Behaviorisme et Finance Comportementale

Les Clefs pour Comprendre du Jeudi 20 Décembre 2012 : Marx, la monnaie, la crise Par Bruno Bertez

Les Clefs pour Comprendre du Jeudi 20 Décembre 2012 : Marx, la monnaie, la crise Par Bruno Bertez

Nous ne  souhaitons pas ouvrir un débat sur la monnaie et la valeur. Ce sont débats de spécialistes qui, à notre avis, n’ont pas leur place dans un blog, spécialisé certes, mais grand public.

Nous souhaitons, pour ceux qui seraient excités par la curiosité intellectuelle de ce débat, remettre quelques points en perspective. Cette remise en perspective étant faite avec les textes de Marx sous les yeux.

 

  Les cent premières pages du Capital sont décisives. Ce sont elles qui donnent les articulations pour comprendre toute la suite de la pensée de Marx.

Lénine écrit : « on ne peut complètement comprendre Le Capital et en particulier son premier chapitre sans avoir étudié et compris toute la logique de Hegel. Pas un marxiste n’a compris Marx, un demi-siècle après lui ».   Citation extraite de Cahiers sur la dialectique de Hegel p.251 Ed. Gallimard 1967.

Donc,  rien que ceci doit mettre la puce à l’oreille sur les interprétations que l’on peut faire des travaux de Marx.

Lénine ajoute que le chapitre premier du Capital qui retrace La Genèse de la Forme Monnaie est fondamental. Pour lui, c’est le germe et la clé de la dialectique marxiste que Marx n’a pas eu le temps d’écrire.

Lénine précise qu’il existe une solidarité entre la genèse de la forme monnaie de Marx et l’exposition génétique du concept chez Hegel.

Ceci pour indiquer que nous sommes au cœur du problème de l’interprétation de Marx et surtout à quel point cela est complexe. On ne peut comprendre Marx que si on a assimilé Hegel et si on saisit bien le point où Marx part de Hegel pour le dépasser.

Par ailleurs, la monnaie est au centre de la réflexion de Marx, c’est par elle qu’il commence. Donc on ne peut faire l’économie de bien comprendre. Sinon on fait comme tous ceux qui parlent de Marx sans l’avoir étudié, on le rejette sans percevoir ses apports.

Dans le chapitre premier du Capital, Marx fait l’analyse de la marchandise, développe les formes de la valeur, et en dernier lieu, nous soulignons, au terme de ce cheminement, il lève le secret de la monnaie, de son caractère fétiche, de mutation en capital. A  partir de là, il débouche sur sa théorie de la Plus Value qui lui sert de base pour sa théorie de l’exploitation des travailleurs.

Voici le cheminement de Marx.

PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT :

La marchandise est la forme élémentaire de la richesse capitaliste.

C’est une réalité à double face.

C’est par la mise en équivalence des marchandises lors de l’échange que des produits distincts, différents, matériellement, se révèlent avoir quelque chose de commun, une essence identique, une quantité égale,  qui les rend commensurables entre eux.

Marx ajoute ce quelque chose de commun entre eux c’est  « la valeur ».

Seule l’existence de ce quelque chose de commun permet de les échanger et, inversement, ce n’est que dans l’échange que se montre cette essence identique.

Dès lors, entre la marchandise comme valeur d’échange et la marchandise comme produit matériel,  se produit un dédoublement, une scission. Et voilà le point central: la marchandise présente une forme nature qui lui donne une valeur d’usage et une forme valeur qui est un rapport social tout à fait distinct  de son existence matérielle.

Cette valeur, ce quelque chose de commun n’est pas une propriété naturelle des choses, il faut quelque chose qui rendent les marchandises réductibles entre elles, et Marx considère que ce ne peut qu’être que le Travail.

C’est par leur qualité commune de produits du travail humain que les marchandises sont, deviennent, comparables entre elles.

Elles s’équivalent en tant que cristaux de cette substance sociale commune. Le travail humain.

La substance de la valeur est le travail, la mesure de la valeur est le travail, la durée du travail, etc.

Ensuite, Marx étudie l’évolution de la forme valeur.

Quand on réalise un échange, on trace une équivalence, on dit ceci vaut cela. Dans l’échange,  deux choses différentes sont posées comme équivalentes, dit Marx.

Puis,  il explique comment on passe de l’échange simple entre deux marchandises à l’échange complexe qui met en jeu de multiples marchandises. Puis il montre comment une forme générale de la valeur se dégage des autres et devient l’équivalent unique dans lequel s’exprime la valeur de toutes les marchandises.

On passe donc de l’équivalence simple de deux marchandises, un système d’équivalences multiples, puis à un système où se dégage un équivalent commun à toutes les marchandises et c’est la naissance de la forme monnaie.

Cette forme monnaie est ainsi née, elle s’est dégagée de tous les processus d’échange parce qu’elle a quelque chose de commun avec toutes les autres marchandises, elle a une valeur, elle contient du travail cristallisé.

C’est un processus historique que décrit Marx et, en même temps, un processus logique.

Et cette monnaie, c’est l’or. L’or s’est dégagé comme  forme générale de la valeur, la forme monétaire de la valeur, l’équivalent général des marchandises.

Mais ce n’est pas l’or en lui-même qui devient cet équivalent général, ce n’est pas l’or en tant que valeur d’usage non,  surtout pas, c’est l’or en tant que forme, équivalent général. Le caractère de l’or ne provient pas de sa valeur d’usage, ce qui montre bien l’imbécilité de ceux qui se réfèrent aux usages de  l’or pour étudier sa valeur, non, le caractère de l’or provient uniquement de sa valeur d’échange et du processus historique qui y a conduit. Marx insiste, son rôle vient  « plus précisément de sa forme valeur ».

La forme valeur est un rapport social qui passe pour un rapport des choses entre elles. Et c’est là où on voit que l’opposition avec les Autrichiens est plus complexe qu’il n’y parait.

Et c’est là où effectivement il faut approfondir l’épistémologie de Marx, qu’est-ce donc que ce rapport social dont il parle.

