Art de la guerre monétaire et économique

Mister Market and Doctor Conjoncture : Un G20 sur lequel « on » avait trop parié….Au bord du gouffre, faisons donc un pas de plus ! Par Bruno Bertez

Un G20 sur lequel « on » avait trop parié

Une seule phrase résume le G20 qui vient de se tenir à Shanghai : « Les ministres des finances des 20 divergent sur tout, sauf le constat, et sont en désaccord sur les taux négatifs et la possibilité de nouveaux stimulus budgétaires ». Point à la ligne, tout le reste est bidonnage.

La cote du G20 était manifestement gonflée, bullaire. Certains en attendaient une concertation spectaculaire, une initiative forte. Le G20 c’était le cas de le dire était suracheté. Il est vrai que la différence de situation entre les participants, la compétition stratégiques larvée et la guerre des monnaies qui ne veut pas dire son nom, tout cela ne se prête guère à l’unanimité.

L’unanimité ne porte que sur les constats :

-cela va mal, l’activité est médiocre…

-mais le fond est bon (sic)

-les politiques monétaires ont épuisé leurs bienfaits…

-il serait bon que les politiques budgétaires puissent prendre le relais !

-il serait bon que nous nous prévenions quand nous prenons des décisions risquées.

En fait en 2010, les politiques monétaires ont assumé le leadership et pris le relais des budgétaires et cette année en 2016, on aimerait bien que ce soit l’inverse, que les budgétaires soient réactivées. Hélas les dettes sont toujours là et les marges d’intervention budgétaires sont réduites sinon inexistantes. Et puis il faut en garder pour faire face à une dégradation prévisible et probable.

Nous sommes au bout du rouleau, c’est ainsi que nous aurions tendance à résumer le communiqué final.

Ci dessous l’effondrement du commerce mondial en 2015 : -13,8% en valeur !

World Trade by Value

Les marchés rêvent d’un plan keynésien et d’un nouveau ponzi rouge

-Augmenter les déficits fiscaux, les dépenses de l’état en Chine serait du suicide car le déficit réel du pays est colossal. Le déficit apparent est faible bien sur, mais il faut ajouter les déficits des banques, des SOE, des véhicules de financement des provinces etc etc puisque tout ne tient que par la garantie de l’état. Plus le cout de financement des restructurations des industries lourdes et les dépenses sociales qui y sont liées. Et là on arrive à des chiffres astronomiques qui feront peur aux initiés et précipiteront les sorties de capitaux et augmenteront le besoin de dévaluer le Yuan.

-Un programme de stimulation keynésien par grands travaux en Europe financé par la dette est irréaliste, l’Allemagne a déjà dit non.

-Une ouverture de crédits court terme des USA aux émergents pour leur permettre de passer le cap n’a aucune chance politique de passer en cette période électorale.

Attendons cependant par prudence les commentaires des ministres de retour dans leur pays, avant e sceller négativement le cercueil de ce G20.

En réalité, c’est un « clash » sur la question centrale des politiques économiques et monétaires qu’il convient de mener.

Le constat de dégradation et des risques encourus semble le seul point d’accord, mais à part cela il n’y a rien de concret. Ceci se comprend car nous ne sommes plus dans le « bien commun » et un jeu ou tout le monde serait gagnant, nous sommes dans un jeu avec gagnants et perdants. La compétition stratégique a pris le pas depuis deux ou trois ans sur la coopération.  L’enjeu de la crise se révèle de plus en plus conforme à ce que nous avons expliqué depuis 2009 : il est de savoir qui va être détruit, qui va être laminé, qui va sortir vainqueur, qui va garder son rang, son identité.

Le seul élément qui, à notre avis pourrait faire l’objet d’un accord un jour, sans gagnants ni perdants serait une évolution vers le vrai « helicopter money », celui que l’on n’a pas osé utiliser en 2008. L’helicopter money consisterait à déverser l’argent non plus par le biais du système financier sur les riches, les marchés et les banques, mais sur les contribuables/consommateurs eux-mêmes et même sur les citoyens. En fait il s’analyserait comme une dévaluation de la monnaie mondiale ou de toutes les monnaies en regard des marchandises.

Heureusement qu’il y a les Allemands avec leur mémoire collective, car sinon, nous y serions peut -être déjà !  L’helicopter money est défendu par les TBTF américaines, on le comprend !

L’une des versions proposées est de réduire les impôts, augmenter les dépenses de l’état et de financer le tout par des achats de titres à long terme des banques Centrales, les QE. C’est simple, c’est la destruction de la monnaie telle que nous la connaissons encore et l’instauration d’un nouvel ordre social, fondé sur de nouveaux principes comme le revenu universel. Et il faudrait que ce soit puissant …

Il faut que la crise s’approfondisse avant que l’on en arrive à de telles extrémités.

