Douce France

Islamo-Gauchisme – Douce France : L’échec de l’intégration culturelle – Comment peut-on être Français, musulman et pro-palestinien? Par Eric Verhaeghe

Comment peut-on être Français, musulman et pro-palestinien?

 La révélation par l’Institut Montaigne d’un portrait-robot type du musulman français n’en a pas fini de faire couler l’encre et les commentaires. Ce portrait-robot soulève en tout cas une question majeure: celui de la cohérence des positions habituellement tenues par la communauté musulmane dans le conflit israélo-palestinien. D’une manière globale, nous assistons probablement à un retournement majeur des postures et des visions.

Le musulman face à Israël

Rappelons ici la doctrine arabo-musulmane classique sur la question israélienne. Une grande partie de l’antisionisme historique du monde arabe repose en effet sur l’idée qu’Israël est une exportation abusive au Proche-Orient du problème des réfugiés juifs européens en 1945.

Dans la charte de l’OLP, d’ailleurs, la présence juive n’était pas fondamentalement contestée par le mouvement palestinien, mais celui-ci plaidait pour la création d’un Etat unitaire laïque, où les Juifs auraient respecté les règles de l’Etat palestinien tout en disposant d’une liberté religieuse. Cette solution, présentée comme “terroriste” à l’époque par les partisans d’Israël, constituait le fondement possible d’une approche arabo-musulmane de la coexistence entre musulmans et non-musulmans.

Le monde arabe et la question des réfugiés

Au passage, un petit rappel sur les positions arabes vis-à-vis des réfugiés n’est pas inutile. En Europe, certains, comme le guignolesque et rassis Jean-Marie Cavada, adorent établir un parallèle entre les réfugiés appelés par Angela Merkel que nous serions méchants de refuser, et les réfugiés qui parcouraient nos routes en 1945, dont les survivants des camps d’extermination.

Ce parallèle est une fois de plus édifiant, puisqu’il montre combien l’Europe se culpabilise là où les victimes d’aujourd’hui n’avaient aucune culpabilité hier. Dans les années 30, en effet, les Palestiniens, pour des raisons qu’on ne jugera pas ici, se sont révoltés contre l’accueil sur leur territoire de Juifs européens persécutés. Le moins que l’on puisse dire est, qu’à cette époque, le monde arabe n’a eu aucun scrupule à s’opposer massivement et violemment à l’accueil de réfugiés européens sur son sol.

Si, comme Cavada et consors le revendiquent, nous devions nous inspirer des événements de 1945 pour traiter la question des réfugiés, c’est donc un mur de barbelés que nous devrions construire, et c’est une guerre que nous devrions déclarer…

Ajoutons que, si le monde arabe n’a pas eu beaucoup de tendresse pour les réfugiés juifs qui arrivaient en Palestine à cette époque, il n’en a guère eu beaucoup plus pour les réfugiés palestiniens qui se dispersaient dans les pays voisins. Les Syriens, que nous accueillons à tour de bras aujourd’hui, font d’ailleurs partie des peuples qui ont réservé le pire accueil aux Palestiniens en 1948, les admettant au compte-gouttes et les marginalisant de façon institutionnelle, y compris plus de soixante ans après leur arrivée.

Bien entendu, cela ne signifie pas que nous devons imiter le mauvais traitement réservé aux réfugiés par le monde arabe dans les années 40 et 50. Mais il faut simplement que les donneurs de leçon arrêtent de nous raconter des bobards sur notre prétendue malice contemporaine.

Que nous apprend le rejet des réfugiés par le monde arabe?

Lorsque les Palestiniens ont vu la communauté (le Yichouv) juive se gonfler jusqu’à constituer l’embryon d’un Etat indépendant, processus commencé avec les premières alyiah des années 1880 et achevé en 1948, ils ont (à bon droit dirait-on) réclamé de cette communauté un respect des règles locales. C’est précisément parce que la communauté juive de Palestine a entrepris, dès les années 20, des négociations avec les voisins arabes pour accéder à l’indépendance que les Palestiniens ont pris les armes.

