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Brèves de trottoirs du Lundi 1er Octobre 2012 : Quelques friandises financières, économiques et bien sur kleptocratiques à déguster et colporter sans modération The Wolf

Brèves de trottoirs du Lundi 1er Octobre 2012 : Quelques friandises financières, économiques et bien sur kleptocratiques  à déguster et colporter sans modération par The Wolf

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Les grandes banques progressent à petits pas pour se conformer aux normes de Bâle III /Pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2019, il leur manque encore 374 milliards d’euros, a indiqué un récent rapport de la BRI

Dans une étude  le Comité de Bâle de surpervision bancaire a comparé la capitalisation affichée par 102 grandes banques actives à l’international avec, d’une part, le ratio minimum de fonds propres durs («CET1» dans le jargon) de 4,5% exigé dès 2015, puis, d’autre part, avec le niveau de 7%, incluant un coussin supplémentaire, qui sera requis en 2019.

La bonne nouvelle est que 71% des grandes banques satisfaisaient déjà à fin décembre 2011 à l’objectif de 7% (fonds propres minimums de 4,5%, plus volant de conservation de 2,5%), alors qu’un quart (24%) d’entre elles ont des fonds propres situés entre 4,5 et 7%. Seuls 5% des grands établissements n’atteignent pas le seuil minimal requis.

En moyenne, les 102 grandes banques scrutées affichaient un ratio de fonds propres durs de 7,7%, bien plus que le seuil minimal. En comparaison, si l’on appliquait déjà entièrement à fin 2012 les normes de Bâle III, le ratio de fonds propres durs se situerait à 8,6% chez Credit Suisse, selon des estimations d’UBS. Ce ratio s’élèverait à un peu plus de 7% chez Deutsche Bank, tandis qu’il atteindrait 8,8% chez UBS, selon son dernier rapport trimestriel.

Les besoins en financement restent importants pour que toutes les grandes banques atteignent le niveau de 7% requis d’ici 2019: il leur manque ainsi 374,1 milliards d’euros (près de 450 milliards de francs). Cette somme comprend aussi la «surcharge» qui sera requise pour une trentaine d’établissements d’importance systémique. Elle est supérieure à tous les bénéfices accumulés par ces banques en 2011, soit 356 milliards.

Petits établissements bien placés

Le Comité de Bâle observe des progrès plus importants pour 107 banques de plus petite taille. Celles-ci affichent un ratio de fonds propres durs de 8,8% en moyenne.

Outre les besoins en fonds propres, le rapport du Comité de Bâle a aussi mesuré des ratios de liquidités, dont le «liquidity coverage ratio» (LCR) de court terme. Les grandes banques affichaient à fin 2011 un ratio de 91%, contre 90% six mois plus tôt. Ce niveau grimpe à 98% pour les plus petits établissements. Pour atteindre le montant de 100% visé, il manquerait encore 1800 milliards d’euros pour l’ensemble des banques prises en compte par l’étude! C’est pourquoi le Comité de Bâle ne veut pas relâcher la pression.

«Le rapport rappelle que beaucoup de banques doivent encore effectuer d’importants ajustements pour améliorer leur niveau de capitalisation», a relevé de son côté Richard Reid, directeur de recherche au Centre international pour la régulation financière (ICFR), cité par le Financial Times.

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Selon l’EBA les banques européennes ont encore besoin de 199 milliards

Les grandes banques européennes ont encore besoin de renforcer leurs fonds propres à hauteur de 199 milliards d’euros pour se conformer aux règles de Bâle III qui doivent être mises en place progressivement de 2013 à 2019, selon des données datant de fin 2011 publiées jeudi par le régulateur européen.

L’Autorité bancaire européenne (EBA), dont le siège est à Londres, a simulé une mise en place anticipée au 31 décembre 2011 des nouvelles règles bancaires de Bâle III qui imposent un relèvement d’ici 2019 du ratio de fonds propres «durs» – capital social et bénéfices mis en réserve – égal à moins 7% du total des engagements des banques afin de rendre les banques plus résistantes à d’éventuelles crises.

Selon cette simulation, les 44 plus grandes banques européennes, celles qui ont une activité internationale et un niveau de capitaux «durs» de plus de 3 milliards d’euros, auraient eu besoin de 199 milliards d’euros pour atteindre l’objectif des 7%.

Par rapport à la précédente simulation effectuée sur la base de données remontant à fin juin 2011, le besoin de capitaux de ces grandes banques a diminué de 32,3 milliards.

Le 20 septembre, le Comité de Bâle de supervision bancaire avait indiqué que les 102 plus grandes banques internationales avaient encore besoin de 374,1 milliards d’euros pour se conformer à Bâle III, selon une simulation effectuée également sur la base de données remontant au 31 décembre 2011.

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PLUS DE FRIANDISES EN SUIVANT :  

Dans un récent article publié dans les pages du Globe and Mail, le journaliste Martin Mittelstaedt rappelle que les bas taux d’intérêt ont un coût puisqu’ils transforment les épargnants en « perdants » dans un monde où les comptes d’épargne à taux élevés ne donnent plus que 1,2 % de rendement en moyenne.

« La Fed pénalise carrément les épargnants qui, étant trop effrayés par le risque, préfèrent laisser leur argent dans des obligations gouvernementales ou dans des dépôts bancaires », souligne David Rosenberg, économiste chez la firme torontoise Gluskin Sheff and Associates.

Même si on s’attend à ce que cet environnement de bas taux d’intérêt favorise le marché des actions, cette embellie boursière aura un coût. En effet, les bas taux d’intérêt pourraient avoir un impact négatif, à long terme, sur certaines industries « dépendant d’une marge importante entre les taux d’intérêt à court et à long terme » telles que les banques et les compagnies d’assurance, comme l’écrivait récemment le gestionnaire Eric Sprott dans une note à ses clients.

Rappelons que les banques réalisent leurs profits grâce à l’écart entre le taux auquel elles prêtent de l’argent à leurs clients et celui qu’elles paient aux épargnants. « Il y a un certain niveau d’écart qui est confortable pour les banques et les assureurs et, présentement, nous sommes bien au-dessus de ces niveaux », souligne Michael Goldberg, analyste des services financiers pour Valeurs mobilières Desjardins.