Où se trouve la trace, l’empreinte de la valeur, si elle n’est pas dans les choses elles mêmes? Dans la société, dans les structures inconscientes de la société, dans la tête des gens, dans la logique même qui fait de nous des êtres pensants?

Et là,  le travail ne fait que commencer, pour ceux, bien sûr, qui cherchent à comprendre l’apport scientifique de Marx et cherchent à le séparer de sa déformation idéologique.

Donc faire référence à Marx pour analyser la « MONNAIE ACTUELLE »  n’a aucun sens car Marx ne parlait pas de cette monnaie-là. De cette monnaie contingente qui est ce qu’elle est mais pourrait être autre chose. Il ne parle pas des « plays », des pyramides de dettes et de promesses, des Ponzi qui sont érigées sur la monnaie, l’or.

Marx parlait de cette monnaie qui s’est dégagée au fil de l’histoire et de la logique dialectique comme forme valeur, forme suprême de la valeur, l’or.

L’analyse du marxisme, à la lueur du concept clef chez Marx d’équivalences, débouche sur une interprétation que nous qualifierons de Symboliste. Symboliste au sens  que nous utilisons régulièrement, c’est à dire comme prenant naissance dans l’âme humaine en tant que prise dans les symboles, comme trace qui, ensuite, s’articule entre un signifiant et un signifié.

La seule forme monnaie dans notre conception est donc l’or, laquelle forme est gravée dans l’âme humaine par l’histoire, de façon que l’on constate indélébile et universelle.

Cette forme est indestructible, ce n’est pas un malheureux inculte comme Bernanke qui y changera quelque chose, même s’il se prend pour un démiurge alors qu’il n’est qu’un illusionniste.

 La crise, ce n’est rien d’autre que la manifestation de la Loi de la Valeur, le keynésianisme n’est rien d’autre que la tentative désespérée de repousser les limites imposées par la loi de la valeur à la reproduction du système à l’identique. La crise à notre sens est une crise aussi de la pensée c’est à dire de l’idéalisme économique américain.  Une crise de disjonction entre les théories et les faits qu’elles sont censées permettre de comprendre. Les théories économiques ne rendent plus compte du réel.

L’ironie de la situation présente est que Bernanke, pour continuer à sauver le système issu de la financiarisation, accepte de tromper les gens et… de se rallier à la théorie marxiste de la crise de surproduction.  Ce qui est,  il faut le reconnaître, pathétique.

La thèse centrale Bernanke est que le risque est la déflation, ce qui signifie: le risque de baisse des prix, ce qui signifie un excès d’offre sur une insuffisance de demande. Bref, c’est la manière Diafoirus de suggérer que c’est une crise de surproduction, la fameuse prédiction de ceux qui n’ont pas assimilé le marxisme.

On voit bien que le traitement de Bernanke qui consiste à créer de la base money pour soutenir la valeur des dettes, empêcher qu’elles ne s’effondrent et que les taux ne  montent,  précipitant les souverains et les banques dans la faillite, on voit bien que ce remède  ne fait quasi rien sur la demande. Et pourtant il est administré à très haute dose. Pourquoi ? Parce qu’il s’adresse à un autre problème que l’on cache mais qui se donne à voir en Europe, à savoir que les assets papiers, les dettes govies sont non honorables, que les Etats sont insolvables.

Les assets papiers, bonds souverains, puis obligations en général, puis high yield, puis actifs à risque comme les actions s’effondreraient si on ne soutenait pas la  valeur, la pierre angulaire du système, les fonds d’Etat. Ceux sont eux,  les fondations du système, des repos,  de la création et du transfert de liquidités. Bref, du fractional banking actuel. Si les fonds d’Etat cessaient d’être soutenus par les Banques Centrales, alors les collatéraux s’effondreraient,  ce serait  le run sur le marché interbancaire,  puis le run sur les dépôts par les particuliers.

Ce qui fait problème donc, ce n’est pas l’excès d’offre du système productif et l’insuffisance de demande, cela est un phénomène annexe; ce qui fait problème, c’est l’excès de papier, d’assets papiers que l’on ne peut honorer et que donc on doit soutenir par la création de base money, par la monétisation  et que l’on doit stocker au bilan des Banques Centrales pour les neutraliser afin qu’ils ne fassent pas baisser les prix sur les marchés. Pas baisser les prix et monter les taux.

C’est cela le sens profond des interventions des banques centrales, des QE, des LTRO, des OMT, etc., soutenir la valeur des papiers en soutenant la pierre angulaire du système, les fonds d’Etat.

Donc ce que l’on a,  ce n’est une crise marxiste de surproduction provoquée par l’excès d’offre et l’insuffisance de demande, ce que l’on a, c’est un excès de papier, de capital fictif.  Cela est tout différent de l’excès de capacités productives. Le capital fictif, c’est la masse de papiers qui sont contrevaleurs, non pas d’usines, d’appareils de production, etc. mais qui sont contrevaleur de rien, de vent c’est à dire de promesse d’intérêt et de remboursement. La masse de capital constituée par l’accumulation des dettes depuis 30 ans est non-productive, fictive.

Soutenir sa valeur en créant encore plus de capital fictif, en faisant monter le prix des assets, ne fait que retarder l’échéance en la rendant plus douloureuse. Ces dettes accumulées constituent une masse qui a, en apparence, le statut de capital puisque prélevant un intérêt et exigeant de retrouver sa valeur, mais ce n’est pas un capital. Ce n’est pas une crise du capitalisme, c’est une crise de la ploutocratie, kleptocratie.

La crise n’est pas crise du capitalisme, elle est crise de la pratique des Banques Centrales, crise de la financiarisation, laquelle a produit un boulet dont il faut se débarrasser par l’euthanasie des dettes. Voilà pourquoi nous sommes pour le moratoire, les restructurations de dettes et contre l’austérité.

