A Chaud!!!!!

Politique Friction du Mardi 13 Novembre 2012 : La campagne anti-France et surtout anti-français continue Par Bruno Bertez

Politique Friction du Mardi 13 Novembre 2012 : La campagne anti-France et surtout anti-français continue Par Bruno Bertez 

 Nous avons attiré l’attention, il y a maintenant quelques jours, sur une offensive non concertée, mais convergente, contre la France.

   On a les révisions en baisse des perspectives de croissance par les autorités européennes, le FMI, la Banque de France. On vu les conseils hypocrites du FMI, on a bu la honte lorsque les Allemands ont déclaré vouloir créer une Commission économique destinée à analyser ce qui ne va pas en France et faire des propositions à Schauble. 

On voit ce jour l’hôpital italien se moquer de la charité avec Monti qui se permet d’envahir la France par le biais d’une interview donnée au Figaro  et intimer à un pays souverain voisin donc de faire ses réformes et vite encore.

Le Figaro n’a pas honte de publier  cela, nous sommes sûrs, que personne même, signe de la dégradation de l’esprit national, que personne même n’y a vu à redire. 

Dans un système normal, l’Italie est en faillite. Si Draghi n’était pas italien, s’il n’avait pas fait son coup de force, il y a longtemps que la dette italienne serait décotée d’un quart supplémentaire. 

Mais en raison de l’alliance klepto qui joue contre les peuples, Monti vient par la bande, indirectement, faire pression sur la France au bénéfice des banques, afin que l’on resserre encore d’un cran la ceinture fiscale, que l’on multiplie les contrôles, les prédations déshonorantes. 

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Car nous sommes entrés dans le déshonorant avec le feuilleton quotidien de la répression fiscale. En France, la manœuvre de reconquête du peuple de gauche passe par le spectacle de la pendaison fiscale haut et court, et c’est maintenant quotidien. 

Il ne vient pas à l’esprit des dirigeants que le recentrage économique au profit du MEDEF est inefficace tant que le peuple, le vrai, celui des gens qui travaillent, animent les petites entreprises, font plus de 40 heures, prennent des risques et tiennent le pays à bout de bras,   reste sous la menace de la confiscation et de l’asphyxie. 

Le recentrage du gouvernement ne profite qu’aux grandes  entreprises du Medef, le rapport Gallois aurait pu être écrit par l’Institut de l’Entreprise. L’idée centrale reste toujours la même, celle de mesures au profit de l’entreprise et au détriment de ses propriétaires. L’entreprise soft contre l’entreprise hard des petits patrons. 

On persiste dans cette idée que l’on peut dissocier l’entreprise et ses patrons, que l’on peut favoriser l’une, tout en spoliant les autres, et en espérant qu’ils vont continuer, imbéciles qu’ils sont, à pédaler le nez dans le guidon, pour que les élites puissent poursuivre leur gestion et  repas d’affaires connivents dans les trois rosaces parisiens. 

Monti veut que la France se mette à genoux, comme l’Italie, pour que le carrousel bancaire puisse continuer. Il a des complices, mieux, des maîtres, ce sont les banques françaises qui ont 423 milliards de créances sur l’Italie.

 Nous sommes au-delà des frontières, Monti est chez lui en France sur le champ unifié de l’espace kleptocratique. De l’espace unifié sous le signe de la contrainte de l’usure. 

L’offensive est rude, cynique, les forces en présence sont disproportionnées, même si le nombre est du côté des peuples. 

Les alliés qui veulent imposer leur loi sont institutionnels, ils ont des ressources infinies, ils disposent de l’exécutif européen, des partis politiques locaux, nous n’osons plus dire nationaux, des lobbies, des médias, des marchés manipulés. 

En face, il y a les peuples plongés, entretenus dans l’ignorance, sans guide autre que leur refus spontané, leurs intuitions  et leurs réactions primaires. Non coordonnées, non mises en  forme. 

Aucun corps constitué, aucun corps intermédiaire ne s’efforce de prendre le point de vue des gens. Des gens tout simplement. 

Ils sont tous tellement avides de pouvoir, pressés de monter les marches, comme Bayrou, qu’ils oublient le peuple au profit de la public policy. Ils veulent leur part, ils la veulent d’en haut, ils veulent que le haut leur donne les miettes, il ne leur vient pas à l’idée de les recevoir d’en bas. De se mettre au service des gens, afin d’avoir la légitimité de les représenter. 

Le monde est complexe, le jeu est opaque et c’est là-dessus que comptent les élites dominantes afin de réussir à sortir du mauvais pas de la crise dont ils sont responsables. D’en sortir à leur profit en plus. 

Cette complexité rend difficile la désignation des adversaires, rend délicate la constitution d’alliances et de solidarités. Ces adversaires réussissent le tour de force d’empêcher les rapprochements de groupes sociaux pourtant objectivement alliés, de groupes sociaux qui devraient  leur faire face. Lutter contre eux. 

Regardez le spectacle lamentable de la droite, a-t-elle, un seul moment, réfléchi, s’est-elle posée la question, quels sont les groupes sociaux que nous pouvons fédérer, quels sont les thèmes qui peuvent les unifier, quelles sont les valeurs, les intérêts communs de ces groupes. Comment définir, cimenter une base électorale. Quels sont les points d’ancrage d’une unité de cette base. Quel peut être son ciment? 

Non, la droite préfère faire l’unité d’en haut, au niveau de ses structures, par le bais du partage des prébendes et non par le bas. 

On va voter, on va faire semblant de choisir, mais le plus important est qu’après, ou même pendant, on va se repartir les postes. Je te donne le sel, tu me passes le poivre. Sinistre cuisine,  caricature de démocratie.

BRUNO BERTEZ Le Lundi 12 Novembre 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN LIEN : Politique Friction du Dimanche 11 Novembre 2012 : Panique à bord du paquebot France par Bruno Bertez

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2 réponses »

  1. Ceux qui combattent l’empire financier sont faciles à reconnaitre : ils sont détestés par les médias. Plus un parti est pestiféré parmi l’intelligencia médiatique, plus on peut lui faire confiance, pour faire passer les français avant les banques.

  2. Excellent article, tout simplement. J’ajouterais simplement que la répression fiscale se fait sans trop d’oppositions, car un climat de peur est entretenu et le Français est peureux…..

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