A Chaud!!!!!

Mister Market and Doctor Conjoncture du Jeudi 8 Novembre 2012 : Et ce qui devait arriver arriva! Elections US, chute des marchés Par Bruno Bertez

Mister Market and Doctor Conjoncture du Jeudi 8 Novembre 2012 : Et ce qui devait arriver arriva! Elections US, chute des marchés Par Bruno Bertez

 Considérant que l’analyse boursière n’est pas une savonnette que l’on prend et que l’on jette, nous nous efforçons à la continuité. En conséquence, nous vous demandons de bien vouloir relire nos précédents articles. Celui-ci ne s’apprécie qu’en regard de ceux qui l’ont précédé.

L’Edito du Dimanche 28 Octobre 2012 : Quelques craquements dans l’édifice par Bruno Bertez

A Chaud!!!! du Samedi 20 Octobre 2012 : Alerte boursière bis par Bruno Bertez

A Chaud!!!! du Jeudi 11 Octobre 2012 : Focus et Compte rendu de la conférence « The Big Picture »

 A Chaud!!!!!! du Mercredi 10 Octobre 2012 : Alerte boursière par Bruno Bertez

   Notre idée fondamentale est que l’on ne peut plus rien gagner en Bourse, la volatilité est au bénéfice de happy few et le public ne peut que perdre. 

Les assets papiers sont tous, tous, surévalués, sauf si on se place dans l’optique d’un avilissement puissant et durable des fiat monnaies. Investir est impossible dans un environnement où tout est faux, truqué et manipulé, par les gouvernements et Banques Centrales. 

Mieux même, nous soutenons et avons démontré à plusieurs reprises que l’investissement dans les assets papiers fait partie des armes de la panoplie des govies/Banques Centrales/kleptos, fait partie de leur panoplie pour réaliser leur nécessaire répression financière, autrement dit leur grand transfert, leur grand ratissage. 

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

Heureusement, les chiffres montrent que le public, partout dans le monde, ne mord pas à l’hameçon et que le flux de rédemptions aux véhicules collectifs boursiers est fort, en particulier sur les actions. 

La prise de conscience du fait que le risk-off, les fonds d’Etat et l’investment grade sont ce qu’il y a maintenant de plus risqué ne s’est pas encore généralisée, mais cela balbutie. 

Déjà, la fameuse équation de la Fed qui dit que plus les taux du 10 ans sont bas, plus les cours des actions doivent être élevés, cette équation est devenue caduque. Les actions suivent non plus les fonds d’Etat mais le « high yield ». 

Et, peu à peu, nous affirmons que les corrélations anciennes, preuves et instruments des dirigistes pour leur pilotage des marchés, vont se déliter. Avec d’énormes pertes pour la communauté spéculative mondiale, toute placée du même côté du bateau. 

Nos derniers billets donc, attirent l’attention sur le calme apparent, selon nous annonciateur de forte volatilité. Nous avons rappelé le fameux « méfiez-vous de l’eau qui dort » et expliqué que les marchés étaient comme des ressorts, bandés, mais que l’on ne savait pas de quel côté ils allaient se détendre. Nous avons eu recours à l’analogie de l’entropie. Mais n’oublions pas,  nous disons annonciateur de forte volatilité. Plus la baisse menace et plus les apprentis-sorciers vont s’enhardir au point de risquer le tout pour le tout. 

Nous ne reviendrons pas sur le fondamental, à savoir la divergence de plus en plus nette entre les marchés financiers et la situation économique fondamentale sous-jacente. Nous affirmerons cependant que ceux qui disent que les actions sont bon marché sont des incapables ou des escrocs. 

Les actions à 18 fois les résultats forward alors que les marges bénéficiaires sont insoutenables dans une perspective historique et que les revenus des firmes sont dopés par les déficits intenables des Etats, sont tout simplement hors de prix. Elles sont évaluées pour rapporter au mieux 2% pour la prochaine décennie. Et encore avec des accès de volatilité ravageurs. Nous vous rappelons que ce que rapporte un investissement sur une longue période dépend essentiellement du prix auquel on acquiert cet investissement et, si on le paie trop cher, il ne rapporte rien. C’est le cas présentement. 

Tout est hors de prix, hors de l’épure, sauf hypothèse d’avilissement de l’unité monétaire. Un achat d’action, c’est un échange cash contre papier, si le cash se déprécie fortement, on a l’illusion que le papier s’apprécie. 

