Au coeur de la création de richesse : l'Entreprise

Humeurs de Loups et Politique Friction : Connaissez-vous la CARL ? Par Bruno Bertez (« enrichi » et actualisé au 13/6/2012 à 19h00 avec « L’Affaire Trierweiler » )

Humeurs de Loups et Politique Friction  :  Connaissez-vous la CARL ? Par Bruno Bertez (« enrichi » et actualisé au 13/6/2012 à 19h00  avec « L’Affaire Trierweiler » )

La CARL, c’est la conscience A Responsabilité Limitée. Nous adorons Pierre Arditi. Son côté carré qui inspire confiance, son timbre de voix, son regard franc ; bref, c’est vraiment un acteur que nous aimons bien. Il était ce jour interviewé sur France Info sur un sujet qui, forcément, devait retenir notre attention : l’engagement politique du monde du spectacle.

   Nous avons appris d’abord que les revenus de Pierre Arditi étaient suffisamment élevés pour qu’ils se situent de temps à autre dans la tranche d’imposition à 75%. Pierre Arditi s’est dit ravi de se trouver dans cette catégorie, non seulement parce que ses revenus étaient importants, mais aussi parce que ses opinions politiques le conduisaient à soutenir ce type de prédation fiscale. Il était content d’apporter sa pierre.

La première des choses qui nous est venue à l’esprit est que, certainement, l’argent gagné par Pierre Arditi n’était pas de même nature que celui, par exemple, d’un chef d’entreprise ou d’un cadre de haut niveau. Nous n’avons pas l’impression que Pierre Arditi crée beaucoup d’emplois ou que sa contribution au système, mis à part son penchant pour la gauche et la prédation, soient très positifs  pour l’intérêt général. La prestation des gens du spectacle, quels qu’ils soient est éminemment sociale, c’est-à-dire qu’elle doit presque tout à ce que l’on appelle l’air du temps ; on plait ou on ne plait pas, on a des relations ou on n’en a pas. La situation est un peu la même que celle, par exemple,  des joueurs de football ou des professionnels du tennis. Une grande partie de l’argent qu’ils gagnent  est de l’argent tombé du ciel. Il n’a pas pour contrepartie une production de richesse de même nature que les autres agents économiques. Il nous parait normal, étant d’une certaine bonne foi, que l’on reconnaisse que l’on doit rendre au système une partie de ce qu’il vous a donné. Nous pensons même une très grosse partie lorsque l’on produit peu de richesse et que presque toute la valeur ajoutée que l’on a vient de l’air du temps.

Il n’y a aucun rapport entre l’enrichissement d’une personne du spectacle ou du sport, et à côté de Pierre Arditi nous pensons à Yannick Noah, et l’enrichissement d’un cadre ou d’un patron d’entreprise. Les responsabilités sont radicalement différentes. La richesse produite est, elle aussi, de nature différente. Bien entendu, certains le contesteront, ceux-là qui trouvent que le gaspillage de l’argent dans une société est aussi utile que la production de vraie richesse. Mais comme nous ne sommes pas de ce camp-là, nous restons à l’intérieur de notre propre cadre analytique dominé par la priorité à l’économie productive. Le patron d’entreprise, le cadre supérieur, non seulement porte sa responsabilité de faire fonctionner son entreprise, mais en outre, très souvent, la responsabilité d’assurer l’emploi des personnes, leur avenir, et dans certains cas, cela va même jusqu’à leur qualité de vie. Que l’on ne vienne pas nous objecter les déviances des pervers qui ponctionnent leurs entreprises au détriment de leurs salariés et au détriment de l’intérêt général, ce sont des minorités qui doivent être sanctionnées.

PLUS DE BERTEZ ET DE TRIERWEILER EN SUIVANT :

Le chef d’entreprise, en particulier, et nous pensons essentiellement aux vrais patrons, c’est-à-dire  à ceux des entreprises petites et moyennes, le chef d’entreprise doit vis-à-vis des banques, engager son patrimoine, bien souvent au détriment de l’avenir de sa famille. A moins de souhaiter et c’est certainement ce que souhaitent les socialistes, que les entreprises françaises disparaissent ou qu’elles se vendent à l’étranger, on doit admettre que ce que gagne un chef d’entreprise sert non seulement à son train de vie, non seulement à son enrichissement, mais aussi et beaucoup à la prospérité de l’entreprise dont il est responsable. Cela est particulièrement vrai pour les créateurs d’entreprise, pour ceux qui ont le trait de génie de l’innovation. L’entrepreneur innovant a une idée, il commence généralement par se faire financer par de petits crédits bancaires, par la suite, quand son entreprise est productrice de cash-flow et qu’il a de l’ambition et le goût du risque, il réinvestit. Dans beaucoup de cas, l’entrepreneur innovant se verse un salaire qui, pour l’essentiel, assure une subsistance normale mais qui, pour l’excédent, lui sert à accompagner le développement de son entreprise sans en perdre le contrôle. Nous n’avons pas l’impression que les responsabilités sociales de Messieurs Arditi et Noah aillent jusque-là. Dans les temps anciens, les fous du roi, les amuseurs, vivaient du gaspillage de ce que l’on appelle la « part maudite ». Messieurs Arditi, Noah et consors vivent et prospèrent de ce gaspillage et c’est un juste retour des choses que leur mauvaise conscience les incite à faire l’aumône au peuple de quelque excédent lorsque leurs gains dépassent le million d’euros.