Au bord du gouffre, faisons donc un pas de plus!

A la veille de la réunion du G20, on apprenait par le FMI (jeudi) et l’OCDE (Vendredi) que la situation était grave.

On apprenait également que l’Allemagne s’opposait à une action budgétaire concertée pour faire face à la situation dangereuse actuelle…

Il devient évident que les remèdes monétaires ont fait leur temps. Les QE ont été de gigantesques échecs. Ils ont aggravé les inégalités, ils ont multiplié les risques pour la stabilité financière, ils ne produisent aucune reprise auto-entretenue. Et surtout on sait qu’ils sont réversibles :  lorsqu’on les stoppe, tout retombe ! On a touché leurs limites…

Wall Street plaide pour des taux négatifs et des mesures scélérates sur le cash. Yellen n’est pas chaude, par ailleurs elle pense que ce n’est pas dans le mandat de la Fed et qu’elle n’a pas les possibilités légales d’aller dans cette voie. Un autre élément important est que les économistes les plus doués ont maintenant bien décortiqué les mécanismes des QE et démontré pourquoi ils ne marchaient pas. Il est difficile d’aller contre eux, surtout quand ils sont soutenus par les travaux de la Banque d’Angleterre…

Les rumeurs de soutien fiscal concerté circulent depuis quelque temps, elles sont la preuve que l’on est au bout du rouleau. Les Allemands fidèles à leurs principes anti-keynésiens sont contre les mesures de soutien fiscal et plaident en faveur de réformes structurelles, pour la fameuse flexibilité qui n’est rien d’autre que la hausse du taux d’exploitation de la main d’œuvre, c’est à dire la transmission des effets de l’arbitrage international du travail. Tous plein sud !

Les institutions internationales prennent le risque de sonner l’alerte rouge !

Après le FMI jeudi, c’est au tour de l’OCDE d’appeler les Etats à se réformer en profondeur pour faire face au ralentissement économique mondial, alors que les ministres des Finances et les banquiers centraux des pays du G20 se sont réunis vendredi et samedi à Shanghai pour discuter des moyens de stabiliser les marchés et de relancer la croissance.

La situation « exige de toute urgence une action globale des pouvoirs publics, faisant appel à tous les instruments dont disposent les gouvernements en matière de politiques monétaire, budgétaire et structurelles », a fait valoir le secrétaire général de l’organisation, Angel Gurría..

Vous remarquerez que dans votre pays, à part chez moi, et dans l’Agefi Suisse, vous n’avez nulle part entendu parler de la gravité de la situation ; tout était dissimulé, occulté. Pas une « une » des journaux, des magazines ou des informations télévisées. Cela devrait vous faire réflêchir…

Le Graal des réformes !

Le secrétaire général de l’OCDE observe, dans ce contexte, un ralentissement des réformes structurelles dans les économies émergentes et avancées.  Il qualifie ce ralentissement de particulièrement « préoccupant ». Ces réformes peuvent pourtant « contribuer à améliorer les conditions d’investissement et d’innovation, et se traduire du même coup par des gains de productivité, des emplois de meilleure qualité et une approche plus inclusive de la recherche de la croissance, bénéficiant à tous les segments de la société », fait-il encore valoir…

Pour l’OCDE, le moment est opportun pour mener ces réformes : les gouvernements disposent de marges de manœuvre confortables du fait de la faiblesse des taux d’intérêt. Singulière courte vue, car les économistes même débutants savent que les ressorts des amortisseurs de toutes les économies sont cassés, et que les marges de manœuvre sont devenues dérisoires partout. Par ailleurs nos zozos ne doivent pas lire les travaux du prix Nobel d’économie qui démontrent que les taux bas ont … dissuadé l’investissement réel productif, les taux bas canalisant les ressources vers les emplois financiers, le capital ancien, l’ingénierie et les buy backs! (Rachats d’action).

Ce plaidoyer des institutions internationales en faveur de réformes qui permettraient d’améliorer la productivité, et justifierait de nouveaux investissements est une idiotie sans nom ; ou alors, elle est d’un cynisme criminel. Nous ne pouvons pas croire qu’elles sont bêtes au point de ne pas voir les conséquences de leurs recommandations…

Hausse colossale du besoin de destruction créatrice.

Les institutions internationales ont raison de souligner le problème de la productivité qui ralentit et pèse sur le potentiel de croissance, mais elles oublient, ou font semblant d’oublier, que si on accélère les gains de productivité, du même coup, on rend obsolète, on rend dépassé de nombreux équipements et investissements anciens, on les déclasse, on les rend insuffisamment productifs en regard de la productivité moyenne, donc on augmente les besoins de destruction. En clair on fait ce que voulaient faire les conservateurs, comme Mellon, dans les années 30 : on favorise la disparition de toute « la pourriture », de tout ce qui ne mérite plus de vivre. Et si on ne le fait pas, si on mène une politique monétaire qui s’oppose aux destructions et maintient en vie la « pourriture », alors on tue la monnaie par l’hyperinflation.