Leur objectif était de défendre leur identité sur leur sol. Chacun, on le sait, a sa perception du sujet, et notamment sa perception de la légitimité historique de la communauté juive à créer un Etat religieux en Palestine. Il n’en reste pas moins que le combat palestinien a reposé sur l’idée que les nouveaux arrivants ne pouvaient abusivement changer les règles du jeu établis, et qu’ils devaient s’intégrer plutôt qu’imposer leurs règles.

C’est sur ce fondement que beaucoup d’Européens ont pris fait et cause pour le combat palestinien: sur l’idée qu’un arrivant doit s’intégrer aux règles indigènes et non les modifier abusivement. D’une certaine façon, le combat propalestinien est un combat en faveur de l’intégration des immigrés, y compris sur plusieurs générations.

Peut-on être pro-palestinien et porter le voile en Europe?

D’où la sidération lorsque ceux qui, en France, s’associent à la souffrance des Palestiniens et revendiquent une solution juste en Palestine, prennent aussi fait et cause, selon un insupportable deux poids deux mesures, pour des comportements en France qui sont à rebours de ceux qu’ils prônent pour les Juifs en Palestine.

Prenons l’exemple de la viande halal dans les cantines scolaires publiques. On peut imaginer que certains prônent aujourd’hui l’introduction d’une nourriture consacrée dans un établissement laïque. Mais, dans ce cas, on admet qu’on n’aime pas la laïcité, ou bien qu’elle dérange, et on ne défend pas la souffrance du peuple palestinien lors de l’arrivée des réfugiés juifs en Palestine.

Être pro-palestinien, c’est en effet revendiquer pour les peuples autochtones le droit à défendre leur identité et leurs valeurs, en les considérant par principe comme supérieures et légitimes par rapport à celles des nouveaux arrivants.

En France, nos valeurs depuis plusieurs siècles sont fondées sur des idées simples et pacifiques. En particulier, nous avons fait le choix (comme beaucoup d’autres pays européens d’ailleurs) de vivre dans des groupes où les appartenances religieuses ne sont pas affichées. Il en va de la paix publique que nous souhaitons préserver. C’est pourquoi nous sommes allergiques aux signes religieux ostentatoires pour les profanes.

Le fait que le gouvernement de Vichy ait imposé aux Juifs le port de l’étoile jaune continue aujourd’hui à constituer un traumatisme collectif. L’étoile jaune est le symbole de tout ce que nous, Français, détestons et détesterons longtemps encore: les distinctions ouvertes entre communautés, leur affichage collectif, institutionnel, dirait-on, la stigmatisation de l’autre sur des critères religieux.

Il est impressionnant de voir aujourd’hui que ce refus de la stigmatisation communautaire soit invoqué par les musulmans pour justifier son contraire. Porter le voile, ou la djellabah, dans le contexte que nous connaissons, signifie bien entendu le refus des valeurs françaises de discrétion sur l’appartenance religieuse. C’est une façon de revendiquer haut et fort ce que les Français de bonne volonté ont combattu en 1940, souvent au péril de leur vie. C’est une façon de défier les valeurs indigènes de tolérance religieuse, et c’est marquer sa préférence pour un changement des règles collectives où chacun se définira par son appartenance religieuse.

De cela, nous ne voulons pas. La concorde que nous connaissons nous va bien et nous ne souhaitons pas connaître l’obédience religieuse d’une femme lorsque nous la croisons dans la rue.