Nous passons au second point de notre réflexion provoquée par les déclarations d’Arditi. Le journaliste, bien intentionné certainement et nous garantissons que nous ne lui avons pas soufflé, lui a posé la question : n’êtes-vous pas un peu gêné de prêter votre image, de louer le personnage que vous êtes, au Crédit Lyonnais pour sa publicité ? Alors que Pierre Arditi est totalement conscient,  non seulement de la crise, mais de son caractère financier et, en outre, des dérives des banques puisqu’il le dit lui-même dans l’interview, Pierre Arditi dit : non, pas du tout, je fais mon travail, je gagne ma vie et je n’en ai pas honte.

De notre temps, un homme de gauche était un homme total qui ne saucissonnait pas sa vie ; s’il était honnête, tout son comportement l’engageait. Alors, nous nous interrogeons. Pierre Arditi, comme beaucoup de gens qui font la publicité du Crédit Lyonnais, n’ont-ils pas été choisis parce qu’ils sont de gauche, que cela se sait et qu’ils servent de caution vis-à-vis du bon peuple. Ces publicités étant ce que l’on appelle des testimoniales, l’important dans la publicité n’est pas ce que l’on dit, qui est généralement idiot, mais qui le dit ; ce qui est important, c’est que quelqu’un, en qui le public a confiance, le dise. En quelque sorte, Pierre Arditi et ses confrères de la publicité du Crédit Lyonnais dédouanent le Crédit Lyonnais, lui permettent de se racheter une image, alors que le même Crédit Lyonnais, dans le cadre du groupe Crédit Agricole, a largement contribué aux perversités de la finance qui suscitent maintenant chez la fausse droite et la social-démocratie le besoin d’imposer l’austérité au même bon peuple.

Ainsi, nous résumons. En l’espace de quelques instants d’interview, nous avons déconstruit la mystification de cette pseudo-élite de gauche qui se donne en exemple et est utilisée comme agent d’influence: ils gagnent des sommes qui les mettent dans la tranche d’imposition à 75% ; ils sont contents de l’alourdissement de la fiscalité ; ils donnent leur concours à la kleptocratie bancaire. Ils apportent leur soutien aux complices de la kleptocratie bancaire, à savoir les socialistes. Et quel est le tour de passe-passe  qui permet tout cela ? C’est le tour de passe-passe bien connu que l’on appelle le clivage. Dans le clivage,  le personnage se coupe en deux, il se donne bonne conscience en faisant en sorte, par de bonnes raisons, que sa main droite ignore ce que fait sa main gauche. Dommage que des gens qui se veulent des modèles, des donneurs de leçons, utilisent des procédés aussi malhonnêtes.

BRUNO BERTEZ Le 12 Juin 2012

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EN BANDE SON :

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Du 12 Juin 2012 :  A propos de la déstructuration  familiale  et du spectacle de la zizanie provoquée par Trierweiler

 Il y a eu un débat avorté en France lors de l’affaire Strauss Kahn. la bienpensance socialojournalistique a soutenu le point de vue selon lequel la vie privée était sacrée et que la presse ne devait en aucun cas s’en saisir. 

La classe journalistique, qui avait déjà dissimulé  l’affaire Mazarine , défend le point de vue selon lequel la frontière entre vie privée et vie publique doit être étanche. 

Dans un échange vif Patrick Jarreau ancien chef des services politiques du journal Le Monde défend ce point de vue, face a une journaliste américaine qui pense rigoureusement le contraire. Voir ce débat sur internet sous le titre Mazarine, Mitterrand, DSK: pourquoi on nous cache tout; il oppose Jarreau à Elaine Sciolino.

 La presse française est mal à l’aise face à ce problème, c’est une évidence. Pourquoi? 

D’abord elle se réclame à 80% de la gauche. 

Ensuite elle apprécie les avantages fiscaux que la gauche lui a rétabli. 

Enfin elle soutient, fruit d’un infantilisme attardé , tout ce qui va dans le sens de la déstructuration de la société, tout ce qui en conteste les fondements. 

Le meilleur exemple étant le Journal Libération qui s’est rangé sous la bannière klepto mais maintient la vielle tradition soixante huitarde du libéralisme sexuel. 

Or il est évident, la gauche le sait bien, que la famille est la pierre angulaire du conservatisme, des valeurs héréditaires, de la Nation, de l’accumulation etc etc. La famille c’est le lieu, l’espace de la transmission. La gauche c’est « famille je vous hais » . D’ou le soutien enthousiaste à toutes les déviances, les innovations , les expériences sexuelles, familiales, juridiques, sociales et sociétales. 

On n’est pas a une contradiction prés, c’est à dire que l’on trouve normal de détruire la cellule de base de la nation, tout en faisant appel, lorsque cela arrange , au patriotisme, voire au nationalisme fiscal là ou il est le moins justifié…C’est la même chose, la même structure de pensée face à l’effort, on est pour , quand il s’agit de faire avancer la société, mais on est contre quand il produit des inégalités. 

