1984

Europe : Accueillir 500 000 « réfugiés » par an pour 30 milliards d’euros ? Un plan machiavélique de George Soros

Accueillir 500 000 « réfugiés » par an pour 30 milliards d’euros ? Un plan machiavélique de George Soros

Photo published for George Soros Warns Europe: Absorb 500k Refugees Costing $34Bn, Or Risk "Existential Threat"

Le milliardaire américain George Soros a trouvé une solution à la crise migratoire de l’UE : accueillir un demi-million de réfugiés chaque année pour un montant de 30 milliards d’euros, lui aussi annuel. Qui doit sortir le chéquier? Les Européens ?

Le milliardaire américain d’origine hongroise a déterminé que l’Europe serait en mesure d’accueillir entre 300 000 et 500 000 immigrés par an. «Ce chiffre est assez grand pour donner aux réfugiés l’assurance qu’un bon nombre d’entre eux peuvent finalement trouver refuge en Europe, mais suffisamment petit pour qu’ils puissent être accueillis par des gouvernements européens dans le climat politique défavorable actuel», écrit George Soros sur le site The New York Review of books.Le financier ne va pas jusqu’à préciser pendant combien de temps les portes du Vieux Continent doivent rester ouvertes aux réfugiés ni quels réfugiés accueillir. 

A l’heure actuelle, le nombre des réfugiés qui essaient d’entrer en Europe dépasse de plusieurs fois celui qu’indique George Soros et son article n’explique pas non plus comment endiguer le flux de ces millions de migrants.

Le milliardaire américain, qui occupe le 23e place dans le classement établi par Forbes des gens les plus riches du monde, a aussi calculé les montants nécessaires à l’accueil d’un demi-million de réfugiés par an en Europe. «Au moins 30 milliards d’euros», précise-t-il. Allouer une telle somme au financement de l’accueil des réfugiés semble difficile pour l’Union européenne, compte tenu des difficultés rencontrées lors des négociations avec la Turquie sur cette question. Ainsi, il a fallu de longs mois pour parvenir à un accord octroyant 3 milliards d’euros à Ankara en échange d’un accueil des migrants traversant illégalement la mer Egée. Alors, une question se pose : combien de temps sera-t-il nécessaire pour négocier ce montant de 30 milliards avancé par George Soros ? 

Où trouver cet argent ? Pour le milliardaire américain, ce n’est pas un grand problème. «Il ne fait aucun doute que l’Europe a la capacité financière et économique de recueillir 30 milliards [d’euros] par an. Ce montant est inférieur à un quart de point du PIB combiné annuel de l’UE qui s’élève à 14,9 trillions d’euros et moins de 0,5% du total des dépenses des 28 pays-membres», estime celui qui dispose d’une formation de philosophe. Il propose donc deux variantes. La première, c’est de prendre ces 30 milliards dans la poche des contribuables européens. «Les états-membres pourraient accroître leurs recettes fiscales pour financer ce qui est nécessaire», écrit l’Américain pour qui cette hausse d’impôts ne poserait pas de problèmes. A cet effet, il suggère un prélèvement sur la TVA dans toute l’UE, un impôt spécial sur le carburant ou un nouvel impôt sur le voyage en Europe et les demandes de visa qui «déplaceront le fardeau sur les non-citoyens de l’UE qui veulent voyager dans l’UE».

La seconde, selon George Soros, serait d’emprunter cet argent. Il mentionne deux sources susceptibles de fournir ces liquidités : le mécanisme européen de stabilité financière (MESF) et le mécanisme de soutien des balances des paiements. Ces deux organismes disposent de capacités de prêts qui sont largement sous-exploitées aux yeux de l’homme qui a fait «sauter» la Banque d’Angleterre dans les années 1990. Au total, ces deux institutions disposent de 60 milliards d’euros qui peuvent être alloués à l’accueil des réfugiés, estime George Soros.

Dans cet article, le requin de la finance semble avoir changé d’avis car ses propositions tranchent fortement avec les propos qu’il avait tenus jusqu’à présent, accusant la Russie et Vladimir Poutine d’être les causes de la crise migratoire. Ainsi, il avait écrit dans l’édition du 11 février du journal britannique The Guardian que l’objectif de Vladimir Poutine était la désintégration de l’UE et que le meilleur moyen de le faire était d’inonder l’Europe de réfugiés syriens. Dans son nouvel article, il ne mentionne pas la Syrie et assure qu’il faut accueillir les migrants sinon «l’Union européenne est en danger de mort», assène-t-il en guise de conclusion.

