Art de la guerre monétaire et économique

Mouvement Liberté : Globalisme… les poupées gigognes du nihilisme Par Master T

Globalisme… les poupées gigognes du nihilisme

Par Master T  Le 19 Septembre 2016

Il nous faut définir ce globalisme qui dissout ce qu’il touche. Les poupées gigognes, dites aussi « poupées russes », sont ces poupées qui s’emboitent les unes les autres jusqu’à que l’on découvre la plus petite d’entre elle… celle qui fait sens à toutes les autres, car c’est celle qui nous pousse à ouvrir chaque poupée comme on ouvre successivement des boites de Pandore. La dernière est aussi la première, révélée en pleine lumière elle nous semble…. Insignifiante.

Les idéologies globalistes fonctionnent de cette manière, chacune est la réplication de celle qui la précède mais ont toutes en commun de se ressembler par la forme générale, c.à.d pour notre cas, de fidéliser un principe de base amené à se reproduire sur plusieurs niveaux de réalités… jusqu’à sa finalité voilée.

Le principe de base du globalisme c’est le « sans frontiérisme » … une idéologie qui absout les frontières naturelles en vue d’amalgamer ce qui -dans la norme sémantique et représentative- serait logiquement séparée. Nous allons le voir, pour le coup, la connerie est fidèle à sa logique, c.à.d elle-même comme expression sans frontière… plus par sa qualité que par son nombre d’ailleurs.

Par exemple, quand nous abordons le globalisme, il ressort qu’un double principe, économique et financier, nous est vendus comme la panacée du libéralisme. L’économie sans frontiérisme déteste tous freins à son expansion, si bien que le protectionnisme est honnis, que les capitaux doivent circuler le plus librement possible (comme l’humain, les produits et les services) et donc qu’une monnaie synthétique comme l’euro doit s’imposer à tous ses membres malgré les différences de conséquences énormes qu’elles apportent à chacun d’entre eux, l’important c’est l’idée maitresse en action, pas ses conséquences.

Si l’Allemagne s’en tire si bien c’est que sa monnaie est historiquement forte et que la France (par exemple) faisait jouer le levier de l’inflation pour supporter son inertie compétitive. Là où la monnaie varie selon les cultures locales, celle-ci est devenue unique sous l’euro et pèse donc sur les stratégies nationales en les impactant plus violemment.

Plus critiquable, les changes flottants offraient aux USA cette possibilité supplémentaire d’étendre leur domination mondiale en exportant massivement leur dette. La perte d’un ancrage comme l’étalon-or, en 1971, ouvrait les vannes du grand n’importe quoi, celui des dettes exponentielles et des « quantitative-easing » :

L’hybris n’a pas de limite, alors pourquoi l’épandage monétaire en aurait-il ?.

Maurice ALLAIS s’en était inquiété :

 » « Dans « La Crise mondiale aujourd’hui », il soutient que les changes flottants créent les conditions d’un désordre généralisé, qu’ils accroissent les risques sur chaque opération commerciale ou financière internationale, et qu’ils ne peuvent déboucher que sur une crise mondiale de type 1929. « Ce qui doit arriver arrive ! ».  »

Mais il y eut aussi, Jacques Delarosière :

« L’avènement des changes flottants de 1971 sont, selon lui, à l’origine des déséquilibres structurels actuels qui pèsent sur l’économie mondiale. Il critique la création monétaire illimitée qui lui est consécutive et qui « n’est tout au plus qu’un palliatif lui-même source de dangers ». Il pointe du doigt la fuite en avant des politiques actuelles qui ne laissent « aux générations futures que le choix entre payer une dette trop lourde ou la renier ».

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Changes_flottants.

C’est la quantité de dette qui permet d’hypothéquer la qualité de vie future… et présente.

La qualité particulière du sans frontiérisme est de n’exister, en tant qu’idéologie-système, qu’au travers du syndrome quantitatif. C’est déjà ce que critiquait M.Guénon dans son livre en 1945: « le règne de la quantité et les signes des temps ».  » Sans frontiérisme et quantitatisme » sont les 2 mamelles idéologiques de la folie du consumérisme.

Le consumérisme est LA fonction organique du système, elle traduit toutes réalités dans un processus qui détruit progressivement la qualité initiale de ce qu’elle impacte.

Ainsi en est-il de l’Humain dont la théorie du genre procède des 2 mamelles citées ci-dessus, à la fois comme avatar de l’indistinction des sexes séparés naturellement, couplée à celui du métissage total. Ce qui est visé, c’est l’uniformité par tous les types de déracinement. A travers cette uniformité, comme rétrécissement de l’horizon du connaissable, se profile la jonction entre humain et machine, puis plante, insecte, métaux et minéraux… là aussi, la frontière s’efface et déjà ce visionnaire Guénon nous mettait-il devant cette évidence logique:  » l’homme mécanisait toutes choses, et finalement il en arrivait à se mécaniser lui-même, tombant peu à peu à l’état des fausses « unités » numériques perdues dans l’uniformité et l’indistinction de la « masse », c.à.d en définitive dans la multiplicité; c’est bien là, assurément, le triomphe le plus complet qu’on puisse imaginer de la quantité sur la qualité. ».