On détruit l’idée de Nation en profondeur et les valeurs qui y sont attachées, mais quand il s’agit de passer le râteau fiscal , la , on retrouve le sens, les accents du nationalisme. 

On encourage la dénatalité, alors que le vieillissement est un problème national, par les innovations sociales que nous ne rappellerons pas, mais comme il faut des enfants pour peupler le pays et payer les retraites, on les fait faire par des immigrés dont on rappelle volontiers qu’ils sont plus fertiles . Sorte de sous traitance dont nous ne sommes pas sur qu’elle soit plus honorable que celle a laquelle on a recours lors des délocalisations.

 Il est faux de soutenir que l’abaissement des mœurs, la déstructuration familiale, lorsqu’il s’agit de gouvernants doivent rester en dehors de la sphère publique, bien cachés dans la sphère privée. 

C’est par le privé, que bien des gouvernants sont conduits à la faute. Nous ne rappellerons pas les maitresses célèbres et néfastes, il y a de bons livres sur ce sujet; nous rappellerons comment Mitterrand s’est abaissé à faire écouter par ses services , tel romancier célèbre tombé en disgrâce parce qu’il faisait chanter le président en menaçant de rendre public toute l’affaire Mazarine. Vie cachée, dit quelque chose à cacher, dit ressources cachées, dit secrets à cacher, dit pressions , chantages , vulnérabilité des puissants. Jean Edern a beaucoup nuit à Mitterrand en colportant sa vie privée , ce qui a accrédité les rumeurs sur des besoins financiers importants et des dépendances coupables, suivez mon regard.

 Les Soviétiques, les Américains, bref tous les pouvoirs se servent des faiblesses, des dossiers sur les rivaux et même les amis pour avoir barre sur eux. Wikileaks l’a encore révélé récemment. Quand les Américains veulent affaiblir un ami devenu adversaire, ce qui est souvent le cas, ils font un montage avec une petite culotte dans son bureau, vous connaissez l’anecdote, confirmée bien sur. Et puis on se raconte l’histoire de ce diplomate français qui avait succombé aux faiblesses de la chair, diplomate accueilli par De Gaulle par un retentissant  » Alors  … on couche » !

 Dans la sagesse des Nations c’est a dire dans l’esprit des peuples, certaines choses de la vie privée sont des faiblesses. Et ceux qui prétendent faire semblant de jouer aux puissants feraient bien de n’avoir pas trop de faiblesse.

On pourrait multiplier à l’ infini les exemples de problèmes crées aux gouvernants par leur vie privée.

Ce que l’on appelle l’affaire Trierweiler ressort à la fois de la vie privée et de la vie publique , ce qui gène beaucoup nos bienpensants. Le télescopage est incontournable puisque la rivalité entre deux femmes tourne au pugilat politique. Et pas n’importe quel pugilat puisque ce qui est en jeu c’est:

-L’élection de Ségolène à la Rochelle

-Sa nomination au perchoir de l’Assemblée

-Le deal passé avec Hollande pendant la campagne, je te soutiens, en échange tu me donnes ce poste

C’est presque la légitimité de l’élection de Hollande qui est contestée en filigrane.

C’est Mireille Dumas à l’échelle nationale, Vie Publique, Vie Privée, en direct,  que nous offre les deux rivales.

Les idiots habituels de la communication minimisent, Valérie Trierweiler apprendra, elle apprendra à mentir, à dissimuler c’est évident , mais  le mal est fait . Hollande voulait être un président normal , , il est servi.

Mais  nous avons du mal à considérer que cette normalitude est un bien pour sa fonction. Pour grands que soient les Rois, ils sont ce que nous sommes, mais pour être des rois il n’en sont pas moins hommes dit on, mais Hollande à notre avis, se serait bien passé de ces problèmes quasi domestiques qui donnent à rire.

La politique a certes évolué depuis la Royauté, mais il en subsiste dans le tréfonds de l’âme des peuples quelque chose, qui fait que le gouvernant a quelque chose d’indéfinissable de plus. Et ce quelque chose est de l’ordre de la crédibilité, de l’ordre du respect, de la crainte mêlée d’admiration. Est ce une bonne chose de donner un spectacle qui ternit le respect par le ridicule ?

Mais notre propos resterait superficiel si nous ne soulignions pas l’importance politique du spectacle ainsi donné et depuis de nombreuses années.

Ne nous y trompez pas, nous ne défendons pas la rigueur morale, là n’est pas notre propos, nous défendons un choix politique. Nous sommes contre la délitation, la destruction du tissu social  , contre la destruction des principes fondamentaux qui gouvernent la vie sociale, contre la montée en exemple de la déviance, nous pensons que le monde se détruit déjà assez vite par lui même sans encore que les puissants accélèrent cette destruction.

La cellule familiale est encore irremplaçable , on n’a rien trouvé de mieux pour éduquer, former , guider, introduire les enfants à la dure et merveilleuse réalité du monde. Et ce n’est pas en donnant pareils exemples, pareils spectacles , voire en s’en glorifiant , que l’on conforte la cellule et les valeurs de la famille; Ce qui nous amuse, c’est le double langage de ces gens de gauche, ils ont dit il y a quelques jours, les patrons , les chefs d’entreprise doivent donner l’exemple. Nous avons apprécié.  Pourquoi dans un domaine cent  fois plus important, ne donnent ils pas l’exemple, eux !

