Arabie Saoudite

Art de la Guerre monétaire et économique: Prix de l’or noir/ Une extraordinaire course contre la montre (Pepe Escobar)- Arabie Séoudite: cygne noir de l’an 2016 (Michel Santi)- Etats-Unis : Les faillites dans le pétrole ont atteint leur plus haut niveau depuis la crise (Zerohedge)

Prix de l’or noir: Une extraordinaire course contre la montre

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… pour le plan américain d’écrasement de la finance russe

L’offre excédentaire de pétrole est minuscule et les Saoudiens ont un déficit de $98 Mds – le prix du pétrole va inévitablement remonter

«...Quant à l'Arabie saoudite, c'est juste un pion dans un jeu beaucoup plus vicieux. Le bon sens commande maintenant de considérer qu'il s'agit essentiellement du Daech Noir (le faux califat) et du Daech Blanc (la Maison des Saoud). Après tout, la matrice idéologique est la même, décapitations incluses. C'est la prochaine étape de la guerre du pétrole qui pourrait bien décider quel Daech sera le premier à tomber.» Pepe Escobar
Escobar
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Par Pepe Escobar – Le 7 janvier 2015 – SourceRussia Insider

L’Arabie saoudite est le paradis de la décapitation. Mais ce cauchemar de relations publiques est le moindre de tous les problèmes pendant une crise du pétrole. Une fois de plus, le cœur de la question est – quoi d’autre ? – l’or noir.

Jusqu’à présent, la stratégie énergétique globale de la Maison des Saoud se résumait à réduire sa production de pétrole, quoi qu’il arrive, même s’il faut émettre des obligations pour couvrir des déficits budgétaires massifs.

Maintenant, la stratégie a fait un pas en avant par l’intermédiaire d’une provocation flagrante : l’exécution de l’imam chiite Nimr al-Nimr.
La Maison des Saoud croit qu’en attisant les flammes d’une confrontation Riyad–Téhéran, elle peut augmenter la peur dans le domaine de l’approvisionnement en pétrole, conduisant à des prix plus élevés (dont elle a besoin), tout en maintenant le Saint-Graal wahhabite consistant à garder hors du marché le pétrole iranien dont l’arrivée est imminente.

Dès le début, Riyad a parié sur la possibilité de sanctions supplémentaires contre l’Iran, liées à l’énergie, au cas où Téhéran réagirait énergiquement à sa provocation de décapitation. Pourtant, les Iraniens sont trop sophistiqués pour s’affaisser suite à un grossier petit coup comme celui-là.

Les négociants du golfe Persique ont confirmé que le budget 2016 de l’Arabie était basé sur un prix moyen de seulement $29 le baril, commeévoqué pour la première fois par Jadwa Investment à Riyad.

Du point de vue de la perspective budgétaire de la Maison des Saoud, ce dilemme est absolument insoutenable. La Maison des Saoud est le plus grand exportateur de pétrole de l’OPEP. Pourtant, son orgueil suprême est de refuser à l’Iran toute marge de manœuvre dans ses exportations, ce qui sera inévitable en particulier dans la seconde moitié de 2016. En outre, la stratégie de prix bas du pétrole ne concerne pas uniquement l’Iran : elle fait toujours partie de la guerre du pétrole contre la Russie.

Permalien de l'image intégréeA woman walks past a board listing foreign currency rates against the Russian ruble in central Moscow

Il n’empêche que quelqu’un ne fait pas bien ses calculs arithmétiques à Riyad. La stratégie de l’Arabie pour un prix du pétrole faible a pour but de punir gravement la Russie – le numéro deux mondial pour la production de pétrole. Les Saoudiens ne s’attendent sans doute pas à ce que la provocation des décapitations puisse entraîner un accord entre l’OPEP et la Russie sur la réduction de la production et ainsi conduire à des prix plus élevés du pétrole, qui profiterait surtout – devinez à qui – à l’Iran et à la Russie.