Les régimes de retraite font face aux mêmes problèmes, leur rentabilité étant au plus bas niveau de l’histoire, selon des chiffres compilés par Mercer Canada. Les gestionnaires responsables de ces régimes se basent habituellement sur des rendements annuels de 7 à 8 %. S’ils atteignent ce niveau, ils considèrent qu’ils seront capables de remplir leurs obligations envers les participants.

Par contre, il est presque impossible d’obtenir de tels résultats lorsque les obligations canadiennes de dix ans offrent des rendements de moins de 2 %, comme l’indique Eric Sprott : « Présentement, les régimes de retraite sont vraiment dans une affreuse position ».

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US: Si les élus ne parviennent pas à éviter le « précipice fiscal », les marchés boursiers pourraient subir une correction de 20 %, prévient Nathan Sheets, économiste de la banque américaine Citi Groups.

Les élus du Congrès américain doivent s’entendre sur un plan de redressement fiscal. S’ils n’y parviennent pas, un plan déjà déterminé sera mis en oeuvre dès le début de l’année 2013. Le déclenchement de ce plan est appelé précipice fiscal ou mur fiscal

Ce plan d’austérité représente un choc de 600 milliards $ US en hausse d’impôts et en restrictions budgétaires pour l’exercice 2013 (octobre 2012 à septembre 2013). Cela représenterait 800 milliards $ US pour l’année civile 2013, soit en incluant (le quatrième trimestre 2013 qui se trouve dans l’exercice budgétaire 2014).

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Londres prépare une refonte radicale du Libor

Le Libor est mort, longue vie au Libor. Trois mois seulement après l’explosion du scandale de la manipulation du taux d’intérêt interbancaire, une grande réforme a été dévoilée ce vendredi à Londres. Martin Wheatley, son auteur, conclut que, malgré «la perte de crédibilité» de cet indice, mieux valait le réformer en profondeur que le supprimer. Il propose que le Libor soit simplifié, régulé par l’autorité financière britannique – la Financial Services Authority (FSA) – et que sa manipulation relève dé­sormais de la justice pénale. Le rapport a été accepté «dans l’ensemble» par le gouvernement britannique, qui va introduire en conséquence des amendements dans une loi financière qui est actuellement en discussion au parlement.

Le Libor – London Interbank Offered Rate – calcule le taux auquel les banques se prêtent entre elles. Chaque établissement membre du panel doit soumettre chaque jour à 11 h le prix auquel il emprunte aux autres établissements financiers. Après l’exclusion des niveaux les plus élevés et les plus bas, la moyenne est réalisée.

 Au-delà de la supervision, la façon dont le Libor est calculé va être profondément changée. Actuellement, les banques soumettent ce qu’elles jugent être leur taux interbancaire. Mais quand il n’y a pas de transactions – comme c’était le cas au plus fort de la crise en 2008 et 2009 –, le taux ne repose que sur des estimations. Désormais, les banques devront soumettre des transactions qui ont effectivement eu lieu, ou au moins montrer la façon dont elles ont réalisé leur estimation.

Le rapport recommande aussi de supprimer une grande partie des différents taux Libor. Car il en existe actuellement 150, dans de nombreuses monnaies différentes – dollars, euros, yens… – et à des échéances différentes – à un jour, une semaine, un mois. Après la réforme, il n’en restera plus que 20, avec notamment la disparition des dollars australiens et des couronnes danoises, parce que trop peu de transactions sont effectuées dans ces devises. Enfin, le nombre de banques soumettant chaque jour leur taux devra augmenter, afin de réduire la possibilité de manipulation.

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La Corée du Nord vend de l’or en Chine pour renflouer ses caisses

La Corée du Nord procède à des ventes massives d’or en Chine afin de renflouer ses caisses après de somptuaires célébrations à la mémoire de son fondateur, sous la forme de lingots, ou de breloques obtenues auprès de Nord-Coréens, a révélé mardi un journal sud-coréen.

L’Etat communiste, ruiné par des décennies de mauvaise gestion, d’isolationnisme, les intempéries et les sanctions internationales que lui vaut son programme nucléaire, a vendu deux tonnes d’or pour 100 millions de dollars en Chine depuis un an.

La Corée du Nord produit jusqu’à deux tonnes d’or par an dans les mines des provinces du nord-ouest.

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Des faussaires transforment le tungstène en lingots d’or

La pratique n’est pas nouvelle. Mais pour la première fois, la semaine dernière, PAMP, l’une des plus grandes fonderies de lingots au monde, en a été victime. Une dizaine de fausses barres d’or estampillées du sceau de l’entreprise basée au Tessin ont été achetées à New York. En réalité, il s’agissait de simples blocs de tungstène plaqués or. Un métal industriel connu pour avoir quasiment la même masse volumique que celle du métal jaune mais dont le prix ne dépasse guère un dollar l’once, contre 1765 pour l’or.

 Aujourd’hui, un site internet chinois explique même comment fabriquer soi-même son lingot en tungstène. Et propose aux courtiers d’en commander pour «les offrir comme cadeaux souvenirs aux clients VIP […] ou garnir les vitrines lors d’expositions»…

Si les histoires de faux lingots fleurissent sur Internet, il s’agit toutefois de ne pas tomber dans la théorie du complot, soulignent les experts. Car si les tests de densité ­et de rayon X restent inefficaces, d’autres méthodes permettent d’identifier les lingots contenant du tungstène. Stephan Müller, spécialiste pour le segment d’ETF chez Swiss & Global Asset Management et fin connaisseur des métaux précieux, explique que «pour chaque vente ou achat d’or, un système d’ultrason nous permet de tester la pureté des lingots». Selon lui, «dans un système fermé comme en Suisse, où les lingots s’échangent de banque à banque, chaque barre d’or est donc sûre à 100%».

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Douce France /Les caisses de retraite en déficit de 30 milliards d’ici 20 ans?

Une professeure de l’université de Dauphine a livré cette semaine des chiffres inquiétants sur l’ampleur que pourrait prendre le trou du régime des retraites en France dans les années à venir.

Dans moins de vingt ans, le régime des retraites sera en déficit de 30 milliards d’euros, si rien n’est fait pour le réformer. Voilà le pronostic inquiétant établi la semaine dernière par Florence Legros, professeur à Paris-Dauphine lors d’une présentation sur les retraites par le groupe immobilier Cerenissimo. Cette experte a établi ses prévisions selon plusieurs scénarios. Dans l’hypothèse – pour le moins optimiste – d’un chômage à 4,5% ; le trou se limiterait à 11,9 milliards d’euros. Mais si en moyenne, il se stabilise sur la durée à 8%, il faut s’attendre à voir le déficit de l’assurance-vieillesse atteindre les 18,5 milliards d’euros.

