Commentaire de Marché

Les Clefs pour Comprendre du Samedi 24 Aout 2013: Les marchés sont heureux, pourquoi ? Par Bruno Bertez

Les Clefs pour Comprendre du Samedi 24 Aout 2013: Les marchés sont heureux, pourquoi ? Par Bruno Bertez

   A la suite de nos interventions dans différents médias, on nous pose souvent la question : « Mais pourquoi les marchés ne traduisent-ils pas vos analyses et votre pessimisme ? ».

Notre réponse tient en trois points :

–          C’est une erreur de croire que nous sommes pessimistes. Toute personne qui nous lit régulièrement sait que tout cela finira mal, mais qu’entretemps, il peut y avoir de multiples embellies. Et les marchés sont court-termistes, ils sont incapables d’anticiper. Quand on dit qu’ils anticipent, c’est une erreur, voire une escroquerie. En réalité,  ils sont initiés à l’image des gens comme Goldman Sachs

–          Les remèdes à la situation présente, situation de crise, situation de dysfonctionnement, situation de déséquilibre,  ont précisément pour objectif de construire un monde de carton-pâte, un monde d’apparence, un faux monde, qui dissimule le précipice que constitue la situation fondamentale. Les marchés sont non seulement court-termistes, mais ils sont prisonniers des apparences et des perceptions

–          Et nous en arrivons au plus grave. C’est à juste titre que les marchés sont contents, heureux, voire quelquefois béats. Pourquoi ? Parce que de marché réel, il n’y a pas. Il y a belle lurette qu’il n’y a plus de clientèle finale, plus de clientèle qui, par la confrontation de son optimisme ou de son pessimisme, fixe les cours de bourse. Les intervenants boursiers sont à hauteur de plus de 70% d’origine bancaire ou shadow-bancaire. Or, précisément, toute la politique, tous les remèdes qui sont mis en place visent à satisfaire les demandes des banques et du shadow-bancaire. Tout est fait pour les ré-enrichir. Tout est fait pour assurer leur survie sur le dos, précisément, de ce que l’on peut appeler la clientèle. Donc, les marchés sont contents puisque les marchés, ce sont les banques.

Le grand Hic, c’est que ces gens-là s’enrichissent, mais sur le papier seulement. Car en matière boursière, on ne s’enrichit réellement que, d’abord quand on a trouvé un pigeon à qui on peut vendre ce que l’on a accumulé, et qu’ensuite on a réussi à convertir le produit de sa vente en quelque chose d’autre que du papier, c’est-à-dire en quelque chose d’autre qui a une vraie valeur.

En résumé, les marchés traduisent la satisfaction de la sphère financière, mais en même temps, l’impasse dans laquelle elle se trouve. La sphère financière ne trouve aucun relais. C’est exactement ce qui s’est passé dans les années 20 quand, sous l’égide de JP Morgan, on a fabriqué  un cartel pour tenter de regonfler les cours de bourse dans le but de masquer l’appauvrissement général.

BRUNO BERTEZ Le Samedi 24 Aout 2013

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1 réponse »

  1. Mercredi 28 août 2013 :

    Merkel : « la Grèce n’aurait jamais dû être admise dans la zone euro »

    La chancelière allemande Angela Merkel, en campagne pour un troisième mandat aux législatives du 22 septembre, a lancé mardi lors d’une réunion électorale que la Grèce n’aurait pas dû être admise dans la zone euro.

    Elle a rejeté sur l’opposition sociale-démocrate à laquelle appartenait son prédécesseur Gerhard Schröder la responsabilité de cette décision « fondamentalement erronée », selon les images des télévisions allemandes diffusées mercredi.

    « La Grèce n’aurait jamais dû être admise dans la zone euro », a déclaré Mme Merkel, sous les applaudissements, lors d’une réunion électorale de quelques centaines de personnes, le format le plus courant de ces meetings, dans la petite ville de Rensburg (nord).

    La chancelière conservatrice, qui caracole en tête dans les sondages, a de nouveau accusé M. Schröder d’avoir consenti en 2001 à ce que la Grèce rejoigne l’euro, affaiblissant ainsi la stabilité de la monnaie unique.

    Samedi, elle avait déjà attaqué le SPD sur ce thème, lançant : « Ce n’est pas à ceux qui ont admis la Grèce dans la zone euro de nous dire qu’aujourd’hui nous avons des problèmes avec la Grèce ».

    La crise de la zone euro et la facture que devraient éventuellement acquitter les contribuables allemands se sont invitées tout récemment dans une campagne électorale généralement considérée comme ennuyeuse et sans débats.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp-00545407-merkel-la-grece-n-aurait-jamais-du-etre-admise-dans-la-zone-euro-598674.php

    Vendredi 23 août 2013 :

    « Sauvetage de l’euro, l’addition s’il vous plait ! »

    Après l’annonce du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble d’un probable nouveau plan d’aide à la Grèce après 2014, le Handelsblatt consacre un dossier à « l’addition » que les Allemands doivent payer pour le sauvetage de l’euro.

    Le quotidien économique allemand critique Angela Merkel, qui s’était dite « incapable d’indiquer le montant du sauvetage de l’euro ».

    « La chancelière poursuit visiblement un but cet été : garder le calme sur le front de l’euro », commente le Handelsblatt, qui a fait ses propres calculs.
    Selon le journal, il en coûte à l’Allemagne quelque « 150 milliards d’euros, dont 42 devraient être rendus disponibles très vite. »

    http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/4079821-sauvetage-de-l-euro-l-addition-s-il-vous-plait

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