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Le grand bond en arrière: La Chine n’échappera pas à un atterrissage brutal!

Le grand bond en arrière:  La Chine n’échappera pas à un atterrissage brutal!

Chine. Le profil de risque financier ressemble à s’y méprendre à ceux de l’Espagne et des Etats-Unis à la veille de leur crise financière. 

China money supply, new loans and GDP

China electricity production and GDP growth 

La crise financière récente en Chine, propulsant les taux de prêts interbancaires à des valeurs à deux chiffres en l’espace de quelques jours, fournit une confirmation supplémentaire que la deuxième économie du monde se dirige vers un atterrissage brutal. Alimentée par une croissance massive du crédit (équivalente à 30% du PIB entre 2008 et 2012), l’économie chinoise a opté pour un niveau de levier financier qui est le plus élevé parmi les marchés émergents. Ca ne se terminera pas bien. 

En effet, une étude récente par Nomura Securities montre que le profil de risque financier actuel de la Chine ressemble à s’y méprendre à ceux de la Thaïlande, du Japon, de l’Espagne et des Etats-Unis à la veille de leur crise financière respective. Chaque économie en crise avait augmenté son levier financier – le ratio du crédit intérieur par rapport au PIB – de 30 points de pourcentage en cinq ans, peu avant leurs bulles du crédit n’éclate.

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Voici , sommairement, comment fonctionne le système bancaire en Chine. 

Celui-ci comporte deux niveaux: le premier officiel et le second informel, mais néanmoins légal. D’un côté, il y a les banques officielles, qui sont contrôlées par l’État et soumises à des règles strictes (réserves obligatoires, plafond de crédit, etc.). 

De l’autre, un système parallèle qui s’est développé depuis 25 ans avec l’ouverture de la Chine à l’économie de marché. On y trouve des fiducies, des assureurs et des prêteurs sur gages notamment, mais leurs activités n’entrent pas dans les chiffres officiels. 

Ces groupes sont souvent contrôlés par des administrations régionales qui, elles, ont un accès facile au crédit du gouvernement central. Sur ce marché qui fleurit dans l’ombre, prêter est un business très payant car le crédit informel, consenti surtout à des PME et à des entrepreneurs boudés par les banques d’État, est offert à des taux nettement plus élevés que les taux officiels. 

Le phénomène s’est accéléré depuis trois ans, soit après que Pékin a ouvert les vannes du crédit pour relancer l’économie alors affectée par la crise financière américaine de 2008-2009. Le but des autorités était de financer des projets d’infrastructures, mais cet argent sert aujourd’hui à d’autres fins, dont la spéculation immobilière. 

Le crédit informel est évalué par la banque américaine JPMorgan Chase à 5800 milliards US, ce qui représente près de 70% du produit intérieur brut (PIB) de la Chine! Or, en l’absence de règles strictes, il est difficile de connaître la qualité de ces créances.

5800 milliards US: Valeur du crédit informel en Chine, selon JPMorgan Chase, ce qui représente près de 70% de l’économie.

30 milliards US: Valeur mensuelle moyenne des prêts informels consentis de janvier à avril en Chine, soit un bond d’environ 70% en un an, selon l’agence Fitch.

Près de 14%: Niveau atteint ce mois-ci par les taux interbancaires en Chine, soit le taux auquel les banques se prêtent des fonds au jour le jour. Source Richard Dupaul La Presse juil13

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 Les économistes qui continuent à penser que le levier financier de la Chine n’est pas trop élevé sont une minorité en diminution. Assurément, la Banque populaire de Chine, qui a conçu un resserrement du crédit en juin pour tenter de décourager la croissance des prêts, semble estimer que le levier financier a augmenté à des niveaux dangereux. Les seules réponses qu’il reste maintenant à trouver concernent la question de savoir quand et comment le désendettement va se produire. 