L’économiste a également évalué le niveau du déficit à prévoir si la réforme des retraites de 2010 n’avait pas été entérinée. Avec un chômage à 4,5%, le « trou » se serait creusé à 35 milliards et à 50 milliards dans l’hypothèse de 8 % de chômage.

Cette faillite programmée du régime de retraite est, selon Florence Legros, la conséquence inéluctable de l’évolution de la démographie française : la proportion d’actifs ne cesse de baisser par rapport aux retraités. En 1900, la France comptait 8 personnes d’âge actif (15-64 ans) pour une personne âgée, en 2000 cette proportion est passée à 4 pour 1, et elle tombera à 2 pour 1 en 2050. En clair, les actifs sont de moins en moins nombreux à payer les retraites.

La conséquence pour les salariés français sera très douloureuse : des retraites maigrichonnes, représentant une part de plus en plus faibles des revenus qu’ils percevaient en période d’activité. Le taux de remplacement, qui mesure cette proportion, ne cesse de baisser depuis dix ans. Un cadre dirigeant perçoit ainsi aujourd’hui entre 40 et 49% de son ancien salaire. Dans dix ans, à revenus égaux, il touchera au maximum 45% de son revenu en activité.

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Douce France/Assurance-vie : le scénario qui fait peur

En cas de forte remontée des taux d’intérêt la décollecte pourrait s’accélérer. Certains professionnels évoquent un « risque de liquidité ».

Le fonds en euro, sanctuaire de l’épargne française ? Alors que les contrats d’assurances-vie enregistre une décollecte depuis le début de l’année et que des rendements en baisse, plusieurs professionnels de la finance s’interrogent aujourd’hui à haute voix sur la solidité des piliers du temple…

Pour l’heure, il n’y a pourtant pas péril en la demeure : la décollecte se fait à un rythme lent et les taux d’intérêt sont historiquement bas. « Le niveau de décollecte enregistré en France par les sociétés d’assurance-vie ne met pas pour l’instant en péril la liquidité du secteur » concluait ainsi en juin Benjamin Serra, analyste chez Moody’s, dans une étude consacrée à l’assurance-vie en France.

« Une remontée brutale des taux d’intérêt, qui s’accompagnerait d’une offre de produits bancaires avec des rémunérations intéressantes, constituerait une incitation majeure à racheter les contrats d’assurance-vie et placer les fonds ailleurs », concède toutefois l’analyste. A moyen terme, les conditions pour que se matérialise ce scénario sont également loin d’être réunies. Alors que la zone euro flirte avec la récession, les banques centrales devraient maintenir les taux d’intérêt à de niveaux très bas pour soutenir la croissance.

« Les fonds en euros sont de véritables bombes à retardement »

Mais l’inquiétude gagne les professionnels. Eric Le Cozler, président du réseau de conseils de gestion en patrimoine Fiducée Gestion Privée, a ainsi pris sa plus belle plume pour avertir ses clients d’un « risque de liquidité » sur les fonds euro. Même cri d’alarme chez Oddo. « Les fonds en euros sont de véritables bombes à retardement », assène Bertrand Sans, directeur associé de la banque. Explication : si les taux se tendaient et que les assurés demandaient massivement à être remboursés pour investir dans des placements plus rentables, l’actif d’une compagnie pourrait se retrouver en moins-value et celle-ci pourrait geler les avoirs des assurés afin de préserver le capital. « Pour de multiples raisons, nous pourrions nous retrouver avec des OAT à 4,5%, alors qu’ils ne sont qu’à 2,1% », détaille ainsi Bertrand Sans, « ce qui entraînerait une baisse de valeur de cet actif d’environ 10% ».  

« Quid en cas de rachats massifs ? » s’inquiète lui aussi Didier Rochereau, patron du réseau de conseils en gestion de patrimoine Orelis Finance. Les compagnies d’assurance ne conserveraient le silence pour préserver leurs intérêts. « Votre compagnie d’assurance, votre banque ou votre mutuelle ne l’admettront jamais car ce serait se tirer une balle dans le pied, mais ce risque est réel et je ne suis pas le seul à le penser », tonne ainsi Eric Le Cozler. Les assureurs disposent d’ailleurs d’un outil ad hoc : depuis 2010,  l’article L612-33 du Code monétaire et Financier les autorise à geler les avoirs des assurés en cas de rachats massifs.

 « Parler de risque de liquidité pour l’assurance n’est pas correct »

Un conte pour jouer à se faire peur ? L’hypothèse n’est en tout cas pas totalement absurde puisque l’Autorité de Contrôle Prudentiel y fait référence dans son rapport annuel. « Alors que des taux bas conduisent à diminuer les rendements servis aux assurés et aux bénéficiaires sur les contrats en cours d’exécution (…), le relèvement des taux à l’avenir fera courir à l’assureur un risque important de rachat de la part de ses souscripteurs », peut-on ainsi y lire. Le gendarme des banques et des assureurs incite d’ailleurs chaque compagnie  à « anticiper ce risque et (…) prévoir, dans la mise en œuvre de sa gestion actif-passif, les moyens d’y faire face ».

 « Parler de risque de liquidité pour l’assurance n’est pas correct », corrige Fabrice Pesin, secrétaire général adjoint de l’ACP :  « A la différence des banques, qui détiennent des créances sur des entreprises ou des particuliers, les compagnies d’assurance possèdent des actifs tout à fait liquides, qu’elles peuvent céder à tout moment », explique-t-il.

Et même dans l’hypothèse, pour l’instant donc fictive, d’une brutale remontée des taux, les assureurs pourraient s’appuyer sur plusieurs amortisseurs. » Les fonds propres servent à cela. Les assureurs disposent aussi d’un matelas confortable de dividendes, coupons et loyers perçus en cours d’année. Et enfin, la diversification des investissements est telle qu’une remontée des taux ne toucherait pas de la même façon l’ensemble des obligations. Les mouvements de taux ne sont pas nécessairement corrélés entre les différents états souverains, ni entre souverains et obligations d’entreprise, qui pèsent aussi fortement dans le bilan des assureurs ». Bref, pas de quoi cauchemarder. Pour l’instant

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Près du tiers des adultes italiens vivent avec leurs parents, selon une récente étude publiée par Coldiretti et Censis, deux firmes de recherche italiennes.