L’élection américaine n’est pas « game changer »: la veille encore on donnait Obama gagnant à 90%. Les sondages qui donnaient quasi égalité étaient bidons, en fait Obama caracolait. Il caracolait depuis la Convention des Républicains où la droite conservatrice des amis de Ron Paul, 10% du parti, avait hué Romney et avaient considéré qu’elle avait été flouée par l’establishment du parti. Là où il n’y avait pas de vrai conservateur, la droite est restée chez elle ou a voté pour le candidat indépendant. On ne le souligne pas, mais nous le faisons, c’est 12 millions d’Américains de plus que lors du précédent scrutin qui ne sont pas allés aux urnes. 

Obama, c’est la tentative de continuité, c’est à dire de la dérive, et c’est pour cela qu’il est chaleureusement félicité par des gens comme François Hollande. Dans un monde à la dérive globalement, on se sent moins seul. 

Mais la tentative de continuité restera tentative car les conditions de la continuité ne sont plus là, elles ont disparu. Ce qui a été fait n’est plus à faire, les amortisseurs usés n’amortissent plus, les marges de manœuvre épuisées ne sont pas remplacées. Et puis, et puis, les dettes s’accumulent, elles se stockent, elles s’empilent.

 Le chasse neige à de plus en plus de mal à repousser la montagne qu’il pousse devant lui, il déblaie de moins en moins, il va de moins en moins vite. 

C’est la raison pour laquelle, une fois passée l’élection, une fois Obama remis en selle, la question de la dette est revenue sous la forme politiquement acceptable du « fiscal cliff ». Entendez bien le « fiscal cliff », c’est le revers de la médaille de la dette, 16 trillions en apparence, 60 en réalité et 200 en potentiel actualisé; le « fiscal cliff », c’est la manifestation aberrante du refus des politiciens de traiter, d’affronter la question des déficits et de la dette. Le « fiscal cliff », c’est le mode d’apparaitre, vicieux, tordu, du problème de l’excès de dettes qui menace l’avenir du système américaine. 

La pression globale, médiatique, pression des Agences, etc. tout cela va être colossal et nous sommes sûrs qu’un arrangement honteux et bien sûr inefficace sera trouvé pour éviter la hausse des impôts, aussi bien que la baisse des dépenses, mais entre temps, le climat, le sentiment risquent de se pourrir. 

On se servira des marchés pour influencer les décisions, pour faire peur, pour manipuler, aussi bien l’opinion que les soi-disant représentants du peuple. Déjà, les déclarations du soir de l’élection allaient dans ce sens, on suscite la peur, on agite la menace de la catastrophe.

BRUNO BERTEZ Le Jeudi 8 Novembre 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON  :

6 réponses »

  1. bien malin ceux qui s’y retrouvent ;Le 6 Wall street monte , le monde suit .commentaires des « experts  » à la TV :la bourse parie Obama vainqueur… obama gagne ,la bourse chute durement
    la seule chose évidente c’est qu’il y a des petits malins qui se font payer cher à la Tv pour raconter n’importe quoi

  2. « c’est 12 millions d’Américains de moins que lors du précédent scrutin qui ne sont pas allés aux urnes. » dixit BB.
    Donc,en bonne logique, 12 millions de plus sont allés aux urnes. Vouliez-vous dire vraiment ça ? Otez-moi d’un doute, svp.

    • Merci d’avoir corrigé de vous mème et d’avoir pris la peine de nous signaler cette perle. Voila ce que cela donne quand on dicte tres vite et sans relecture.
      Vous avez gagné, nous vous remboursons deux fois la difference .

      • Pas de problème : vous avez fait là un blog remarquable autant par la forme que par le fond, même si je ne saisis pas toujours la langue utilisée (risk on, risk off, mortgages, back mortgages, investment grade, etc., mais fiscal cliff ça va, je commence à voir venir la chose par chez nous…)

        • @Jean I

          Je vous remercie sincèrement.

          C’est vrai je ne suis pas didactique, j’utilise un vocabulaire plutot professionnel que grand public. Mais ce n’est pas du jargon destiné à embrouiller les lecteurs. C’est à la limite pour gagner en temps et en précision.

          En revanche j’essaie de présenter clairement avec des raisonnements logiques ce que les pouvoirs dissimulent en l’exprimant de façon complexe et diafoirique.

          Mon principe d’écriture est d’écrire pour ètre lu , mais pas facilement; je pars de l’idée que si le lecteur est accroché, interessé, alors il accepte de faire l’effort de franchir la barrière, de rechecher les mots qui lui manquent et ainsi de faire dans son esprit, le sien, le chemin que j’ai fait.

          J’ai écrit recemment à un lecteur la chose suivante et je récidive :

          je travaille beaucoup pour produire ces articles , je trouve normal que vous travailliez un peu.

    • C’était quoi déjà la maxime? Ah oui : « Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt ». Misère!

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