PLUS DE CHINAMERICA EN SUIVANT:

À l’heure actuelle, les observateurs de la Chine se concentrent sur deux scénarios. Selon le premier, un atterrissage économique en douceur se produira lorsque la nouvelle direction de la Chine adoptera des politiques ingénieuses pour freiner la croissance du crédit (notamment à travers le système bancaire informel), forcera les emprunteurs surendettés à se déclarer en faillite et injectera des ressources budgétaires dans le système bancaire afin de renflouer sa base de capital. La croissance du PIB de la Chine, qui s’appuie fortement sur le crédit, en prendra un coup. Mais le processus de désendettement sera progressif et ordonné. 

Dans le second scénario, les dirigeants chinois ne parviendront pas à freiner la croissance du crédit, principalement à cause de l’opposition des gouvernements locaux fortement endettés, des promoteurs immobiliers bien connectés et des entreprises d’Etat (SOE) à toute politique qui leur couperait l’accès au financement et les forcerait à se déclarer insolvables. En conséquence, la croissance du crédit restera incontrôlée jusqu’à ce qu’un événement imprévu déclenche l’instant «Lehman» de la Chine. Dans ce cas, la croissance s’effondrerait, de nombreux emprunteurs feraient défaut et le chaos financier pourrait s’ensuivre. 

Deux observations intéressantes se dégagent de ces deux scénarios. Tout d’abord, un désendettement drastique est inévitable. Deuxièmement, la croissance chinoise va diminuer, quel que soit le scénario. Dès lors, quel impact la prochaine ère de désendettement et de croissance plus faible aura-t-elle sur la politique chinoise? 

La plupart des gens estiment qu’une période d’austérité financière et de croissance lente du PIB constitue une grave menace pour la légitimité du Parti communiste chinois (CCP), qui est basée sur la performance économique. La hausse du chômage pourrait susciter des troubles sociaux. La classe moyenne pourrait se retourner contre le parti. Parce que la détresse économique nuit à différents groupes sociaux en même temps, elle pourrait faciliter l’émergence d’une vaste coalition anti-CCP. 

En outre, un bouleversement économique majeur pourrait détruire la cohésion des élites dirigeantes et les rendre plus vulnérables politiquement. En effet, les membres de l’élite dirigeante seront les plus directement touchés par le désendettement financier. Ceux qui ont emprunté imprudemment pendant le boom du crédit de la Chine ne sont pas des petites entreprises privées ni des consommateurs moyens (l’endettement des ménages en Chine est très faible), mais bien les gouvernements locaux, les entreprises publiques et les promoteurs immobiliers bien connectés (beaucoup d’entre eux membres de la famille des fonctionnaires de l’Etat). Techniquement, un désendettement financier réussi signifierait la restructuration de leurs dettes et l’obligation pour certains d’entre eux à se déclarer en faillite. 

Par définition, ces personnes ont les moyens politiques pour monter une lutte acharnée en vue de préserver leur richesse. Mais, étant donné la taille énorme de la bulle du crédit en Chine et les énormes sommes d’argent nécessaires à la recapitalisation du système bancaire, seuls certains d’entre eux pourront être renfloués. Ceux qui ne le sont pas seront naturellement rancuniers envers ceux qui le sont.

 Une croissance du PIB plus lente sape l’unité de l’élite selon une dynamique politique différente. Le système chinois actuel est un mécanisme gigantesque de distribution de rentes. Les élites dirigeantes ont appris à vivre les uns avec les autres non pas sur base de croyances, de valeurs ou de règles partagées, mais en se partageant le butin du développement économique. Dans un environnement à forte croissance, chaque groupe ou individu pouvait compter sur l’obtention d’un contrat ou d’un projet lucratif. Lorsque la croissance faiblit, la bataille pour la nourriture parmi les membres du parti deviendra vicieuse. 

Les personnes qui devraient se soucier le plus du désendettement financier et du ralentissement de la croissance sont le président et le secrétaire général du CCP, Xi Jinping et le premier ministre Li Keqiang. Si le processus de désendettement est rapide et ordonné, ils en ressortiront renforcés, à temps pour leur reconduction en 2017 (le calendrier politique chinois dicte donc qu’ils renversent l’économie d’ici au premier semestre de cette année-là). 

