Changes et Devises

Et si l’on échangeait de l’Or contre Delors….ou bien encore Delors contre de l’or

Et si l’on échangeait de l’Or contre Delors….ou bien encore Delors contre de l’Or

 

  C’est toujours comme çà avec les garanties décennales…..passé 10 ans c’est là que les problèmes commencent !!!!!

C’est pourquoi en Suisse une association travaille autour de la création d’un «franc or» et selon les auteurs de l’initiative, les investisseurs pourront utiliser cette monnaie complémentaire pour diversifier leurs actifs, réduisant ainsi l’attrait du franc comme devise refuge

 

«Depuis la crise financière, les banques centrales du monde occidental impriment de la monnaie de manière folle», constate Hans Geiger. Le professeur émérite de l’Université de Zurich évoque la taille du bilan de la Banque nationale suisse (BNS) qui a été multipliée par trois depuis l’éclatement de la crise. Outre-Atlantique, la situation l’inquiète aussi: «Pour chaque dollar, 68 cents sont couverts par des obligations d’Etat américaines, le reste l’étant par des titres hypothécaires qui, à leur tour, sont garantis par l’Etat», souligne-t-il. Dans ce contexte, la création d’un «franc-or» constitue la bonne solution pour les épargnants, est convaincu le professeur en finance qui s’exprimait jeudi à Berne lors d’une conférence de l’Association franc-or. Le «franc-or», qui serait composé de pièces incluant différentes quantités d’or allant de 0,1 à 10 grammes, serait à la fois un moyen de paiement et un placement «protégé contre l’inflation à long terme», défend le président de l’Association, Thomas Jacob.

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Un avis qui n’a pas été partagé par les membres de la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national: le 22 mai, ils ont rejeté l’initiative parlementaire «création d’un franc-or» par 17 voix contre 7. Parmi les arguments évoqués, les sénateurs ont douté du fait que le métal précieux offre nécessairement la meilleure protection contre l’inflation. De plus, les épargnants peuvent acheter de l’or autrement s’ils le souhaitent, ont-ils jugé.

Une telle monnaie parallèle nécessiterait une adaptation de la Constitution. L’association a précisé qu’elle lancera bientôt une initiative populaire. Pour autant, les auteurs de l’initiative ne se montrent pas trop pressés. Le moment du démarrage de la récolte de signatures dépendra aussi d’une autre initiative lancée l’an dernier par l’UDC qui vise à empêcher les ventes d’or de la BNS. Ce texte exige notamment que le métal précieux représente au moins 20% des actifs de la banque centrale, un niveau jugé «modéré» par Hans Geiger, aussi membre de ce parti. «Si l’Association franc-or soutient l’initiative de l’UDC, ces deux projets sont distincts», a clarifié Christoph Luchsinger, libéral-radical et vice-président de l’association.

Pour ses adeptes, le franc-or serait une «opportunité d’investissement sûre et liquide», ce qui réduirait la pression exercée sur le franc suisse en raison de son statut de monnaie refuge. «Cela enlèvera beaucoup de pression pour l’économie helvétique», a argumenté Olivier Ledoit, chercheur en économie de l’Université de Zurich et coordinateur scientifique de l’association.

La mise en circulation de pièces d’or ne remettrait pas en question le rôle du franc en tant que monnaie dominante, a rappelé Olivier Ledoit. En Asie, le «dinar», une pièce contenant une certaine quantité d’or, est régulièrement utilisée en Malaisie et en Indonésie, cite le chercheur à titre d’exemple.

Selon les initiants, le franc-or pourrait être utilisé comme actif dans la prévoyance du troisième pilier. «Le prix de l’or varie parfois fortement mais il offre une sécurité supplémentaire contre la dépréciation de la monnaie dans une perspective de 30 à 40 ans», est convaincu Hans Geiger.

ndlr : Le métal précieux a l’avantage AUSSI d’être un actif réel et de ne pas comporter de risques de contrepartie. D’où son attrait en période d’incertitude. Car c’est justement le danger de ne pas être remboursé qui inquiète aujourd’hui, bien plus que les risques de marché. C’est d’ailleurs la même logique pour l’investissement dans l’immobilier, par exemple. Ses prix peuvent baisser, mais il n’y a pas de risque de non-remboursement

Petit bilan du Marché de l’or au 1er trimestre 2012

Du côté de la demande

Le point le plus marquant réside dans la poursuite de la croissance du marché de l’or (+6%) malgré une augmentation de son cours. La demande de bijouterie a été faible (-10%), notamment en raison de mauvais chiffres en Inde (-19 % à 152t) qui a souffert à la fois d’une grève nationale des bijoutiers (contre une hausse de la taxe à l’importation sur l’or et sur les bijoux) et de la forte dépréciation de la roupie indienne (-10%) qui augmente le coût des achats d’or pour les Indiens. Le cours de l’or exprimé en roupie est à peine 3% en dessous de ses plus hauts historiques alors que l’écart est de 15% en USD. A l’inverse, la demande de bijouterie en Chine a augmenté de 8% (156,6t). Elle devient ainsi le plus grand consommateur d’or au monde pour le troisième trimestre consécutif. La hausse des revenus, les craintes inflationnistes et les restrictions d’investissements dans le marché de l’immobilier expliquent l’intérêt acheteur des Chinois.