De plus, 77 % des Italiens âgés de 18 à 29 ans ont affirmé être retournés chez leurs parents après avoir vécu seuls durant « une période d’autonomie ». Des témoignages récoltés par les médias italiens révèlent toutefois que ce n’est pas de gaieté de cœur que les jeunes retournent sous le toit familial.

Si la majorité des gens qui vivent chez leurs parents est âgée de 18 à 29 ans, la tendance est aussi observée à travers tous les groupes d’âge. En effet, chez les 30 à 44 ans, 25,3 % vivent chez leurs parents. Entre 45 et 64 ans, le nombre de Tanguys tombe à 11,8 %.

Chez les Italiens qui n’habitent pas chez leurs parents, près de 54 % vivent quand même à moins de 30 minutes de marche de la maison familiale. En plus de permettre des économies, ce modèle pousse aussi les enfants à prendre soin eux-mêmes de leurs parents qui vieillissent.

« La structure des familles italiennes en général est souvent considérée comme dépassée, mais elle a prouvé son importance avec la crise puisqu’elle permet à beaucoup de gens de ne pas succomber aux effets négatifs de la récession », explique Sergio Marini, président de Coldiretti en entrevue à un journal italien.

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Le vieillissement de la population synonyme d’instabilité

Le vieillissement de la population dans de nombreux pays développés risque de générer des tensions sociopolitiques entre générations et encore plus de périodes d’instabilité et d’impasses politiques, prévoit la Financière Banque Nationale (FBN) du Canada 

Ainsi, beaucoup de pays développés sont pris entre l’arbre et l’écorce. « Ils doivent trouver des moyens d’assumer des dépenses liées à l’âge sans cesse croissantes sans rendre le fardeau de la dette insoutenable. Mais ils doivent aussi financer ces coûts avec des populations actives de plus en plus petites », écrivent Angelo Katsoras et Pierre Fournier, analystes géopolitiques à la FBN.

 En parallèle, les personnes âgées, qui votent davantage que leurs cadets, sanctionneront toute tentative des élus de réduire les dépenses liées à l’âge, comme celles se rapportant aux soins de santé ou aux pensions, prévoient les analystes.

 Pour protéger ces acquis, les décideurs risquent de réduire leurs dépenses en éducation, en recherche et développement et en infrastructures, lesquelles étant pourtant sont cruciales pour stimuler la croissance à plus long terme, selon la FBN.

 Résultat : ce n’est que lorsqu’ils seront au bord d’un gouffre budgétaire que ces élus devront réduire les dépenses publiques, l’Italie, la Grèce et l’Espagne étant de bons exemples en ce sens.

 Pire au Japon et en Allemagne

 L’effet du vieillissement de la population semble plus fort en Europe et au Japon, constatent les auteurs de l’étude sur le vieillissement de la population. Confronté avec une dette représentant plus du double de son produit intérieur brut, le Japon a l’un des indices de natalité les plus faibles au monde et accepte le moins d’immigrants. Les coûts sociaux liés aux personnes de plus de 65 ans, qui représenteront 40 % de la population en 2050, par rapport à 22,6 % en 2010, risque de peser lourd sur les finances publiques nipponnes.

 « Contrairement à nombre de pays frappés par la crise des dettes européennes, le Japon finance presque toute sa dette avec l’épargne intérieure, ce qui le sauve. La menace à long terme vient de ce que les retraités japonais de plus en plus nombreux auront un jour puisé suffisamment dans leurs épargnes pour que le Japon doive commencer à emprunter davantage à l’étranger, à des taux que l’on peut présumer supérieurs », présentent les analystes.

 L’Europe occidentale, dont l’Allemagne, est aussi confrontée à un vieillissement rapide de sa population et à un effondrement de la natalité. En 2050, 34 % des Allemands auront plus de 65 ans, par rapport à 20 % en 2010. « L’Organisation des Nations Unies (ONU) a calculé que l’Allemagne aura besoin de 24 millions de nouveaux immigrants au cours des 40 prochaines années seulement pour maintenir sa population active aux niveaux actuels. Cela amène à se demander si l’Allemagne a même les ressources financières requises pour apporter du soutien à long terme aux pays les plus endettés de la zone euro », se demandent les auteurs de l’étude.

 Le Canada et les États-Unis avantagés

 Les pays développés ayant des populations plus jeunes, des politiques d’immigration plus ouvertes et des ressources naturelles abondantes seront mieux positionnés pour soutenir financièrement leurs populations vieillissantes, estime la FBN.

 « Le Canada, l’Australie et les États-Unis comptent parmi les pays répondant à cette description. Tous ces pays sont confrontés à des défis de taille en matière de démographie, mais qui ne se comparent en rien avec ceux de la plupart des pays européens et du Japon. Contrairement à l’Europe et au Japon, le Canada, les États-Unis et l’Australie ont tous d’abondantes réserves de terres agricoles, de gaz naturel, de charbon et, dans le cas des États-Unis et du Canada, de pétrole et d’eau », lit-on dans l’étude.

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Retour à l’envoyeur! La politique de la Banque Centrale suisse attise la crise de la zone euro

« Retour à l’envoyeur ! », semble dire la Banque Nationale Suisse (BNS), qui selon un rapport de Standard & Poor’s, aurait acquis pas moins de 80 milliards d’euros d’obligations allemandes, hollandaises, françaises, finlandaises et autrichiennes dans l’espoir de faire contrepoids avec les flux de capitaux provenant de la zone euro, et d’empêcher le surenchérissement du franc suisse, qui cote actuellement 1,20 euros. Depuis la fin 2009, ce serait même 112 milliards d’euros qui auraient été investis par la Suisse pour acquérir des obligations émises par ces pays européens pouvant encore se prévaloir du AAA. D’après les estimations de S&P, la BNS pourrait ainsi financer, à elle seule, 48% du déficit public de ces Etats en 2012 contre 9% en 2011 et 12% en 2010.

Et ce n’est pas une paille : selon Ambrose Evans-Pritchard, du Daily Telegraph, ce montant pourrait couvrir presque 90% des déficits cumulés de ces pays depuis le début de cette année. En conséquence, les réserves de la banque centrale suisse représentent 79% du PIB du pays.