Xi et Li sont inséparablement liés à la promesse du CCP de promouvoir la prospérité économique et la grandeur nationale, incarnée par le slogan officiel, «la Chine rêve.» Ainsi, que feront-ils lorsqu’ils seront face à un cauchemar politique?

Minxin pei Claremont McKenna College Project Syndicate 6/7/13

http://www.project-syndicate.org/commentary/the-impact-of-slow-gdp-growth-on-chinese-politics-by-minxin-pei

EN COMPLEMENTS: 

Coup de froid sur les chantiers navals chinois 

La cotation des actions de China Rongsheng, l’un des principaux chantiers navals privés chinois, a été suspendue ce matin à la bourse de Shanghai. Très peu d’explications ont été données, si ce n’est la nécessité d’une clarification après la publication d’articles de presse. Un message qui fait référence à la publication, dans le Wall Street Journal, d’une interview du patron de China Rongsheng, dans laquelle ce dernier annonce qu’environ 40% des employés ont été remerciés au cours des derniers mois. 

Bien qu’il présente cette évolution comme la conséquence d’une restructuration et d’une évolution de la demande, cet article a réveillé les inquiétudes sur l’atonie de la demande dans ce secteur très symptomatique de l’état du commerce international. L’année dernière, Rongsheng n’a reçu que deux commandes de navires transportant du minerai de fer, contre 24 en 2011. Le groupe a donc affiché des pertes de 87 millions de dollars et doit rembourser 15 milliards de yuans (près de 2 milliards d’euros) de dettes cette année. 

Traditionnellement, la santé des chantiers navals n’inquiète pas excessivement les investisseurs, du fait que ces derniers sont étroitement liés aux gouvernements locaux et bénéficient de financements quasiment garantis de la part des banques. La situation de Rongsheng semble toutefois illustrer le caractère critique de la situation dans cette industrie qui souffre de surcapacités massives. On a d’ailleurs appris que le port de Shanghai avait vu son trafic diminuer de 5,7% sur un mois en juin, tandis que celui de Hongkong subissait un déclin de 9,1% sur un an au cours des cinq premiers mois de l’année.

 D’un point de vue plus macroéconomique, c’est aussi l’annonce de licenciements qui inquiète: nombreuses sont les industries qui souffrent de surcapacités en Chine et plusieurs secteurs, comme l’industrie solaire, semblent avoir dû se séparer d’une partie de leur main-d’œuvre au cours des derniers mois. En plein ralentissement économique, Pékin sait que le maintien de l’emploi est crucial à la stabilité sociale.

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La ville d’Ordos s’enfonce dans la spirale de la faillite  

D’après un journal affilié à l’agence officielle chinoise Xinhua, la municipalité d’Ordos, en Mongolie intérieure, est dans une situation financière désespérée. Célèbre pour sa ville nouvelle grandiloquente et ses bâtiments vides, la cité qui a surinvesti la fortune qu’elle avait accumulée grâce à la richesse de son sous-sol aurait emprunté auprès des entreprises locales pour pouvoir payer ses propres fonctionnaires, selon l’hebdomadaire L’économie et la nation. 

Les ordres de grandeur sont vertigineux: les autorités locales d’Ordos ont accumulé 240 milliards de yuans de dette (39 milliards de dollars), alors qu’elles ont amassé une recette fiscale de seulement 37,5 milliards de yuans l’an dernier. A l’évidence, la problématique du gouvernement central chinois n’est plus, désormais, d’éviter les défauts de paiement, mais de parvenir à isoler les cas critiques comme celui d’Ordos pour éviter que des excès locaux ne viennent créer un mouvement de panique sur l’ensemble des finances du pays.