Il est d’ailleurs incompréhensible de voir que tous ceux qui exècrent (à juste titre) Vichy et sa discrimination raciale trouvent souvent des mots de sympathie pour des comportements, au sein de la communauté musulmane, qui sont à rebours de leur combat. Entre porter le voile et revendiquer l’étoile jaune, sur le fond, où est la différence de nature? Nous n’avons pas voulu l’étoile jaune, et nous avons eu raison. Je ne vois pas pourquoi nous voudrions le voile.

http://eric-verhaeghe.entreprise.news/2016/09/20/on-etre-francais-musulman-pro-palestinien/

Sondage du JDD sur l’islam en France : l’échec de l’intégration culturelle

xvm36c60372-7e4f-11e6-9c43-d957f3b3814aUne bombe! L’enquête publiée par le JDD ce dimanche a fait l’effet d’une bombe, et, autant dire que les secousses ne sont pas prêtes de s’estomper. Les chiffres révèlent une sociologie de l’islam en France que beaucoup d’idéologues préféraient nier car ils mettent à mal leur désir de construction d’une société multiculturelle apaisée. Ces chiffres sont pourtant utiles. Car la France qui s’enorgueillit d’être le pays des Lumières, c’est à dire celle du raisonnement et du discernement, celle du positivisme, de la pensée scientifique, produit des statistiques sur toutes sortes d’objets, d’individus, de catégories sociales, professionnelles, sanitaires, etc., mais refuse d’ouvrir les yeux sur la réalité ethnico-religieuse de sa population. En résulte des tensions sociales de plus en plus fortes, et une coupure entre une population sans cesse confrontée à la réalité et une élite déconnectée qui nie cette réalité sous prétexte de préserver la paix civile.Notons, en préambule, un point extrêmement important. L’Institut Montaigne a fait preuve d’un grand discernement, et l’Ifop qui a réalisé le sondage également: pas de mélange entre islam et islamisme terroriste. Cette étude s’intéresse à la sociologie des musulmans de France ; elle évacue l’ersatz perturbateur qui ensanglante notre pays. Pas d’amalgame donc. Le constat est clairement posé, il concerne la vie civile. Et c’est d’ailleurs pour cette raison que cette enquête est détonante, car elle est centrée sur la partie des musulmans qui sont ordinairement qualifiés de «modérés», et non sur la partie radicalisée violente qui commet les attentats, et qui, de l’avis de tous, n’a rien de commun avec l’islam.Parmi ces musulmans que la gauche bien-pensante qualifie de «modérés» et de «respectueux des valeurs de la République», 29% estiment que la loi islamique, la charia, est plus importante que la loi de la République. Près du tiers. Ce chiffre est considérable ; c’est une gifle à tous les idéologues qui accablent les ondes de leurs discours lénifiants depuis près de deux ans. Nous lisons également que parmi ces musulmans qui ont été qualifiés de modérés, 25% des hommes et 44% des femmes refusent de se rendre dans une piscine mixte ; 23% des hommes et 41% des femmes refusent de faire la bise à une femme/un homme. On apprend également que 60% des musulmans estiment que les filles devraient avoir le droit de porter le voile au collège et au lycée ; c’est à dire que 60% des musulmans estiment que cette loi de 2004 qui sanctuarise l’école du point de vue de la laïcité et qui est si importante pour les français est en fait contraire à leur inclination naturelle. Ces chiffres disent aux hérauts de l’intégration et du multiculturalisme la chose suivante: