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POUR INFO – Douce France : Quand l’Hopital version Emmaus se fout vraiment de la charité…des contribuables !

Douce France : Quand l’Hopital version Emmaus se fout vraiment de la charité…des contribuables !

J’aimerai une enquête approfondie pour connaitre :

  • -les responsables
  • -le responsable ultime
  • -le cheminement de la prise de décision
  • -la personnalité des adjudicataires du marché
  • -les pots de vin et kick backs  ristournés

Selon les informations du Canard Enchaîné publié ce mercredi, 39 hôpitaux de l’APHP (Assistance publique des Hôpitaux de Paris) ont accusé une perte de 80 millions d’euros, résultant d’un bug informatique.

En 2011, l’APHP a en effet procédé au basculement vers un nouveau logiciel. Résultat, les hôpitaux ont perdu toutes les informations nécessaires à la facturation des patients.

Outre ce premier dysfonctionnement, l’hebdomaire révèle les déboires d’un autre système informatique: Orbis.

Acheté en 2008 pour la somme de 130 millions d’euros, ce dernier permet de centraliser dans un dossier les informations sur un patient. Le fameux système semble néanmoins pâtir de plusieurs difficultés, générant ainsi de nombreux impayés.

Pertes et profits. Voilà un Canard qui fait mal. Le volatile satirique révèle aujourd’hui que 80 millions d’euros de factures  dues à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) se sont volatilisées. Un bug informatique survenu en 2011. A l’époque l’AP-HP était dirigée parMireille Faugère dont le Canard révèle le montant assez mirobolant des émoluments.  Ces informations ont été puisées dans le rapport « encore confidentiel » (daté du 17 mai) de la chambre régionale des comptes. Ses auteurs épinglent la perte de « l’ensemble des informations nécessaires pour facturer et relancer les patients qui n’avaient pas encore payé ».

Il reste aujourd’hui à savoir qui est responsable de cette perte intervenue à la suite du basculement vers un nouveau logiciel de gestion financière en 2011. Le total de ces créances s’élevait alors à 138,5 millions d’euros, mais une partie était « juridiquement éteinte », cite l’hebdomadaire. Le reste (80 millions d’euros) a « réellement disparu » et « peut être considéré comme une perte réelle et définitive par l’établissement ». Depuis combien de temps la direction générale était-elle informée ? Pourquoi n’a-t-elle rien dit ? Des poursuites ont-elles été engagées ?

Un « traitement différencié »

L’Agence France Presse a tenté de savoir. Ce montant a été « inscrit de manière transparente dans les comptes 2014 adoptés par le Conseil de surveillance en 2015 » a réagi l’AP-HP. Elle précise que « cette perte »correspondait à « des créances entre 2001 et 2010 ». Mireille Faugère a dirigé l’AP-HP de septembre 2010 à novembre 2013. Sera-t-elle inquiétée ?

Le rapport dévoilé par Le Canard s’est intéressé aux rémunérations de l’ancienne dirigeante de l’AP-HP. Sur autorisation d’un courrier ministériel son salaire aurait été porté « à 300 000 euros bruts par an, contre 200 000 pour son prédécesseur ». Ce « traitement différencié n’était pas fondé sur une base réglementaire », souligne la chambre, citée par l’hebdomadaire, qui précise en outre que, lors de son départ, Mme Faugère a touché une prime de 125 000 euros brut. Pendant ses trois années à la tête de l’AP-HP, elle aurait également eu recours pour 3,7  millions d’euros à des coachs et des consultants extérieurs.

Et après ? « J’ai mis fin dès mon arrivée en novembre  2013 à tous les contrats avec les consultants » a certifié  au Monde Martin Hirsch, actuel directeur général de l’AP-HP. Il dit regretter les  « comportements, même passés, qui peuvent venir ternir le rapport de confiance avec les patients et les personnels ».  M. Hirsch n’a rien dit sur les comportements présents.

Et maintenant ? « Dans un contexte ultra-tendu avec la nouvelle organisation du temps de travail, c’est l’écœurement général », déclare Jean-Marc Devauchelle, secrétaire général de Sud Santé à l’AP-HP. « En plein plan d’économie de 150  millions d’euros, il y a beaucoup d’amertume» , estime Rose-May Rousseau, secrétaire générale de la CGT. Seulement de l’amertume ?

Conseillère maître à la Cour des comptes

Après trente ans passés à différents postes de direction de la SNCF Mme Faugère avait été évincée et aussitôt nommée à la tête d’une AP-HP en crise. Elle l’avait quittée dans un état voisin pour, avait-on dit, « sa gestion de l’affaire de l’Hôtel-Dieu ». C’était sans doute un peu plus compliqué. Martin Hirsch lui avait alors succédé.  Mme Faugère est, depuis 2014, conseillère maître à la Cour des comptes.

La veille de la publication du Canard  Marisol Touraine, ministre de la Santé, annonçait la mise en place de cinq mesures d’attractivité visant à encourager les praticiens à s’engager durablement dans la carrière médicale hospitalière. La chambre régionale des comptes doit désormais annoncer si elle entend poursuive en justice certains actes relevés dans le rapport visant l’AP-HP, une nouvelle fois fragilisée.

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