BRUNO BERTEZ Le 12 Juin 2012

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Du Mercredi 13 Juin 2012 ; Gloire à Trierweiler 

Ne nous tombez pas dessus tout de suite. Nous avons aussi, dans les mêmes conditions, écrit un article à la gloire de Kerviel. Cela nous fait plaisir que sa nouvelle ligne de défense soit le prolongement de notre analyse. 

Kerviel et Trierweiler sont des déviants, des incontrôlables par qui le scandale arrive. 

 

A condition de ne pas se tromper de scandale bien sûr. 

Le scandale, c’est, étymologiquement, la petite pierre qui fait trébucher et qui révèle, démasque. 

Le scandale, c’est quand quelqu’un sort de son rôle, comme le dit le sinistre Rebsamen très proche de Hollande: Trierweiler est sortie de son rôle. Notez qu’elle n’est pas élue, pas ministre, pas candidate, mais on lui dit qu’elle a un rôle. 

A priori, c’est le rôle de compagne du Président. Faute de le dire, nous reconstituons, c’est le repos du guerrier, soit belle et tais toi. Tais-toi puisque tu es compagne du Président, dit Rebsamen/Hollande. Nous attendons les réactions de féministes sur cette insulte à la condition féminine. 

Le scandale, c’est quand quelqu’un commet une faute, comme le dit Bartolone, hiérarque du PS. Quelle faute, Bartolone ne le dit pas, mais il suggère que c’est quand quelqu’un existe et a des préoccupations autres que celle de la conquête du Pouvoir. 

Nous y reviendrons, mais notre idée est que si Trierweiler a commis une faute, ce qui ne nous intéresse pas vraiment, Hollande et le PS commettent un crime. 

Si nous faisons un peu les poubelles, nous découvrons que Trierweiler a joué un grand rôle, personnel, auprès de Hollande, elle l’a coaché, éduqué , appris à se tenir, à maigrir, à surmonter ses inhibitions, etc. Nous n’insistons pas, c’est assez clair. 

 Comme Anne Sinclair qui a fait d’un personnage douteux, débauché, une bête politique, Trierweiler a réussi à transformer un chef de parti sans charisme en candidat valable, susceptible de collecter, par défaut, les voix des mécontents. 

Au fond d’elle-même, elle se sent Pygmalion. Comme Sinclair d’ailleurs, Hollande c’est la réussite de Trierweiler, DSK, c’est l’échec de Sinclair. Sinclair n’a pas compris que la tâche qu’elle avait assigné à DSK, remplir son propre calendrier d’ambition, était au-dessus des forces psychologiques de son mari, elle n’a pas compris qu’il avait, pour compenser, un profond désir d’échec et que, ce faisant, il lui fallait faire des c…….s. Faire des bêtises pour rester, en tant qu’individu, en vie, ne pas être simplement le pantin de Sinclair. Rien de tel que le sexe pour tenter de montrer que l’on est quand même un homme.

Trierweiler a joué un rôle déterminant, elle est convaincue que, sans elle, Hollande ne serait pas parvenu au sommet. Elle est convaincue qu’il a une dette. Elle le connait à fond, là où on ne ment pas, dans l’intimité de la vie quotidienne et des alcôves. Elle sait ce qu’il peut et ne peut pas, elle a une haute idée de ce qu’il lui doit.

 Va-t-elle se laisser déposséder, va-t-elle s’incliner devant sa rivale, mère des enfants de Hollande, ce qui crée des liens et d’autres dettes? Non. Elle est ulcérée de la remise en selle de Ségolène qui n’a pas d’autre atout qu’un pouvoir de nuisance. 

 

Va-t-elle accepter de jouer Back Street, accepter de se faire déposséder de son succès? Non, bien sûr, et elle a raison. Si elle ne réagit pas maintenant, alors qu’elle a les armes, dans quelques semaines, elle est laminée, broyée par l’appareil d’Etat, la machine socialiste. Elle a saisi le créneau d’opportunité et elle a bien fait. 

Hollande et le PS doivent choisir ou faire monter Trierweiler sur le trône ou la contraindre progressivement à s’effacer, à jouer les Anne Pingeot. 

Quand on lui montre le ciel, l’imbécile regarde le doigt: c’est ce que fait la classe politico médiatique, pour une fois les kleptos ne sont pas dans le coup. 

 

Le crime de Hollande et du PS et des journalistes est d’escamoter l’essentiel, à savoir le marchandage honteux qui a conduit Hollande à imposer Ségolène à La Rochelle en échange de son soutien: c’est un déni de démocratie. Ségolène, dès le jour de la signature de Hollande sur sa profession de foi, a cessé d’être représentante du peuple souverain pour devenir celui de Hollande, pour devenir le récipiendaire d’un achat de voix et d’influence.