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L’inflation chinoise laisse peu de marge de manœuvre à la banque centrale  

On savait la banque centrale chinoise peu encline à lâcher du lest: fin juin, elle a laissé les taux interbancaires s’envoler, prouvant que l’impératif d’assainissement du système financier passait désormais avant l’injection de liquidités. Le chiffre publié devrait la conforter dans l’idée qu’elle ne peut pas se permettre d’assouplir sa politique. L’indice des prix à la consommation a connu, en juin, une hausse de 2,7%, supérieure aux anticipations des économistes, et au chiffre de mai, qui s’était établi à 2,1%. Ce sont les prix alimentaires qui ont dérapé. 

La situation reste toutefois largement contrôlable sur ce front. D’abord parce que l’objectif d’inflation du gouvernement est de 3,5%: il n’y a pas d’urgence à freiner la valse des étiquettes. Ensuite parce que les prix à la production, qui constituent un bon indicateur de la tendance future, sont eux à la baisse (de 2,7% également). La faiblesse de la demande, la diminution des cours des matières premières, et les surcapacités industrielles pèsent sur les prix.

Sous la pression de Pékin, Danone et Nestlé cassent les prix  

La réaction ne s’est pas fait attendre. Après l’annonce, en début de semaine, de l’ouverture d’une enquête pour entente sur les prix à l’encontre des principaux vendeurs de lait en poudre pour enfants en Chine, deux des principaux accusés cèdent à la pression. Wyeth Nutrition, qui appartient à Nestlé, a annoncé qu’il allait réduire ses prix, en moyenne, de 11% sur le marché chinois. Danone, de son côté, a confirmé à Reuters qu’il coopérait avec les autorités chinoises et qu’il allait présenter rapidement une proposition de baisse de ses prix. 

Des réactions qui pourraient être perçues comme la confirmation qu’il y avait bien surévaluation du prix, mais qui traduisent aussi la façon dont les groupes étrangers préfèrent désormais obtempérer devant un pouvoir chinois dont ils redoutent la fermeté. Par cette attitude conciliante, Danone et Nestlé espèrent probablement échapper à une sanction trop lourde. Depuis qu’un scandale a éclaté en 2008, ternissant l’image de tous les laits infantiles fabriqués en Chine, la part de marché des grandes marques étrangères a fortement progressé. Pékin soupçonne ces dernières d’avoir profité de la situation.

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Le ralentissement chinois continue  

En Chine, importations et exportations battent de l’aile. Contrairement aux attentes de la majorité des économistes, la Chine a vendu moins de marchandise, en valeur, en juin 2013 qu’en juin 2012. La baisse est de 3,1%. Les importations, quant à elles, ont baissé de 0,7% sur un an. En mai, déjà, les chiffres du commerce extérieur avaient été décevants, mais cela avait été imputé, en partie, à la campagne lancée par les autorités pour mettre un terme à des pratiques frauduleuses dans la région de Hongkong, qui permettaient de faire rentrer des liquidités sur le territoire via de fausses déclarations d’exportations et d’importations. 

Les chiffres publiés par l’administration chinoise des Douanes semblent plutôt confirmer que le ralentissement chinois continue. D’après une enquête du ministère du Commerce, 83% des exportateurs affirment que leurs bénéfices sont en baisse, la moitié constate une diminution de leur carnet de commandes, et 38% n’osent plus s’engager sur des livraisons à long terme en raison de la hausse de la devise chinoise qui érode leur marge du fait qu’ils sont le plus souvent payés en dollars. Ils sont d’ailleurs 70% à estimer que c’est d’abord la hausse du yuan qui a pénalisé leur activité. Un quart se dit en déficit. Quant à la diminution des flux entrants, elle est aussi problématique, puisqu’elle est généralement révélatrice des tendances futures. 