Votre modèle ne marche pas! Non seulement les Français n’en veulent pas, mais les musulmans non plus. Vous croyez que les musulmans s’intègrent au modèle occidental, mais la vérité c’est qu’ils s’y sentent mal à l’aise, et qu’une proportion importante d’entre eux le rejette radicalement.Nous avons, dans l’ouvrage qui vient de paraître, La refondation de la droite, refusé de souscrire au mythe de cette «grande majorité de musulmans modérés respectueux des valeurs de la République», préférant repenser la répartition des musulmans de France sous trois catégories: sécularisés, modérés et orthodoxes, cette dernière catégorie concernant ceux qui estiment devoir extérioriser leur foi, d’une manière ou d’une autre, par un signe religieux. Nous n’avions cependant pas de chiffre à produire pour chaque catégorie. L’Institut Montaigne et Ifop les offrent. Ils reprennent la catégorie des sécularisés (à l’intérieure de laquelle ils incluent les modérés) et l’estiment à 46%. Ils découpent les orthodoxes en deux catégories: les «fiers de leur religion» ou «islamic pride» et les «ultras», qui comptent respectivement pour 25% et 28%, soit 53%. Par ce chiffre, ils expliquent le sentiment de malaise de la population française qui voit, impuissante, les voiles de toutes tailles se multiplier dans les rues de ses villes, hidjab, jilbab, abaya, sans que le pouvoir politique s’en soucie le moins du monde. Plus de la majorité des musulmans – ce qui est gigantesque et contraire à tout ce qui a été répété dans les média jusqu’à aujourd’hui – revendique l’expression de leur foi dans l’espace public. C’est à dire que plus de la majorité des musulmans estiment que l’expression de leur foi mérite d’être affichée, au mépris à la fois de l’esprit de la laïcité, et surtout au mépris de la tradition française qui n’a jamais été fécondée par le culte islamique, qui est étrangère historiquement et culturellement à ce culte.Si ces chiffres sont intéressants c’est qu’ils évacuent la notion de trouble à l’ordre public, comme l’affaire du burkini avait semblé le suggérer, et d’instrumentation salafiste qui fleurit ici ou là depuis quelque temps, et recentrent la question islamique autour de ce qu’elle est majoritairement: un problème d’intégration culturelle. Ces chiffres attestent que des individus de culture musulmane se révèlent, dans des proportions non négligeables – puisque les chiffres oscillent entre 29% et 53% – en décalage voire opposé à la culture du pays d’accueil. Ces chiffres montrent par ailleurs, de manière dépassionnée, que le soi-disant rejet de l’islam par les français – accusés régulièrement d’islamophobie – n’est que peu de chose en comparaison du rejet de la culture, des traditions, de l’héritage français, et parfois de la loi républicaine, par cette fraction des musulmans oscillant entre 29% et 53%, c’est à dire supérieure au million d’individus. Ceci devrait inciter nos dirigeants politiques à reconsidérer à la fois leur modèle d’intégration, manifestement en échec, et leurs politiques d’immigration ; car le défaut de prise en compte de la dimension conservatrice, indispensable dans l’évaluation de la capacité des entrants à embrasser la culture occidentale, se révèle aujourd’hui avec force.Source : http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/09/19/31001-20160919ARTFIG00126-sondage-du-jdd-sur-l-islam-en-france-l-echec-de-l-integration-culturelle.php?