Six mois pour détruire la Russie

On peut dire, sans se tromper, que la stratégie de bas prix du pétrole, ourdie par la Maison des Saoud, a été un lent mouvement de hara-kiri wahhabite depuis le début (ce qui, soit dit en passant, n’est sûrement pas une mauvaise chose.)

Le budget de la Maison des Saoud s’est effondré. Riyad finance une guerre très chère et perdue d’avance contre le Yémen, elle entretient aussi la militarisation de toutes sortes de salafistes-djihadistes en Syrie, et dépense des fortunes pour protéger al-Sisi, en Égypte, contre toute offensive possible de Daech (État islamique) et / ou des Frères musulmans. Comme si cela ne suffisait pas, la succession chez eux est un gâchis royal, avec le commandant en chef du roi Salman, Mohammad bin Salman, âgé de trente ans, qui exhibe bruyamment sur une base quotidienne un mélange toxique d’arrogance et d’incompétence.

On pouvait s’y attendre, une fois de plus Riyad suit les ordres de Washington.
Le gouvernement des États-Unis essaie frénétiquement de tenir le prix du pétrole le plus bas possible pour détruire l’économie russe, en utilisant ses sbires producteurs du Golfe persique qui pompent à tout-va. Cela revient à pas moins de sept millions de barils par jour au dessus du quota de l’OPEP, selon les commerçants du golfe Persique. Le gouvernement américain estime qu’il peut détruire l’économie russe – à nouveau – comme si l’horloge s’était arrêtée en 1985, lorsque la surabondance mondiale d’approvisionnement en pétrole était de 20% et que l’Union soviétique se trouvait embourbée en Afghanistan, souffrant d’une hémorragie interne fatale.

Le pétrole était descendu jusqu’à $7 le baril en 1985, et c’est à ce chiffre que le gouvernement américain veut maintenant arriver. Pourtant, aujourd’hui, la surabondance mondiale est inférieure à 3% de l’approvisionnement en pétrole, et non de 20% comme en 1985.

L’excédent est aujourd’hui seulement de 2,2 millions de barils par jour, selon Petroleum Intelligence Weekly. L’Iran apportera au début environ 600 000 barils par jour de plus en 2016. Cela signifie qu’en cours d’année, nous aurons un excédent potentiel de 2,8 millions de barils.

Le problème est, selon les négociants du golfe Persique, un tarissement naturel du pétrole de sept millions de barils par jour [sur une production mondiale de cent millions de barils par jour, NdT], qui n’est pas remplacée par de nouveaux forages [non rentables, NdT]. Ce que cela signifie est que tout surplus pourrait être consommé dans les premier ou deuxième trimestres de 2016. À la mi-2016, les prix du pétrole devraient recommencer à flamber spectaculairement, même avec le pétrole supplémentaire de l’Iran.

Donc, la stratégie du gouvernement américain a échoué en essayant de détruire l’économie russe avant que le prix du pétrole ne récupère inévitablement. Cela donne au gouvernement américain une fenêtre d’opportunité couvrant seulement les six prochains mois. [Si le prix du baril descend à $7, étant aujourd’hui à $33, NdT]

Que tout cela ait pu être réalisé jusqu’à présent est un témoignage, une fois de plus, de la force irrésistible des manipulateurs de Wall Street à l’aide de l’argent cash à profusion ; ils sont capables de créer un crash alors qu’il n’y a aucun surplus de pétrole. Pourtant, alors même que l’Empire du Chaos manipule frénétiquement le prix du pétrole vers le bas, il peut ne pas aller assez vite pour détruire l’économie russe.

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Même Reuters a été forcé d’admettre brièvement que l’excédent de pétrole était inférieur à deux millions de barils par jour, et peut-être même de façon alarmante pourrait être de moins d’un million de barils par jour avant d‘atteindre le plus bas prix de tous les temps. Cette information sur l’excédent réel de pétrole avait été jusqu’à présent complètement censurée. Elle confronte directement le récit américain hégémonique sur les excédents éternels et l’effondrement imminent de l’économie russe.