Les entrées de capitaux qui ont provoqué cette décision proviennent pour partie de citoyens suisses qui réinvestissent leur argent dans leur pays, plus que jamais pays refuge, mais également des fuites des capitaux des PIIGS et des retraits de capitaux des banques suisses de ces pays. En conséquence, les écarts de taux entre les pays du nord de la zone euro et ceux de la périphérie se sont élargis, ce qui a créé un cercle vicieux, et accéléré ces fuites de capitaux.

Autrement dit, si les pays du centre de la zone euro peuvent emprunter à des taux historiquement bas – 1,51% à dix ans mardi matin pour l’Allemagne et 2,23% pour la France – ce serait, en partie, grâce à la Suisse. Pour étayer leur argumentation, les analystes de S&P se sont basés sur les données publiées par la BNS. Ainsi, à la fin juin 2012, 85% des réserves en devises étrangères détenues par l’institution monétaire étaient investies dans des obligations d’Etat. Parmi ces obligations, 86% bénéficiaient d’une note de AAA de la part d’au moins deux des trois grandes agences de notations (S&P, Moody’s et Fitch Ratings) tandis que 60% des réserves totales étaient libellées en euros. «Cela implique qu’environ 44% des réserves [de la BNS] sont investies dans des emprunts souverains liquides de la zone euro et notés AAA contre 36% en 2011», relate S&P.

Les réserves de la BNS «ont plus que triplé»

Or, cette proportion est d’autant plus importante que les réserves en devises étrangères de la BNS ont explosé ces dernières années. Faisant face à un afflux de capitaux étrangers depuis le début de la crise financière, la Suisse a dû combattre l’appréciation de sa monnaie. En septembre 2011, elle a choisi de recourir au taux plancher (1,20 franc pour un euro) et promis d’acheter tous les euros nécessaires pour le défendre. Du coup, les réserves de la BNS «ont plus que triplé (+313 milliards de francs) entre la fin 2009 et juillet 2012», note S&P dans son rapport.

A LIRE AUSSI :  http://blog.crottaz-finance.ch/?p=10191

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High frequency trading /Le témoignage à charge d’un ancien trader

Un ancien trader devenu consultant, David Lauer, a fustigé hier devant une commission sénatoriale les transactions à haute fréquence qui, selon lui font courir des risques élevés aux marchés boursiers. David Lauer a rappelé que le trading à haute fréquence (high frequency trading, HFT), qui repose sur des transactions effectuées parfois à la nanoseconde, avait été reconnu comme largement responsable du «krach éclair» du 6 mai 2010, au cours duquel la Bourse de New York avait perdu près de 10% en quelques minutes avant de rebondir.

Les régulateurs des marchés américains, la SEC et la CFTC, avaient mis en cause un algorithme de ventes, processus informatique complexe permettant une vente massive en quelques minutes.

«Quiconque essaie de minimiser le rôle du HFT dans le krach éclair soit n’était pas sur le parquet ce jour-là, soit a intérêt à maintenir le status quo de non-réglementation» de ces méthodes, a-t-il souligné, selon le texte de son intervention devant la Commission bancaire du Sénat.

Si cet incident était survenu au moment de la clôture, il se serait traduit par un exode de milliards de dollars des places boursières américaines avec des conséquences économiques importantes, a estimé M. Lauer. «Les marchés d’actions américains sont en difficulté. Nous traversons vraiment une crise», a-t-il affirmé, ajoutant que les dernières dix années ont été marquées par une forte fragmentation des intervenants financiers et la montée en force des traders à haute fréquence. «La complexité est devenue la norme du nouveau paysage électronique, que ce soit par la multiplication des intervenants ou par l’utilisation d’algorithmes poussés (…). Tandis que les systèmes complexes peuvent fournir des solutions élégantes pour des problèmes insolubles du monde réel, ils peuvent aussi mal tourner de façon inattendue», a insisté M. Lauer.

L’ex-trader, aujourd’hui consultant dans une société de conseil, qui recommande de contrôler plus étroitement ce type de transactions et de les taxer. Mais il a souligné que le secteur se montrait très rétif à tout renforcement de la supervision et de la réglementation. Les traders vont toujours argumenter qu’ils «ne peuvent pas fonctionner avec de (nouvelles) règles, qu’ils vont faire faillite», mais «j’ai plus foi dans leurs capacités qu’eux-mêmes», a-t-il conclu en ironisant.

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Derrière le plongeon du pétrole, l’ombre des robots spéculateurs ?

 Le prix du brut a connu une chute mystérieuse le 17 septembre. Les «traders haute fréquence» font de nouveau figure de suspect numéro un. Une enquête des autorités est demandée par un parlementaire américain

Ce lundi-là, «les quantités [vendues] se sont emballées dès que le baril de Brent a vu son prix passer sous la barre des 115 dollars, une vague d’ordres massive le faisant ­dévisser de 2,60 dollars en moins d’une minute», relate Olivier Jakob, responsable de Petromatrix à Zoug. En un instant, la principale source d’énergie est ainsi devenue 3% moins chère. Une panique suivie par une vague de rachat, «aussitôt que les prix furent passés sous leur moyenne des 200 derniers jours»; un cap surveillé en permanence par les férus d’arithmétique spéculative. Cette agitation «permet difficilement d’écarter la thèse d’un plongeon nourri par les traders à haute fréquence», conclut l’analyste. Faisant écho à ces doutes, un parlementaire américain a exhorté la CFTC – l’agence fédérale surveillant ces marchés – à lancer une enquête.

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Les chiffres du commerce mondial au deuxième trimestre ont fait figure de rappel quant à la situation macroéconomique globale. Les volumes d’échanges globaux ont, en effet, connu leur niveau de croissance le plus faible en 20 ans, à +2,6%. Les ports de l’ouest des Etats-Unis ont enregistré une baisse des volumes de 4,1% en août.

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La Castille demande 848 millions à l’Etat espagnol

 

Après la Catalogne, Valence, l’Andalousie et la région de Murcie, la Castille, très endettée fait appel au fonds de secours spécialement créé par le gouvernement

La région espagnole de Castille-La Manche, très endettée, va demander une aide de 848 millions d’euros au fonds de secours spécialement créé par le gouvernement, doté de 18 milliards, devenant la cinquième région du pays à y recourir, ont annoncé jeudi les autorités régionales.

