A Chaud!!!!!

Les Clefs pour Comprendre du Vendredi 18 Janvier 2013: Sinn expose de façon lumineuse pourquoi l’avenir est sombre par Bruno Bertez

Les Clefs pour Comprendre du Vendredi 18 Janvier 2013: Sinn expose de façon lumineuse pourquoi l’avenir est sombre par Bruno Bertez

EN LIEN: Hans-Werner Sinn souhaite une zone euro avec moins de pays

Avec le temps, la pensée de Hans Werner Sinn se décante, le cristal se dégage de sa gangue, tout devient plus clair. Est-ce le murissement ou bien le fait qu’il a repris sa liberté, ou encore le fait qu’il n’espère plus rien de Merkel. Au lieu de critiquer, chercher à s’opposer, il se résigne et se contente de prévoir et tirer les conséquences.

    Le rappel historique est bienvenu, il a raison de rappeler les conséquences funestes de la mutualisation de la dette et des charges aux Etats Unis. Plus prés de nous, pour ceux qui ne sont pas convaincus de l’effet diviseur des péréquations, il y a le problème séparatiste belge. Les Flamands en ont assez de payer pour les Wallons ; c’est un isomorphisme de ce qui ce passe en Europe et bien sur de ce qui se passera. La mutualisation, solidarité imposée, conduit aux affrontements. Pourquoi croyez-vous que les Français se révoltent contre l’immigration? Parce qu’ils ont compris au fond d’eux même que l’on mutualise leurs ressources au profit de gens qui non seulement n’ont pas vocation historique à en bénéficier, mais qui en plus, souvent en abusent. Ce  qui se produit en Belgique, se produit aux Pays Bas, en France, en Catalogne,  au lieu de rapprocher les gens on les oppose.

Nous soutenons que les gouvernements sont criminels lorsqu’ils mènent des politiques qui montent les citoyens les uns contre les autres; la solidarité imposée a des limites et ses limites se manifestent par le rejet puis la haine de l’autre. 

Tout est clair dans le discours de Sinn, nous mettons au défi quiconque de le contester, il n’y a pas d’idéologie, rien que du bon sens. Du bons sens contre lequel les politiques sont arqueboutés, préoccupés qu’ils sont de gagner des voix en suivant le chemin de la facilité. On change les règles fondamentales des économies, de la vie en société pour à la fois pallier un problème de compétitivité des systèmes productifs et en même temps sauver les banquiers imprudents et cyniques profiteurs. 

Nous sommes moins pessimistes que Sinn car nous n’avons jamais cru aux politiques. Chez eux le vers est dans le fruit et cela n’a rien à voir avec le découpage droite/gauche. La logique du politique, c’est d’être élu, donc de plaire, de descendre la plus grande pente de la démagogie et de la facilité de court terme. En revanche nous savons que deux et deux font quatre et que la multiplication des pains, cela n’existe pas. Le réel avec le gaspillage des ressources, les démotivations, les désincitations, va faire retour et s’imposer aux politiques. 

C’est en profondeur que le système se délite et qu’il se pervertit. Ce qui fait que la machine a tourné tant bien que mal ces dernières années est en train de disparaitre. L’un des écueils sur lequel le monde politique va buter c’est la croissance, puis l’épargne, ce qui va augmenter les déséquilibres au fil du temps. La démographie condamne les systèmes de retraite, et eux, les politiques hâtent la venue des problèmes et l’accélération de l’insolvabilité.

BRUNO BERTEZ Le Vendredi 18 Janvier 2013

llustrations et mise en page by THE WOLF

2 réponses »

  1. Il y a en fait deux mentalités qui s’opposent, comme depuis les origines de la vie organique, deux systèmes de vie en lutte à finir : les unicellulaires et le pluri-cellulaire.
    L’unicellulaire, principalement consommateur et destructeur, fait écho à la mentalité primitive des cueilleurs pasteurs, mentalité qui n’a jamais disparue mais s’est trouvée réduite lors d’émergence de civilisation. La régression civilisationnelle va de pair avec la mise en avant de ces consommateurs qui, au fond, ne savent absolument pas produire, ont même la haine de la mentalité productive sur laquelle pourtant repose véritablement la hausse du niveau de vie.

    Il faut un Hercule-Héraklès (note : pour la mythologie chrétienne, c’est St Etienne qui tient ce rôle) pour, par exemple, faire en sorte que cette mentalité bactérienne s’intègre à une mentalité productive et génère un essor de civilisation. Les politiques, avec l’Education nationale, ne peuvent être qu’ennemi d’un tel essor.

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    • Vous avez raison il y a deux mentalités qui s’opposent, mais les mentalités ne tombent pas du ciel, elles sont produites. Elles sont le résultat de quelque chose. Mon avis est que les forces qui ont produit ce résultat sont multiples et complexes et c’est pour cela qu’il n’y a pas de solution, d’issue simple.
      En un mot qui résume ce que je pense, nous sommes sous le règne de l’opinion, et j’en vois pour preuve les sondages idiots en cours sur l’approbation de l’invasion du Mali par Hollande. Les gens interrogés ne connaissent rien, ni les tenants ni les aboutissants, ils n’imaginent pas les couts, les conséquences. Simplement en fonction des commentaires des médias et des politiques, ils se font une idée, et ils l’expriment.

      Nous sommes au cœur du problème, dans un monde complexe, les citoyens ont peu d’idées par eux mêmes, l’appréciation qu’ils portent sur les situations est fabriquée par la droite, la gauche, les syndicats, les medias. Or si vous supposez comme moi que ces gens sont dans une bulle, prisonnier d’illusions et de faux savoirs depuis des dizaines d’années, alors vous comprenez que le résultat ne peut être qu’un discours inadapté mais, et je souligne, partagé. Ce qu’il faut aux Français c’est un regard neuf, un regard de Sirius, pour qu’ils conçoivent les choses autrement, avec d’autres outils. Les Français récusent ce que le monde extérieur écrit et pense sur eux; témoin, la levée de boucliers sur l’article de The Economist.

      Il y de l’héritage dans tout cela, héritage de la Révolution qui a donné l’illusion facile que la France était le phare du monde, l’universel incarné; il y a l’héritage de la lutte des classes dévoyée par le parti communiste au profit de l’URSS pendant 40ans; il y a l’héritage de Mai 68 etc…

      Et tout se mélange dans un pathos incohérent dans le réel, mais cohérent dans l’idéologie française, et la mémoire collective truquée par l’école des Jules et des instits réunis.

      Chirac a fait beaucoup pour le mal français par sa lâcheté lorsqu’il a validé ce modèle comme spécifique et d’exception dont il convient d’être fier. On peut être fier quand on a les moyens de sa fierté, mais quand on emprunte les moyens de cette fierté, et qu’on importe le travail bon marché des émergents, on la boucle. On doit plutôt baisser la tète.

      Pour résumer, la France est un asile d’aliénés, prisonnière, dans une bulle névrotique, et les psychiatres sont plus fous que les patients.

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