Art de la guerre monétaire et économique

The War is Over : Des nouvelles des Amis de Merkel…

Des nouvelles des amis de Merkel

Le monde est en guerre, en guerre « soft » bien entendu. Ceci signifie que vous n’avez rien à dire, vous n’avez pas à être consultés, pas à débattre. Vous perdez également le droit d’être informés. Le terrorisme est maintenant moins censuré que les articles qui dénoncent le terrorisme et les migrations-service après-vente des guerres !  Je passe mes loisirs à relire Goebbels, cela me permet de comprendre l’âme allemande. Car je ne suis pas de ceux qui croient que l’Allemagne a changé, elle est éternelle, telle qu’en elle-même.  Les techniques de Goebbels sont exactement les mêmes que celles qui sont utilisées en ce moment pour le sujet des migrants, pour la situation en Ukraine et pour couvrir l’ami Turc. Savez-vous que Goebbels a inondé la France de cartes postales pornos, de caricatures et de traductions des œuvres de Nostradamus pour façonner l’esprit français en Mars/ Avril 1940 avant que Hitler déclenche les hostilités ? Savez-vous qu’il manipulait le célèbre journal L’illustration à l’insu de tous les dirigeants français. Les quels préféraient encore à cette époque se passionner pour les histoires de cul des politiciens. Lisez les épisodes qui se rapportent à l’invasion des Pays Bas, de la Belgique et du Luxembourg en Mai 40, ainsi que les mémorandums qui ont été rédigés afin d’attribuer la responsabilité de l’invasion aux pays agressés, ce sont des chefs d’œuvres, des canevas pour comprendre ce qui est diffusé maintenant …Ce que l’on fait, c’est du copié-collé !

La propagande a pour objectif de couvrir un nouveau génocide.

La France défile pour défendre le droit des Charlie à insulter le monde, mais pas pour défendre les Kurdes ; défendre les chrétiens et défendre la liberté d’expression chez un des futurs membres de l’UE. ,  elle ne  stigmatise pas  les barbares. A ceux-là on donne des milliards !

BRUNO BERTEZ

L’Union a-t-elle aidé à l’élection d’Erdogan en 2015? 

Eric Verhaeghe 10 Février 2016

L’Union a-t-elle favorisé l’élection d’Erdogan l’islamiste, soutien de Daesh, en 2015? Le site grecEuro2day vient de faire éclater une véritable bombe diplomatique en publiant les minutes de la réunion européenne du 16 novembre où l’Union a négocié avec Erdogan l’installation de camps de réfugiés en Turquie pour tarir le flot des migrants vers l’Europe. Les détails qui sont donnés sont particulièrement édifiants, en particulier quant au ton vindicatif d’Erdogan qui a reproché à l’Europe de mégoter sur 3 milliards d’aide à la Turquie quand la Grèce en avait reçu 400…

On notera par exemple cet échange:

Tusk indique la difficulté actuelle de la situation dans l’Union. Certains Etats-Membres sont prêts à arrêter Schengen, notamment depuis les attentats de Paris. Sans perspective d’un accord rapide <avec la Turquie>, les choses pourraient devenir dramatiques. Et nous voulons vraiment un accord avec la Turquie.

Erdogan demande rhétoriquement: « Et que ferez-vous des réfugiés si nous ne trouvons pas d’accord? vous allez les tuer? »

Erdogan aidé par l’Union?

Mais la véritable bombe diplomatique n’est pas là. Elle tient plutôt aux détails des concessions obtenues par Erdogan en échange de sa politique de compromis relatif sur la question des réfugiés. En particulier, on relèvera cette tirade de Juncker:

Source: Euro2day.gr

Source: Euro2day.gr

« Remarquez, s’il vous plaît, que nous avons repoussé la publication du rapport de progrès après les élections turques. Et nous avons été critiqués pour ce report. »

Où l’on apprend que la Commission Européenne a donné des coups de pouce à Erdogan pour qu’il soit réélu, malgré ses accointances avec Daesh, malgré la répression féroce qu’il exerce contre la presse, malgré son appartenance à un parti islamiste…

Erdogan instrumentalise la crise des migrants

Pendant ce temps, l’organisation internationale pour les migrations (OIM), une agence de l’ONU, vient de confirmer que la vague de migrants en 2016 serait bien plus puissante qu’en 2015. Les chiffres pour le seul mois de janvier montrent que l’Europe a d’ores et déjà accueilli près de 70.000 personnes pour le seul mois de janvier 2016, contre 5.000 le même mois de l’année précédente.