Cette région du centre de l’Espagne, dirigée par la droite au pouvoir à Madrid, cumulait une dette de 6,8 milliards d’euros fin juin, soit environ 20% de son PIB.

Pour l’heure, quatre des 17 régions autonomes espagnoles, dont trois poids lourds, la Catalogne, Valence et l’Andalousie, ainsi que la région de Murcie, ont déjà annoncé qu’elles auraient besoin d’aide, pour environ 15 milliards d’euros. La Catalogne réclame 5,023 milliards d’euros, Valence dit avoir besoin de 4,5 milliards d’euros et l’Andalousie, la région la plus peuplée d’Espagne, a annoncé qu’elle envisageait de demander 4,9 milliards d’euros. La région de Murcie chiffre elle ses besoins autour de 300 millions d’euros.

Le gouvernement a indiqué mardi que le fonds d’aide aux régions entrerait en fonctionnement « cette semaine », estimant que le montant prévu de 18 milliards d’euros serait suffisant. Son financement sera apporté à hauteur de 8 milliards d’euros par des émissions obligataires privées souscrites par des banques, pour 6 milliards d’euros par un prêt de la loterie nationale, et pour les 4 milliards restants, directement par le Trésor.

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La Fed publie les noms des banques recourant à ses guichets d’escompte

La banque centrale américaine (Fed) a entrepris vendredi de publier régulièrement sur son site internet les noms des banques lui empruntant à ses guichets d’escompte, comme l’impose la loi de réforme de la finance promulguée en juillet 2010.

Pour cette première publication, portant sur la période du troisième trimestre 2010, la Fed donne notamment les noms des banques ayant emprunté à ses guichets d’escompte, le montant des prêts, les dates d’emprunt et de remboursement, ainsi que le taux d’intérêt associé à chaque opération.

Les données publiées montrent que la Fed a accordé environ 730 prêts de ce type du 1er juillet au 30 septembre 2010. Seules des banques de petite ou moyenne envergure ont eu recours à ces facilités, pour des montants variant de 1000 dollars à un maximum de 70 millions, et la plupart du temps remboursés du jour au lendemain.

Les guichets d’escompte de la Fed existent pour permettre aux banques solvables d’emprunter à très court terme afin d’assurer leurs besoins de trésorerie.

D’une manière générale, les banques y recourent quand elles n’ont pas d’autre choix, car les taux d’intérêts pratiqué par la banque centrale sont supérieurs à ce qu’elles pourraient obtenir sur le marché interbancaire.

Dans le même exercice de transparence imposé par la loi de réforme de Wall Street, la Fed a aussi publié jeudi des bases de données concernant ses opérations dites d’«open-market» (achats et ventes d’obligations d’État américaines, prises en pension de titres), de prêts de titres, et sur le marché des changes pour la même période.

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La sécheresse va freiner la croissance du PIB américain

«Les estimations varient, mais la sécheresse amputera probablement d’un demi-point la croissance au second semestre», a déclaré un des dirigeants de la Fed, Charles Plosser

Les États-Unis, et en particulier les grandes plaines agricoles du Centre du pays, sont frappés depuis la mi-juin par une sécheresse d’une intensité qu’ils n’avaient plus connue depuis plusieurs décennies. Selon les services météorologiques de l’État fédéral (NOAA), 78% du territoire américain (hors Alaska et Hawaï) était touché par la sécheresse fin août, et celle-ci atteignait un niveau grave, extrême, ou exceptionnel sur 42% de ce même territoire.

Le ministère de l’Agriculture américain a annoncé le 12 septembre avoir revu une nouvelle fois à la baisse ses prévisions de production de maïs dans le pays. Selon lui, la récolte des États-Unis (premier producteur mondial) devrait tomber pour la saison en cours à son niveau le plus bas en six ans.

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 Les paradis fiscaux. Enquête sur les ravages de la finance néolibérale/ Nicholas Shaxson André Versaille éditeur 381 pages

Plus qu’un simple pamphlet contre l’évasion fiscale, l’ouvrage développe l’idée d’un système dont Londres est le cœur alimenté par les paradis fiscaux liés à l’ex-Empire britannique

L’entrée en matière déroute. On s’attend à une plongée immédiate dans les ténèbres de l’évasion fiscale et on se retrouve au Gabon en 1997. L’auteur, le journaliste Nick Shaxson, en reportage mais sans but précis, se retrouve pris en charge et se rend petit à petit compte qu’on l’occupe pour le détourner de l’affaire Elf et de ses ramifications en Afrique.

L’auteur, dont le livre a déjà eu un certain succès en anglais, se lance ainsi dans une chronologie du scandale avant de s’expliquer: «Le système Elf faisait partie, et est une métaphore, du monde off­shore.» Le Gabon ne fait pas partie des listes de paradis fiscaux, même s’il fournit des équipements corrompus et secrets pour les élites non résidentes, une caractéristique des paradis fiscaux, poursuit-il. Ajoutant que tout le système passait ensuite par des paradis fiscaux. Résultat: personne n’était capable de voir l’ensemble.

C’est en se penchant sur ce cas que, quelques années plus tard, Nick Shaxson comprend le cœur du problème: le système offshore, qui relie les pays, le monde criminel à l’élite financière, l’establishment diplomatique et les entreprises multinationales. Il le décrit comme «la façon dont fonctionne aujourd’hui le monde du pouvoir», en «influençant les conflits, modelant nos perceptions, en créant une instabilité financière».

La Suisse dépassée

Bien plus qu’un simple pamphlet contre l’évasion fiscale, l’ouvrage se veut une démonstration de cette conviction. La partie sur la Grande-Bretagne est la plus intéressante. Il décrit un système de toile d’araignée, dont le centre – Londres, ou plutôt la City – gère sans se salir les mains des fonds récoltés dans les îles ayant un lien avec la Grande-Bretagne. Et elles sont nombreuses puisque, sur les 60 «paradis fiscaux» recensés par le journaliste, la moitié est liée à Londres. Tout commence à la fin de la Seconde Guerre mondiale, lorsque l’Empire britannique déclinant laisse sa place à l’empire financier offshore de la City. Celle-ci se développe, notamment grâce au marché des eurodollars. Ce nouvel empire s’étend au point que, «où que vous soyez, qui que vous soyez ou pensiez être, cela vous touche». En ce sens, «le vieux groupe des paradis fiscaux entretenus par l’aristocratie européenne et mené par la Suisse» est tout simplement dépassé

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US/Saisies immobilières: les omissions de Bush et Obama

Elle fut la présidente de la Federal Deposit Insurance Corporation, l’agence fédérale américaine chargée de garantir les prêts bancaires aux Etats-Unis. Sheila Bair le dit dans un livre qui vient de paraître, « Bull by the Horns » (aureau par les cornes »). Les administrations Bush et Obama n’ont pas agi en faveur des propriétaires immobiliers happés par la crise financière et ont jugé prioritaire de porter leurs efforts sur le sauvetage de Wall Street.