BRUNO  BERTEZ Le Jeudi 20 Décembre 2012

llustrations et mise en page by THE WOLF

EN BANDE SON :

13 réponses »

  1. La crise monétaire actuelle provient uniquement du monopole étatique sur la monnaie. Le freebanking a été expérimenté pendant un total de 600 ans avec succès dans plusieurs pays. Le freebanking, c’est la banque et la monnaie sans aucune intervention ni réglementation de l’Etat. 30 banques concurrentes émettaient des billets de banque. Chaque billet était la promesse de la banque de verser 1 gramme d’or.

    Le freebanking était une idée commune au 19e siècle. Déjà, au 18e siècle. Adam Smith vantait l’excellence des monnaies écossaises. Elles ont fonctionné sans intervention de l’Etat écossais pendant 130 ans. Marx n’en parle pas car il était un économiste médiocre.

    Les Banques Centrales ont été créées dans le seul but de fournir à l’Etat un nouveau moyen de voler le peuple.

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    • @gidmoz

      Votre intervention a le mérite de signaler aux lecteurs qui ne connaissent pas le free banking son existence. Malheureusement il convient d’être honnête et de ne pas prêter au free banking plus qu’il n’est capable de supporter.

      Le révisionnisme dont vous faites preuve doit être corrigé à la fois par l’histoire elle même du free banking écossais, histoire très agitée et histoire controversée s’il en est. Ceux qui sont passionnés peuvent lire les longs débats qui ont opposé White, défenseur du free banking et les Autrichiens comme Mises et Rothbard. Les Autrichiens ont sous différents aspects démonté le free banking et montré que les affirmations de White sur les mérites du free banking étaient sujettes à caution.

      Personnellement, il est évident que je n’ai pas de position sur le free banking, car ce n’est absolument pas le sujet qui m’intéresse en général et encore moins dans l’article ci dessus.

      Une fois de plus, comme le fait Mises dans Human Action, je vous invite à ne pas confondre la monnaie, dans son essence avec les substituts de la monnaie tels que les billets, etc… Moi je parle de la monnaie.

      La pollution des esprits est telle que cette confusion revient à chaque fois lorsque l’on parle de monnaie. Il y a la monnaie, les substituts de la monnaie et le crédit. Et ce que les gens connaissent c’est la fiat money, substitut de monnaie fondé sur le crédit. C’est en mélangeant tout que l’on perd la capacité de réfléchir et d’analyser cette matière difficile.

      La crise actuelle n’est pas crise de l’excès ou de quoi ce soit de monnaie elle est crise du gonflement du crédit, du leverage, lequel est de la quasi monnaie, un claim sur la monnaie, puisque l’on peut tenter de vendre un titre de crédit sur un marché pour obtenir de la fiat money. Et c’est parce qu’il y a trop de claims pour honorer la quasi monnaie que les banques centrales fabriquent, manufacturent de la pseudo base money. Etant entendu que, à la fin , lorsque toute la gamme des subterfuges et tenants lieux aura été épuisée, et que les banques centrales connaitront ce que l’on appelle des déficits quasi fiscaux, ce sera l’hyperinflation, le seul extincteur des dettes redevenant ce qu’il n’a jamais cessé d’être, l’or.

      Ce qui est extraordinaire, c’est la contradiction dans laquelle baignent ceux qui tentent de rejeter l’or hors du système.

      La Fed de Nixon a décrété la fermeture de sa vitrine de l’or pour protéger son Trésor, Keynes se contredisait en appelant l’or, la Relique barbare, quasi lapsus ou dénégation qui accole quelque chose de sacré, une relique à un terme de dénigrement. Le sacré de l’or rejaillit malgré la volonté de Keynes!

      Pour l’exactitude, historiquement, les banques centrales n’ont pas été crées dans le seul but de fournir à l’état un nouveau moyen de voler le peuple. Le peuple n’est pas volé par le fait de l’existence de banques centrales, il est volé par la captation au profit d’un souverain ou d’une classe sociale ou d’intérêts privés d’un bien commun, social, qui est la monnaie.

      En revanche là, ou vous avez raison c’est dans le fait que l’origine des expériences monétaires hasardeuses, comme l’expérience présente, se trouve dans le Système de Law, lequel avait pour but de voler les gens pour solvabiliser le souverain français, le Régent si mes souvenirs sont bons. Law n’était pas cynique au point de vouloir clairement mettre en place un Système de vol, c’était surtout un joueur. L’idée de sa Great Experiment lui est venue au cours de ses expériences de joueur. C’était un joueur de génie même, grâce à son appréhension des probabilités.

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  2. Jeudi 20 décembre 2012 :

    Chypre a besoin de 17 milliards d’euros en urgence pour éviter la faillite.

    Chypre n’est plus qu’à quelques jours du défaut de paiement.

    Problème : le FMI conditionne son aide à Chypre à un effacement partiel de la dette. D’abord, Chypre doit faire défaut. Ensuite, et seulement ensuite, le FMI acceptera de débloquer son aide.

    Lisez cet article :

    Le Fonds monétaire international (FMI) conditionne sa participation à un plan d’aide à Chypre, qui doit être finalisé d’ici à la fin janvier, à un effacement partiel de la dette, écrit le Süddeutsche Zeitung (SZ) jeudi.

    Le FMI estime que, sans cela, le pays ne sera toujours pas en mesure de faire face aux intérêts de sa dette, même après que les réformes exigées auront été appliquées, ajoute le journal, citant une source proche des négociations entre Chypre et la troïka (composée du FMI, de l’Union européenne et de la BCE).

    Certains Etats-membres de l’UE partagent cet avis, mais d’autres Etats sont opposés à cette mesure, essentiellement parce qu’il avait été promis, lorsque la Grèce avait restructuré sa dette, qu’il s’agirait d’un cas unique.