Voici le détail des chiffres:

migrants
Source: OIM

On notera en particulier que la Grèce est soumise à un véritable raz-de-marée au moment même où la crise économique la frappe durement.

Erdogan a une vague de migrants prête pour 2016?

Aujourd’hui, tous les signes avant-coureurs d’une année très dure en termes de flux migratoires sont donc réunis. Non seulement les flux d’arrivées sont importants alors que nombre de pays d’Europe ont annoncé le durcissement de leur politique d’accueil, mais de nouvelles vagues de réfugiés se forment en Syrie pour échapper aux combats dans le nord du pays.

Tout indique que les rangs des réfugiés en Turquie devraient donc encore grossir, renforçant le « stock » de 2,5 millions de déplacés dont certains (beaucoup?) sont candidats au départ vers l’Europe ou l’Amérique.

L’Europe sans réponse claire face à Erdogan

Ajoutons qu’à ce stade, l’Europe n’a aucune stratégie claire pour faire face à cette future vague migratoire. Schengen est toujours en place, Frontex n’a pas de pouvoir identifié et se contente de recueillir les migrants en mer, et Merkel négocie avec la Turquie comme si les relations germano-turques n’avaient pas changé depuis 1914.

Bref, le printemps devrait apporter un nouveau désastre dont l’Europe mettra des mois à mesurer l’amplitude et des années à réparer les dégâts.

http://www.eric-verhaeghe.fr/lunion-a-t-elle-aide-a-lelection-derdogan-en-2015/

La Turquie va ouvrir les portes et laisser les 2,7 millions de réfugiés se ruer sur l’Europe’

Photo published for "We Can Put Refugees On Buses": Leaked Memo Shows Erdogan Blackmailed Europe For Billions

“Le mot “idiot” n’est pas écrit sur nos fronts” , a déclaré le président. “Nous serons patients, mais nous ferons ce que nous avons à faire”. 

Cette semaine, le site grec euro2day.gr avait rapporté qu’au cours du sommet du G20 qui se tenait à Antalya, Erdogan avait dit à Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne : “Nous pouvons ouvrir les portes de la Grèce et de la Bulgarie n’importe quand, et mettre les réfugiés dans des bus”. Il avait ensuite confirmé ses dires : “Je suis fier de ce que j’ai dit. Nous avons défendu les droits de la Turquie et des réfugiés. Et nous leur avons dit [aux Européens, ndlr] +Désolé, nous allons ouvrir les portes et dire au revoir aux migrants+”.

Aux termes d’un accord conclu avec l’UE en novembre, la Turquie s’était engagée à stopper le flux de migrants à destination des pays membres de l’UE, contre une aide financière de 3 milliards d’euros, entre autres.  Mais mercredi, la Commission européenne a publié un rapport reconnaissant que la Turquie avait fait des progrès, mais qu’elle devait en faire plus pour empêcher les migrants de passer dans les pays du bloc.

Mais l’UE n’était pas la seule à être visée. Le président turc a aussi mis la pression sur l’ONU, qu’il accuse de ne pas en faire assez pour les réfugiés. “Honte à vous, honte à vous”, a-t-il dit, ajoutant que l’Organisation devrait exhorter ses membres de prendre des réfugiés se trouvant en Turquie. Depuis le début de la guerre en Syrie, son pays a consacré plus de 8 milliards d’euros aux réfugiés.

Erdogan répondait ainsi aux déclarations faites par le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, qui avait annoncé plus tôt dans la journée que l’Organisation avait accepté de déployer des navires en Mer Egée. La mission serait dirigée par l’Allemagne, et elle aurait pour but de surveiller les côtes turques. “Ce n’est pas pour stopper les bateaux de réfugiés ou les repousser”, a dit Stoltenberg. Apparemment, la mission aurait plutôt comme objectif de recueillir des informations pour arrêter les trafiquants.