Quant à l’Arabie saoudite, ce n’est qu’un pion dans un jeu beaucoup plus vicieux. Le bon sens commande maintenant de considérer qu’il s’agit essentiellement du Daech Noir (le faux califat) et du Daech Blanc (la Maison des Saoud). Après tout, la matrice idéologique est la même, décapitations incluses. C’est la prochaine étape de la guerre du pétrole qui pourrait bien décider quel Daesh sera le premier à tomber.

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009) et le petit dernier, Empire of Chaos (Nimble Books).

Article original paru sur Russia Insider

Traduit et édité par jj, relu par Diane pour le Saker francophone

http://lesakerfrancophone.fr/une-extraordinaire-course-contre-la-montre

Arabie Séoudite: cygne noir de l’an 2016 Par Michel Santi

Le pétrole étant négocié en dollars, cette corrélation du riyal au billet vert – mise en place en 1986 – fut source de prospérité pour l’Arabie Séoudite qui a ainsi pu sereinement mettre en accord ses revenus avec ses dépenses, tous deux libellés en dollar du fait de ce fameux « peg » qui fut incontestablement facteur de stabilité économique. Si l’abandon d’une telle indexation -et donc la chute substantielle inévitable de la devise nationale qui s’ensuit- ont pour conséquence mécanique de favoriser les exportations du pays en question, une telle extrémité est toujours très mal accueillie par les marchés qui l’interprètent avec raison comme un constat d’échec pour la politique économique du pays en question et qui lui retirent dès lors toute confiance. Du coup, les effets positifs de la dévaluation massive de la monnaie nationale sont largement neutralisés – voire retournés contre le pays ayant abandonné le peg- qui se retrouve en outre pénalisé par des importations nécessairement plus onéreuses.

Pour autant, une décision séoudienne de sortir du peg – dont la défense lui a coûté 100 milliards de dollars ces mois derniers pour cause d’attaques spéculatives contre le riyal – stimuleraient a priori considérablement ses exportations de pétrole qui deviendraient du jour au lendemain nettement moins chères. Un tel dumping nuirait à l’évidence à sa concurrence et aurait des effets catastrophiques sur la production de pétrole de schiste US qu’elle tente en vain de casser depuis un peu plus d’un an, et qui fut la raison fondamentale de la chute des prix orchestrée par elle dès novembre 2014. Pour autant, ayant lamentablement échoué à éradiquer les producteurs américains qui s’adaptèrent rapidement à la chute ininterrompue des prix depuis la fin 2014, l’Arabie Séoudite risquerait gros à persévérer dans cette partie de poker, elle qui est aujourd’hui devenue tellement vulnérable pour avoir désespérément besoin d’un baril à 90 $ afin d’être en mesure d’assumer ses dépenses courantes. De plus, les retombées favorables de l’abandon de l’indexation de son riyal vis-à-vis du dollar seront dès l’an prochain annihilées par l’arrivée sur le marché des centaines de milliers de barils de pétrole iranien!

Bien consciente de ces enjeux, et surtout qu’elle n’est désormais plus le producteur de pétrole mondial de référence et qu’elle n’est plus en mesure d’imposer sa volonté à des marchés pétroliers échappant à son contrôle, l’Arabie s’est donc résignée à adopter des mesures d’austérité budgétaire. Mise en place d’un impôt de 2.5% sur la valeur de terres non construites situées autour de ses villes, augmentation généralisée des prix de l’eau et de l’électricité, ce Royaume ayant naguère acheté sa paix sociale se retrouve aujourd’hui dans une fuite en avant aux conséquences potentiellement désastreuses. Comment redistribuer une manne pétrolière qui se tarit? Dans un tel contexte où quelque chose doit craquer, les autorités séoudiennes tentent de détourner les attentions vers l’ennemi héréditaire chiite, quitte à précipiter tout le Moyen-Orient dans des abysses géopolitique et financière.

http://www.michelsanti.fr/?p=6516

Etats-Unis : Les faillites dans le pétrole ont atteint leur plus haut niveau depuis la crise


Et il y en a «plus à venir», met en garde la Fed.