    Rompre cet engagement ferait à nouveau sombrer la confiance des marchés dans la zone euro et dans sa crédibilité sur le marché obligataire, poursuit le SZ.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/12/20/le-fmi-conditionne-son-aide-a-chypre-a-un-effacement-partiel-de-la-dette_1808700_3214.html

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  3. À mon avis si ce que vous dites sur la création monétaire s’avère exact vous vous trompez comme la majorité des analystes sérieux sur la chaîne de causalité ayant entraîné la situation actuelle.
    Chine causale logique, philosophique, métaphysique et chronologique :
    – divinité
    – ignorance spirituelle
    – matérialisme et avidité des biens symboles de puissance et d’éternité
    – technoscience et mécanisation replaçant de plus en plus le travail humain
    – mondialisation et colonialisme, formation des cartels
    – guerres entre oligarchies avec technoscience
    – techno-science et robotique et équilibre de la terreur
    – expansion de l’informatique, robotique, l’ouvrier inutile, crise de surproduction
    – nouvelle mondialisation, planche à billet illimitée, automates financés par la planche à billet et installés en Chine etc., pour baisser les coûts et remédier à la surproduction et soutenir la kleptocratie
    – automates moins chers que le coût humain quelque soit le lieu
    – automates et nanotechnologie et monde du type soleil vert plus 1984 et Brazil

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    • Effectivement on ne peut nier d’autres facteurs comme ceux-ci. Dans tous les cas, on ne peut aussi nier que la causalité même de toutes nos crises n’est ni la création monetaire et le deluge du credit, ni tout ce que vous avez avancé, tout cela ne sont que des outils du désir humain. Elle reside dans le psyché humain qui est faible et ne peut voir à long terme, tout en effaçant facilement ce qui le dérange de sa mémoire. En bref il n’est pas « responsable ». Regardez si nous serions une espèce responsable, nous n’aurions plus aucune guerre.

      L’humain est « flawed ». Seule une evolution genetique de son psyché le sauvera. Aucun outil technologique, aucun regroupement de personnes, d’institutions, à l’heure actuelle. Rien. On vogue tranquille sans trop s’en faire de la destination, ni du moyen.

      Comme je l’ai déjà dit les moyens technologiques à notre disposition sont dangereux pour un être aussi immature, le « progrès » est arrivé bien trop vite.

      Le microcosme monétaire et financier n’est qu’une variable parmi tant d’autres.

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      • Bien malin qui connait toute la chaine causale avec ses facteurs , à part Dieu . Y en a méme qui ont comprit Dieu est tel l’oeil sur le dollard en haut de la pyramide , nous regardent . Ils savent , ils controlent , rien ne leur échappe . C’est ce que tentent de faire les parents avec leurs enfants , jusqu’à ce qu’ils soient pubéres .( et méme parfois plus longtemps) . Ce n’est pas sérieux , ce principe d’autorité a une limite , brisée par l’évolution . Faute de gouverner les esprits , on peut caresser l’espoir de controler la matiére . Ainsi la monnaie échappant au controle et avant qu’on ne puisse controle l’homme par les génes on peut récourir à des puces . Il y a là un orgueil démesuré . Méme les ordinateurs les plus puissants en ce Monde ne peuvent stocker , encore moins traiter , toute l’information contenu dans un tableau de Van Gogh . Sans parler qu’on attend encore l’ordinateur qui mettra échec et mat le champion humain des échecs , sans évoquer le pb mathématiques des problémes non calculables .
        Bref la monnaie reste une énigme , non résolue actuellement , et pour laquelle une éventuelle nouvelle solution ne pourra étre que provisoire . Au rythme ou avance l’Histoire on peut parier sans gros risque que cette éventuelle nouvelle solution n’apparaitrai pas avant une centaine d’années , à mon avis .
        Entre temps pourra t on nous controler avec des puces et nous modifier génétiquement de façon à ce que nous soyons ‘sages’ . Nous civilisés peut étre , avez vous pensez aux Papous par ex , qui n’ont pas la télévision , et se défendent difficilement pour certain de leur tendance cannibale ? Méme le fils Rockfeller a mal fini avec les Papous , des volontaires ? A moins qu’on ne puisse raser tout çà à coup de bombes nucléaires ? Mais le peut-on ?

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    • @Cousin

      J’interviens dans la mesure où un commentaire comme le votre renforce les erreurs communes sur la monnaie, ce qu’elle est, ce qu’elle n’est pas.

      Contrairement à ce que vous affirmez en préliminaire, je ne dis rien sur la création monétaire.

      Je prends soin de le préciser et d’y insister. Donc, vouloir prendre pour point de départ quelque chose qui est radicalement étranger à mon analyse est non-relevant. En pratiquant de la sorte,vous dénaturez le texte, empêchez les lecteurs de saisir ce qui est exposé. Je ne cache pas que cela soit difficile à appréhender, mais je n’y peux rien.

      Si vous êtes menuisier, pour vous, la structure de la matière se limite à ce qui est visible et utile, cela vous suffit pour votre activité. Pour vous, menuisier, la matière est pleine. C’est du solide.

      Si vous êtes chercheur et que vous recherchez des théories qui ont un plus grand pouvoir d’explication sur la matière, vous utilisez les théories atomiques, lesquelles vous disent que, contrairement à l’évidence du menuisier, la matière, c’est surtout du vide.

      A partir de cette comparaison, vous comprenez que ce que vous dites, qui se situe au niveau du menuisier, n’a aucune commune mesure avec ce qui se rapproche du fondamental, la vision de l’atomiste.

      En matière monétaire, rien n’est simple et c’est pour cela:
      – que les erreurs de politique monétaire abondent
      – que les politiciens quand ils s’en mêlent ne font que des idioties
      – qu’il est facile de tromper le public
      – etc. etc.

      Pour résumer, la thèse qui est exposée ci-dessus n’a aucun rapport avec votre commentaire.

      Je vous invite à relire, à assimiler en particulier la différence entre les assets papiers, qui étant cotés sur les marchés sont censés être de la quasi-monnaie, les différentes formes de substituts de monnaie et finalement les plays sur la Monnaie, les Fat moneys, monnaie de crédit, qui sont à la base du non-système monétaire actuel.