Coût

Le ministre grec des migrations Yiannis Mouzalas a indiqué à son parlement jeudi que le coût de la crise des réfugiés dépasserait le milliard d’euros pour son pays cette année, ce qui représente plus de 0,5% du PIB grec. Le ministre allemand de la Construction, Barbara Hendricks, a quant à elle indiqué que son pays devrait engager 1,3 milliard d’euros supplémentaires pour les réfugiés dans son pays, afin de financer des logements sociaux.

http://fr.express.live/2016/02/12/la-turquie-va-ouvrir-les-portes-et-laisser-les-27-millions-de-refugies-se-ruer-sur-leurope/

Le temps des récriminations

9 Février 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus

Le temps des récriminations

Alors que les forces loyalistes continuent leur inexorable avancée en Syrie (ici, ici ou encore ici), que l’armée syrienne et les YPG kurdes semblent collaborer sous les auspices de Moscou pour reprendre le nord du pays et que la stratégie de Poutine est validée, le camp des futurs vaincus commence à s’entredéchirer. Les médias occidentaux perdent les pédales (l’oscar de la crétinerie russophobe revenant cette fois à la BBC), les perroquets pétromonarchiques caquettent leur désir d’intervention sans intervenir et Erdogan, furieux, pète une veinule en exigeant des Etats-Unis qu’ils choisissent entre la Turquie et les Kurdes.

Pour être honnête, il n’a en l’occurrence pas tout à fait tort. Les Américains sont pris dans un imbroglio d’alliances totalement contradictoires que la crise syrienne fait passer au révélateur. Poutine a placé Obama exactement où il le voulait : face à ses incohérences. Le roi est nu et chacun s’en rend compte.

C’est dans ce contexte qu’a eu lieu un événement très intéressant, donc passé sous silence dans les médias officiels. En marge d’une conférence sur la Syrie, Kerry a assez vertement blâmél’opposition (= rebelles modérés et surtout immodérés) pour avoir refusé de prendre part aux négociations de Genève après en avoir reçu l’ordre des Saoudiens. Extraits :

« Ne me critiquez pas, critiquez votre opposition ! Elle ne voulait pas négocier, ne voulait pas de cessez-le-feu et est partie. Nous nous attendons maintenant à trois mois supplémentaires de bombardements qui vont décimer la rébellion. Que voulez-vous que j’y fasse ? Entrer en guerre contre la Russie ?« 

On sent l’administration américaine assez désespérée devant la tournure des événements et prête à jeter l’éponge… Juste après le sabotage des négociations par Riyad, la maison des Seoud a fait son offre clownesque d’intervenir militairement en Syrie. Comme l’écrit le toujours excellent Moon of Alabama :

« Personne ne prend cette offre au sérieux. Les troupes saoudiennes qui tentent d’envahir le Yémen en prennent déjà pour leur grade. Les Saoudiens eux-mêmes avouent qu’ils ont dû fermer 500 écoles, évacuer 12 villages et 7 000 personnes car, maintenant, les Yéménites les envahissent. L’armée saoudienne possède beaucoup de beaux jouets coûteux mais ne sait clairement pas s’en servir. » Tout est dit.

A noter d’ailleurs en passant qu’un missile Tochka lancé par les rebelles yéménites a vraisemblablement tué une centaine de soldats saoudiens et émiratis à Marib, projetant une lumière crue sur l’incapacité totale des pétromonarchiques à sortir du bourbier dans lequel ils se sont eux-mêmes imprudemment placés. Alors une intervention en Syrie… LOL

Turcs bloqués, Saoudiens impuissants, Américains prêts à jeter l’éponge. La victoire de Damas et de ses alliés russe, iranien et hezbollahi dans la moitié occidentale du pays, la « Syrie utile », semble désormais inévitable même si le nettoyage des poches de résistance prendra encore du temps. Restera alors l’Etat Islamique. C’est là que se jouera une partie de l’avenir du Moyen-Orient et chacun fourbit déjà ses armes…