 La démocratie vit sur un mythe, le souverain élit ses représentants: Hollande et le PS ont donné à voir que c’était une mascarade, les soi-disant élus du peuple sont les désignés du Pouvoir. Ils sont des laquais de cour, des marche pieds pour accéder au trône. 

Merci à Trierweiler, par sa soi-disant faute, d’avoir mis devant les yeux de tout le monde que le suffrage démocratique est pipé, que la classe politique est complice, que la classe médiatique est veule. 

Grâce aux Trierweiler et autres à venir, les Français ont un peu plus conscience de vivre dans un univers de médiocre cuisine électorale où les unes passent le sel en échange du poivre. 

BRUNO BERTEZ Le 12 Juin 2012 

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16 réponses »

  1. EXCELLENT !!! Brio du fond, brio de la pédagogie, brio de la forme… Bravo les Loups… (Connaissez_vous les Kogis ?)

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  2. A propos de la taxation de 75% pour plus de 1 M€/an…

    1- Je n’ai pas l’impression que cette proposition soit une « priorité » du gouvernement…
    2- Prendre 75% au dessus de 1 M€ pour faire quoi? Avoir la capacité à s’endetter encore plus? Il est bien entendu que cet argent ne servira pas a rembourser notre dette mais au remboursement des intérêts de cette dernière…
    3- Comme vous le disiez très justement, entre la liberté et l’ordre, les « gens » préfèreront toujours l’ordre…

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  3. Sur le fond et sur la forme, je trouve cet article génial. Toutefois, il me semble qu’il s’agit de beaucoup d’énergie pour un fait marginal. D’abord parce que la tranche à 75% touche peu de personne et qu’ensuite, elle n’a rien de choquant même si on peut être contre. C’est symbolique et ce genre de symbole est nécessaire pour celui qui est condamné de vivre avec un Smic. Les récentes mesures prises comme celle du plafonnement des salaires des dirigeants de grandes entreprises nationales sont du même ordre, elle conserne peu de personne et sont symbolique. Alors, laissons ce gouvernement faire joujou, il devra un jour s’attaquer aux vrais problèmes car les symboles n’ont jamais remplis les caisses et c’est pas avec ces quelques milliards qu’on remboursera nos 1.700 milliards d’€.
    Cordialement.

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    • @fabrice

      Bonjour, ce qui fait sens dans la politique spectacle, ce ne sont pas les chiffres , il y a longtemps que les citoyens ont decroché face à des sommes astronomiques, ce qui fait sens ce sont les symboles; C’est pour cela qu’il faut y attacher de l’importance.

      Par exemple , je ne prends pas la zizanie et le crépage de chignons de Treirweiler et Ségolène pour ce qu’ ils se donnent à voir, les commentaires des medias et de Copé ne m’interessent pas, pour moi ils illustrent de facon emblèmatique, la République de la destructuration familiale, la Republique du mariage homosexuel, bref une Republique qui détruit ses propres fondements, lesquels sont, l’unité familiale, la lignée, la nation

      On vit sur des valeurs et des principes, ce n’est pas aux Princes d’en accélérer l’extinction

      La prédation a 75% n’est pas une taxation, mais une confiscation et une punition voire une vengeance
      Les agents d’influence doivent ètre dénoncés, sanctionnés et contraints à un véritable examen de conscience

      Contrairement aux propagandistes de toutes tendances, je crois à l’influence du penser -vrai, à l’utilité du travail et de la raison. Je récuse la manipulation des emotions comme mode de gouvernement des hommes.

      je vous remercie de votre intéret et de votre intervention .

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  4. « ce n’est pas au prince d’en accélérer l’extinction ». Vous savez pourtant que le poisson pourri par la tête.

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  5. A propos de La Fontaine qui reste mon auteur préféré, même si ça paraît ringard, il est toujours d’actualité, j’aime penser que la France, c’est « Le chien et le Loup ». Et l’Europe me fait penser,bien sur, à « La Cigale et La Fourmi ».

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  6. Two sides to every story
    Somebody had to stop me
    I’m not the same as when I began

    Two sides to every story
    Somebody had to stop me
    I’m not the same as when I began

    This Is What You Want… This Is What You Get

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  7. Mardi 13 Juin : Les multiples visages de la déflation

    Depuis quelque temps, nos analyses et commentaires penchent du coté déflationniste. Comme nous voulons être sûrs que vous nous suivez et que vous ne commettez pas de contresens, nous revenons sur cette question fondamentale.

    Posons le cadre de réflexion.

    Spontanément, le monde global est soumis à des forces déflationnistes puissantes, considérables, fondamentales. La cause en est, pour nos lecteurs, évidente, c’est le retournement du cycle du crédit.
    Le crédit a buté sur ses limites naturelles, lesquelles sont le surendettement, l’insolvabilité des agents économiques. Les limites à la poursuite d’un cycle du crédit expansionniste se manifestent de façons variées, multiformes, et ce que l’on voit depuis 2007 est le développement, l’extension du même phénomène dans ses différents niveaux, sectoriels, géographiques, etc.