Tyler Durden's picturePar Tyler Durden – Le 25 décembre 2015 – Source ZeroHedge

Deux choses deviennent claires quand on analyse la santé financière de la production d’hydrocarbures aux États-Unis :

1) le secteur n’est pas du tout homogène, il présente un large éventail de santé financière ;

2) une partie du secteur semble agonisante, les bouées de sauvetage pourraient inclure des capitaux propres venant des marchés publics, des ventes d’actifs, des private equity ou des consolidations.

Si tout le reste échoue, le Chapter 11 [équivalent américain des tribunaux de commerce, NdT] pourrait être nécessaire. Voilà l’évaluation de Citi sur la révolution du schiste en Amérique, que les Saoudiens ont désespérément tenté d’écraser depuis plus d’un an maintenant.

Comme Citi et d’autres l’ont noté, un an ou deux après que nous avions longuement discuté de cette question, les producteurs non rentables aux États-Unis sont presque entièrement dépendants des marchés de capitaux pour leur survie. «Le secteur du schiste est maintenant financièrement sous stress-tests, exposant le secret caché du schiste : de nombreux producteurs de schiste dépendent d’injections du marché des capitaux pour financer leur activité courante, car ils ont dépensé sans compter leur trésorerie jusqu’ici», a écrit CitiGroup en septembre. Voici un aperçu de ce que veut dire la banque :

Bien sûr, tout cela fonctionnait bien dans un environnement caractérisé par des prix du pétrole brut relativement élevés et une politique monétaire ultra accommodante. Le coût du capital était faible et les investisseurs affamés de rendements étaient indulgents, permettant à l’industrie pétrolière des États-Unis de maintenir le forage et le pompage longtemps après qu’elle aurait du être en faillite. Maintenant, c’est selon l’adage il faut payer les pots cassés. Dans le sillage de la hausse de la Fed [des taux d’interêts, NdT], les High Yield [hauts rendements, NdT] capotent [ils ne sont plus refinançables, NdT] et comme UBS l’a noté au cours de l’été, «les industries liées aux matières premières pèsent 22,8% du total de l’indice du marché High Yield sur une base nominale pondérée ; les secteurs les plus risqués, concernés par un éventuel défaut (défini comme un défaut de paiement, une faillite ou une restructuration contrainte), pèsent 18,2% de l’indice et incluent les producteurs de pétrole et de gaz (10,6%), de métaux, les mines (4,7%) et les services autour du pétrole dont les industries d’équipement (2,9%)». Comme Bruce Richards, directeur général de Marathon Asset Management l’a déclaré à Bloomberg la semaine dernière, «le prix du baril de pétrole pourrait tomber en dessous de $30 en raison d’une surabondance de l’offre, et près d’un tiers des entreprises du secteur de l’énergie feront défaut au cours des trois prochaines années».

«C’est est la pire année non récessionniste que nous ayons jamais eue sur le marché des rendements élevés», a déclaré Richards. Il a dit que Marathon Asset Management, basée à New York, a ajouté des positions courtes sur les valeurs dans l’énergie.

Mis à part les gains de cette semaine, et en dépit d’une hypothèse largement erronée à propos de l’impact que la levée de l’interdiction d’exportation de brut d’Amérique aura sur l’index WTI (West Texas Intermediate), les fondamentaux sont ici un cauchemar. L’Irak pompe à des niveaux record, l’offre iranienne est prête à se déverser sur les marchés à partir du mois prochain une fois que les sanctions auront été levées, et l’OPEP a une politique complètement décousue. En outre, les producteurs vont aller au maximum de la limite du nombre d’emplois qu’ils peuvent supprimer et de la réduction des dépenses en capital (en fin de compte, vous devez conserver suffisamment de capital humain et de capacités financières pour rester opérationnel). C’est incontournable : les faillites arrivent.