Cette statistique apparaît en ligne avec une autre, annoncée: alors que les prix à la consommation semblent repartir à la hausse, ceux mesurés à la sortie des usines sont, en revanche, en nette baisse (de 2,7%). Ce qui traduit vraisemblablement l’inadéquation entre une demande insuffisante et une offre en situation de surcapacités. Dans ce contexte, c’est vers le gouvernement que se tournent les regards. Celui-ci ayant répété, ces derniers mois, qu’il fallait rééquilibrer l’économie chinoise quitte à tolérer un rythme d’expansion économique moins rapide, il devient de plus en plus possible désormais que l’objectif d’une croissance à 7,5% pour 2013 ne sera pas atteint. Ce serait la première fois depuis 1998.

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Pékin tente de mettre de l’ordre dans son marché interbancaire  

La banque centrale chinoise a annoncé, , que toutes les transactions intervenant sur le marché interbancaire devraient désormais passer par le Centre national du financement interbancaire. Les contrats ne pourront pas être inversés ou modifiés une fois signés, et les agences de clearing ne seront pas autorisées à intervenir en dehors de ce marché. Cette politique vise à améliorer la transparence sur le marché interbancaire, que Pékin soupçonne d’être devenu le théâtre de pratiques dangereuses.

Elle intervient deux semaines après une très forte poussée de stress sur ce marché, la banque centrale ayant refusé d’injecter des liquidités afin de faire passer un message de fermeté. Le but des autorités centrales est également de soulager le système bancaire, en poussant les entreprises à s’intéresser aux financements obligataires. Le gouvernement central a d’ailleurs approuvé, récemment, l’échange de contrats à terme sur les obligations d’Etat, un signal de plus qu’il cherche à approfondir ce marché en plein boom mais encore secondaire par les volumes de transactions.

La Chine va lancer des contrats à terme sur ses obligations d’Etat  

Interdits depuis un grand scandale intervenu en 1995, les contrats à terme (futures) sur les obligations d’Etat chinoises vont pouvoir être à nouveau échangés dans les prochains mois. C’est la conséquence d’une décision du gouvernement central, annoncée par les médias officiels. Désormais, c’est à l’instance de régulation des bourses chinoises (CSRC) d’organiser la mise en œuvre de cette réforme, qui devrait probablement intervenir à l’automne. Celle-ci traduit la volonté de Pékin de dynamiser son marché obligataire, dont le développement se fait rapidement mais qui reste encore très peu diversifié.

La mise en œuvre de contrats à terme doit permettre d’affiner les mécanismes de fixation des prix et d’offrir aux investisseurs des mécanismes de protection contre les fluctuations de cours. Le développement du marché obligataire chinois est également en ligne avec la volonté de Pékin de libéraliser progressivement les taux d’intérêt, car les taux des obligations ne sont pas fixés par la politique de la Banque centrale.

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Les ventes de terrains explosent en Chine  

Depuis qu’une grande réforme, au milieu des années 1990, a permis à Pékin de toucher l’essentiel des ressources fiscales chinoises, les gouvernements locaux ont pris l’habitude de compter sur les ventes de terrains pour équilibrer leurs budgets. Les chiffres publiés ce matin par le China Times, qui prouvent que ces ventes explosent, font donc froid dans le dos puisqu’ils pourraient traduire l’urgence financière dans laquelle se trouvent de nombreuses localités. 

A Shanghai, le chiffre d’affaires généré par les ventes de terres a augmenté de 277% entre les premiers semestres 2012 et 2013. A Pékin, la hausse a été de 390%. Dans la ville de Hangzhou, ce chiffre a été multiplié par plus de 6. Un réseau d’agences immobilières chinois estime qu’en moyenne, dans les 306 villes où il est présent, la hausse a été de 60% sur la même période. Le Centre de recherche sur l’immobilier (CIRC) la chiffre à 160% dans dix grandes villes chinoises. 

Même si les estimations divergent, il semble donc avéré que les ventes ont explosé. Pour Zeng Kanghua, de l’Université d’économie et de finance de Pékin, cette situation prouve que «le revenu budgétaire est en train de baisser» et que «les dettes locales sont à un sommet».

Presenting Exhibit A: China’s residential real estate prices, via JPM.

Source Les Echos 

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