Précisément tous les efforts des autorités mondiales, et c’est le sens profond du keynésianisme, visent à empêcher les destructions, à empêcher la venue du neuf qui dévalorise l’ancien. Baisser les taux d’intérêt comme on le fait c’est revaloriser l’ancien, l’empêcher de crever !  Les autorités mondiales protègent toutes l’ancien car l’ancien ce sont les riches, les kleptocrates et ploutocrates, et l’ordre social mondial qu’ils ont imposé. En cherchant à accélérer la productivité et les investissements, on augmente le besoin de détruire des pans entiers de l’économie ancienne !  Cette économie ancienne est soutenue artificiellement par le crédit laxiste, par la surabondance des liquidités laquelle masque l’inéfficacité et prolonge les durées de vie de ce qui est dépassé..

Les solutions des institutions internationales n’en sont pas, ou si elles en sont, c’est en les accompagnant d’une vague colossale de destruction créatrice à la Schumpeter. Le fond de la crise, c’est l’excès de capital dépassé, non productif, c’est l’excès de droits à prélever enraciné dans le système et si vous accélérer la croissance du capital neuf, très compétitif, très efficace, alors vous renforcez la crise puisque vous augmentez en quelque sorte la pression qui euthanasie le capital ancien, vous augmentez le besoin de faillites, le besoin de déclassement, le besoin de mise au chômage.

Or le problème de nos systèmes est que depuis très longtemps, on fait du « leverage », de la dette, pour pallier l’insuffisance du profit qui revient aux capitaux propres, pour pallier la tendance à la baisse de rentabilité du capital investi.

On a commencé à faire du levier et à augmenter les dettes en se servant du fond d’épargne des ménages, puis comme cela n’a pas suffi, on a fait du levier par la création de crédit non gagé, pure création monétaire tombée du ciel. Ce faisant on a fait remonter les risques du crédit jusqu’au Centre, celui qui crée la monnaie et le crédit, c’est à dire les Banques Centrales, et singulièrement jusqu’à la Fed et donc jusqu’à la monnaie mondiale elle-même.

Si on suivait les prescriptions de ces irresponsables que sont les institutions internationales, on irait tout droit dans l’accélération des destructions et/ou  la mise en danger des monnaies elles même..

Le problème fondamental est la tendance à la baisse du taux de profit qui a pris naissance au milieu des années 60 , puis les « remèdes » que l’on a mis en œuvre pour s’opposer à cette tendance: remèdes qu’ont constitué le levier, le crédit, la dette, puis la création monétaire non gagée. Grâce au crédit on a pu tout faire sans avoir à choisir, le beurre, les canons et les drones. On a empêché les destructions de tout ce qui était insuffisamment productif en repoussant les limites du crédit puis de la création monétaire ; au fil du temps, le système n’a plus eu la possibilité de faire les destructions nécessaires faute de disposer d’assez de capitaux propres pour absorber les pertes. Le système s’est asphyxié de lui-même car il a mis de la dette et du crédit non dévalorisable à la place des fonds propres qui eux sont bio-dégradables. Et maintenant il est noyé sous la dette, avec des firmes qui aggravent la situation en rachetant, en détruisant leurs fonds propres. Et les Institutions Internationales proposent … d’accélérer tout cela…

L’OCDE note qu’en 2015, le rythme des réformes a été plus soutenu dans l’Europe du sud, plus durement touchée par la crise, que dans les pays du nord. Concernant la France, l’organisation salue notamment la mise en œuvre de la loi Macron pour la croissance et l’activité. Hors du Vieux continent, le Japon parmi les économies avancées, ainsi que la Chine, l’Inde et le Mexique dans le groupe des économies émergentes, sont les pays qui se sont montrés les plus réformateurs. Sans commentaire, l’OCDE elle-même valide notre analyse, quand on voit les exemples de bons élèves que donne l’OCDE, et leur situation, cela donne froid dans le dos !

La seule solution, c’est exactement l’inverse de ce que veulent faire les institutions internationales. Elles veulent hausser la productivité, accélérer les investissements qui vont détruire tout ce qui est moins efficace et obsolète, il faut au contraire détruire tout ce qui est inefficace, obsolète et improductif d’abord et ceci spontanément déblaiera le terrain pour le grand bond en avant du progrès productif pour tous.

Les choses commencent à devenir intéressantes.