Sondage du JDD sur l’islam : renoncer à la France indivisible ou sortir de la CEDH

Par Claude Sicard Publié le 19/09/2016 Le Figaro

Crédits Photo: Photo Getty Images.

 FIGAROVOX/TRIBUNE – L’IFOP a réalisé une enquête sur l’islam en France, publiée dans le JDD. Claude Sicard remarque que cette étude montre la dissolution du principe de l’assimilation républicaine.


Claude Sicard est l’auteur de Le face à face islam chrétienté: quel destin pour l’Europe? et L’islam au risque de la démocratie préfacé par Malek Chebel (éd. F.X de Guibert).


L’islam ne cesse de gagner du terrain en France et les communautés musulmanes rechignent, on le voit bien, à se dissoudre dans la communauté nationale, désirant conserver pleinement leur identité. Les musulmans, même devenus français, comme c’est le cas pour la majorité d’entre eux, estiment au nom des traités existant, et en particulier au nom de la Convention Européenne des droits de l’homme, avoir parfaitement le droit de conserver leur identité, dans la durée. Ils refusent donc, dans leur très grande majorité, la politique française d’ «assimilation» qui est traditionnellement celle de la République française depuis le début de son existence, une République une et indivisible .

Une enquête récente menée par l’IFOP pour le compte de l’Institut Montaigne, dont le JDD du 18 septembre publie les principaux résultats, indique que 46 % des musulmans sont sécularisés: néanmoins, «la religion occupe une place importante dans leur vie», nous disent les auteurs de l’enquête, 65% d’entre eux étant par exemple favorables au port du voile. Selon cette enquête, 28 % des musulmans sont des «ultras»: ils plébiscitent donc le port du niqab ou de la burka, et ils sont pour la polygamie, ce caractère ultra se retrouvant chez 50 % des moins de 25 ans, un pourcentage extrêmement élevé, bien supérieur à ce qu’il est chez les plus de 40ans. Cette constatation est un signe inquiétant, nous disent les auteurs de l’étude, puisqu’il s’agit d’un effet de génération qui ne s’atténuera pas avec la maturité. On note aussi, dans cette enquête, que seulement 57 % des femmes musulmanes acceptent la mixité dans les piscines. Et pour ce qui est de la viande halal, 80 % des pratiquants, et aussi 67 % des non pratiquants, considèrent que les enfants doivent pouvoir en manger dans les cantines scolaires. Autre signe caractéristique: 41 % des femmes refusent de faire la bise à un homme!

La civilisation islamique est, en effet, il faut en avoir pleinement conscience, une autre civilisation que la nôtre, et ces d’eux civilisations, comme on a tendance dans nos pays européens à par trop souvent l’oublier, sont non seulement en opposition mais aussi en conflit depuis maintenant près de 14 siècles. Le Prophète Mahomet a dit en effet à ses fidèles «La terre appartient à Dieu et a son envoyé». La mission des musulmans est donc bien de conquérir le monde. Aussi les cavaliers d’Allah se sont-ils élancés, à la mort du Prophète, à la conquête d’un très grand nombre de territoires de l’ancien empire romain qui étaient tous chrétiens depuis plus de deux siècles, les soumettant par la force à leur autorité. Ils se trouvèrent finalement arrêtés à Poitiers par Charles Martel. Puis il y eut, ensuite, à titre de revanche, les Croisades où la France joua un rôle majeur ; elles laissèrent un très mauvais souvenir dans la mémoire des musulmans. Cet épisode dura deux siècles. Peu de temps après, on vit les Turcs venir envahir pendant des siècles toute l’Europe orientale, jusqu’à Vienne. Les Papes déclenchèrent plusieurs croisades «contra Turcos», mais en vain. Il fallut plusieurs siècles de combats pour les expulser. Ensuite, au XIXe siècle, ce fut la période glorieuse des conquêtes coloniales des pays européens où s’est manifestée la puissance de la civilisation occidentale, la France jouant, dans cet épisode également, un rôle de tout premier plan. Cette période s’acheva à la fin du siècle dernier par les luttes des musulmans pour se défaire du joug des puissances européennes qui étaient venues leur apporter leur civilisation, et donc, les «subjuguer». La dernière lutte fut l’épisode tragique de la guerre d’Algérie où la France fut désignée comme l’ennemi à abattre. Au total, donc, si l’on veut bien y regarder de près, 14 siècles de rivalités et de luttes incessantes, des luttes qui furent la plupart du temps sanglantes, des luttes dans lesquelles notre pays joua, il faut le rappeler, un rôle majeur, ce qui explique qu’il soit pris volontiers, aujourd’hui, comme cible favorite par les djihadistes.

Ainsi donc, le voile, la viande hallal, le jeûne du ramadan, le burkini…. sont-ils autant de marqueurs de l’appartenance de tous ces musulmans à leur propre civilisation, une civilisation dont ils sont fiers car elle eut ses heures de gloire dans les siècles passés. Ces marqueurs de leur identité, la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 leur permet de les exhiber, au grand jour, sans retenue. Cette déclaration des droits de l’homme dit, en effet, dans son article 18: «Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seule ou en commun, tant en public qu’en privé». On sait que le Conseil de l’Europe qui est chargé de veiller au respect de la Déclaration Universelle des droits de l’homme de 1948 lutte en permanence contre l’islamophobie. Dans sa surprenante Résolution 1743 de 2010, par exemple, cet organisme dit: «Les musulmans ont le sentiment d’être exclus de la société: ils sont victimes de stéréotypes. L’assemblée du Parlement européen rappelle que la discrimination envers les musulmans est inacceptable et doit être combattue: les musulmans sont chez eux en Europe».