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/02/le-temps-des-recriminations.html

Sale temps pour le sultan

10 Février 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus

Sale temps pour le sultan

Les Dieux de la guerre et de la diplomatie semblent s’être donnés le mot pour faire des malheurs à ce pauvre Erdogan. Les déconvenues sultanesques sont tellement nombreuses qu’on ne sait, à vrai dire, par où commencer…

Sur le terrain, la continuelle avancée loyaliste et kurde en Syrie du nord, notamment autour d’Alep, scelle l’échec d’Ankara. Cinq ans d’efforts pour rien ! Al Nosra, Ahrar al-Cham et autres délicieux djihadistes sont en voie d’annihilation dans plusieurs provinces ; ne restera plus (pour combien de temps ?) que l’Etat islamique qui sera de toute façon coupé de maman Turquie par la poussée kurde. Tout cela prendra le temps qu’il faudra, les takfiris peuvent encore résister un certain temps dans la région d’Idleb, la reconquête des territoires daéchiques ne se fera pas du jour au lendemain, mais c’est désormais inévitable. Le vent a définitivement tourné.

Les Américains semblent avoir jeté l’éponge en Syrie et ce ne sont pas les coups de menton saoudien ou turc, se disant prêts à intervenir au sol, qui empêchera Bachar de dormir. On peut même dire que les Russes attendent avec gourmandise la moindre incursion turque… Est-ce pour la provoquer qu’ils bombardent allègrement les rebelles turkmènes liés à Ankara ? La porte se ferme peu à peu aux possibles fournitures d’armement. La Jordanie a tourné casaque et plus grand chose ne passera par là. L’armée syrienne et ses innombrables alliés se rapprochent dangereusement de la frontière turque tandis que les Kurdes vont bientôt lancer leur mouvement de jonction, fermant le corridor Azaz-Jarablus. Un ravitaillement aérien étant exclu à cause des avions russes, les terroristes modérés en seront à terme réduits à lancer des pierres.

Comme l’écrit L’Orient-Le Jour, canard libanais pourtant férocement anti-Assad :

Les Turcs sont les grands perdants de l’offensive d’Alep. Les forces du régime ne sont plus qu’à une vingtaine de kilomètres de la frontière, une nouvelle vague de réfugiés affluent en masse alors que la Turquie accueille déjà 2,7 millions de Syriens sur son territoire et les Kurdes du PYD, émanation syrienne du PKK, profitent de l’offensive du régime pour gagner du terrain dans le Nord. Les Kurdes, qui ont le double soutien de Moscou et de Washington, cherchent à relier les trois cantons d’Afrin, de Kobané et de Jezireh, afin de réaliser une unité territoriale dans le but d’obtenir à terme leur autonomie. Les Turcs pourraient être tentés d’essayer d’envoyer quelques troupes de l’autre côté de la frontière, mais l’intervention russe a fortement réduit leur possibilité.

Plus encore que la déconfiture de ses ambitions syriennes, c’est l’inexorable montée en puissance kurde qui provoque l’hystérie désespérée du sultan. Comme Obama et ses désormais légendaires lignes rouges sans cesse franchies, Erdogollum a maintes fois juré ses grands Dieux que si les Kurdes avançaient encore d’un pouce, vous allez voir ce que vous allez voir… On n’a rien vu. Les YPG viennent même de prendre, avec l’appui des Sukhois russes, l’aéroport militaire de Mennagh au nord d’Alep, à seulement 10 km de la frontière turque. La future attaque sur le couloir Azaz-Jarablus, pour fermer la porte à Daech, sceller la frontière et créer un Kurdistan syrien continu, en sera grandement facilitée.

Car c’est autour des Kurdes que tout se joue désormais. Comme deux prétendants, Moscou et Washington rivalisent de caresses, le tout sur le dos des Turcs qui doivent avaler couleuvre sur couleuvre. Les YPG bénéficient maintenant d’armements russes et américains et de la protection aérienne de l’aviation russe dans leurs offensives. Le PYD a ouvert sa représentation (semi-diplomatique) à Moscou à l’invitation personnelle de Poutine, provoquant l’exaspération d’Ankara.