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https://francais.rt.com/international/19031-accueillir-500-000-refugies-par

Reprendre le contrôle sur la crise migratoire européenne

Georges Soros Project Syndicate 10/4/16

– À l’issue de l’accord conclu entre l’Union européenne et la Turquie autour de l’asile politique, entré en vigueur le 4 avril, quelque 202 demandeurs d’asile ont été renvoyés de Grèce. Or, cette démarche politique présente quatre défaillances majeures.

• Cette mesure a été négociée auprès de la Turquie, et imposée à l’UE par la chancelière allemande Angela Merkel.

• Elle n’est pas appuyée par des fonds suffisants.

• Elle n’est pas établie sur la base du volontariat, puisqu’elle établit des quotas que désapprouvent de nombreux États membres, et impose aux réfugiés d’élire résidence dans des pays au sein desquels ils ne souhaitent pas s’installer.

• Enfin, elle change de facto la Grèce en une sorte d’enclos provisoire, dénué des installations nécessaires au grand nombre des demandeurs d’asile qui s’y trouvent.

Toutes ces défaillances peuvent être rectifiées. La Commission européenne en a elle-même reconnu implicitement un certain nombre le 6 avril, proposant un nouvel ensemble de réformes autour du droit d’asile en Europe. Seulement, ces propositions de la Commission demeurent fondées sur des quotas obligatoires, ce qui est voué à l’échec. Le premier vice-président de la Commission, Frans Timmermans, en appelle ainsi à une discussion ouverte.

Il est selon moi nécessaire qu’une politique européenne globale du droit d’asile en Europe se fixe un objectif ferme et tenable de 300 000 à 500 000 réfugiés chaque année. Ces chiffres seraient suffisamment conséquents pour conférer aux réfugiés une véritable garantie selon laquelle ils pourront un jour atteindre leur destination, tout en demeurant suffisamment modérés pour se conjuguer avec un climat politique actuellement défavorable.

Des procédés existent dans d’autres domaines, qui permettent d’harmoniser sur la base du volontariat l’offre et la demande, par exemple lorsqu’il s’agit d’affecter les étudiants aux établissements universitaires, ou encore les internes aux hôpitaux. Dans le cas des réfugiés, il serait possible de faire patienter plus longtemps ceux qui souhaitent gagner une destination particulière, par opposition à ceux qui accepteraient une destination attribuée. Il pourrait ensuite être imposé aux demandeurs d’asile enregistrés d’attendre leur tour là où ils se situent actuellement.

Une telle démarche se révélerait beaucoup moins coûteuse et fort moins douloureuse que l’actuelle situation de chaos, dont les migrants constituent les principales victimes. Ceux qui tenteraient d’évoluer en dehors des clous pourraient être privés de leur chance, une dissuasion suffisante pour inciter au respect des règles.

Ce plan représenterait chaque année une dépense d’au moins 30 milliards €. Cette somme permettrait d’apporter à la Turquie et aux autres pays situés en première ligne un soutien financier suffisant pour permettre aux réfugiés qui y résident de trouver un emploi et de scolariser leurs enfants ; de créer une agence commune en UE autour du droit d’asile, et de déployer des forces aux frontières ; d’appréhender le chaos humanitaire qui se joue en Grèce ; ainsi que d’établir des normes communes à l’UE en matière d’accueil et d’intégration des réfugiés.

L’UE est clairement en capacité de mobiliser un minimum de 30 milliards € par an, puisque ceci représente moins de 0,25 % du PIB total de ses 28 membres (supérieur à 16 000 milliards €), et moins de 0,5 % des dépenses totales des gouvernements nationaux. Le déficit réside davantage du côté de la volonté politique. Les règles budgétaires de l’UE interdisent à la plupart des États membres de creuser leurs déficits, et de financer ces déficits par la contraction de nouvelles dettes. C’est la raison pour laquelle la question n’a même pas été soulevée, et encore moins envisagée sérieusement.

Tôt ou tard, il sera nécessaire de prélever de nouveaux impôts afin de pouvoir gérer la crise des réfugiés. Le simple assemblage de fonds ici et là, années après années, ne suffira pas face à l’ampleur du défi. En revanche, d’entrée de jeu, la mise en place d’un « financement massif » permettrait à l’UE de répondre plus efficacement à certaines des conséquences les plus problématiques, en contribuant à mobiliser les dynamiques économiques, politiques et sociales autour d’objectifs constructifs, favorables aux réfugiés comme aux États concernés, plutôt que de laisser s’exprimer la xénophobie et la négativité. À long terme, ceci permettrait de réduire le total des dépenses qu’engage l’Europe pour maîtriser la crise des réfugiés et faire face à ses conséquences.