La France, tout comme les autres pays membres de la Convention Européenne des droits de l’homme, par son adhésion à ce traité international, se trouve ainsi totalement paralysée dans sa lutte contre le communautarisme, et en particulier contre l’islamisation de notre société. Certains partis d’opposition commencent d’ailleurs, fort justement, à tirer la sonnette d’alarme. Et c’est le cas aussi de Jean Louis Harouel, professeur émérite d’Histoire du droit à Paris II, et auteur, entre autres ouvrages, du Vrai génie du christianisme. Dans le courageux ouvrage qu’il vient de publier, intitulé Les droits de l’homme contre le peuple, il s’attaque à l’idéologie des droits de l’homme qui est la nouvelle religion des pays occidentaux. Il nous dit, en parlant des droits de l’homme, que cette idéologie s’est édifiée sur la ruine des idéologies révolutionnaires antérieures qui avaient fortement ébranlé les pays européens (notamment le communisme): «Dans la mesure où ils favorisent le succès des revendications musulmanes les droits de l’homme contribuent, nous dit il, à la montée en puissance de l’islam en France et dans les autres pays occidentaux». Jean Louis Harouel explique que les droits de l’homme sont un concept qui a été élaboré pour s’appliquer à des personnes prises individuellement: ils ne s’appliquent pas à des groupes d’individus, à des communautés, car, là, on entre dans le domaine de la politique. Il ne manque pas de nous rappeler que le cheikh Youssouf al Qaradawi, qui a été président de l’UOIE, un organisme très proche des Frères Musulmans, avait déclaré en 2002 aux Occidentaux: «Avec vos lois démocratiques nous vous coloniserons. Avec nos lois coraniques nous vous dominerons». Youssouf al Qaradawi est un théologien très connu, Président de l’Union Internationale des Savants Musulmans. Il ne faudrait pas que les droits de l’homme soient prétexte à détruire notre société, comme ont entrepris de le faire les islamistes, avec notre consentement silencieux.

L’idéologie des droits de l’homme nous interdit donc, il faut en prendre conscience, de mener dans notre pays une quelconque politique d’assimilation de tous ces nouveaux arrivants provenant du monde de l’islam: la politique traditionnelle de la France, vis-à-vis de tous les immigrants, est, on le sait, une politique d’assimilation. Or «assimiler» signifie une absorption radicale, une sorte de digestion sociale qui fait que l’identité d’origine de l’individu assimilé disparaît complètement. Avec des personnes se revendiquant appartenir à la civilisation islamique, et tenant à conserver pleinement leur identité, l’absorption est quasi impossible. Avec tous ces nouveaux arrivants musulmans et leurs descendants directs, va-t-il s’agir alors d’insertion ou d’intégration? L’insertion est un processus qui laisse intact l’individu inséré: celui qui est «inséré» reste le même. C’est un processus réversible. Avec l’ «intégration», l’individu intégré reste sensiblement le même ou se modifie quelque peu, mais c’est la société qui absorbe qui se transforme et change de nature. L’intégration est un processus qui se situe entre l’assimilation et l’inclusion.

Il y a donc fort à penser que notre civilisation occidentale, en Europe, va progressivement connaître une mutation. Le problème des européens, qui est un problème existentiel, est donc de savoir s’ils veulent conserver leur civilisation ou s’ils acceptent qu’elle se mue en une nouvelle civilisation? C’est la question fondamentale à laquelle vont avoir à répondre à présent les dirigeants politiques de l’Europe: en ont ils réellement conscience? Il ne semble pas. Il faudrait leur rappeler cette certitude à laquelle était parvenu ce grand historien anglais des civilisations que fut Arnold Toynbee, au siècle dernier, qui avait conclu après avoir étudié l’histoire de quelques vingt-cinq ou trente civilisations différentes: «Les civilisations ne sont pas assassinées: elles se suicident».

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/09/19/31003-20160919ARTFIG00327-sondage-du-jdd-sur-l-islam-renoncer-a-la-france-indivisible-ou-sortir-de-la-cedh.php

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