Les Etats-Unis ne sont pas en reste. Ayant exclu, sous pression turque, les Kurdes syriens de la table des négociations de Genève (la véritable raison du report des pourparlers), ils se rattrapent en leur mandant un envoyé spécial à Kobané, mortifiant encore un peu plus le sultan. Hurriyet parle même de « détresse » et considère comme tous les analystes que l’ultimatum (choisissez : ou c’est nous, ou c’est le PYD) était infantile.

Dans cette course à l’échalote kurde sur le dos des Turcs, Moscou a une longueur d’avance sur Washington. Alors que les Américains frisent la schizophrénie en considérant le PKK terroriste et en faisant les yeux doux à son jumeau PYD, les Russes sont plus cohérents : ni le PKK ni le PYD ne sont classés sur leur liste des mouvements terroristes. Les relations avec le PKK étant d’ailleurs traditionnellement bonnes, Poutine possède un beau joker sous le coude à l’heure de la guerre civile dans le Kurdistan turc.

Quant au pauvre Erdogan, son désarroi peut se mesurer à l’hystérie de ses réactions. Le voilà maintenant qui accuse sans rire les Etats-Unis d’avoir créé « une mare de sang » en s’alliant avec les Kurdes ! Les Américains ont certes créé beaucoup de mares de sang dans la région, mais pas celle-là… Dans le même temps, pour bien faire, l’ambassadeur US a été convoqué par le ministère turc des Affaires étrangères.

Rarement dans l’histoire, un pays aura perdu autant de crédibilité internationale et d’alliés que la Turquie actuelle. En quelques années, elle a réussi à se mettre à dos la Russie et presque tous ses voisins – la Syrie, l’Irak et l’Iran (avec lequel les relations commerciales pourtant prometteuses se sont arrêtées net, Téhéran se permettant de faire la leçon à Ankara : « Ne vous mettez pas dans le camp des loosers »). Les relations avec l’Occident n’ont jamais été si mauvaises et une suspicion durable s’est désormais installée.

Erdodo ne s’arrête d’ailleurs pas là et semble en vouloir au monde entier. Hier, c’est l’ONU qui a étél’objet de son ire : « Vous moquez-vous de nous ? » a-t-il demandé à l’organisation. On serait tenté de lui répondre : qui ne se moque pas de toi actuellement ?

Acculé, le voilà obligé d’avaler une énième couleuvre et implorer le rétablissement des relations avec l’Israël de Netanyahou ; vous savez, celui qu’il qualifiait d' »Hitler » il y a quelques années… Navigation à vue totale, politique au jour le jour, au gré de ses déconvenues. Maigre consolation pour le sultan : grâce aux réfugiés, il a pu faire chanter les Européens, véritables dindons du dindon de la farce.

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/02/sale-temps-pour-le-sultan.html

EN BANDE SON

4 réponses »

  1. Il faut creuser, approfondir les lignes de partage, pas les occulter.

    La politique française a quelque chose de dérisoire. Elle évolue dans un monde clos, ou plutôt dans un monde que les maîtres s’efforcent de cloturer.

    D’un coté il y a ce qui est reconnu comme faisant partite du jeu politique bien pensant et de l’autre ce qui en est exclu. Et à ce jour, on ne trouve la « UNE » des journaux et des télévisions que ce qui est bien pensant. Ce qui est en dehors n’est jamais discuté, jamais débattu, ce qui est dehors est simplement nul et non avenu, marqué du sceau de l’inacceptable.

