A Chaud!!!!!

La banque JP Morgan négocie un accord à plusieurs milliards de dollars (ACTUALISE AU 29/9/2013)

La banque JP Morgan négocie un accord à plusieurs milliards de dollars (ACTUALISE AU 29/9/2013)

La banque américaine JP Morgan pourrait accepter de payer une somme record, jusqu’à 11 milliards de dollars, pour mettre un terme à toutes les procédures engagées contre elle. Récapitulatif des nombreux reproches faits à la banque.

Trois milliards de dollars, 11 milliards ou même plus ? La banque américaine JP Morgan et les autorités américaines sont en train d’essayer de trouver un terrain d’entente. Un accord financier pour effacer l’ardoise des poursuites civiles et pénales engagées contre le géant de Wall Street. Il lui est reproché, pêle-mêle, d’avoir menti aux autorités, voulu influencer des marchés et des pays ou encore d’avoir vendu des produits financiers toxiques.

 Il faut dire que JP Morgan est dans le collimateur de tout le monde… ou presque. Sept agences fédérales (dont le ministère de la Justice) et plusieurs autorités américaines de régulation (dont le Security and Exchange Commission, la SEC – le gendarme de la Bourse américaine) demandent des comptes à la banque. La situation a atteint un tel point que la chaîne économique américaine Bloomberg assure que “lancer des procédures contre JP Morgan est devenu le nouveau passe-temps national aux États-Unis”. Outre le ministère de la Justice (DoJ), les discussions en cours impliquent la Federal Housing Finance Agency, l’autorité faîtière du système de refinancement hypothécaire, et le procureur de l’Etat de New York (où est basée la banque).

 Pour en finir avec ces poursuites, JP Morgan avait proposé lundi 23 septembre de payer 3 milliards de dollars. Mais le procureur général des États-Unis, Eric Holder, n’en a pas voulu. Il chercherait à récupérer au moins 11 milliards de dollars, d’après le « Wall Street Journal ». Quel que soit le montant final de l’accord, la banque entrera, malgré elle, dans l’histoire américaine : le précédent record était en matière bancaire détenu par la banque HSBC qui avait accepté de verser 1,93 milliard de dollars pour mettre un terme, en décembre 2012, à des poursuites dans une affaire de blanchiment d’argent. Les plus importants accords transactionnels signés par une société non financière avec la Justice américaine étaient jusqu’ici ceux atteints par le laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline (3 milliards de dollars en 2011) et le pétrolier BP (4,5 milliards de dollars, après avoir provoqué une marée noire dans le Golfe du Mexique).

 La situation est d’autant moins enviable pour JP Morgan que les 11 milliards de dollars évoqués par Eric Holder s’ajouteraient à ce que la banque a déjà été obligée de payer depuis le début de l’année. Elle a dû s’acquitter de 3,8 milliards de dollars en amendes et dommages et intérêts divers. Sans compter les frais de justice et d’avocats qui frôlent, depuis 2010, les 10 milliards de dollars, d’après le site d’informations Quartz.  JP Morgan a donc tout intérêt à trouver un terrain d’entente. Les différents litiges ont déjà coûté 17,3 milliards à JP Morgan au cours des trois dernières années, selon la compagnie.Un site influent The Street n’hésite pas en tout cas à demander la tête de Jamie Dimon, estimant qu’aussi talentueux soit-il, avec lui les actionnaires n’en ont plus pour leur argent. Sa réputation ne sort pas intacte de cette avalanche judiciaire comme les revues de presse américaines le montrent clairement.

 La plupart des casseroles dont Jamie Dillon, PDG de la banque, doit encore se débarrasser tirent leur origine dans les excès de la finance qui avaient cours avant l’éclatement de la bulle des subprimes en 2008. Récapitulatif de ce qui est reproché à JP Morgan.

 Subprimes toujours. C’est le plat de résistance des négociations en cours. La banque est accusée, comme d’autres institutions financières, d’avoir vendu des produits financiers en ayant menti sur la qualité de ces montages, adossés à des prêts hypothécaires qui se sont révélés toxiques.  Mais le cas de JP Morgan recèle une subtilité qui risque d’alourdir la note : la banque est également responsable des produits du même type vendus par la Washington Mutual et Bear Stearns, deux institutions qu’elle a absorbées après le début de la crise financière de 2008. JPMorgan, qui est longtemps apparue comme la banque américaine ayant le mieux réussi à surmonter la crise du «subprime», a déjà payé 5,3 milliards de dollars de pénalités pour régler divers contentieux liés à sa politique de vente de crédits immobiliers, rappelle le «Financial Times».

 Une baleine très encombrante. JP Morgan n’en a pas encore fini avec sa “baleine de Londres”, le surnom donné au trader français Bruno Iksil, qui a fait perdre plus de 6 milliards de dollars à la banque à cause de paris financiers très risqués.  JP Morgan a certes payé, début septembre, 920 millions de dollars pour des manquements aux procédures internes de contrôle, mais il reste encore une procédure pénale qui vise deux ex-dirigeants de la banque soupçonnés de fraude.  Dans la même affaire, une autre autorité américaine de régulation des marchés financiers, la Commodity Futures Trading Commission, a lancé une procédure contre JP Morgan, soupçonné d’avoir manipulé certains marchés pour couvrir les transactions boursières hasardeuses de la “baleine de Londres”.