De nombreux arguments pèsent en faveur d’une utilisation du bilan de l’UE aux fins d’un tel financement. À l’heure où les taux d’intérêts côtoient des niveaux historiquement bas à travers le monde, la période est particulièrement propice pour exploiter la notation de crédit triple A de l’UE. Cette démarche aurait pour avantage de créer une relance économique fort nécessaire. Les montants en questions s’avèrent qui plus est insignifiants sur le plan macroéconomique, sachant par ailleurs que ces montants seraient dépensés presque immédiatement, et exerceraient un effet multiplicateur. En situation de croissance, l’économie serait beaucoup plus à même d’intégrer les immigrants, qu’ils soient réfugiés ou migrants économique.

Reste à déterminer comment exploiter la notation triple A de l’UE sans susciter une opposition, notamment de la part de l’Allemagne ? Il s’agirait tout d’abord d’admettre que l’UE jouit d’ores et déjà du statut d’emprunteur triple A. Lors de la crise de la zone euro, l’UE a mis en place un certain nombre d’instruments financiers, tels que le Mécanisme européen de stabilité financière (MESF) et le Mécanisme européen de stabilité (MES), mécanismes capables de réunir plusieurs dizaines de milliards d’euros selon des modalités attractives.

Il s’agirait de mobiliser ces entités, qui disposent d’une capacité d’emprunt considérable, autour de la levée des  financements massifs nécessaire à l’appréhension de la crise migratoire. Car il est plus efficace d’exploiter un mécanisme existant à des fins nouvelles que d’en créer un nouveau. Seule une décision politique suffirait à cette démarche – décision qui pourrait tout à fait être prise rapidement.

Il est nécessaire qu’interviennent ici deux sources de financement : le MESF d’une part (pour les membres de la zone euro), et d’autre part le Mécanisme de soutien à la balance des paiements (pour les membres de l’UE non intégrés à la zone euro). Ces mécanismes reposent tous deux entièrement sur le budget de l’UE  – et ne nécessitent par conséquent aucune garantie nationale ou approbation parlementaire à l’échelle des États. Ils représentent ensemble une capacité d’emprunt brute de 110 milliards €, soit l’équivalent des recettes budgétaires annuelles de l’UE.

Représentant 50 milliards €, la capacité d’emprunt du Mécanisme de soutien à la balance des paiements est quasiment inexploitée. Quant au MESF, bien qu’ayant prolongé pour 46,8 milliards € de prêts en faveur du Portugal et de l’Irlande, il dispose encore d’une importante marge de capacité. Ces deux mécanismes disposent ainsi conjointement d’une capacité d’emprunt bien supérieure à 60 milliards €, qui d’ailleurs augmente chaque année à mesure que sont remboursés les prêts du Portugal et de l’Irlande.

Tout comme la crise de l’euro, la crise des réfugiés exige une réponse rapide. La seconde diffère toutefois de la première en ce que les États bénéficiaires de l’action à entreprendre – Jordanie, Turquie et Grèce – se situent en première ligne d’une démarche européenne collective. Ces États doivent pouvoir bénéficier d’une aide financière sans avoir à rembourser les sommes perçues. En lieu et place d’un tel remboursement, il est nécessaire que l’UE et ses États membres élaborent de nouvelles sources de recettes fiscales pour rembourser cette aide massive.

Ces nouvelles entrées fiscales pourraient provenir de sources diverses : taxe sur la valeur ajoutée à l’échelle de l’UE, qui génère d’ores et déjà des recettes ; taxe spécifique au pétrole, comme l’a suggéré le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble ; ou encore nouvelle taxe sur les demandes de visas et autres documents de voyage en direction de l’UE, ce qui répartirait un proportion de la charge sur des citoyens extérieurs à l’UE.

Dans la mesure où il faudra du temps pour achever ce processus d’élaboration de nouvelles taxes, les détenteurs d’obligations souhaiteront obtenir la garantie selon laquelle leurs obligations seront recouvrées et remboursées. C’est pourquoi il appartient à l’UE de garantir qu’elle générera suffisamment de recettes fiscales d’ici à l’échéance, même si les sources exactes de revenus restent à déterminer.

Reste à savoir comment faire naître la volonté politique nécessaire. L’UE repose sur des principes démocratiques. Je pense qu’il existe une majorité silencieuse en Europe, qui souhaite préserver l’Union, même si l’UE n’est actuellement pas en bon état de fonctionnement. Or, si les acteurs de cette majorité silencieuse s’expriment haut et fort, leur voix sera entendue par les dirigeants politiques concernés.