      Ce qui est en cause dans la crise, c’est la constitution d’une masse considérable d’assets papiers qui ont pour origine la croissance du crédit global, lequel a pour origine les excès du crédit américain, lequel a pour origine la disparition de la discipline monétaire permise par la décision de 1971.
      Les déficits des uns ont fait les excédents et les réserves des autres et, ce faisant, le crédit a muté en capital. Capital non productif, fictif qui, au lieu de servir les économies, les empêchent maintenant d’avancer. Ce faux capital s’est dialectiquement retourné contre le système capitaliste.
      Il a pris la forme capital sans en avoir le contenu. Mystification liée, là, vous avez raison, aux facilités de la modernité.

      Le paradoxe du joueur de billes de Rueff proposait une analyse correcte, tout comme l’analyse de Triffin, mais ils ne sont pas allés jusqu’au bout, ils n’ont pas vu que ce qui constituait des dettes pour les uns, dialectiquement constituait un capital pour les autres, avec intérêt et remboursement et que ce faux-capital, non productif, tenait rang de capital et qu’il venait à son tour réclamer sa mise en valeur, son droit de prélever des richesses, aux côtés du vrai capital, le productif celui-là; qu’il lui faisait concurrence pour attirer à lui, le profit. Cette constitution d’une masse considérable de capital fictif est le processus même de la financiarisation, formation d’un capital parasite qui, peu à peu, a des effets terribles.

      Le capital parasite est ce par quoi le système bancaire et kleptocratique écrème la masse de profits, réduit le taux de profit qui devrait revenir aux investissements productifs, il pèse sur l’emploi, il oblige pour satisfaire ce que l’on doit appeler des usuriers, à fabriquer de l’austérité, à réduire le pouvoir d’achat réel, etc. etc.

      Le capital financier, contrairement à l’idéologie dominante, n’est pas productif de profit, on ne produit aucune richesse en dormant, ce capital n’est auto-productif que par apparence dans la mesure où la finance exerce son droit de prélèvement sur la masse de profits qui tire son origine de la production.
      En fait, rien n’a spontanément statut de capital, ce statut n’est pas dans l’ordre des choses, il est social, lié à un système.
      La vrai système capitaliste permet au capital productif de s’octroyer une part de la valeur ajoutée par les entreprises du secteur privé. C’est un système qui permet l’accumulation du capital, la concurrence, la productivité etc. C’est un système qui a de gros avantages en termes d’efficacité et de liberté, il permet de se passer d’une nomenklatura d’incapables qui jouent aux capitalistes avec l’argent des autres alors qu’ils n’en ont pas les compétences.
      Bien sûr, ce système a un coût, un inconvénient, il permet au capitaliste d’accumuler de la richesse, d’avoir du pouvoir, bref, d’être dominant dans un ordre social donné. Le capitaliste tient le haut du pavé, mais c’est le revers de la médaille de sa fonction systémique. Je préfère un capitaliste, qui investit, produit des richesses, crée de l’emploi à un politicien socialiste qui gaspille les ressources pour conquérir le pouvoir et s’y maintenir..
      Je préfère les inégalités fondées sur la richesse et la compétence à en produire aux inégalités fondées sur la flagornerie politique et le pouvoir, le recours à la force de l’Etat.

      Le capital à l’ ancienne, à la papa, productif, a de l’allure, il est à l’origine du progrès des niveaux de vie, des phénomènes d’ascenseur social, il permet par le jeu du marché l’expression des préférences, des choix, des libertés. Il a à voir avec un ordre démocratique, bourgeois certes, mais plus satisfaisant que celui du socialisme nomenklatural, du socialisme réel. En plus, si on respecte les règles, il est juste, le capitaliste incapable, fait faillite, il est dégradé. Ceci est finalement la condition sine qua non de sa légitimité. Le risque, la sanction, sont indispensables à la légitimité du système capitaliste.
      Le capitalisme financier, klepto, plouto, fondé sur l’accumulation de faux capital non productif, produit par la transformation de déficits en créances et réserves, ce capitalisme est illégitime.
      Il est parasitaire.
      Il vient ponctionner la masse de profits extraits du système de l’économie réelle.
      Il détourne de l’investissement productif socialement utile, car le profit financier est plus facile à prélever que le profit d’entreprise normale. Il faut mettre les mains dans le cambouis, se coltiner le réel, le personnel, les clients, les Ponctionnaires pour s’enrichir dans la production. On comprend d’ailleurs que la finance ait attiré les soi-disant talents, ils ont suivi la ligne de plus grande pente de la facilité. La ligne du jeu au lieu de celle de l’effort.

      Le capitalisme financier, plus exactement financiarisé, ruine le capitalisme. Il fait baisser le coût du capital, baisser la rémunération de la vraie épargne, quasi jusque zéro et détruit l’ordre social fondé sur cette épargne.
      Le capitalisme financier fondé sur la transformation de déficits en capital improductif est organiquement lié au socialisme, à la sociale démocratie, à la démagogie, puisque ce sont ces systèmes politiques pervers qui creusent les déficits, accumulent les dettes qui sont le réservoir où s’alimente la financiarisation, afin de conquérir le pouvoir puis le garder.
      Le vrai capitalisme, la vraie finance, celle d’avant la financiarisation, ont des revers, ils ont des coûts, mais, au moins, ils sont légitimes car productifs de richesses, d’emplois, de promotions, d’espoir. Tant pis pour les envieux.