EN BANDE SON 

7 réponses »

  1. Je ne fais pas la même lecture que vous du communiqué du G20 en ce sens que vous y voyez un risque pour le marché… je ne crois pas que LE marché en attendait des miracles. C’était juste la rumeur à gogo qui permet de faire rendre les titres aux déçus avant qu’ils ne montent… Je trouve le communiqué assez clair ; c’est open bar pour de nouveaux stimulus… Carney a clairement dit que les BC avaient encore des outils à leur disposition… La Plunge protection team a repris les choses en main depuis plusieurs semaines. Le pétrole est stabilisé 20-25 % au dessus de ses bas récent, le news flow est clairement meilleur depuis quelques jours y compris en France… j’attends un rally des marchés en mars sur les indices avec un retour à 0 sur l’année. Il y a une fenêtre de tir pour de la hausse d’ici juin…

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  2. Commun niqué ?

    Vous remarquez comme dès qu’on « opère » un mot, il devient éventuellement pernicieux ?

    Communiqué ? AHHHH ! Là on parle « sérieux » ?

    Faisant écho aux propos de Bruno Bertez, je viens témoigner à ma façon béotienne
    mais pratico pratique de « la chose » vu par l’investisseur que j’essuies ? Suis AUSSI ?

    Tout ceci pour vous dire qu’il y a une couple damnée ?
    Pardon d’année voulais-je écrire (?) j’écrivais ici m’aime et même
    que JE PRÉFÉRAIS AVOIR TORT ET GAGNER DU POGNON,
    PLUTÔT QU’AVOIR RAISON ET EN PERDRE ?
    Ce qui dévoilait/soulignait hélas mon aspect bassement matérialiste
    plus GRAND encore que mon ego pourtant hypertrophié ?

    Le pourquoi de cette prise de position étant que contrairement aux intelligents
    qui prévoyaient/annonçaient la débandade et la fin des tant (des temps pratiquement)
    et l’effondrement du système, je pensais (bêtement) quand à moi que la gabegie
    était bien trop belle et bonne pour s’arrêter si vite en si bon chemin ?

    C’est ainsi que contre le raisonnement logique et la réflexion articulé
    de ces Cassandre, j’ai joué ET GAGNÉ puisque ces brillants stratèges
    attendent encore et toujours la réalisation de leurs prévisions ?

    J’avais annoncé et procédé dans l’idée que la fête allait se poursuivre et perdurer ?

    MIAMMMM !

    Bon, et bien maintenant, je m’en viens vous dire que je pense
    qu’on approche de la faim des fins ? Et vice et versa bien entendu ?

    Je vais donc FINALEMENT donner raison aux Cassandre and co,
    fut-ce au détriment de gains ENCORE possibles, mais devenant
    chaque jour plus hasard d’eux et même hasardeux tiens ?

    Comme j’avais annoncé la couleur en ces temps reculés, je viens
    faire amende honorable ? Je vais ENFIN avoir raison … avec EUX ?
    Et tant pis si ça me coute qq argent ? Ben, on peut pas toujours gagner hein ?

    Le phénomène de la reproduction passe par un acte de participation physique ?
    Ceci étant valable dans plusieurs domaines ? Dont celui de l’investissement ?
    C’est pourquoi je me retire de la chose ? Acceptant par le fait même
    que la reproduction de mes sesterces et autres écus prenne fin …
    pour le moment tout du moins ?

    Ouais, c’est dommage, chus bien d’accord ?

    Mais avant l’heure c’est pas l’heure et après l’heure c’est trop tard ?

    Mystéro, mystéro ?

    Snifffff !

    Tendancieusement vôtre !

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  3. « Elles veulent hausser la productivité, accélérer les investissements qui vont détruire tout ce qui est moins efficace et obsolète, il faut au contraire détruire tout ce qui est inefficace, obsolète et improductif d’abord et ceci spontanément déblaiera le terrain pour le grand bond en avant du progrès productif pour tous »

    c’est exactement ce qu’il se passe actuellement avec l’agriculture francaise: l’élimination pure et simple des exploitations agricoles non conforme au schémas mondialiste par une recrudescence des normes environnementales ( nécessitant parfois des centaines de milliers d’euro d’investissement), des contrôles inhumains, des surenchères réglementaires purement francaise à l’inverse des pays comme la pologne ou l’allemagne…. afin d’éliminer l’agriculture francaise , un concurrent insoutenable pour certain politique européen; et faire de la France un vaste jardin pour le repos du guerrier .

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  4. Moi je comprends qu’ils essaient de tout faire pour tenter un rééquilibrage de l’économie et la finance mondiale. Ils voudraient que tous les vases communicant de l’économie mondiale puisse s’équilibrer. Le problème c’est que cela ressemble au communisme et que cela ne fonctionnera pas. En tout cas pas avec la mentalité des acteurs majeur pour qui la mondialisation n’est rien d’autre qu’un nouveau type de colonisation. en stratégie chinoise cela ressemble a  » Retirer l’échelle après avoir fait grimper l’autre au toit ».

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