    Les forces déflationnistes sont des forces récessionnistes en ceci qu’une grande partie de la croissance passée ayant été financée à crédit, le fait de ne plus pouvoir créer assez de crédit provoque une contraction de la demande et de l’activité. Par ailleurs, le stock considérable de dettes provoque un besoin de deleveraging chez tous les agents économiques, nous disons bien tous les agents économiques, Etats souverains compris. Le besoin de désendettement, deleveraging est déflationniste à deux niveaux au moins, il permet moins de création de crédit pour financer la demande, il pèse sur le prix des assets, des actifs, que les agents doivent vendre pour rester solvables.

    Les politiciens dominés par la classe financière, refusent à la fois l’assainissement par les destructions et, en même temps, les dettes jubilés, moratoires, restructurations, rééchelonnements, donc ils optent pour l’ajournement des solutions. Ceci est possible grâce aux transferts de dettes sur les Etats, sur les Banques Centrales, sur les peuples. C’est possible aussi grâce à l’austérité, l’amputation des retraites et protections sociales, l’euthanasie des épargnants.

    Le but des gouvernants et de la classe kleptocratique est de s’opposer à la déflation par l’émission de nouvelles dettes, lesquelles sont de moins en moins financées par les vrais agents économiques, donc l’épargne, et de plus en plus, par la création monétaire tombée du ciel, c’est à dire des ordinateurs des Banques Centrales.

    Donc, et c’est la loi du triangle en action:
    une tendance formidable à la déflation, action principale
    un effort forcené des gouvernants et de la classe klepto pour créer artificiellement de l’inflation, réaction.
    Le subterfuge politique consistant à dire, nous ne pouvons pas faire autrement, c’est pour lutter contre le chômage.
    Résultat de l’action, plus réaction: inflation.

    Mais il y a inflation et inflation, tout dépend des groupes sociaux à qui on consent des largesses. Ce n’est pas la même chose de consentir des largesses aux créanciers, aux usuriers et de consentir des largesses aux débiteurs, aux peuples.

    Si tous les trillions que les pouvoirs donnent au secteur financier et aux administrations, sans résultat ou espoir de retour, étaient donnés, non pas aux créanciers, mais aux débiteurs, le système repartirait, la demande se réenclencherait, et, avec elle, la croissance puis l’emploi.

    Il y aurait de l’inflation, dites-vous Messieurs, mais comme c’est ce que vous recherchez, ne vous en plaignez pas. Certes, ce ne sont pas les mêmes qui profiteront des largesses, au lieu que ce soient les kleptos et leurs alliés, ce seront les peuples, leurs institutions de retraites, de protection, etc. Certes, il y aurait des destructions chez les kleptos et leur ordre social, leur pouvoir baisserait, mais ce serait une destruction dynamique, en marchant, puisqu’il y aurait du pouvoir d’achat.
    Nous allons trop loin, ne nous laissons pas entraîner hors de notre propos du jour.

    Juste un résumé donc, la formidable déflation produit un besoin d’inflation, ce qui explique que notre position ne varie pas depuis le début de la grande déflation: tout cela se terminera par une grande inflation. Nous pensons que, présentées sous cette forme simple, les choses sont claires.
    Chaque fois que la déflation remontre un peu plus sa tête, il faut donc s’attendre à des actions en vue de la contrer. Nos observations nous disent que c’est le cas maintenant, dans le monde global. Le besoin d’inflation est en train de croître fortement.

    Voici les éléments sur lesquels nous nous fondons:
    – chute des prix du pétrole
    – ralentissement économique généralisé en cours
    – crise euro, falaise fiscale aux Etats Unis, dislocation en Inde, dislocation en Chine, au Japon
    – chute des prix à l’importation et à l’exportation dans tous les grands pays
    – épuisement de l’effet du dernier QE américain et du LTRO européen
    – ralentissement de l’appétit pour le risque
    – retour en arrière sur la globalisation, morcellement du marché global, disparition de la fluidité
    – mood, sentiment global dépressif, pessimiste
    – ralentissement des flux internationaux de capitaux, redomestication générale des dettes
    – rumeurs et préparation de contrôles des mouvements de capitaux, restrictions aux libertés.

    Nous parions que des actions d’envergure sont en préparation pour contrer le terrible regain de forces déflationnistes.
    Nous en sommes absolument sûrs.

    Qu’est-ce qui pourrait nous faire changer d’avis? La question doit être posée. Ce qui pourrait nous faire changer d’avis, c’est un coup de tonnerre politique, qui renverserait les groupes sociaux au pouvoir, du temps de Mao, on disait les cliques au pouvoir, et mettrait en place, pour diriger, de nouvelles alliances sociales.
    Quelle est la probabilité d’un tel bouleversement ? Actuellement zéro. Plus tard, dans quelques années, on verra.

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  8. Belle synthèse (votre dernier commentaire).

    Un seul bémol : le prix du pétrole est très politique.

    Ainsi, il est possible de confondre cause et effet.

    Le pétrole baisse en raison de la Grande Déflation ? Ou parce que politiquement… on a besoin de le faire baisser ?

    Un pétrole en baisse, à partir de mai… c’est miraculeux pour réduire la pression sur le camarade Obama… pensez à la « driving season »…

    Un pétrole en baisse, c’est aussi miraculeux pour que la crapule en chef Bernanke nous fasse quelques QE en plus (« risques inflationnistes contenus »). Idem pour Draghi.