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      • En gros d’accord , le bémol , apparrait dans la reproduction élargie d’ensemble du capital . Cet élargissement implique une renonciation à la consommation de la plus-value . Il va de soi que çà ne va pas de soi , ce qu’ y par abstration n’est pas dévellopé .
        Supposons que les protestants selon Max Weber aient cette vertu , ils l’ont exercés d’autant plus aisément
        qu’historiquement c’est d’abord l’église puis l’état qu’ils ont mis à la diéte , si vous me permettez l’expression .
        S’il s’agit d’eux-mémes la vertu est peut étre plus difficile , n’est-il pas ?
        Le capitalisme à la papa devient alors plus périlleux . D’autant que les moeurs évoluent , voir Brigitte Bardot ,
        qui léve ses jupes face à Gabin , qui n’y reste pas insensible . On est pas encore en Mai 68 !
        Rueff , chargé de gérer les fonds du plan Marshall , fait gaffe , c’est de la monnaie Américaine , l’oncle Picsou ne rigole pas . Pendant et Aprés la guerre du Viet-Nam , l’oncle tel le canard commet quelques couacs . On est plus là dans la rigueur protestante , il faudrait renoncer à consommer toujours autant de plus-value , mais on y arrive pas, c’est que aux US méme on est plus au temps du MayFlower , il n’y a pas que des protestants , comme va l’attester l’élection de Kennedy (pire aujourd’hui avec les hispaniques ) .
        çà ne marche plus . Conséquence il n’y a plus reproduction élargie , mais rétrecie . Deux tiers de la population aux US dans les bureaux et malgré la révolution des Ntic , çà s’arrange pas .
        Donc Rueff , capitalisme à la papa , certes ( ne pas confondre avec le pape) , mais capitalisme encore , c’est à dire d’abord produire ( on dit économie de l’offre pour noyer le poisson ) , depuis on veut d’abord jouir
        on est plus dans le protestantisme , ni dans la reproduction élargie , donc crise …..et permanente .
        Et cette économie de l’offre et post 68 , c’est encore et d’abord pour jouir plus , mais plus pour tous .

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      • Le travail devient inutile. L’humain salarié est remplacé par des machines qui maintenant deviennent moins chères que le salaire. Les machines consomment-elles ? Les sans-emploi et revenu achètent-ils ?
        L’humain devient inutile.
        Quelque chose de terrible se prépare.
        Les occidentaux et leur civilisation qui a colonisé toute la planète ne voient pas l’origine de cette BIG crise, intoxiqués qu’ils sont par le mythe du progrès et des avancées de la technoscience.
        Ils préfèrent disserter sur des sujets secondaires, sur les effets.

        – divinité
        – ignorance spirituelle (souffrance et peur constantes)
        – matérialisme et avidité des biens symboles de puissance et d’éternité
        – technoscience et mécanisation replaçant de plus en plus le travail humain
        – mondialisation et colonialisme, formation des cartels
        – guerres entre oligarchies avec technoscience
        – techno-science et robotique et équilibre de la terreur
        – expansion de l’informatique, robotique, l’ouvrier inutile, crise de surproduction
        – nouvelle mondialisation, planche à billet illimitée, automates financés par la planche à billet et installés en Chine etc., pour baisser les coûts et remédier à la surproduction et soutenir la kleptocratie
        – automates moins chers que le coût humain quelque soit le lieu
        – automates et nanotechnologie et monde du type soleil vert plus 1984 et Brazil, aucun espoir, souffrance et esclavage.

        En ce qui concerne vos analyses, je partage votre point de vu et suis contre les socialistes.

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  4. Vendredi 21 Décembre 2012: L’or est toujours, toujours manipulé, pas plus en ce moment!

    Nous voyons passer ces derniers jours de nombreux articles qui avancent l’idée d’une manipulation en cours du prix de l’or.

    Structurellement, l’existence de l’or papier et des ETF sur l’or sont des manipulations de cours qui ont pour objectif de faire en sorte que l’on n’achète pas d’or physique. Les ETF- or travaillent surtout les dérivés et non le physique. Le système est vendeur à découvert d’or physique et travaille sans arrêt sa position dans l’optimum de ses intérêts. C’est à dire dans un sens néfaste aux vôtres.

    Tout ceci nous suggère quelques remarques.

    L’or est toujours manipulé directement, soit par la FRBNY, soit par les bullion banks, et toujours manipulé indirectement, soit par le prix du métal, soit par le prix de la volatilité.

    Le système repose sur la tentative d’éviction de l’or au profit du papier émis par les couples Banques Centrales/Gouvernements. Il est évident que l’or est leur ennemi. Le couple maudit n’a qu’une obsession, maintenir, développer la demande de fiat money et de quasi-monnaie.

    Face à l’incertitude sur l’issue de la crise, les marchés pratiquent le RONROFF. On passe du risk-on au risk-off. Tant que le RONROFF fonctionne, le système n’est pas en danger, l’argent reste piégé, neutralisé dans les véhicules qui conviennent aux pouvoirs, puisque ce sont les leurs. C’est leur gamme des assets papier. Leur panoplie.

    Mais dans le risk-off, il y a des degrés. Il y a le degré actuel où l’argent quitte le risk-on pour aller vers les fonds d’Etat singulièrement américains, allemands, etc, et il y a aura le degré où, la confiance ayant disparu, les illusions s’étant dissipées, l’argent ira vers le seul vrai refuge qui ne dépend pas de la confiance dans les pouvoirs, les valeurs réelles. Le métal.

    L’immobilier, les terres agricoles, etc. ne sont pas des refuges car, quand cela ira encore plus mal, les impôts qui les toucheront seront confiscatoires et feront peut-être s’écrouler leur prix. Dans toute prévision de l’issue de la crise et des moyens d’y faire face, il faut intégrer la réaction des pouvoirs et leurs possibilités de taxation, confiscation.

    C’est quand on sortira du RONROFF, quand le paradigme se brisera, que les choses vont commencer à se préciser car les pouvoirs n’auront alors plus la possibilité de gonfler le bilan des Banques Centrales et de monétiser puisque la demande de ROFF aura déserté les papiers. La demande de ROFF, c’est ce qui permet de monétiser.

    Tant que les marchés de ROFF répondent bien, tant que les acheteurs de ROFF actuels, c’est à dire de fonds d’Etat ont la certitude qu’ils ne perdront pas, ils n’ont aucune raison d’acheter de l’or. Ce qui signifie que chaque fois que Bernanke remet un plancher sous le cours des valeurs du Trésor et fait un QE et qu’en plus le dollar tient, alors, à chaque fois, le risk que le ROFF papier soit perdant, ce risk se réduit. L’attrait de l’or diminue.