    C’est pour cela que le débat n’est qu’un robinet d’eau tiède, on ne se fait semblant de se battre que sur des nuances: un peu plus de ceci, un peu moins de cela. Il n’y a pas encore de vraie différence entre les éventuels protagonistes: ils sont tous européistes, mondialistes, anti-nationaux, universalistes et Atlantistes . Ils sont tous dans le camp des kleptocrates, des banquierrs et du très grand capital internationalisé. ils se nourrissent du même lait de l’économisme qui évacue la catégorie du politique. La dégringolade de Sarkozy, c’est cela: le ralliement au réseau de distribution de l’eau tiède. il est banalisé, il ne représente rien, aucune alternative. Il fait semblant de temps à autre de se droitiser, il n’a rien compris à ce que serait une vraie droite, il est pollué. Il est coincé entre un Juppé qui tente le coup que voulait faire Valls, le coup du ni droite ni gauchE, le coup des fascistes « enanorocardisants », et il abandonne la proie de la vraie opposition pour l’ombre du pouvoir. Sarkozy s’est trompé, il a gaché une chance car en tant que personne il est suffisamment « chien fou » pour dire « merde » à la clique bien pensante. Il est encore temps que Sarkozy se donne enfin une identité et qu’il joue son va-tout sur cette identité.

    Le premier objectif des rebelles est de re-polariser, de re-politiser et de forcer à montrer , à créer de nouvelles lignes de partage. Là ou un Juppé ou un Gattaz ou un Valls veulent les effacer, il faut les pointer, les creuser et les approfondir. Car les lignes de partage sont en fait des choix radicaux, pas des nuances.

    Il n’ y a aucun rapport entre ce que soutiennent les UMPSCFDTMEDEF et le reste, ce reste qui se trouve disséminé entre le Front de Marine, Mélenchon, Chevènement, Dupont Aignan, l’UPR, Cheminade, les abstentionnistes etc .

    Il n’y a aucun rapport entre ce qui découle des choix fondamentaux de la « clique » et ce qui s’imposerait si on voulait gouverner au profit des Français et de leurs enfants.

    Il faut sortir de l’économisme, de la finance, montrer que ce sont des idéologies, montrer que derrière les « il faut » il y a des choix politiques, des choix de sociétés et de futurs. Car nous avons le choix, la période est favorable aux ruptures, aux retours en arrière, car c’est une période de crise. Tout est encore reversible.

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  2. Les journalistes du MONDE commencent à s’inquiéter.

    Samedi 20 février 2016 :

    Migrants : vers l’implosion de Schengen et une crise humanitaire en Grèce.

    Angela Merkel, désormais seule, qui a dû céder à un ultimatum, et la Grèce qui risque de vivre une crise humanitaire et de replonger dans la tourmente financière : le Conseil européen du jeudi 18 février marquera un tournant, dramatique, dans la crise des réfugiés. La décision prise la veille par l’Autriche, qui a fixé unilatéralement de stricts quotas journaliers de réfugiés admis sur son sol, risque de précipiter l’isolement total de la Grèce et l’implosion de la zone de libre circulation de Schengen.

    Ce sont les partisans du « plan B », du chacun pour soi et de la fermeture des frontières nationales qui risquent, dans les semaines qui viennent, de l’emporter et d’enterrer le « plan A » de la chancelière allemande et de la Commission européenne. Un plan basé, lui, sur la solidarité des Etats membres et l’accueil des réfugiés.

    « Nous avons conscience de l’urgence de la situation, nous devons très rapidement avoir une analyse de la situation pour savoir si notre plan est le bon ou pas », a déclaré Angela Merkel dans la nuit de jeudi à vendredi, à l’issue du conseil. Elle a obtenu de ses partenaires la tenue d’un sommet extraordinaire avec les dirigeants turcs, probablement le samedi 5 mars, à Bruxelles, en espérant, a-t-elle répété jeudi, qu’à ce moment-là Ankara démontrera enfin son engagement à diminuer les flux de migrants partant vers la Grèce. La tenue de cette rencontre a été confirmée par le président du Conseil européen, Donald Tusk, dans la nuit de jeudi à vendredi.

    Preuve de l’inquiétude grandissante, les conclusions adoptées dans la nuit par les vingt-huit Etats membres de l’Union ont été enrichies d’allusions à la nécessité d’apporter une aide humanitaire « aux Etats membres affectés ». En clair, à la Grèce. Par ailleurs, Mme Merkel, M. Hollande et M. Tsipras devaient se rencontrer vendredi matin pour discuter des risques de déstabilisation politique, financière et humanitaire pour la Grèce.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/02/19/migrants-la-politique-europeenne-sur-le-point-d-achever-la-grece_4868148_3214.html

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