    Un pétrole en baisse, c’est également miraculeux pour mettre à genou…. l’économie iranienne… En vue de « préparer » ce que vous appelez « une action d’envergure ».
    😉

    Bref. Les mouvements sur le pétrole me semblent trop « miraculeux » en ce moment.

    A fortiori si on regarde ce type de graphique :
    http://tinyurl.com/c5esg2y

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    • @Christphe

      Les phénomènes humains et sociaux sont toujours surdéterminés, une hirondelle ne fait pas le printemps disait Aristote , c’est la raison pour laquelle j’ai choisi l’accumulation de signaux .

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      • Tenez un autre « signal » :

        Cliquer pour accéder à cpi.pdf

        Avouez que ça tombe bien ! 😉

        Just in time pour permettre (c’est à dire pour autoriser/justifier le mensonge) à Bernanke de refaire un p’tit coup de QE (plus ou moins stealth).

        CPI en berne, pétrole en baisse… Les « signaux » passent au vert. Le tout à 4 mois et demi de l’élection US. Oui vraiment « ça » tombe bien
        😉

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  9. Mercredi 13 Juin Gloire à Trierweiler

    Ne nous tombez pas dessus tout de suite. Nous avons aussi, dans les mêmes conditions, écrit un article à la gloire de Kerviel. Cela nous fait plaisir que sa nouvelle ligne de défense soit le prolongement de notre analyse.

    Kerviel et Trierweiler sont des déviants, des incontrôlables par qui le scandale arrive.
    A condition de ne pas se tromper de scandale bien sûr.

    Le scandale, c’est, étymologiquement, la petite pierre qui fait trébucher et qui révèle, démasque.
    Le scandale, c’est quand quelqu’un sort de son rôle, comme le dit le sinistre Rebsamen très proche de Hollande: Trierweiler est sortie de son rôle. Notez qu’elle n’est pas élue, pas ministre, pas candidate, mais on lui dit qu’elle a un rôle.
    A priori, c’est le rôle de compagne du Président. Faute de le dire, nous reconstituons, c’est le repos du guerrier, soit belle et tais toi. Tais-toi puisque tu es compagne du Président, dit Rebsamen/Hollande. Nous attendons les réactions de féministes sur cette insulte à la condition féminine.
    Le scandale, c’est quand quelqu’un commet une faute, comme le dit Bartolone, hiérarque du PS. Quelle faute, Bartolone ne le dit pas, mais il suggère que c’est quand quelqu’un existe et a des préoccupations autres que celle de la conquête du Pouvoir.
    Nous y reviendrons, mais notre idée est que si Trierweiler a commis une faute, ce qui ne nous intéresse pas vraiment, Hollande et le PS commettent un crime.

    Si nous faisons un peu les poubelles, nous découvrons que Trierweiler a joué un grand rôle, personnel, auprès de Hollande, elle l’a coaché, éduqué , appris à se tenir, à maigrir, à surmonter ses inhibitions, etc. Nous n’insistons pas, c’est assez clair.
    Comme Anne Sinclair qui a fait d’un personnage douteux, débauché, une bête politique, Trierweiler a réussi à transformer un chef de parti sans charisme en candidat valable, susceptible de collecter, par défaut, les voix des mécontents.
    Au fond d’elle-même, elle se sent Pygmalion. Comme Sinclair d’ailleurs, Hollande c’est la réussite de Trierweiler, DSK, c’est l’échec de Sinclair. Sinclair n’a pas compris que la tâche qu’elle avait assigné à DSK, remplir son propre calendrier d’ambition, était au-dessus des forces psychologiques de son mari, elle n’a pas compris qu’il avait, pour compenser, un profond désir d’échec et que, ce faisant, il lui fallait faire des c…….s. Faire des bêtises pour rester, en tant qu’individu, en vie, ne pas être simplement le pantin de Sinclair. Rien de tel que le sexe pour tenter de montrer que l’on est quand même un homme.
    Trierweiler a joué un rôle déterminant, elle est convaincue que, sans elle, Hollande ne serait pas parvenu au sommet. Elle est convaincue qu’il a une dette. Elle le connait à fond, là où on ne ment pas, dans l’intimité de la vie quotidienne et des alcôves. Elle sait ce qu’il peut et ne peut pas, elle a une haute idée de ce qu’il lui doit.

    Va-t-elle se laisser déposséder, va-t-elle s’incliner devant sa rivale, mère des enfants de Hollande, ce qui crée des liens et d’autres dettes? Non. Elle est ulcérée de la remise en selle de Ségolène qui n’a pas d’autre atout qu’un pouvoir de nuisance.
    Va-t-elle accepter de jouer back street, accepter de se faire déposséder de son succès? Non, bien sûr, et elle a raison. Si elle ne réagit pas maintenant, alors qu’elle a les armes, dans quelques semaines, elle est laminée, broyée par l’appareil d’Etat, la machine socialiste. Elle a saisi le créneau d’opportunité et elle a bien fait.
    Hollande et le PS doivent choisir ou faire monter Trierweiler sur le trône ou la contraindre progressivement à s’effacer, à jouer les Anne Pingeot.
    Quand on lui montre le ciel, l’imbécile regarde le doigt: c’est ce que fait la classe politico médiatique, pour une fois les kleptos ne sont pas dans le coup.