    En faisant un QE, soutien aux valeurs du Trésor et par contrecoup à tout l’édifice des papiers, la Fed retarde le jour où on se précipitera sur l’or. Tout en augmentant sa possibilité de hausse car le potentiel de hausse du métal, rare, est lié à la masse de papiers qui cherchera sa conversion en valeur réelle. Chaque fois que Bernanke retarde la future hausse des taux d’intérêt, il consolide les valeurs du Trésor et le papier en général.
    Même si, fondamentalement, structurellement, il les dévalue. Par ailleurs, la hausse du métal sera d’autant plus forte à l’échéance que de nombreuses petites Banques Centrales profitent systématiquement des phases de recul du prix de l’or pour compléter leurs réserves, le disponible se réduit chaque fois que l’on baisse; l’or est classé dans des mains plus fortes. Il passe des mains faibles aux mains fortes.

    Nous ne pensons plus que la hausse de l’or qui se produira un jour sera provoquée par les achats des particuliers ou des investisseurs, nous sommes convaincus que la hausse du métal sera faite par les vrais acheteurs, les géopolitiques, qui ont maintenant compris que les Etats Unis n’honoreront jamais leur dette, que le système des paiements est entre leurs mains, que les dollars scripturaux détenus dans le système bancaire ne sont pas de la vraie monnaie, etc. Bref, que derrière la monnaie, il y a la loi du plus fort. Et que le seul moyen d’ y échapper, c’est d’accumuler un actif qui vaut et vaudra toujours en lui même par le bais de sa place dans l’esprit des hommes.
    Ainsi, en ce moment, l’or baisse mais emmagasine du potentiel, de la hausse future.

    Pas besoin de recourir aux manipulations exceptionnelles pour expliquer le comportement actuel du métal, la logique suffit.

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  5. Je suis ok avec vous en gros pour ce qui est du diagnostic actuel sur la monnaie .
    Pour ce qui concerne Marx , je m’oppose sur trois points .
    1) l’interprétation de Lénine est fausse . Marx ce sert de Hegel comme méthode d’exposition , pas d’investigation d’où une confusion grave en laquelle sont tombés les marxistes , et on fait de Marx un idéaliste et conséquemment comme Hegel un étatiste , il faut dire que Marx lui-méme s’est prété à cette confusion . Si l’on veut retrouver le vrai fil directeur , il faut partir d’un point de vue scientifique , celui que Marx souligne avec sa référence à la Chimie . L’économie politique ne peut étre scientifique que si elle ne contredit pas la science . Nous sommes des étres chimiques et l’étude de la société ne peut en faire l’impasse . Le travail a un sens précis en physique de méme que la chaleur , en tant qu’étres chimiques nous sommes contraints de consommer plus que nous ne dépensons en travail , c’est au fond pourquoi l’échange ne peut étre fondé sur l’utilité , mais sur le travail . Ceci dit c’est une loi , au sens où çà s’impose à nous , mais que nous n’avons pas tendance à respecter . Lénine , partisan avéré de l’état donc de Hegel , conséquent ne supportait pas la monnaie-or , l’état , les politiques les idéalistes ne supportent pas la matérialité chimique sous-jacente à la société . Par Chimie il faudrait dire aujourd’hui thermodynamique , et substituer à la dialectique Hégelienne , le calcul fonctionnel .
    2) A cause de la méthode d’exposition Marx se garde dans son chapitre de la monnaie de parler de l’état , sa monnaie-papier et antérieurement du jeu sur les symboles monétaires associés à l’or ( rognages des monnaies , qui n’était d’ailleurs pas spécifique de l’état – ceci pour le free banking ) , tout le long du capital il suit cette ligne de conduite . Il est clair que ce qu’il cherche à établir , n’est pas ce qui est ou ce qui a été mais ce qui doit étre . (l’homme est la clé de l’anatomie du singe , selon son expression ) . Pourtant , en réalité , historiquement ce sont bien les abus de l’état , qui ont contraint à créer cette forme supplémentaire de capital : le capital productif ( alors qu’ auparavant n’existaient que le capital marchand et financier )
    En bref Marx , c’est paradoxal à dire , suit la ligne libérale , la solution doit venir du marché , Marx n’est pas marxiste . Elle ne doit n’y étre symboliste , ni rationnelle , mais réelle c’est à dire ‘chimique’ .
    3) Là où les marxistes on complétement décrochés ( mis à part dans une certaine mesure R Luxembourg c’est avec la loi de la reproduction d’ ensemble du capital . C’est interprété en terme matriciel ( alors que c1 c2 etc ne peuvent mathématiquement étre pris comme des variables , ce sont des produits !) , le comble de l’abberration au point de vue scientifique , c’est d’écrire les mémes quantités de marchandises de part et d’autres des égalités , ce qui revient à résonner sur l’existence du mouvement perpétuel . ( Leontief ne commet pas cette erreur , en ne considérant que les quantités monétaires ) . Ce décrochage est important pour ce qui concerne la monnaie , parce qu’il laisse en plan la question dite des transformation des valeurs en prix , éludée en posant un coeff monnaie = 1 . Pour que la loi de la valeur soit respectée , cette transfo doit avoir lieu en dehors de la production . C’est bien ce qui se passe effectivement , la péréquation des profits s’effectue comme il est évident sur les marchés financiers , et passe les frontiéres donc met en jeu le
    capital marchand . D’où le 3e livre du capital qui analyse les rapports entre les 3 formes du capital , financier , marchand , productif et conclusion : puisqu’il n’existe rien dans le marché (rien encore ) pour arbitrer tout çà
    ( méme pas l’or ) ; la lutte des classes . Nous nous le savons maintenant plus de cent ans aprés que l’état ,
    par le keynésianisme pour faire vite , puis le monétarisme , à mis fin à la lutte des classes ( mais pas aux conflits ) . Pour cela il a fallu , dévelloper le capital sur la monnaie , toutefois avec un biais non scientifique ,
    qui resurgit maintenant à une échelle jamais vue , qui a mon avis nécessite un retour au ‘chimique’ .
    D’une certaine maniére cela apparait déjà par de multiples théses où l’on raisonne sans monnaie et où l’on
    remets en cause tout ce qui en procéde ( PNB , croissance , etc …) .