Sheila Bair est très critique de Timothy Geithner quand il était encore président de la Réserve fédérale de New York et de sa nomination au poste de secrétaire au Trésor par Barack Obama. Elle avait recommandé à ce dernier de nommer Paul Volcker au poste de « ministre des Finances », mais le président lui préférera Geithner, « un coup de poing dans l’estomac ».

Pour venir en aide aux propriétaires, l’administration Obama (Timothy Geithner et Lawrence Summers, qui dirigeait à l’époque le Conseil économique national) fera adopter le « Home Affordable Modification Program ». Pour Sheila Bair, c’était de la cosmétique pour la presse, mais en aucun cas un programme sérieux censé apporter une aide substantielle aux propriétaires en difficulté avec leur hypothèque.

L’auteure de « Bull by the Horns » distribue aussi des notes aux différents dirigeants de banques quant à leur capacité de prendre les bonnes décisions en pleine crise financière. Les patrons de Citi Group et de Bank of America en prennent pour leur grade alors que le patron de JP Morgan, Jamie Dimon, est considéré comme « le plus intelligent des grands banquiers ». Ce dernier fit néanmoins les titres de la presse américaine au début de l’été quand sa banque annonça une perte de 9 milliards de dollars alors que peu avant, celui qu’on appelle aussi le « roi de Wall Street » avait rué dans les brancards pour protester contre la régulation du secteur bancaire par Washington.

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US : La hausse des coûts de la santé continue

En 2008, le candidat Obama avait formulé une promesse lors d’un meeting électoral en Virginie, mais aussi à plusieurs reprises au cours de la campagne: « Dans une administration Obama, nous abaisserons les primes d’assurance maladie jusqu’à 2500 dollars par famille par an.”

Les chiffres révèlent une réalité différente en 2012, deux ans après l’adoption de l’Affordable Care Act  qui est censé réduire les primes d’assurance, même si l’essentiel de la loi réformant le système de santé américain produira ses effets à partir de 2014. Les coûts de la santé ont augmenté de 4,6% en 2011, soit 4500 dollars en moyenne par personne, selon le Health Care Cost Institute, un organisme indépendant. Les primes d’assurance ont augmenté en moyenne de 3% en moyenne par personne, soit 186 dollars et 4% pour une famille, soit 672 dollars. Entre 2009 et 2012, ces primes ont augmenté de 2370 dollars par famille bénéficiant d’une assurance fournie par l’employeur. C’est plus qu’à l’époque de George Bush.

Pour Obama, ce n’est pas une bonne nouvelle. Il doit toujours convaincre les Américains, d’ici au 6 novembre, que sa réforme de la santé, dénommée ObamaCare par ses détracteurs, va à terme réduire les coûts de la santé et les primes d’assurance maladie. Mitt Romney aurait cependant tort d’utiliser cet argument pour s’en prendre à son rival démocrate. Dans le Massachusetts, où le républicain a promulgué une loi similaire à l’ObamaCare, le RomneyCare, la réforme de la santé a permis d’atteindre une couverture santé quasi universelle. Mais elle ne prévoyait pas de maîtriser les coûts de la santé. De fait, les coûts ont explosé et les responsables politiques du Massachusetts se sont penchés à partir de l’an dernier sur la nécessité d’adopter une loi pour réduire les coûts.

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‘Union’ Européenne? Les données témoignent des situations de plus en plus divergentes entre les différents pays de l’UE

Vivre et travailler prend un sens de plus en plus différent selon le pays de l’UE où l’on réside, affirme Matina Stevis dans le Wall Street Journal. Elle s’est appuyée sur le rapport trimestriel de l’Emploi et des Situations Sociales de la Commission Européenne qui vient d’être émis, et qui indique que les écarts entre les pays les plus en difficultés ont continué de se creuser avec les pays du Nord de l’Europe, en meilleure santé économique. Stevis a aligné quelques données de l’UE qui témoignent de cet écart grandissant :

Le taux de chômage le plus faible de l’UE est de 4,5%, et c’est celui de l’Autriche ; de l’autre côté du spectre, l’Espagne connait un taux de chômage de 25,1%, et l’écart total entre ces deux pays est de 20,6%.

En ce qui concerne le taux de chômage des jeunes, seulement 3 pays jouissent d’un taux de chômage des jeunes inférieur à 10% : l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas. Plus de 30% des jeunes Slovaques, Italiens et Irlandais sont au chômage. Pire, plus d’un jeune Grec sur deux, et plus d’une Espagnol sur deux sont sans emploi.

Dans un autre domaine, le revenu brut disponible des ménages a poursuivi sa baisse au cours du second trimestre de cette année au sein de l’UE, et la part des ménages qui ont connu des problèmes financiers (ceux qui ont dû s’endetter pour faire face à leurs dépenses, ou entamer leurs économies), n’a jamais été aussi haute. Dans ce domaine, les citoyens les plus touchés sont, dans l’ordre : les Italiens, les Grecs, les Chypriotes, les Portugais, et les Espagnols. Ce qui est remarquable, c’est que ce sont tous les citoyens de pays qui ont bénéficié de plans de sauvetage, ou qui sont les plus susceptibles d’en solliciter un.

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Chine: moins de milliardaires

Le nombre de milliardaires en dollars a baissé en Chine pour la première fois en sept ans à cause des difficultés du secteur immobilier et de la baisse de l’indice boursier, selon le Hurun Report, une étude publiée annuellement. Au total, 251 personnes en Chine ont cette année une fortune dépassant le milliard de dollars, soit 20 de moins qu’en 2011, a annoncé l’éditeur du magazine Hurun spécialisé dans le luxe. Le magnat des boissons Zong Qinghou retrouve son titre d’homme le plus riche de Chine, qui lui avait été ravi l’an dernier par Liang Wengen, fondateur du fabricant d’engins de chantier Sany. Liang n’est plus cette année qu’à la cinquième place dans le classement de Hurun. Les résultats de cette année montrent que les riches Chinois «ont perdu des plumes d’une manière significative», a estimé Rupert Hoogewerf, principal auteur du rapport.

