.Z5.0000.Z01.E&SERIES_KEY=117.BSI.M.U2.N.A.T00.A.1.Z5.0000.Z01.E&sfl3=4&DATASET=0

    http://www.ecb.int/stats/money/aggregates/bsheets/html/outstanding_amounts_T00.A.Z5.0000.en.html

    http://sdw.ecb.europa.eu/browseChart.do?node=bbn139&BS_ITEM=N00&sfl4=3&sfl3=4&DATASET=0

    http://sdw.ecb.europa.eu/browseChart.do?node=bbn141&BS_SUFFIX=E&BS_ITEM=L61&sfl5=3&sfl4=4&sfl3=4&DATASET=0

    Il y a quand même des supers infos sur la site de l’ECB … autant aller à la source, non ?

    J’aimerai beaucoup avoir un avis éclairé sur ces courbes. Notamment sur la première.

    PS: vous l’avez vu celle la ? http://www.zerohedge.com/news/11-ends-11-charts-11-disturbing-11-year-trends

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  9. @YOANANDA

    Le site de la BCE est très riche et je vous conseille aussi celui de la BRI, en anglais BIS.
    Je décroche quelques jours je regarderais donc vos courbes, a la rentrée.
    Mais j’en profite pour quelques remarques sur l’inflation.
    L’inflation n’est pas un phénomène monétaire, du moins tant que l’argent n’est pas utilisé : La monnaie ou plutôt son excès ratifie, permet les hausses de prix. Dans nos systèmes de monnaie de crédit ce qu’il faut surveiller c’est l’évolution de la création de crédit : En Europe les derniers chiffres connus montrent une chute de la création de crédit qui vient soit d’une offre réticente soit d’une demande anémique.
    La somme de la demande financée par les revenus et de la demande financée par le crédit détermine le niveau d’activité et de croissance nominale.
    Je soutiens depuis 2008 que ce n’est pas la monnaie qui compte pour prévoir l’accélération a moyen terme de l’inflation, mais les déficits.
    Le phénomène est complexe mais pour simplifier, les déficits créent l’inflation potentielle et celle ci ne se matérialise que lorsque les conditions économiques, politiques et sociales sont réunies.
    Ainsi je soutiens que la hausse des impôts équivaut à une hausse du prix des services fournis par l’Etat, c’est cette hausse qui enclenchera la future spirale car face à la baisse de leurs ressources disponibles les gens vont réagir, essayer de se rattraper, la hausse va intervenir la ou le rapport offre/demande est le plus favorable aux producteurs et en suite cela va gagner de proche en proche .
    L’inflation est toujours une hausse des prix c’est-à-dire une tendance des agents économiques à vouloir augmenter leurs revenus ou les maintenir : Les prix des uns sont toujours les revenus des autres :
    Il est évident que l’inflation est un rapport de forces sociales. L’échelle de perroquet de l’inflation est généralement la course entre les prix et les salaires, souvent c’est ce phénomène que les économistes appellent la vraie inflation :
    Je suis plus complet et complexe car je raisonne en terme d’inflation potentielle, c’est a dire d’inflation qui ne se concrétise pas forcement à un moment donné , mais qui se concrétisera lorsque les conditions seront réunies.
    L’inflation potentielle accumulée dans le système est considérable :
    Le déficit commercial US est une manifestation d’une partie de cette inflation potentielle. Pour réduire le déficit US il faudrait remplacer les importations par des productions intérieures plus chères, d’où manifestation de l’inflation.
    Même chose avec l’excès de dettes, pour rembourser les dettes il faut monter les revenus c’est a dire les prix:
    même chose avec excès de chômage, pour mettre au travail les chômeurs il faudrait accepter des hausses de revenus, de coûts et donc de prix importants:

    etc etc

    Les déséquilibres accumulés depuis 25 ans tiennent à la répression de l’inflation provoquée par la concurrence internationale sous contrainte de profit. Cette répression longtemps bénéfique a fini son travail systémique et elle se retourne en son contraire, elle est cause de la non destruction en continu des dettes, des deficits etc etc

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    • Je crois comprendre et j’adhère. Le « potentiel d’inflation », c’est un peu la masse des capitaux financiers qui « survolent » l’économie et cherchent à se matérialiser.
      L’inflation (en france du moins) est en principe contenue (sauf qu’elle ne prends pas en compte le prix de l’immobilier). Aux USA on serait donc passé en déflation (si on se réfère a l’immobilier toujours).
      Mais reste ces capitaux qui cherchent dans quoi s’investir ou se sécuriser qui vont provoquer des vagues d’inflation, comme on à pu le voir en 2009 …
      SI j’ai bien suivi.

      Reste donc la question cruciale : quels sont les événement qui précipitent les changements de conditions et provoquent l’inflation ? je suppose que c’est lié a la psychologie / sociologie …
      avec vous une idée ?

      Si vous avez un peu de temps, regardez surtout ma première courbe. Les autres, je n’ai pas le niveau pour être sur de savoir de quoi elles parlent.

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  10. Que 2012 soit le moins mauvais que possible. Ce qui ne sera pas évident.
    Qu’il est loin le temps des sourires à la vie….

    Mais tout n’est pas irrémédiablement perdu.
    Il nous reste, encore, la possibilité de rogner les ailes de la personnalité qui couchera à l’Elysée…. en osant dire le « NON » citoyen qu’est le « vote blanc ». C’est malheureusement le seul procédé que j’ai à vous proposer en magasin. Et même si ce n’est pas la panachée universelle à laquelle vous pouviez espérer utilisez là dès le premier tour et vous verrez le changement immédiat que cela créera. Certes l’élu que vous ne vouliez pas (aucun des candidats, en l’occurrence) sera élu, mais avec tellement peu de crédibilité (qu’est 15% des inscrits ?) qu’il n’aura aucun pouvoir réel, excepté celui de conduire les affaires courantes……. Mais pas celui de transformer la société selon ses vues (mais bien plutôt selon celles des citoyens)…

    En attendant l’Aviseur International vous invite à la « Karachigate-party » qui démarre :

    http://aviseurinternational.wordpress.com/2012/01/02/la-une-de-keg-du-02022012-a-j-125-av-karachi-gate-les-voeux-aux-citoyens/

    sans oublier le sentiment de la Turquie qui remercie les Français du bon sens :

    http://aviseurinternational.wordpress.com/2011/12/27/lambassade-de-turquie-remercie-le-peuple-francais-du-bon-sens/

    cordialement

    Aviseur

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  11. Bonjour,
    sans vouloir parraitre trop insistant, je me permet de relancer concernant ma question sur le bilan de la BCE, étant donné qu’il me semble important de savoir aller chercher l’information a la source, d’autant plus qu’il y a un soucis, les chiffres ne collent pas :
    http://sdw.ecb.europa.eu/browseChart.do?node=bbn137&BS_ITEM=L60&BS_ITEM=T00&sfl3=4&DATASET=0&SERIES_KEY=117.BSI.M.U2.N.C.L60.X.1.Z5.0000.Z01.E&SERIES_KEY=117.BSI.M.U2.N.C.T00.A.1.Z5.0000.Z01.E
    c’est étrange parce que c’est exactement la même courbe qu’ici : http://blogs.ft.com/gavyndavies/2011/12/21/ecb-balance-sheet-sucked-further-into-the-crisis/#axzz1i7TeKw9K

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