Comme le note la Fed de Dallas dans ses dernières perspectives trimestrielles sur l’énergie, les risques de faillites sont maintenant à leur plus haut niveau depuis la crise et les choses semblent sombres pour l’avenir.


Voici les extraits du rapport :

De la Fed de Dallas

Le prix West Texas Intermediate (WTI) du pétrole brut a chuté d’environ 23% jusqu’ici, au quatrième trimestre. Les attentes ont évolué vers un prix plus faible en raison des perspectives de sanctions contre l’Iran qui sont susceptibles d’être levées au début de 2016, du fait aussi que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a abandonné toute prétention à gérer un plafond de production et que la baisse de production des États-Unis a ralenti. La surproduction des approvisionnements entraîne le prix du pétrole à un plus bas de dix ans. Le déséquilibre entre l’offre et la demande mondiale a provoqué son effondrement à des niveaux jamais vus depuis plus de dix ans. La production de pétrole mondiale dépassera la consommation d’une moyenne de 1,7 million de barils par jour (mb / j) en 2015, selon les estimations de décembre réalisées par l’Energy Information Administration (EIA). Cette offre excédentaire est plus élevée que lors de la crise financière asiatique et la Grande Récession. L’OPEP a gonflé les marchés avec près de 1 mb / j de plus cette année que ce que l’EIA avait initialement prévu en novembre 2014. En 2016, l’offre mondiale devrait dépasser la demande de 0,6 mb / j en moyenne (graphique 1).

Lors de la réunion de décembre de l’OPEP, la levée imminente des sanctions contre l’Iran a contribué à une dissonance de plus en plus audible au sein du cartel. La réunion s’est terminée par une déroute, et les ministres du pétrole ont abandonné toute prétention à définir un plafond de production pour la première fois depuis des décennies. Un large fossé a semblé se creuser entre l’Arabie saoudite et ses alliés du Golfe, d’une part, et l’Iran et les autres membres de l’OPEP de l’autre. Ces divisions sont provoquées par trois causes sous-jacentes.

Premièrement, il y a un profond désaccord sur la façon de s’adapter face à la mise à disposition des marchés du pétrole iranien, une fois les sanctions levées, alors que l’Arabie saoudite, l’Irak et d’autres cherchent à maintenir leurs parts de marché.

Deuxièmement, l’augmentation des tensions dans le conflit syrien ont aggravé les rivalités régionales.

Troisièmement, le faible prix du pétrole affecte différemment les pays membres en raison de leurs positions financières différentes. Ces causes sous-jacentes vont rendre improbable avant 2016 tout accord sur le rétablissement des plafonds de production ou toute autre action coordonnée par l’OPEP.

Les faillites dans le secteur du pétrole et du gaz ont atteint des niveaux jamais vus pour un seul trimestre depuis la Grande Récession. La baisse des prix du pétrole a prélevé une rançon importante sur les producteurs de pétrole et de gaz des États-Unis, en partie parce que beaucoup font face à des coûts de production plus élevés que ceux de leurs homologues internationaux. Au moins neuf sociétés de pétrole et de gaz aux États-Unis, qui représentent plus de $2 Mds de dette, ont déposé le bilan à ce jour au quatrième trimestre. Si les faillites continuent à ce rythme, d’autres peuvent suivre en 2016. Les entreprises en amont se sont également ajustées à ces bas prix du pétrole en réduisant les dépenses en immobilisations ; ces dépenses sont en baisse de 51% au quatrième trimestre 2014 par rapport au troisième trimestre 2015 (graphique 5).