    Le crime de Hollande et du PS et des journalistes est d’escamoter l’essentiel, à savoir le marchandage honteux qui a conduit Hollande à imposer Ségolène à La Rochelle en échange de son soutien: c’est un déni de démocratie. Ségolène, dès le jour de la signature de Hollande sur sa profession de foi, a cessé d’être représentante du peuple souverain pour devenir celui de Hollande, pour devenir le récipiendaire d’un achat de voix et d’influence.
    La démocratie vit sur un mythe, le souverain élit ses représentants: Hollande et le PS ont donné à voir que c’était une mascarade, les soi-disant élus du peuple sont les désignés du Pouvoir. Ils sont des laquais de cour, des marche pieds pour accéder au trône.

    Merci à Trierweiler, par sa soi-disant faute, d’avoir mis devant les yeux de tout le monde que le suffrage démocratique est pipé, que la classe politique est complice, que la classe médiatique est veule.
    Grâce aux Trierweiler et autres à venir, les Français ont un peu plus conscience de vivre dans un univers de médiocre cuisine électorale où les unes passent le sel en échange du poivre.

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  10. @christophe

    Celle que vous appelez La Folle du Poitou n’est pas folle, mais elle n’est pas non plus du Poitou. elle est aussi bien de Dakar que d’Epinal ou du Calvados. Je ne suis pas sûre que vous ayez apprécié la portée de votre texte. a la lecture il apparaît que vous suggérez que c’est volontairement et stratégiquement que François Hollande passe pour un imbécile et sombre dans le ridicule.

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  11. Merci les banques!! extrait de La Charente Libre de ce jour:
    « La ville d’Angoulême va devoir trouver 345 000 euros de plus que prévu pour rembourser l’échéance d’un de ses deux emprunts toxiques. Le taux, lié au taux de change entre le dollar et yen japonais, est tombé hier soir à la bourse de New York.

    Il s’élève à 7,22%, alors que le taux de base du contrat était à 4,81%. Comme à chaque échéance, la ville espérait que les deux taux se rapprocheraient. Ce n’est pas le cas cette fois, ce qui l’oblige à débourser 345 000 euros de plus que prévu dès le 1er juillet. Au total, pour cet emprunt contracté en 2006, Angoulême aura remboursé 1,3 million pour la période de juillet 2011 à juin 2012.

    “Les emprunts structurés, souscrits par la précédente municipalité et classés hautement toxiques par la charte Gissler, pèsent sur les finances de la Ville d’Angoulême. Les 345 K€ de surplus qu’elle doit payer au 1er juillet 2012 viennent en effet s’ajouter aux majorations de 322 K€ déjà payés pour ce même emprunt en juillet 2011 et de 196 K€ payés en février dernier pour un autre emprunt toxique basé sur l’écart de change entre Euro/Franc Suisse et Euro/Dollar”, commente la mairie d’Angoulême dans un communiqué. »
    On demande Pierre Arditi pour dédouaner les banques!!

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  12. cela paraît un peu trop florentin, machiavélique, et surtout avec trop d’effets contraires et négatifs, fortement négatifs, pour que cela ait été volontaire…
    Et puis la perte de SR ne serait certainement pas une chance pour Hollande et le PS ; pourquoi ? plein de raisons mais notamment elle a été une des très pugnaces contre Sarkozy… son retrait enverrait un très mauvais signal aux non moutonniers du PS… et flamby serait définitivement flamby (la carte que VT a joué est unique ou presque…)

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    • Remettons les choses en perspectives.
      -apparaître pour un « imbécile » (excessif)… ne dure qu’un temps. Un temps très court.
      -alors que le bénéfice stratégique d’écarter définitivement la folle du poitou est bcp plus long dans le temps

      Le point 1 relève de la gaudriole bien française : pouvoir, sexe, femmes et concubines, avec une touche de modernisme (ah twitter). Nous aimons cela en plus (il paraît). Ajoutez la life span de notre mémoire collective, et je vous parie que dans 2 semaines tout le monde aura oublié.

      En outre, vous mesurez mal l’effet désastreux d’avoir Royal, ex du président, mère de ses enfants… en 3ème personnage de l’état ! Ca ne tient pas debout dans le cadre de la « présidence normale », et alors même que le PS tirait à boulets rouges contre Sarko lorsqu’il voulait placer son fils.

      L’erreur politique fut de lui promettre un poste. Maintenant, quel est le meilleur moyen de rompre cette promesse ? S’en remettre aux forces du destin : « ma pauvre chérie, tu n’as pas été élue à cause du méchant Falorni, vilain, toutes nos excuses mais donc tu ne peux pas devenir présidente de l’Assemblée. bye bye ».

      Enfin, il faut le répéter : Royal depuis 2007 est un boulet. Pour le PS. Il est impossible qu’elle soit aujourd’hui, et a fortrio demain, une chance, un soutien pour Hollande.

      C’est une liability.

      Et le camp Hollande est en train -on peut critiquer l’élégance de la méthode- de la réduire.

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