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  6. J’ajouterai une chose au sujet de Marx sa théorie de la monnaie , comme celle des Autrichiens répond à une
    question générale au point de vue historique . Mais pas spécifiquement aux questions d’aujourd’hui , ni méme de la fin du 19e . Mais généralement elle est vraie . Spécifiquement elle est insuffisante donc la question de la monnaie n’est pas résolue , une certitude celles actuelles , le dollard l’euro , etc sont condamnés , mais on ne sait pas comment les remplacer . ( les solutions genres DTS bis ou retour à l’étalon-or ne tiennent pas la route ) , donc c’est l’or servira de garde fous .
    Fin 19e légions d’historiens et d »économistes ont essayé d’établir le rapport entre la monnaie et l’or , ils ont échoué , quoique leurs recherches soient éclairantes . Ces démarches sont toutes entachées d’un hiatus : l’argent . Or s’en est presque comique l’argent a été démonaitisé par la banque d’Angleterre pour des raisons trés pragmatiques pour ne pas dire sordides , le déficit de l’Angleterre vis à vis de la Chine pour le thé . La Chine demandant son paiement en argent , métal que les Anglais ne controlaient pas , les mines étant principalement Américaines , alors que par ailleurs les préts aux farmers étaient libellés en argent , métal qui ne cessait de se dévaluer . D’où la solution Anglaise , démonaitiser l’Argent et payer le thé avec l’opium des Indes . Trés prosaique finalement le controle de la monnaie .
    Donc toujours pas de théorie pour le monde moderne ni chez Marx , ni chez les Autrichiens . Quand à Keynes et les monétaristes ont a aggravé la solution , ‘monnaie pour la Chine ‘ , avec la décision de Nixon en 1971 , la solution est de mettre la poussiére sous le tapis !

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  7. Samedi 22 décembre 2012 :

    En zone euro, les Etats périphériques sont en faillite.

    Dernier exemple en date : l’Etat chypriote ne peut plus payer ses fonctionnaires.

    Cette semaine, le gouvernement s’est tourné vers les organismes semi-publics : l’Autorité des Télécommunications de Chypre, Electricité de Chypre, ainsi que l’Autorité portuaire de Chypre. Le gouvernement a carrément puisé dans les fonds de pension de ces organismes pour payer les fonctionnaires de l’Etat.

    Depuis 2011, Chypre ne peut plus se financer en lançant des emprunts sur les marchés internationaux.

    Si l’Etat obtient enfin un prêt de la Troïka pour recapitaliser les banques chypriotes, la dette publique de Chypre dépassera largement 120 % du PIB en 2013.

    Conclusion : Chypre va devenir le quatrième Etat de la zone euro placé sous perfusion. Reste que les pays européens rechignent à porter secours à un quatrième État membre après la Grèce, l’Irlande et le Portugal.

    Lisez cet article :

    Toujours pas d’aide pour Chypre, au bord de la faillite.

    Six mois après avoir sollicité le sauvetage financier de l’Union européenne (UE), Chypre est au bord du défaut de paiement.

    L’agence de notation Standard & Poor’s a abaissé vendredi – pour la troisième fois en cinq mois – de deux crans la note souveraine de l’île méditerranéenne, gratifiée d’un « CCC+ ».

    L’incertitude persistante sur le plan de sauvetage du petit État de la zone euro exclu des marchés financiers depuis 2011 rend le risque de défaut «considérable et en hausse», avertit S & P.

    Les ministres de la zone euro auraient dû se mettre d’accord le 13 décembre sur l’assistance à Chypre, dont le secteur bancaire a été très exposé à la dette grecque. Mais les différents bailleurs de la troïka (UE, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) divergent sur les instruments à employer. «Le niveau de la dette publique de Chypre sera tellement élevé après un prêt qu’il ne sera plus supportable», a déclaré vendredi Jorg Asmussen, l’Allemand membre du directoire de la BCE, qui redoute pour Chypre un scénario à la grecque, en pleine campagne électorale allemande.

    La question d’effacer la dette chypriote «ne se pose pas», a affirmé Jorg Asmussen. Une position confirmée par le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroupe, le cénacle des ministres des Finances de la zone euro. En attendant, les premiers créanciers à pâtir d’un effacement de la dette publique chypriote seraient les banques du pays, principales détentrices des bons du trésor de la petite République.

    Nicosie doit encore affiner l’évaluation précise de son besoin de financement, estimé jusqu’ici à 17 milliards d’euros, soit un peu plus qu’un an du PIB du pays. Alors que Bruxelles prévoit une dette publique équivalente à 97% du PIB en 2013, la seule recapitalisation des banques chypriotes (10 milliards d’euros) ferait dépasser largement le seuil de 120% du PIB, au-delà duquel le FMI considère la dette publique comme insupportable.

    Répondant aux exigences de ses futurs bailleurs, Chypre vient d’adopter un budget d’austérité. Reste que les pays européens rechignent à porter secours à un quatrième État membre après la Grèce, l’Irlande et le Portugal.

    Un moyen de soulager le fardeau serait une aide conjointe de Moscou. «Il me paraît important que les Russes soient à bord», plaidait le ministre français Pierre Moscovici le 4 décembre dernier devant l’Eurogroupe. La Russie, dont des capitaux importants sont placés dans le havre fiscal chypriote, n’a pas répondu à la demande de prêt de Nicosie. «Les Russes n’auraient, entre autres raisons, pas apprécié d’être écartés d’un appel d’offres pour la prospection de gaz», décrypte un diplomate européen en poste à Nicosie. Vendredi à Bruxelles, Vladimir Poutine a soufflé le chaud et le froid sur la question.

    Les tractations vont se poursuivre. Jean-Claude Juncker espère avoir «pratiquement fini» de s’occuper de Chypre pour la réunion de l’Eurogroupe du 21 janvier, avant l’élection présidentielle chypriote du 17 février. Le temps presse. L’État chypriote en est déjà réduit à puiser dans des fonds de pension pour payer ses fonctionnaires.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/12/21/20002-20121221ARTFIG00625-toujours-pas-d-aide-pour-chypre-au-bord-de-la-faillite.php

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