Les qualités humaines se perdent dans l’indistinction du nombre, et la masse du nombre efface les frontières qui font les distinctions qualitatives des Etres entre eux et de la Nature… les Etres au sens le plus élargis.

La massification est donc l’apanage du matérialisme en tant que formalisme idéologique qui a préséance sur la diversité… cette diversité vantée par nos politiques est l’étape charnière qui mène à l’indistinction. Le remplacisme prend alors tout son sens et s’insère fidèlement dans cet ensemble cohérent du globalisme intégral comme processus de destruction lent et massif des peuples.

Les peuples ne sont pas les seuls concernés, viennent les plantes, les animaux… les insectes semblent encore à peine encore concernés.

Tout ce que le commerce touche de vivant il le tend à le rétrécir dans sa diversité. On manipule par hybridation de plusieurs races d’une même espèce, puis on finit par y incorporer ce qui lui est totalement étranger… un peu de plante, un peu d’insecte et un peu de « colorant » de méduse (cochon luminescent :

http://www.maxisciences.com/cochon/des-cochons-fluorescents-crees-grace-a-de-l-039-adn-de-meduse_art31690.html).

C’est la fabrication des chimères et des golems… là aussi les frontières disparaissent.

Si nous poussons plus loin dans le temps, nous nous rendrons compte que l’indistinction mène au monopole, et, puisque le monopole est uniformité, il est voué à son propre effacement ; car, en effet, si le quantitatisme est sans frontiériste et qu’il réduit la diversité comme bassin totipotent des qualités devant s’exprimer, alors le dénominateur qualitatif finissant par se réduire à peau de chagrin entraine dans sa chute finale le monde de la quantité sur lequel il bâtissait son avenir.

Le paradoxe du sans frontiérisme au travers d’une uniformisation du vivant et, instigués par certains humains particulièrement furieux dans leur folie, pousserait celui-ci, « le vivant », à sa propre extinction. Quand bien même l’humain élitiste s’intégrerait à la machine complètement, qu’une compétition sélective pousserait l’idéal de puissance/jouissance de ces « élus » en nombre forcément réduis à s’affronter pour les derniers miasmes d’énergie nécessaire. Car celui qui veut être Dieu se doit de dévorer son monde autant que son humanité, puis pousser plus loin son désir de conquête au-delà de son monde qu’il aura consommé, vidé jusqu’à en faire un désert martien… En tant qu’image du monde d’aujourd’hui… consumériste autant que dissolvant, le globalisme est la forme intellectuelle du nihilisme… une forme oh combien aboutie d’une religion de l’élu totalement dévoyée… sentant le soufre.

csf6cy3waaau3zn

EN BANDE SON : 

13 réponses »

  1. Bonsoir,

    Ce billet de Charles Gave fait écho à ce billet me semble-t-il malgré son titre un peu réducteur: http://institutdeslibertes.org/leffondrement-a-venir-de-la-gauche-classique/

    « La nouvelle révolution industrielle dont j’ai souvent parlé ici même est “portée” par un nouveau type de sociétés, organisés différemment et que j’ai appelé les « sociétés de la connaissance » . Leur structure de fonctionnement est complètement horizontale et elles nécessitent beaucoup moins de personnel et de capital pour générer de la valeur. Et surtout, elles peuvent faire apparaître leurs profits là où elles le veulent, plutôt en Irlande qu’en France ou en Grande-Bretagne, par exemple. Ces sociétés n’ont donc aucune appartenance géographique, ce qui est une nouveauté extraordinaire.
    Le même raisonnement s’applique aux individus. Ceux qui sont particulièrement productifs peuvent s’installer sans difficulté aucune à des endroits où ils seront très légèrement imposés-ou pas du tout.
    La conjonction de ces deux facteurs fait que le financement de l’ancienne pyramide étatique devient complètement impossible et donc nous sommes en train de voir émerger une contradiction TOTALE entre la nouvelle infrastructure économique-sans base géographique et l’ancienne superstructure politique, complètement ancrée dans la géographie.…
    Et comme à chaque fois, c’est la superstructure politique qui va devoir disparaître… »

    Bonne soirée

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  2. « ; René Guénon introduit le terme de « contre-initiation » pour la décrire. Cette « fausse spiritualité » devra s’exprimer, selon René Guénon, jusque dans le domaine social par la constitution d’un « contre-ordre » opposé à ce que la haute maçonnerie écossaise désigne sous le nom de « Sanctum Regnum » et dont la devise est « Ordo ab Chao ». Il identifia, dans certains courants souterrains manifestés à partir du xviie siècle et poursuivis tout au long des xixe siècle et xxe siècle, les prémices de cette phase ultime de dissolution…. »

    Phase ultime de dissolution…
    La contre initiation. ».eux « et leurs symboles/signes etc..tout le bazar …

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  3. Très juste Anders. Mais leur guerre est perdue d’avance… Combien de victoires devront-ils encore gagner pour que nous les éradiquions une fois pour toute ?! L’avenir le dira, mais l’avenir est écrit !