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les marchés du Golfe toujours à la peine

Les sept Bourses des monarchies pétrolières du Golfe n’ont toujours pas récupéré quatre ans après la crise financière mondiale de 2008 malgré une envolée des cours de brut, selon une étude économique publiée hier à Koweït. Les actions du Golfe restent de loin en dessous de leurs niveaux d’août 2008. La Bourse de Dubaï, dont l’économie a été profondément affectée par la crise, demeure la plus touchée dans la région du Golfe, en recul de 67% par rapport à son niveau d’avant la crise, suivie par celle de Bahreïn en baisse de 60,2%, selon Al-Shall. Le marché boursier du Koweït, le troisième du Golfe, reste en régression de 60% par rapport à la clôture du 31 août 2008, alors que les Bourses de Mascate et d’Abou Dhabi ont perdu respectivement 41,1% et 40,9%. Les Bourses d’Arabie saoudite et du Qatar, le premier et le deuxième du monde arabe, ont réussi à récupérer un peu: l’indice saoudien Tadawul est inférieur de 18,2% à son niveau d’avant la crise et celui du Qatar de 18%.

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BofA. Versement de près de 2,5 milliards pour solder une plainte liée à Merrill Lynch.

Bank of America n’a toujours pas fini de régler ses problèmes issus de la crise et a accepté de verser 2,43 milliards de dollars pour mettre fin à un litige lié au rachat de Merrill Lynch, ce qui va grever ses résultats du troisième trimestre.

Cette plainte en nom collectif avait été déposée en 2009 «par des investisseurs qui avaient acheté des actions Bank of America au moment où l’entreprise a annoncé son rachat de Merrill Lynch», explique le communiqué.

Bank of America était accusée d’avoir caché les immenses pertes de Merrill Lynch fin 2008, ce qui aurait pu faire échouer l’approbation du rachat par les actionnaires, et de n’avoir pas dévoilé qu’elle avait approuvé le versement par sa future filiale de 3,6 milliards de dollars de primes malgré ses pertes colossales.

L’ex-dirigeant de la banque, Kenneth Lewis, qui a été évincé en raison de la controverse liée à ce rachat, a accusé la Réserve fédérale d’avoir fait pression pour le contraindre à se taire sur les difficultés de la banque d’affaires pour éviter de faire échouer la transaction, des accusations démenties par la Fed. «Le montant de l’accord est plus important qu’anticipé», remarque Dick Bove, analyste bancaire de Rochdale Securities, interrogé par l’AFP.

La banque va payer cet accord amiable en partie grâce à des fonds provisionnés à cet effet, mais elle va tout de même devoir passer une charge exceptionnelle de 1,6 milliard de dollars pour la régler. A cela s’ajoutent une charge comptable d’ajustement de valeur de marché de 1,9 milliards de dollars, qui est elle aussi plus élevée qu’attendu mais n’inquiète pas les analystes, et une charge fiscale de 800 millions de dollars due à une augmentation du taux d’imposition au Royaume-Uni qui était déjà connue.

Au total, le groupe va donc passer 4,3 milliards de dollars de charges exceptionnelles au troisième trimestre soit 28 cents par action.

Les analystes ont aussitôt révisé leurs prévisions de résultat pour la banque et tablent donc sur une perte de 14 cents par action en moyenne. «Evidemment ça n’est pas bon, mais je ne suis pas sûr que cela inquiète grand monde, car aucune de ces charges n’a à voir avec la performance opérationnelle de la banque», remarque Dick Bove. Eric Oja, analyste de S&P, est moins optimiste: «c’est juste l’un des nombreux problèmes auxquels fait face BofA, notamment d’énormes coûts de rachats de prêts hypothécaires» ou titres adossés à de tels prêts.

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Emporiki: CA retient Alpha Bank 

Le Crédit Agricole a retenu parmi trois prétendants la banque grecque Alpha Bank pour négocier en exclusivité avec elle la cession de sa filiale grecque Emporiki, qu’il a accepté de renflouer au préalable de 600 millions d’euros supplémentaires, affirmait hier le Figaro. Le conseil d’administration de Crédit Agricole SA, qui s’est tenu vendredi, a signé un accord d’exclusivité avec Alpha Bank, ajoute le quotidien. Le site financier grec capital.gr avance les mêmes informations et indique que l’annonce officielle du choix devrait être faite ce lundi. Deux autres banques grecques s’étaient portées candidates au rachat d’Emporiki: Eurobank Ergasias et National Bank of Greece. La transaction devrait se faire pour l’euro symbolique. Depuis l’acquisition d’Emporiki, en 2006, Crédit Agricole y aura englouti 10 milliards d’euros. En dépit de la nouvelle recapitalisation qu’il a du consentir, l’impact de la cession sera «négligeable» sur la solvabilité de la banque verte, souligne un proche du dossier cité par le quotidien.

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Réseau de contrebande de mozzarella démantelé

Une enquête internationale canado-américaine a permis de démanteler un réseau de contrebande de mozzarella, cornichons et ailes de poulet, animé notamment par deux policiers canadiens de Niagara (est), ont annoncé les enquêteurs la semaine dernière. Les produits alimentaires, et notamment le fromage, sont beaucoup moins chers aux Etats-Unis qu’au Canada, en raison de différents règlements en vigueur dans ce dernier pays. Les contrebandiers les revendaient aux pizzerias et autres restaurants du côté canadien de la frontière.

Les trois trafiquants ont été arrêtés. La rentabilité de leur opération défie l’imagination: avec un chiffre d’affaires d’environ 200.000 dollars, ils auraient réalisé un bénéfice de 165.000 dollars, a indiqué la police.

«Beaucoup de gens rigolent (dans les messages en ligne) à propos de ces arrestations, mais notre chef prend cette affaire très au sérieux», a dit à l’AFP l’officier Derek Watson…..

Le Mot de la faim en quelque sorte……

The WOLF Le 23/9/2012

BREVES PRECEDENTES : Brèves de trottoirs du Dimanche 23 Septembre 2012 : Quelques friandises financières, économiques et bien sur kleptocratiques à déguster et colporter sans modération par Bruno Bertez et The Wolf

EN BANDE SON :

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