 Bons baisers de Chine. La SEC s’intéresse beaucoup aux pratiques de JP Morgan en Chine. Elle soupçonne la banque d’avoir engagé les enfants de divers responsables chinois qui, en échange, lui auraient facilité la vie pour faire ses affaires dans l’ex-Empire du milieu. Pour la SEC, ces échanges de bons procédés pourraient très bien s’analyser comme des pots-de-vins.

 Un peu fort de Libor. JP Morgan est l’une des institutions financières soupçonnée d’avoir manipulé le Libor, un important taux interbancaire dont dépendent un grand nombre d’autres taux d’intérêt. Dans cette affaire, la banque est non seulement dans le viseur des autorités américaines mais aussi britanniques, de l’Union européenne et de la Suisse.  Ce scandale a déjà coûté très cher à certaines des plus grandes banques mondiales : UBS a accepté de payer plus d’un milliard de dollars et RBS doit verser de son côté 610 millions de dollars.

 L’ombre de Madoff. Depuis mars 2013, une enquête fédérale cherche à établir si JP Morgan était au courant que les affaires du financier Bernard Madoff étaient frauduleuses, avant même que le scandale n’éclate en 2008. Si tel est le cas, la banque aurait dû avertir les autorités. Le New York Times avait révélé fin mars que certains responsables de JP Morgan avaient évoqué un “schéma de Ponzi” au sujet de Bernard Madoff dans un mail antérieur aux révélations

 Parallèlement à ce scandale, une petite « affaire » est en train de naitre dans le microcosme londonien de la City avec l’embauche par JP Morgan Asset Management de la journaliste financière vedette de la BBC et réputée de gauche, Stephanie Flanders, qui se reconvertit dans la gestion d’actifs. La BBC l’a annoncé comme un vrai évènement . Et la journaliste, bien sûr, en a réservé l’exclusivité à son compte Twitter

JPMorgan: mis à l’amende dans les cartes de crédit. JPMorgan Chase a été condamnée hier à 80 millions de dollars d’amendes par deux régulateurs américains pour des pratiques illégales dans les cartes de crédit, et devra rembourser 309 millions aux clients lésés. Sa filiale Chase avait facturé entre 2005 et 2012 à certains clients des services liés à leurs cartes de crédit, comme des protections contre le vol d’identité, dont en réalité ils ne bénéficiaient pas, ont expliqué le régulateur bancaire américain (OCC) et le bureau de protection financière des consommateurs (CFPB).

JP Morgan ne sera plus inquiétée pour manipulation des cours de l’argent

Une menace judiciaire de moins : le régulateur des marchés de matières premières aux Etats-Unis abandonne les poursuites pour manipulation des cours de l’argent.

Après cinq ans de travail, sept mille heures à interroger les opérateurs et à éplucher les contrats à terme, les swaps, les options, et les contrats physiques, le gendarme américain des marchés de matières premières jette l’éponge. La CFTC n’a pas réussi, dit-elle, à prouver que le marché du métal précieux avait été manipulé lorsque les cours de l’argent ont brutalement chuté à deux reprises, en 2008 et 2011, alors que rien ne le justifiait. Ce sont les petits investisseurs et quelques courtiers qui avaient lancé les poursuites judiciaires. Leur cible ? La puissante banque américaine JP Morgan, accusée d’avoir parié massivement à la baisse pour retourner le marché.

Petit marché que celui de l’argent métal, il est donc facilement manipulable. Mais gros profits pour ceux qui sont capables de le diriger à leur guise, c’est le cas des banques grâce à leur assise financière. La CFTC a d’ailleurs reconnu que JP Morgan était en mesure à l’époque de manipuler ce marché et la banque américaine ne l’a pas nié. Depuis, des réformes ont été votées, c’est la fameuse loi Dodd Frank, pour limiter le poids des banques dans les transactions des marchés de matières premières. Mais les banques ont trouvé d’autres biais, comme celui de posséder les entrepôts de stockage, pour organiser les flux et, par exemple, créer une pénurie artificielle d’aluminium. Cette affaire vaut d’ailleurs de nouvelles poursuites à… JP Morgan. Mais très peu de ces poursuites aboutissent. En près de quarante ans d’existence, les régulateurs des marchés de matières premières et de l’énergie n’ont conclu qu’une fois qu’il y avait eu manipulation, il s’agissait des marchés de l’électricité aux Etats-Unis. Parmi les opérateurs condamnés : JP Morgan, pas plus tard qu’en juillet dernier. La banque américaine va devoir payer près d’un demi-millard de dollars. Cette fois, sur l’argent, elle s’en sort bien.

Source France 24+ Les Echos+ RFI Agences

http://www.france24.com/fr/20130927-jp-morgan-banque-justice-etats-unis-poursuite-accord-11-milliards-scandales-libor-subprime-chine-madoff

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