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    • L’auteur oublie de préciser que la séparation homme/femme est aussi une position lucrative dans un but mercantile d’enlever la fonction naturelle de l’union d’un homme et d’une femme à fin de concevoir « gratuitement » un enfant pour ensuite provoquer un besoin artificiel chez l’homme où la femme de concevoir in vitro moyen finance un enfant ….

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  4. Merci pour ce texte qui est un contre poison

    En voici un autre:a consommer pour résister a l’injection massive di’mmondices et au plan deja bien avancé:

    http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/archive/2016/03/12/julius-evola-le-sexe-dans-le-monde-moderne-5773127.html

    Est digne du nom d’homme, celui qui en a lui-même sa propre conception »

    « Seule compte la résistance silencieuse d’un petit nombre, dont la présence impassible de « convives de pierre » sert à créer de nouveaux rapports, de nouvelles distances, de nouvelles valeurs, et permet de constituer un pôle qui, s’il n’empêche certes pas ce monde d’égarés d’être ce qu’il est, transmettra pourtant à quelques uns la sensation de la vérité, sensation qui sera peut-être aussi le début de quelque crise libératrice. »

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  5. Merci pour ce texte du sulfureux, mais néanmoins si souvent juste Evola. Je l’ai savouré.

    Pour ce qui est des solutions anti-industrielles, sommairement. Mais essentiellement :

    http://biosphere.ouvaton.org/de-1182-a-1999/131-1992-arne-naess-vers-lecologie-profonde-avec-david-rothenberg-

    http://cargocollective.com/editionsdehors/Retour-aux-sources-du-Pleistocene

    Quelques remèdes aux poisons technogénétiques et fondamentalement anti-naturels des dégénérés transhumanistes qui paradent partout dans nos merdia !

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  6. Merci .pour les liens..
    ..A propos des dégénérés pédo-trans-pornographes-gauchos

    Grosse offensive des merdias qui promeuvent le livre sur la « fachosphére »
    de deux, de leurs écrivaillons de service:un qui vient de libération et l’autre des inrocks ..les nabots passent à l’offensive

    http://www.liberation.fr/france/2016/09/21/fachosphere-arme-d-intoxication-massive_1505557

    Bien entendu tout ce qui est CONTRE eux EST antisémite/(..l’arme fatale,qu’ils voudraient létale et que bien entendu ils vident de sa substance et de son sens ))…nazi etc…etc..tous les mêmes sac..

    Ce qui annonce l’offensive tous azimuts du systéme contre toute pensée qui n’est pas en phase avec sa vision du monde carcérale et dégénérée..
    Ce qui est réjouissant : l’article révéle que cela » empoissonne le débat public  »
    Et oui les » sites réactionnaires’ les empéchent de nous décérébrér en rond
    So bad
    Malgré leurs milliards les patrons de la pravda nouvelle maniére font faillite, leurs torchons ne se vendent plus…ils ne survivent que grace à l’argent du bon peuple qu’ils méprisent cela va de soi

    Le contre poison les fera crever.

    .

    .

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    • Je vais lire l’article. Merci. Rien que l’illustration avec ces têtes de fantômes zombifés… Si de tels procédés avaient été employés (c’est de bonne guerre, certains le font avec succès) par les camps d’en face, nous et la sphère riche et variée des chercheurs de vérité, on le dénoncerait sans faire dans la dentelle, comme un procédé grotesque.

      Ce que ce réveil de la part de la racaille parasitaire illustre surtout, c’est une prise de conscience tardive que la Réalité vraie (par opposition aux simulacres de la machine folle de l’ultra-libéralisme oligarchique) a réellement pénétré leur fausse realité qui fait le quotidien du plus grand nombre. Enfin, de ceux suffisamment habiles, futés ou courageux qui acceptent d’affronter les deux en face… Les autres l’ignorent, tout simplement. Par bêtise, lâcheté, méconnaissance…

      Mais la puissance de l’égrégore s’amplifie chaque jour un peu plus et leur destin sera notre victoire !
      N’en doutez pas. Si le combat est long, la victoire totale est au bout !

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  7. Mais la puissance de l’égrégore s’amplifie chaque jour un peu plus et leur destin sera notre victoire !
    N’en doutez pas. Si le combat est long, la victoire totale est au bout !

    Yes..et comme dit Evola « Il faut chevaucher le tigre »!!

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  8. « Chevaucher le tigre » Dans le temps de la dissolution ne rien faire, attendre que l’animal s’épuise pour prendre la parole… »Que ceux qui ont veillé pendant la longue nuit puissent rencontrer ceux de la nouvelle aurore »

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