La demande d’investissement a été particulièrement forte, atteignant presque le double du faible niveau enregistré au premier trimestre 2011. Cette hausse de la demande d’investissement s’explique par un retour en force des achats d’ETFs aurifères couplé à une baisse des ventes de produits dérivés (avec l’or comme sous-jacent) de la part des traders. A noté qu’en termes géographiques, la demande d’investissement a également baissé en Inde (-46%) mais augmenté en Chine (+13%).

Quelques investisseurs haussiers, dont les fonds spéculatifs parient sur un renversement de tendance pour l’or et une reprise de sa montée …. Ces investisseurs citent ce qu’ils considèrent comme une probabilité très élevée que la Réserve fédérale va lancer un nouveau cycle d’assouplissement quantitatif destiné à avilir la monnaie papier et ceci  en réponse à l’affaiblissement de la croissance mondiale. Dans le passé, le recours à la planche à billets par la Fed a poussé les investisseurs vers l’or.

 La faiblesse des ventes de pièces et lingots (-17%) tient avant tout d’une base de comparaison très élevée, le premier trimestre 2011 représentant le deuxième meilleur trimestre de tous les temps.  Le changement  le plus manifeste est  au niveau de la demande de pièces – souvent considérée comme un indicateur avancé de sentiment sur l’or. Les ventes de Pièces d’or de type American Eagle, la pièce d’investissement très populaire aux US, sont en baisse de 63 pour cent par rapport à Février 2011, selon la US Mint,l’organisme qui produit et met en circulation les pièces de monnaie aux Etats-Unis., . Les ventes de piéces d’or de type  Philharmonie de Vienne, les plus populaires en Europe, ont chuté de 19 pour cent pour l’or et 31 pour cent de l’argent au premier trimestre, selon la Monnaie autrichienne ….

 

A noté qu’au mois de Mai les ventes de pièces d’or ont augmenté aux USde 165% en onces au mois de mai par rapport à avril, selon l’US Mint. Les ventes, toutes pièces confondues, ont atteint 53.000 onces en mai contre 20.000 onces un mois plus tôt. Elles sont toutefois largement en deçà du niveau atteint un an plus tôt, à 107.000 onces.Les ventes de pièces d’argent ont quant à elles progressé de 89% sur un mois, à 2, 87 millions d’onces.Cette progression des ventes est attribuable à la baisse des prix des deux métaux depuis début mars, qui attire les investisseurs.

Les banques centrales ont poursuivi leurs achats d’or, à un rythme moins élevé. En effet, elles ont acheté 80,8t ce trimestre contre 137t au premier trimestre 2011 ; il faut toutefois garder à l’esprit que c’est au cours du premier trimestre 2011 que le Mexique a acheté 93t. Parmi les acheteurs les plus notables, retenons la Russie, le Mexique, le Kazakhstan, les Philippines, la Biélorussie, l’Ukraine et le Tadjikistan. La Russie détient désormais 895,7t, soit 10% de ses réserves de change, et a annoncé publiquement qu’elle continuerait à amasser de l’or. La banque centrale du Kazakhstan a également affirmé que le pays augmenterait ses réserves d’or en achetant l’intégralité de la production domestique nationale sur les deux à trois prochaines années (production domestique annuelle : 36.7t). Globalement, les banques centrales acheteuses ont comme motivation principale de réduire l’exposition de leurs réserves aux devises faibles (USD et EUR). Les ventes des banques centrales européennes ont à nouveau été quasi nulles ce trimestre.

Du côté de l’offre

La croissance de la production minière sur le premier trimestre résulte de de l’augmentation graduelle de capacité des nouvelles mines telles que Malartic au Canada (propriétaire : Osisko – début de production en avril 2011) et Efemçukuru en Turquie (propriétaire :Eldorado Gold – début de production en décembre 2011), mais aussi par la reprise de la production en Côte d’Ivoire. A contrario, la production a diminué au Burkina Faso, en Australie, en Afrique du Sud, en Argentine et en Erythrée. Pour afficher une croissance annuelle, il est indispensable, au cours des trois prochains trimestres, de faire mieux que les 673,8t enregistrées au premier trimestre.

Le recyclage a été relativement fort (+11%) mais, si l’on tient compte de l’augmentation de 22% du cours moyen de l’or, ce résultat est moins spectaculaire. Par ailleurs, les 391,5t enregistrées au premier trimestre marquent un ralentissement par rapport aux trois précédents qui étaient au-dessus de 400t (et même 469,6t au troisième trimestre 2011). Dans le cas du recyclage également, une accélération est requise sur les prochains trimestres pour espérer une croissance annuelle de cette composante de l’offre.

Comme on doit  le noter, la production minière n’a que très peu augmenté sur les 10 dernières années et le recyclage s’est stabilisé malgré une augmentation du cours de l’or.

source : le Temps + Agences+WSJ+FT +Edram juin12

Synthèse réalisée par THE WOLF

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