Goldman Sachs a prévenu au début du mois: «… Nous réitérons notre préoccupation qu’un stress financier peut se révéler trop faible et trop tardif pour éviter au marché d’avoir à effacer cette surproduction par un stress opérationnel avec des prix proches des coûts de production pour forcer des réductions de production, probablement autour de $20 le baril

Traduit par Hervé, édité par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.net/les-faillites-dans-le-petrole-ont-atteint-leur-plus-haut-niveau-depuis-la-crise/

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EN BANDE SON

5 réponses »

  1. Le pb est qu’un contre contre choc (sic de moi 😉 ) ne peut sans doute advenir que par les armes, comme la dernière fois.
    Il s’agirait d’exclure un pays producteur entier du marché (ou un opérateur privé?) pendant plusieurs mois: par la force.

    Le petrole peut rebondir , peut être a t’il été sur-shorté à dessein (y compris même par une PPT d’un cartel), afin de piloter un rebond.
    Mais si c’est pour stagner à 40 (ou un autre un niveau soit disant susceptible d’affecter les US) pendant 9mois cela ne servirait à rien

    Ce qui compte sont les cours moyen sur un mois tactiquement,

    Sinon pour la baisse, il n’ y a aucun plancher , surtout si l’on parle en hebdomadaire.
    il est possible que le petrole touche 10doll pendant une semaine pour remonter à 20doll le lundi suivant.

    Et hormis un contre contre choc petrolier « geopolitique » c’est seulement à mon avis un flash crash qui permettrait un rallye durable.
    C’est le marché rincé par un flash crash qui paierait les bulls, en leur permettant d’avoir un bon PRU ayant eu leur position à vil prix.

    Dans ces conditions il ne faut pas toucher par exemple à :
    arabie saoudite
    quatar
    glencore
    … je ne sais quoi d’autre, c’est intéressant mais cela demande du travail (le principal à retenir quelqu’un va devoir être ruiné)

    Les réserves de change ne sont que des comptabilisations de dollar entrants /sortants et non pas une richesse en stock: l’arabie saoudite est un hedge fund depuis la volatitilité du dollar contre sa monnaie, de OIL, et de la volatilité de son gouvernement

    Dans cette situation : Il est clair que les US peuvent aujourd’hui rapatrier énormement de dollars pour un cout modique, afin de les annuler (pour pouvoir en ré-emettre ailleurs pour leurs amis).
    Par construction, dans les réserves de change, il y a des dollars qui ont été émis contre un cours de l’OIL de 10dollar et nous sommes en deflation: inutile de faire un dessin.

    nb

    Santi faut publier ces chroniques notamment sur Barre … 😉

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  2. je développe pour la spec:

    ce n’est pas un conflit commercial mais militaire.
    il est inutile de regarder les rigs… aux US, c’est le tresor qui s’occupe de ça. (tesla perd 35000doll par voiture cf article latribune ce matin, tesla est à flot avec les subventions de l’etat: alors ou est le pb?)
    les inventaires on s’en moque.

    le flash crash implique:
    =>pas d’options digitales avec ko level par exemple car tout est possible
    =>si des futurs assurez-vous aussi des pb de contrepartie, car il est évident que des opérateurs semi bancaires pourraient être liquidées:
    Même un shorter avec un oil à 10doll pourrait ne pas être PAYE

    partout chez les producteurs , chez les intermédiaires il y a un interet à diminuer le nombre d’acteurs

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  3. Bonsoir à vous
    Je peux affirmer à ce point
    qu’on rentre dans « la cour des grands »
    Les « victimes » vont très vite pouvoir se compter
    Et ne quittez pas l’écoute du Blog à Lupus
    vous serez informés au cordeau

    Quand Goldman Sachs éternue,Wall Street s’enrhume
    -4, ’09 % en chute continue
    Ce comportement correspond à une option
    aller au coup dur en prenant l’initiative

    http://precocitemissaest.blogspot.fr/2016/01/suivez-goldman-sachs-le-chaos-viendra.html

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