La crise des réfugiés soulève une difficulté existentielle pour l’Europe. Il serait irresponsable de laisser l’UE se désintégrer par manque de financements consacrés à la maitrise de la crise. Et pourtant, ce manque de financements constitue le principal obstacle à la mise en œuvre de programmes efficaces au sein des pays situés en première ligne. Il est déjà arrivé au cours de l’histoire que des gouvernements émettent des obligations en réponse à une urgence nationale. Quand l’UE profitera-t-elle de sa notation triple A si elle ne le fait pas en période de danger pour sa propre survie ?

Traduit de l’anglais par Martin Morel

https://www.project-syndicate.org/commentary/surge-funding-european-refugeee-crisis-by-george-soros-2016-04/french

EN BANDE SON

13 réponses »

  1. A reblogué ceci sur Cohus, bohus, chahut tout cruset a ajouté:
    Facile de tracer des plans sur la comète Europe quand tu es loger dans un confortable gratte ciel de la 5° Avenue de N-Y .Ou dans le East-End de Londres. Mais quand sera t-il pour les populations Européennes ? Leurs a t’on demander si ils étaient près à ce faire plus petit de payer plus d’impôts pour ces gents qui pour la grande majorité fuient la misère et le désert technologique et sociales qu’est le pays de leur provenance. La vérité est celle ci, car tout ces jeunes de moins de 30 ans en majorités des hommes ne sont pas des victimes mais des déserteurs.
    Qui veut de ce genre qui à la moindre occasion viole,pille,vole ,saccage et profite pour nuire à l’environnement qui n’est pas le sien,il y a qu’à voir l’état des alentours de Calais pour en être convaincu.
    D’autre part cette société nius demande de cohabiter contrain et forcer avec ces gents mais a t-on envie de tenir la moindre relation avec ces inconnus ? Personnellement ,je n’aime pas que l’on m’impose qui que ce soit’ donc je vous prie de me croire que même un verre d’eau ne sera pas donner de si tôt pas plus que l’heure ou le chemin ..;Je ne suis pas un panneau ni un self service. Plus encore si je dois faire un effort de traduction sur mon sol de France.Une personne comme moi çà ne portera pas à conséquences mais ci tout mes compatriotes font de même le message risque d’être vire compris et ainsi l’appel d’air ce tarira de lui même voyant qu’ils ont face à eux des gents qui ne sont pas des poires mais les dignes descendants de Charles Martel .

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  2. Puis-je me permettre de vous signaler, que dès le mois de janvier, non seulement les banksters mais également l’UE cherchait une solution finale à l’afflux des migrants organisés par les banksters… C’est le chien qui se mord la queue. Cette affirmation est expliqué dans ce billet ; https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/01/31/lue-cherche-une-solution-finale-pour-les-migrants/

    J’ai reblogué l’article plus haut en l’intégrant dans un autre billet de mon blog, intitulé ; Banksters UBS ! Levez-vous ! Merci de rappeler que rien ne change et que pour que cela change ; Il suffit de dire ; NON – STOP et d’arrêter de consentir…

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  3. Si là on est pas en présence de psychopathe, c’est que je ne m’y connais pas.

    Et à tous ceux qui n’y comprennent rien (dont moi) je me console en me disant que la connerie est insondable

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  4. Bonsoir,

    ca fait froid dans le dos , voilà une imposition …Machiavélique en toute sa splendeur….l’ARME stratégique est redoutable!

    Si ont voulait détruire l’Europe de l’intérieur ..ont ne pourrait pas s’en prendre autrement, notre histoire et notre civilisation Judéo Chrétienne en voie de disparition ..

    Nous sommes TOUS victimes, complices, .. d’enchanteurs ploutocrates ..et autres , il serait peut être temps de se réveiller de notre long sommeil et prendre notre destin en main ..un peu marre de tout ce politiquement correct ..heu abject !

    Depuis Madrid je vous salue,

    Marian

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  5. ce qui me vient à l’esprit c’est comment ce mec peut -il toujours être en vie?
    Je pense que Poutine a toujours été carré et chevaleresque: car ce qu’on lit plus haut c’est peanuts / à ces agissements sur la Russie

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  6. le truc du projet syndicate est d’autant plus marrant depuis Trump.
    En effet, Trump -ou un chinois- règle le « probleme » « existentiel » des réfugiés en 2 semaines

    (2semaines c’est le temps pour rétablir la securité en syrie par l’armée US, sinon avec erdogan merkel c’est reglable en deux h)

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